Déception pour un Magogois voulant célébrer la légalisation du cannabis

La légalisation prochaine du cannabis ne signifie pas que soudainement tout sera permis avec cette substance. Souhaitant organiser un événement pour célébrer la légalisation annoncée, un résidant de Magog, René Goyette, constate non sans déception que les pouvoirs publics auront les consommateurs à l’œil une fois la nouvelle loi en vigueur.

M. Goyette aimerait que l’événement auquel il a songé ait lieu au parc des Braves, à Magog, le 20 octobre. Il ne sait toutefois pas si son projet recevra la bénédiction de la Ville de Magog, qui a prévu empêcher les citoyens de consommer du cannabis dans les lieux publics.

Lire aussi: Les Québécois fument moins de marijuana que les autres Canadiens

Pot: le guide du voyageur

Légalisation du cannabis: bien des maux de tête pour les citoyens

Cannabis à 21 ans: Trudeau a des réserves sur le plan de la CAQ

« Je voudrais avoir un permis pour tenir mon événement. Mais je ne réussis pas à avoir toutes les informations dont j’ai besoin pour ça. J’ai appelé la Régie de police Memphrémagog et on m’a dit là-bas que ce n’était pas à eux de donner des permis. Puis, à la Ville de Magog, les gens ne sont pas pressés de me rappeler », explique le Magogois.

René Goyette assure qu’il ne fumerait pas de cannabis lors de son événement, advenant que celui-ci soit autorisé. Toutefois, il reconnaît du même souffle qu’il n’aurait pas le « contrôle sur tout le monde ».

Le directeur de la Régie de police Memphrémagog, Guy Roy, a lui-même discuté avec M. Goyette vendredi. « Je ne veux pas brimer personne, mais je lui ai conseillé d’être prudent parce que les gens pourraient être portés à tomber rapidement sur les consommateurs de cannabis si des débordements survenaient au lendemain de la légalisation », confie le chef du corps policier.

Entre autres, M. Roy souligne que la vente de cannabis sera encadrée sévèrement, à compter du 17 octobre, et que la revente sur le marché noir demeurera illégale après cette date. « Question d’éviter les problèmes, il serait préférable que les personnes qui consommeront cette substance soient en mesure de prouver sa provenance légale, au besoin », dit-il.

Quoi qu’il en soit, René Goyette soutient que le 17 octobre sera un grand jour. « Beaucoup plus de monde qu’on le pense en fume. Plein de gens se cachent pour en prendre. Il est temps de regarder vers l’avant », lance-t-il.