Johanne Beaulieu et Emery Deschênes sont présentement détenus en République Dominicaine.

Deux Trifluviens arrêtés en République Dominicaine

TROIS-RIVIÈRES — Un couple de Trifluviens a récemment été arrêté en République dominicaine relativement à de la possession et du trafic de stupéfiants. Johanne Beaulieu et Emery Deschênes, qui ont une résidence à Sosua, auraient été arrêtés le 19 février dernier et sont détenus depuis ce temps par les autorités dominicaines.

Affaires mondiales Canada a en effet confirmé au Nouvelliste que deux citoyens canadiens avaient été arrêtés en République Dominicaine. Selon le porte-parole de l’organisation, Guillaume Bérubé, des services consulaires sont présentement fournis aux deux individus. Par contre, il n’est pas possible pour l’organisme gouvernemental de dévoiler davantage de détails en raison de la Loi sur la protection des renseignements personnels.

Le couple aurait été arrêté à sa résidence, où des policiers auraient mis la main sur une livre de marijuana.

La fille du couple, Crystel Beaulieu, qui s’est rendue en République Dominicaine afin de les aider, a préféré ne pas donner d’entrevue au Nouvelliste. Toutefois, au FM 93, elle a soutenu que l’arrestation de ses parents était un coup monté et qu’ils ne s’étaient jamais adonnés au trafic de stupéfiants. Mme Beaulieu soutient qu’il pourrait s’agir d’un gardien de sécurité qui aurait pu cacher la drogue à l’intérieur de la résidence de ses parents avant d’en informer les autorités.

«Mes parents aident tout le monde là-bas, ils donnent à tout le monde. Ce ne sont pas des trafiquants de drogue, jamais ils ne feraient ça», a-t-elle indiqué dans cette entrevue radio. La jeune femme se charge d’apporter des repas quotidiennement à ses parents en prison, mais soutient qu’ils ne font pas l’objet de mauvais traitements.

La Meute

Johanne Beaulieu s’était récemment fait connaître pour son appartenance au groupe La Meute, identifié à la droite identitaire. En novembre 2017, elle s’était rendue pour manifester à Québec en marge du congrès du Parti libéral pour protester, à l’époque, contre les politiques du gouvernement Couillard. Mme Beaulieu s’était alors identifiée comme étant la chef et la porte-parole du clan de la Mauricie de La Meute, qui comptait à ce moment 270 membres.

Voulant se distancer de toute affiliation avec les accusations auxquelles Mme Beaulieu doit maintenant faire face, les administrateurs du clan mauricien de La Meute ont fait savoir, par les réseaux sociaux, que Mme Beaulieu ne faisait plus partie du Conseil de la Meute ni du groupe citoyen en raison de problèmes avec la justice en République Dominicaine, selon le FM 93.

Il n’a pas été possible de savoir quelles sont les étapes à venir dans le processus judiciaire pour ce couple toujours incarcéré en République Dominicaine.