Le policier d'Ottawa Luc Mongeon et son doublon immobile.

Deux «épouvantails» joignent les rangs de la police d'Ottawa

La police d’Ottawa a retenu les services de deux policiers immobiles, non syndiqués, et non rémunérés, afin de faire diminuer la vitesse dans ses quartiers.

Il s’agit, en fait, d’un « policier épouvantail », formé d’un panneau représentant un agent grandeur nature, menant une opération radar sur le bord de la route.

L’agent épouvantail a été présenté à la presse, vendredi, à Ottawa.

Le projet est inspiré d’une idée réalisée à Coquitlam, en Colombie-Britannique, en 2018.

La figure métallique rappelle rapidement aux automobilistes de ralentir, alors qu’ils croient l’agent bien réel, au premier regard.

Le panneau métallique coûte 165 $, « et devrait résister au sabotage et aux intempéries », selon la police d’Ottawa.

Pour le moment, la police a déployé les deux « policiers épouvantails » dans deux zones de sécurité communautaire et scolaire.

Le premier panneau a été installé sur le boulevard Portobello, dans le secteur Orléans, et un deuxième sur la rue Bridge, à Manotick.

La figure est celle de l’agent de la circulation Luc Mongeon, d’Ottawa, qui a accepté d’apparaître comme épouvantail.

« C’est pour démontrer que je pourrais être ici 24 heures sur 24 et arrêter les gens. Je vais devenir une personne sournoise pour la communauté », a dit, sourire en coin, le principal intéressé.

Aucune accusation n’est portée contre les automobilistes qui croisent le faux policier. À moins, bien sûr que de vrais agents les observent, tout près...

« En deux mois, le projet-pilote de Coquitlam a permis de recueillir des données sur la vitesse faisant d’une diminution significative en présence de la figure découpée », a déclaré le conseiller Stephen Blais, président du Comité municipal des transports.