Les exportations réelles de marchandises baisseraient de 1,8 % dans l'année suivant la fin de l'ALENA et le Conference Board précise que c'est sur les exportations de véhicules automobiles et de pièces que l'effet serait le plus marqué.

Fin de l'ALENA: 85 000 emplois seraient perdus la 1ère année au Canada

OTTAWA — Une analyse publiée vendredi prévoit que l'économie canadienne perdrait environ un demi-point de pourcentage de croissance et 85 000 emplois dans la première année suivant la fin de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Le Conference Board du Canada ajoute toutefois que la croissance se redresserait largement dans l'année suivant la fin de l'ALENA grâce à un taux de change plus faible et à des taux d'intérêt moindres.

Le niveau du produit intérieur brut (PIB) resterait néanmoins durablement inférieur, ce qui représenterait une perte de revenu dans tout le Canada.

À plus long terme, le Canada ne sera plus en mesure d'attirer des investissements sur la base d'un accès préférentiel au marché américain.

Les exportations réelles de marchandises baisseraient de 1,8 % dans l'année suivant la fin de l'ALENA et le Conference Board précise que c'est sur les exportations de véhicules automobiles et de pièces que l'effet serait le plus marqué. Les exportations de biens de consommation, d'aliments et de boissons, de produits chimiques, de produits du bois et de produits agricoles baisseraient aussi sensiblement.

Les droits et la dépréciation du dollar canadien feraient aussi augmenter le prix des importations américaines au Canada.

Une réduction de l'investissement à long terme due à la fin de l'ALENA limiterait davantage encore la capacité de production. L'économie canadienne en serait durablement plus faible que dans le cadre des règles commerciales actuelles de l'accord.