Jacques Marin

Décès de Jacques Marin: «Il était toujours prêt à rendre service»

SAINT-ÈTIENNE-DES-GRÈS — «Il était toujours prêt à rendre service.» C’est ainsi que Claude Roussel décrit son beau-frère Jacques Marin, 71 ans, de Saint-Étienne-des-Grès.

Ainsi, lorsque M. Marin a vu l’abri d’auto d’un voisin être emporté par les vents déchaînés, il n’a pas hésité une seconde: il est parti à sa poursuite. Mais ce qui n’aurait pu être qu’une anecdote qu’on se raconte entre voisins s’est brutalement transformé en drame.

«C’est là qu’on voit que la vie ne tient qu’à un fil. C’est un bête accident», laisse tomber M. Roussel. C’est vers 10 h 30, vendredi, que le résident du lac Bourassa a réalisé que l’abri d’auto venait de s’envoler. «Il a vu l’abri Tempo de son voisin partir au vent. Il y a un petit lac à cet endroit. Le Tempo a traversé le lac complètement. Il a fait le tour du lac à pied pour aller ramasser le Tempo, et c’est là probablement qu’il s’est fait frapper. Il a été assommé. Le garage était perché dans un arbre et lui était à terre inconscient», raconte le résident de Saint-Sylvère.

Claude Roussel est très attristé par le décès de son beau-frère, Jacques Marin, qui a vraisemblablement été victime des forts vents, vendredi.

Sa femme n’a pas été témoin de l’accident, précise M. Roussel. «Ma sœur n’a pas vu ce qui s’est passé. Probablement qu’en essayant de retenir le Tempo, il a été frappé à la tête. On suppose que le choc a été violent.»

Lorsqu’elle est arrivée sur place, il était inconscient. «Elle m’a dit qu’elle lui a pris la main. Elle a senti une petite pression et puis plus rien. Il n’a jamais repris conscience.»

Il a été conduit à l’hôpital de Trois-Rivières où il est décédé des suites de ses blessures samedi. Selon M. Roussel, il a souffert d’un traumatisme crânien. «Selon les médecins, il n’y avait rien à faire.»

M. Roussel décrit son beau-frère comme un homme qui avait le cœur sur la main. «C’est un homme bien serviable, actif», raconte-t-il. L’accident a laissé la famille sous le choc. «C’était pour rendre service. Un bête accident qui arrive si vite, on ne s’attend pas à ça. Il était bien portant, en forme. Il faisait une belle vie.»

M. Marin était à la retraite depuis environ cinq ans. Il a travaillé à la Municipalité de Saint-Étienne-des-Grès comme journalier pendant 14 ans. Il s’est notamment occupé de l’entretien des patinoires. «C’était un très gros travaillant. C’était un employé dévoué, souligne Robert Landry, maire de Saint-Étienne-des-Grès. Il était dévoué au travail et avec les gens. La situation est très triste.»