Philippe Benoit-Lessard

Gestes sexuels: Benoit-Lessard libéré jusqu’à l’appel

Condamné à 42 mois pour un braquage de domicile dans le but d’agresser sexuellement une adolescente inconnue, Philippe Benoit-Lessard sera resté moins de deux semaines en détention.

La Cour d’appel du Québec a autorisé sa libération sous condition en attendant que ses arguments soient entendus.

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Philippe Benoit-Lessard a été reconnu coupable d’avoir fait vivre un cauchemar à une adolescente inconnue en entrant dans sa chambre la nuit et en l’agressant sexuellement alors qu’elle dormait dans son lit.

Sa peine de 42 mois lui a été imposée le 21 novembre dernier.

L’accusé a été reconnu coupable d’agression sexuelle d’une personne de moins de 16 ans et d’introduction par effraction dans le but de commettre une agression sexuelle, soit un braquage de domicile.

L’homme conteste devant le plus haut tribunal au Québec le verdict de culpabilité rendu contre lui en juillet.

« La requête pour permission d’en appeler indique que l’appelant entend plaider notamment que la juge a erré de façon manifeste et déterminante dans l’appréciation de la preuve, que la juge a erré de manière à porter atteinte à l’équité du procès, qu’elle s’est basée sur des conclusions de fait déraisonnables et spéculatives, qu’elle s’est basée sur certains éléments qui n’avaient pas été mis en preuve, qu’il s’agit d’un verdict déraisonnable et qu’elle n’a pas respecté son droit au silence », explique le juge Stephen Hamilton qui considère que les moyens d’appel ne sont pas futiles, mais qu’il ne se prononce aucunement sur ces arguments.

Le débat central du procès, qui s’est déroulé sur trois jours en mai, s’était fait sur l’identité de l’accusé relativement aux gestes commis dans la nuit du 5 au 6 novembre 2016 dans l’est de Sherbrooke.

Benoit-Lessard a touché aux parties génitales la victime qui était dans son lit avant de tenter de baisser ses leggings. La victime a alors poussé un « cri de mort » ce qui a fait fuir le suspect.

La juge avait déterminé que l’ensemble de la preuve convergeait « inexorablement et logiquement » vers la culpabilité de Philippe Benoit-Lessard.

Le juge de la Cour d’appel signale que les moyens d’appel que soulève Philippe Benoit-Lessard sont sérieux.

Le juge mentionne que Philippe Benoit-Lessard ne nie pas que le crime a été commis « mais soutient ne pas être la personne les ayant commises ; il s’agit, semble-t-il, de l’un des éléments centraux de son appel ».

Le juge Hamilton estime qu’« il n’y a pas lieu de craindre que l’appelant ne respecte pas les termes de l’ordonnance ou ne se livrera pas aux autorités compétentes ». Il remarque que l’accusé bénéficie d’un soutien familial et qu’il n’entretient pas un mode de vie criminalisé.

Une série de conditions de remise en liberté ont été imposées à Philippe Benoit-Lessard, dont celles de ne pas se trouver dans un périmètre près du domicile de la victime, ne pas entrer en contact avec elle et d’être en contact avec des mineurs.