Denise Sauvageau-Massicotte, 80 ans, était portée disparue depuis mardi.

Disparition de Denise Sauvageau-Massicotte: dénouement tragique à Saint-Étienne-des-Grès

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Les recherches visant à retrouver Denise Sauvageau-Massicotte, cette octogénaire disparue depuis mardi, se seront finalement soldées de manière tragique, tandis qu’elle a été retrouvée sans vie, gisant près de son véhicule, dans un secteur boisé de Saint-Étienne-des-Grès, vendredi en milieu d’après-midi.

C’est un résident des environs qui avait alerté les policiers vendredi matin après avoir aperçu une Kia Rondo grise inoccupée à l’extrémité sud du 4e rang. Celle-ci répondait à la description du véhicule qui était relayée par les médias depuis mardi, moment où la famille avait signalé que la dame manquait à l’appel. 

Si la nouvelle a été accueillie avec beaucoup de tristesse par la famille, elle mettait aussi fin à près de 72 heures d’angoisse et d’attente, relate Michel Letarte, ancien porte-parole de la police de Trois-Rivières et ami de la famille.

Rien ne laissait présager un tel drame, indique par ailleurs M. Letarte. Mme Sauvageau-Massicotte a tout simplement disparu mardi, après être allée reconduire une amie dans le secteur de la rue Louis-Pasteur à Trois-Rivières, à la suite d’une activité de bowling. Contrairement a ce qui a pu être véhiculé, la dame ne souffrait pas de la maladie d’Alzheimer, mais avait en effet tout récemment reçu une prescription pour des symptômes pouvant s’apparenter à la maladie, précise l’ami de la famille.

Pour ajouter à la tragédie, celui-ci survient à quelques jours de Noël, se désole M. Letarte, qui témoigne d’une famille tissée serrée. En début de soirée vendredi, les proches ont procédé à l’identification formelle du corps retrouvé, confirmant du coup les pires appréhensions. Mme Sauvageau-Massicotte laisse dans le deuil son conjoint, un fils et une fille, des petits et arrière-petits-enfants. 

«C’est douloureux», laisse tomber Michel Letarte. Il souligne néanmoins que la famille est reconnaissante envers le travail des policiers, la mobilisation de nombreux volontaires pour participer aux recherches et la vague de sympathie qui a déferlé sur les réseaux sociaux. «C’est plus grand que nature pour eux», relate-t-il. Il faut dire qu’on ne savait pas trop par où entreprendre les recherches, tellement le mystère planait autour de la disparition. Le clan souhaite maintenant vivre son deuil dans l’intimité, indique l’ami de la famille.

Une opération policière conjointe.

Les recherches de vendredi ont été menées conjointement par la Sûreté du Québec (SQ) et par la police Trois-Rivières. Comme le véhicule a été retrouvé sur le territoire de la SQ, ce sont ses agents qui ont été déployés sur le terrain. Or, comme le signalement avait d’abord été fait à la police de Trois-Rivières, celle-ci demeurait aux commandes de l’enquête, explique Luc Mongrain, porte-parole du corps policier trifluvien.

Une dizaine d’agents, deux VTT et un maître chien auront uni leurs efforts pour retrouver la disparue. Le corps aura ultimement été localisé à proximité du véhicule, relate Luc Mongrain, sans pouvoir fournir plus de détails ou formuler d’hypothèses sur la façon dont le drame s’est déroulé. Il semblerait cependant que Mme Sauvageau-Massicotte n’était pas familière avec le secteur. Une autopsie sera pratiquée sur le corps et permettra peut-être d’en apprendre plus sur les circonstances menant au triste dénouement.

Le véhicule a été retrouvé au bout du 4e Rang, près d'un boisé.