Lors du passage du Soleil lundi, plusieurs meubles sortis des bureaux sinistrés jonchaient les corridors et les travailleurs étaient à l’œuvre pour assécher la structure et faire les réparations nécessaires.

Dégât d'eau majeur à l'Assemblée nationale

Le personnel politique de l’Assemblée nationale est rentré au travail lundi au milieu des séchoirs industriels et des travaux de rénovation, un dégât d’eau ayant causé de lourds dommages à environ 20 bureaux d’élus et d’adjoints durant la période des Fêtes.

Le 29 décembre, un gicleur situé au quatrième étage de l’édifice du parlement a cédé, faisant s’écouler une bonne quantité d’eau dans les murs et les plafonds. Le sinistre a été constaté par des gardiens de sécurité.

Des locaux dispersés sur trois différents étages ont été endommagés. Ils sont situés dans l’aile de la rue des Parlementaires, qui date de 1880, explique Julie Champagne, conseillère en communication à l’Assemblée nationale. 

Lors du passage du Soleil lundi, plusieurs meubles sortis des bureaux sinistrés jonchaient les corridors et les travailleurs étaient à l’œuvre pour assécher la structure et faire les réparations nécessaires. Chez les libéraux au premier étage, le bureau de la whip Nicole Ménard a été touché. L’eau a aussi fait des dommages au deuxième étage, occupé par le Parti québécois, notamment dans les lieux utilisés par Maka Kotto et le chef Jean-François Lisée. La Coalition avenir Québec (CAQ) n’a pas été épargnée, les bureaux de Sylvie D’Amours et de François Paradis ayant notamment subi des dommages. 

Pas de pertes matérielles

Les partis politiques n’ont pas subi de grandes pertes matérielles, mais ils s’affairaient lundi à réaménager leur espace en vue de la rentrée parlementaire, prévue pour le 6 février. 

L’Assemblée nationale estime que les travaux de réparation dureront deux mois. «Une analyse est actuellement en cours pour déterminer les causes exactes de ce bris», indique Mme Champagne. 

Selon elle, il est «trop tôt» pour évaluer le coût de cet incident. L’édifice du parlement ne bénéficie pas d’une assurance privée contre les sinistres, mais plutôt d’une autoassurance, «comme c’est la pratique au gouvernement», ajoute Mme Champagne.