Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, à gauche, en compagnie du président du Conseil européen Donald Tusk, au centre, et du premier ministre canadien Justin Trudeau, à droite, jeudi.

G7: un Européen parle du Québec comme d’un pays

Le Québec, pays ou province? Lors d’une séance d’information pour les journalistes à l’intérieur du Centre des congrès de Québec, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker utilise les deux mots.

«La langue de ce pays est le français, donc je veux m’exprimer dans cette belle langue d’une province qui est plus qu’une province», a-t-il soutenu. 

Sa déclaration faite en français est passée relativement inaperçue et n’a pas causé de commotion dans l’assistance. De la traduction simultanée des points de presse est faite en sept langues différentes pour les journalistes présents. Environ 1 400 journalistes du monde entier sont accrédités pour couvrir le G7. La plupart sont basés au Centre des congrès. 

Sensibilité

Dans son allocution, M. Juncker a soutenu qu’il fallait considérer comme une chance que le Sommet du G7 soit présidé par Justin Trudeau, car il a les deux «sensibilités», l’américaine et l’européenne. Ce qui le place dans une bonne position pour apaiser les tensions commerciales actuelles entre les États-Unis et les autres pays membres du G7. 



« La langue de ce pays est le français, donc je veux m’exprimer dans cette belle langue d’une province qui est plus qu’une province. »
Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

Lors du même point de presse, Donald Tusk, le président du Conseil européen, a expliqué en anglais qu’il avait vu venir cette rencontre comme l’une des plus difficiles, ce qui est encore plus vrai aujourd’hui, en raison des tarifs imposés par l’administration Trump. 

Selon M. Tusk, les règles de l’ordre international sont mises au défi par son «principal architecte»: les États-Unis.