Des travaux d’esthétique ont contribué à écraser à mort un mécanicien dans Portneuf

Des travaux d’esthétique qui avaient été effectués sur le pont élévateur d’un garage de la région de Portneuf ont contribué à la chute d’un véhicule qui a entraîné le décès atroce d’un mécanicien, l’automne dernier.

Le rapport que dévoile mercredi la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) rappelle que le 24 septembre, Jean-Yves Godin, copropriétaire et mécanicien du Garage Jean-Yves Godin situé à Saint-Raymond, devait effectuer le changement d’huile d’un véhicule.

Pour ce faire, il a placé les bras de levage du pont élévateur sous le châssis du véhicule et l’a actionné.

Le mécanicien s’est ensuite placé sous l’avant du véhicule. Alors qu’il dévissait le boulon du réservoir d’huile, les bras de levage arrière du pont élévateur ont pivoté vers l’extérieur, causant ainsi le glissement du véhicule vers l’arrière jusqu’au sol.

Le devant du véhicule s’est ensuite dégagé des bras de levage et a chuté au sol, écrasant le mécanicien. Son décès a été constaté peu après au centre hospitalier où il avait été transporté.

La CNESST précise que les travaux de peinture et de lubrification qui avaient été effectués sur le pont élévateur ont nui au fonctionnement des dispositifs de blocage des bras de levage, rendant possible leur ouverture alors qu’un véhicule est soulevé. De plus, la formation sur l’utilisation du pont élévateur était déficiente, exposant le mécanicien à un danger d’écrasement lorsqu’il travaillait sous un véhicule.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit au Garage Jean-Yves Godin l’utilisation du pont élévateur et a exigé une inspection et une attestation de sa conformité. L’entreprise a répondu à ces exigences.

La CNESST recommande notamment l’entretien du pont élévateur conformément aux recommandations du fabricant et de veiller à ce que les méthodes de travail respectent les méthodes de levage sécuritaires.