G7: flou sur le retour à la normale à La Malbaie

LA MALBAIE — Si le maire Michel Couturier a bon espoir que la vie dans sa ville reprenne son cours normal rapidement, la Gendarmerie royale du Canada ne garantie rien. «De quelques jours à quelques semaines» est l’horizon le plus précis pour le retrait complet des mesures de sécurité et la démobilisation policière.

Si les périmètres de sécurité ont été levés samedi soir à 20h à La Malbaie, ça ne veut pas dire qu'ils disparaitront du jour au lendemain. Surtout en ce qui concerne celui de la zone rouge, qui demeure restreint «aux personnes ayant une raison valide justifiant leur présence», tel que l'a expliqué le Groupe intégré de sécurité du G7. 

La priorité de la municipalité est de voir tomber les contraintes «visibles» pour ses citoyens vivant dans la zone verte, au plus tard le 20 juin. Il s'agit essentiellement des grandes barrières formant les périmètres de sécurité, qui nuisent évidemment au paysage. «Celles de la zone verte, les ententes sont faites pour ce que soit démantelé le plus rapidement possible», a expliqué le maire de La Malbaie, samedi.  

Quelques 600 personnes vivent dans cette zone clôturée sur 1,4 kilomètre. Elle s’étend de l’Auberge des 3 canards jusqu’au chemin du Havre, bref jusqu’au fleuve. Le périmètre, construit à l’aide des barrières de protection de l’épreuve de Formule E tenue à Montréal en 2017, a pris forme dès le 22 mai.  

La zone verte était sous la protection de la Sûreté du Québec (SQ). Une porte-parole, Audrey-Ann Bilodeau, a utilisé le conditionnel, samedi, en parlant du retrait des barrières. «Ça devrait être fait dès dimanche. Si ce n’est pas fait dimanche ça devrait être lundi.» En tout cas, ce sera fait «dans les prochains jours».

Pour ce qui est de la route 362, contrôlée et bloquée par la SQ à la hauteur de Saint-Irénée, elle devait être rouverte dès samedi soir, vers 20h, a fait savoir le Groupe intégré de sécurité du Sommet du G7. Les voitures de police aux Éboulements devraient aussi disparaître du paysage.

Zone rouge

du côté de la zone rouge, qui inclut l’hôtel du Manoir Richelieu, le casino de Charlevoix, le stationnement et d’autres bâtiments adjacents, le démantèlement se fera en «quelques jours ou quelques semaines», a indiqué Philippe Gravel, porte-parole de la GRC, qui ne pouvait être plus précis. 

Le maire Michel Couturier estimait pour sa part que les employés pourraient retourner au Manoir Richelieu dès mardi ou mercredi et que des clients, disons plus normaux, seraient accueillis à compter de jeudi. Ces informations n’ont pas été corroborées par la GRC.

Quant à la démobilisation des effectifs, il était impossible de savoir, samedi, quand et à quel rythme les milliers de policiers et militaires allaient quitter La Malbaie.

Même après la fin du Sommet, des arguments de sécurité sont avancés, ne serait-ce que pour éviter que des gens mal intentionnés profitent d’un relâchement de la surveillance. 

Les citoyens de La Malbaie peuvent à tout le moins s’attendre à un certain répit après le départ des dignitaires. Et il faudra assurément moins de temps pour désinstaller que les semaines nécessaires aux préparatifs.

Sur le fleuve, la zone restreinte de navigation qui s’étend de Cap-à-l’Aigle à Saint-Irénée doit être levée dimanche. À Saint-Roch-des-Aulnaies, de l'autre côté du Saint-Laurent, le quai où des stations de surveillance radar ont été installées devrait être de nouveau accessible à la population lundi.  

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UN MAIRE SATISFAIT

Michel Couturier est un maire satisfait. Il a salué à plusieurs reprises au cours des derniers jours le travail des policiers et la réponse de sa population, qui subit en quelque sorte cette rencontre internationale. M. Couturier a affirmé samedi qu'un lien «s'était créé entre les forces de l'ordre» et la population de La Malbaie.