Des travaux communautaires pour avoir craché sa gomme au visage d’un policier

TROIS-RIVIÈRES — Des voies de fait infligées à des policiers en civil coûteront pas moins de 175 heures de travaux communautaires à Kenny Bélizaire Ligonde, sans compter une probation de deux ans.

Le 19 avril dernier, l’individu de 28 ans s’est rendu au bar Le Shaker à Trois-Rivières avec un ami. Sur place, il y avait plusieurs policiers en civil. Au cours de la soirée, il a été apostrophé par un policier de telle façon qu’il s’est senti nargué par celui-ci. Les échanges verbaux qui ont suivi n’ont pas été de nature à calmer le jeu. Même s’il savait être en présence de policiers, il a craché sa gomme au visage de l’un d’eux et a poussé le verre de bière d’un autre de façon à ce qu’il se renverse sur le sol.

Une plainte a évidemment été portée et Kenny Bélizaire Ligonde a été arrêté quelques jours plus tard sur les lieux de son travail à Trois-Rivières. Il a ensuite plaidé coupable à l’accusation de voies de fait.

Les discussions entre son avocat, Me Eddy Ménard, et la procureure de la Couronne, Me Catherine Lemay, ont donné lieu à une suggestion commune de sentence qui a été soumise mercredi au juge Simon Ricard, c’est-à-dire les 175 heures de travaux communautaires.

Tout en précisant que cette peine n’était pas sévère, le juge l’a entérinée notamment parce que l’individu représente un actif pour la société. Il l’a cependant invité à réfléchir aux gestes qu’il avait posés et au mépris qu’il avait manifesté en crachant sa gomme au visage, d’autant plus que cela a peut-être nécessité des examens médicaux de la part de la victime.

Le juge a aussi tenu compte du fait que le délit était survenu dans un bar où il y avait eu consommation d’alcool de part et d’autre et des antécédents judiciaires du jeune homme dont certains en semblable matière. Il a donc sursis au prononcé de la sentence, imposé 175 heures de travaux communautaires qui devront être effectués en dix mois et soumis l’individu à une probation de deux ans avec l’interdiction de communiquer avec les victimes sauf dans l’exercice de leurs fonctions.