Le défenseur Thomas Chabot a inscrit le premier but du match – et le seul des Sénateurs – en troisième période.

Gain à l’arraché des Bruins à Ottawa

Verre à moitié vide : les Sénateurs d’Ottawa n’ont compté qu’un but à leurs deux derniers matches.

Verre à moitié plein : ils n’ont alloué que trois buts au cours de la même période.

Contre des Bruins de Boston opportunistes mercredi soir, c’était cependant un de trop, les visiteurs arrachant un gain de 2-1 devant 13 336 amateurs au Centre Canadian Tire pour porter à 10 leur série de victoires contre Ottawa.

La domination des locaux au chapitre des tirs (34-21) ainsi que des tentatives de lancers (69-48) ne sera qu’une mince consolation pour eux alors qu’ils se sont butés à un gardien finlandais pour un deuxième match de suite, Tuukka Rask imitant son compatriote Joonis Korpisalo, qui a blanchi Ottawa 1-0 lundi dernier.

Seul Thomas Chabot a réussi à le déjouer, à la première minute de jeu du troisième tiers après six périodes sans but pour son club.

Au lendemain de leur gain facile de 8-1 à Montréal, les vétérans des Bruins ont cependant pris les choses en main par la suite en l’absence de Patrice Bergeron.

Brad Marchand a créé l’égalité quatre minutes après le but de Chabot, puis le capitaine des Bruins, Zdeno Chara, a fait la différence à 8:53 du troisième tiers avec un plomb de la pointe. Son récent 1500e match en carrière avait été souligné par les Sénateurs pendant une pause au premier tiers vu qu’il a disputé 299 d’entre eux dans la capitale nationale en quatre saisons, avant de quitter en 2006.

« Je ne m’y attendais pas et j’ai été surpris. Habituellement, on t’avertit auparavant. C’était une belle réaction [de la foule]. J’ai eu du bon temps à Ottawa, je n’ai que de bons souvenirs. Les amateurs appuient tellement cette équipe et je me suis fait beaucoup d’amis, a commenté Chara. Sur mon but, nous avons passé pas mal de temps en zone adverse et la rondelle est venue à moi, j’ai décidé de prendre un tir et c’était bien d’obtenir ce but qui nous lançait en avant. »

Au lendemain de leur gain facile de 8-1 à Montréal, les Bruins n’avaient pas trop de jambes lors des 40 premières minutes de jeu alors qu’ils ont été limités à 10 tirs au but en direction du gardien Anders Nilsson, la plupart
de routine.

Il a réalisé son meilleur arrêt du bloqueur au premier tiers pendant un avantage numérique, les Sénateurs s’étant fait prendre avec trop de joueurs sur la glace pour la troisième fois en deux parties.

« Je pense que nous avons été la meilleure équipe ce soir. Nous avons vraiment bien joué, surtout lors des deux premières périodes. Mais ils ont d’excellents joueurs qui n’ont pas besoin de beaucoup de chances pour mettre la rondelle dans le filet. Ils ont obtenu deux chances et ils ont compté sur les deux, estimait Nilsson, qui avait remporté ses trois départs précédents. On joue du bon hockey, mais on doit juste trouver un moyen de compter plus de buts, on n’en a qu’un en deux parties... Comme gardien, c’était difficile au début parce qu’on dominait tellement que je n’avais pas senti la rondelle. Mais je savais qu’ils auraient leurs chances éventuellement. »

Rask a réalisé un gros arrêt pendant la dernière minute de jeu alors qu’il a sorti la jambière au dernier instant sur un tir sur réception d’Anthony Duclair.

« Je ne pense pas qu’on peut jouer beaucoup mieux qu’on l’a fait lors des deux premières périodes, a noté l’entraîneur-chef D.J. Smith. On a commis quelques erreurs coûteuses et la rondelle s’est retrouvée au fond de notre filet, alors que ce sont de très bons joueurs qui ont compté. On n’a juste pas trouvé le moyen de compter sur nos chances. Leur gardien a fait beaucoup de bons arrêts. »

Les Sénateurs, qui n’ont pas battu Boston depuis un balayage de la série entre les deux clubs en 2016-2017 (saison où ils les ont aussi vaincus en séries), vont maintenant passer une dizaine de jours à l’étranger, passant d’abord par le Minnesota vendredi avant de prendre le chemin de
l’Ouest canadien.

›› Le sommaire du match

CHABOT IMPRESSIONNÉ PAR CHARA

Thomas Chabot avait l’air un peu abasourdi après le revers de 2-1 des Sénateurs contre les Bruins.

Quand il a compté un superbe but, son troisième de la saison, pour amorcer le troisième tiers, « je pensais qu’on les avait », a-t-il soupiré en se présentant dans le vestiaire pour rencontrer les médias locaux.

« Nous avons vraiment bien joué. Au milieu du match, ils avaient six lancers environ. Nous avons fait une erreur dans notre zone sur le deuxième but et la rondelle s’est ramassée dans notre filet, mais en général, on a fait du bon travail. On sait que leurs défenseurs aiment donner la rondelle à [Brad] Marchand et [David] Pastrnak pour qu’ils attaquent avec de la vitesse, mais nos attaquants ont fait du bon travail pour couper leurs jeux... Évidemment, Marchand s’est démarqué une fois et il a compté. Mais à part ça, on a bien fait contre eux », estimait le défenseur québécois.

Auteur de 23 buts en 24 parties avant la rencontre, Pastrnak a été contenu par le trio de Jean-Gabriel Pageau ainsi que les défenseurs Mark Borowiecki et Nikita Zaitsev. Mais l’entraîneur des Bruins David Cassidy s’est ajusté en troisième période, séparant ses deux vedettes offensives. « On a eu un peu plus de misère quand Marchand et Pastrnak se sont retrouvés sur des trios différents en troisième », a noté
D.J. Smith.

Chabot était aux premières loges pour voir le puissant tir de Zdeno Chara déjouer Anders Nilsson du côté de la mitaine. 

Zdeno Chara célèbre après avoir marqué avec son puissant lancer.

« On a raté une chance de sortir la rondelle de notre zone et ça finit en Chara qui prend son slap shot direct dans la slot. Lui et Weber, il n’y a pas grand monde qui peut arrêter ça. Ce sont des lancers extrêmement puissants qui viennent de près », a-t-il noté, impressionné par l’arrière de 42 ans.