Un prétendu prospecteur de diamants, Brice-Arsène Piyau, est acquitté de l’accusation de fraude de plus d’un million de $ qui pesait contre lui

Faux prospecteur de diamants acquitté de fraude

Un prétendu prospecteur de diamants, Brice-Arsène Piyau, est acquitté de l’accusation de fraude de plus d’un million de $ qui pesait contre lui. Avec le suicide du plaignant, la Couronne n’était plus en mesure de prouver l’infraction hors de tout doute raisonnable.

En 2006, Piyau, 40 ans, étudiant en théologie, loue un appartement dans l’immeuble de Lévis appartenant à Mario Boilard, un entrepreneur en construction.

Les deux hommes deviennent amis et, petit à petit, Brice-Arsène Piyau convainc Mario Boilard d’investir dans des mines d’or et de diamants en République centrafricaine, son pays d’origine, et de se lancer dans la prospection et l’importation de métaux et pierres précieuses.

Les investissements de dizaines de milliers de dollars s’accumulent au fil des ans au point où, en 2010, l’entrepreneur a déboursé au moins un million de dollars.

Mario Boilard n’aura jamais de retour sur son investissement. Il entreprend un recours civil contre Piyau et se rend même en République centrafricaine pour tenter de ravoir son argent.
Brice-Arsène Piyau fera faillite. Mario Boilard porte plainte à la police en 2010. Selon le plaignant, Piyau encaisse les sommes dans ses comptes bancaires personnels et les transfère en Centrafrique.

En proie à une grave dépression, Mario Boilard se suicide en avril 2014, avant que les procédures judiciaires ne se mettent en branle. Piyau sera arrêté et accusé en janvier 2015.

Le procureur de la Couronne Me Juan Manzano voit un lien clair entre le décès de M. Boilard et les conséquences de ses relations d’affaires avec Brice-Arsène Piyau.

Même avec beaucoup de preuve financière, le décès du principal témoin rendait la Couronne incapable de se décharger de son fardeau de prouver la fraude hors de tout doute raisonnable. Me Manzano a donc demandé le retrait de l’accusation.

La conjointe de l’entrepreneur était au courant des supposés investissements dans les mines, mais elles n’a pas assisté à toutes les conversations entre son conjoint et l’accusé.

Le procès, qui devait se tenir dans les prochaines semaines, aurait fait ressurgir des émotions extrêmement douloureuses pour la dame, dit la Couronne.