Enseignant ultra-apprécié à l’école secondaire J.-H.-Leclerc, à Granby, passionné de plein air, grand aventurier et athlète accompli, le Granbyen a su laisser sa marque dans le coeur des gens qui l’ont côtoyé.
Enseignant ultra-apprécié à l’école secondaire J.-H.-Leclerc, à Granby, passionné de plein air, grand aventurier et athlète accompli, le Granbyen a su laisser sa marque dans le coeur des gens qui l’ont côtoyé.

Décès de Pascal Girard, alias Le Prof dans le bois

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Le Prof n’ira plus dans le bois. Pascal Girard, qui signait les capsules Le Prof dans le bois du magazine Géo Plein Air, a succombé à un fulgurant cancer du pancréas le 28 juillet dernier. Il avait 46 ans.

Il est décédé à l’hôpital entouré de sa femme, Julie Des Lauriers, et de ses deux filles de 17 et 19 ans, Audrey et Élisabeth, trois mois seulement après avoir appris qu’il était atteint d’un cancer incurable.

Enseignant ultra-apprécié à l’école secondaire J.-H.-Leclerc à Granby, passionné de plein air, grand aventurier et athlète accompli, le Granbyen a su laisser sa marque dans le cœur des gens qui l’ont côtoyé.

«C’est vraiment une perte immense pour nous», a laissé filtrer sa conjointe des 23 dernières années au bout du fil, la gorge nouée par l’émotion. «C’était un homme en pleine forme, un homme fort physiquement et mentalement. Un homme intègre, impliqué... On pouvait tout se dire. Il était mon confident, mon meilleur ami. On pouvait passer des heures juste à parler. C’est ce qui me manque le plus.»

«Honnête et loyal, courageux et intègre, téméraire tout en étant mesuré, doux et tendre, mais aussi drôle et pince-sans-rire, Pascal portait en lui ce ferment de vigueur et de détermination qui pousse l’humain à toujours aller plus loin, la rage de vivre et l’étoffe des grands aventuriers. C’était un homme humble et bon, bon comme du bon pain, un père et un mari modèle, aimant (et aimé par) trois femmes, son épouse et ses deux grandes filles, qu’il entraînait avec lui quand il le pouvait», écrit Gary Lawrence, le rédacteur en chef du site de plein air et d’aventure Espaces.ca dans un hommage à son «pote».

«Source d’espoir et d’encouragement pour les uns (...) il était (et est toujours) également une source d’inspiration et d’admiration pour bien des membres de la communauté québécoise du plein air, moi le premier», poursuit-il.

«C’est une grande perte. Pascal était un gars extraordinaire, généreux, toujours souriant», souligne encore l’un de ses anciens collègues de travail, Bernard D’Anjou, avec qui il a partagé de nombreux moments de sports et voyages.

«Tu auras terminé ta dernière course comme tu as vécu avec beaucoup de détermination et de combativité. Pour moi, tu restes le meilleur guerrier que j’ai connu», écrit pour sa part son bon ami et partenaire d’aventures comme de travail, Dominic «Doum» Guérin sur sa page Facebook.

«Doum», comme il se fait affectueusement surnommer, enseignait dans la même classe que Pascal depuis 13 ans. «Nos bureaux étaient littéralement à 5 pieds l’un de l’autre. On faisait un duo hors pair, et là, on s’est fait amputé d’une moitié. C’est très difficile», a-t-il tenu à ajouter en entrevue avec La Voix de l’Est, dévasté.

D’anciens élèves marqués à jamais

Plusieurs de ses anciens élèves se sont aussi dits attristés de son décès sur les réseaux sociaux. «Un des meilleurs profs que j’ai eus dans ma vie», écrit l’un d’eux.

«Je vous ai côtoyé pendant 2 ans de temps au 16-24 [programme pour les raccrocheurs qui désirent terminer leur secondaire 5, ndlr] et ça a été les deux plus belles années que j’ai vécues au secondaire», affirme un autre.

«C’était un excellent prof, quelqu’un de passionné qui vivait la vie à fond de train. Il en a sans aucun doute inspiré plus d’un durant sa carrière», peut-on lire également, tout comme «Un prof incroyable, respectueux et authentique», «Un homme qui a marqué ma jeunesse», «Il laisse à tous que du positif et il nous incite à mordre encore plus dans la vie» ou «Je ne serais pas où j’en suis sans Pascal».

Grand amateur de raids, courses et triathlons extrêmes, mise à l’épreuve de techniques de survie et de descentes délirantes de rivières en canot d’eau vive ou en rafting, Pascal Girard devait faire partie de l’Équipe canadienne aux championnats du monde de rafting en Chine cet été avant que l’événement ne soit reporté à 2021, COVID oblige. Malheureusement, il ne pourra jamais réaliser ce rêve.

Le service funéraire de Pascal Girard se tiendra le samedi 8 août, sur invitation seulement, afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur. Ceux et celles qui désirent toutefois lui dire un dernier adieu pourront le faire au complexe Girardot & Ménard le vendredi 7 août, de 19h à 21h, ainsi que lendemain, de 8h30 à 10h30.