Écoles primaires: Roberge rétablit toutes les collations

Le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a mis fin au suspense des écoles primaires du Québec qui risquaient d’être privées de collations au service de garde à cause d’une nouvelle grille de calcul.

Elles sont assurées pour cette année.

Vendredi, Le Soleil vous apprenait que sept écoles de la région craignaient de perdre l’aide alimentaire qu’elles recevaient, que les enfants défavorisés pourraient devoir être privés de collation parce que leur quartier n’est plus «assez» pauvre, même si eux le sont encore autant.

Le gouvernement a corrigé le tir dans la même journée, en avisant par lettre les commissions scolaires que le financement allait être maintenu et qu’une réflexion devrait avoir lieu au cours de l’année scolaire pour «assurer la meilleure prise en compte des besoins». 

Espérons que la réflexion portera aussi sur les enfants défavorisés qui fréquentent des écoles où une plus grande proportion d’élèves vient d’une famille nantie. Il ne faudrait pas oublier que le solde du compte en banque n’est pas toujours un indicateur de la qualité de la boîte à lunch des élèves, des parents avec de faibles revenus arrivent à nourrir convenablement leurs enfants alors que d’autres parents, qui n’ont pas à se priver, ne le font pas.

Dans un monde idéal, tout le monde le ferait.

La décision du ministre annoncée vendredi assure donc qu’environ 2000 enfants de la région auront des collations lorsqu’ils sont au service de garde en fin de journée. En mai, il avait aussi rétabli le financement des collations servies en classe, qui avaient été coupées pour la même raison que celles en service de garde. Dans la lettre envoyée vendredi, le sous-ministre de l’Éducation, Éric Blackburn, indique que «cette aide ponctuelle vise à faire en sorte qu’aucun élève qui bénéficiait d’une aide alimentaire l’an dernier n’en soit privé cette année en raison de l’actualisation des indices». 

Reste à voir maintenant le fruit de la réflexion pour l’an prochain…