« On connaît tous les règles d’hygiène, mais avec des enfants, c’est plus difficile », dit Sophie Veilleux, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska.

Écoles fermées pour deux semaines: «une décision responsable»

La fermeture de toutes les écoles et des établissements d’enseignement du Québec pour les deux prochaines semaines était la chose à faire selon les enseignants de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska.

« Les écoles sont des lieux où les gens sont près les uns des autres », souligne Sophie Veilleux, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY).

« Je pense que c’est une décision responsable. On connaît tous les règles d’hygiène, mais avec des enfants, c’est plus difficile. Ils ne toussent pas tous dans leur coude et ne se lavent pas toujours les mains après être allés à la toilette. »

Plusieurs élèves et employés ont été en voyage durant la semaine de relâche, ce qui augmente les risques de propagation, dit Mme Veilleux. 

Le ministère de l’Éducation ne recommande toutefois pas aux employés qui ont été à l’extérieur du pays durant la semaine de relâche de se placer en isolation, indique le sous-ministre Éric Blackburn dans une directive émise jeudi aux dirigeants des commissions scolaires. 

Une isolation de 14 jours doit être observée uniquement pour les employés qui reviennent ces jours-ci d’un voyage à l’étranger. Ils continueront d’être payés durant cette période, dit le sous-ministre.

Apprentissages

La perspective de manquer deux semaines d’enseignement n’inquiète pas trop Sophie Veilleux.

« Tel ou tel chapitre pourrait ne pas être évalué », dit la présidente du SEHY, et ces apprentissages reportés à l’année suivante.

Des directives devront toutefois être émises par le ministère de l’Éducation, ajoute-t-elle, puisque « ce ne sont pas des décisions que les enseignants prennent ».

« Cela dit, les programmes sont assez chargés. Si l’arrêt se prolonge, il sera important que les représentants de la commission scolaire consultent les enseignants pour avoir un état de la situation et voir quelles solutions apporter pour qu’il y ait le moins de conséquences possible. »

Lors de la crise du verglas de 1998, les écoles du Québec avaient perdu plus que deux semaines d’enseignement et l’année scolaire s’était terminée sans trop de heurts, rappelle Sophie Veilleux.

Voyages scolaires annulés

Autre directive émise par Québec : au retour des classes, tous les voyages scolaires en dehors du Canada sont annulés jusqu’à nouvel ordre. Cela inclut les stages, les échanges étudiants, les programmes de mobilité internationale, les compétitions, les colloques et l’accueil d’étudiants étrangers.

Tel que mentionné plus tôt cette semaine, les déplacements d’employés à l’extérieur du pays à des fins professionnelles ne sont pas autorisés non plus.

Au retour des classes, que feront les établissements scolaires pour limiter les rassemblements de plus 250 personnes dans les écoles populeuses, comme à l’heure du dîner ? 

Dans sa missive, le sous-ministre de l’Éducation évoque des modifications d’horaire et une double période de repas. Sophie Veilleux croit pour sa part que des élèves pourraient manger dans des classes, mais cela nécessiterait du personnel pour les surveiller.

Il n’a pas été possible, vendredi, de joindre un porte-parole de la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Toutes les écoles, ainsi que les cégeps et universités seront fermés pour au moins les deux prochaines semaines, tout comme les services de garde pour enfants, qu’ils soient publics ou privés.