Lorne Grabher avait d’abord commandé cette plaque pour son défunt père vers 1990, affirmant que cela témoignait de la fierté de sa famille pour son héritage germano-autrichien.

Débat autour de la plaque personnalisée «Grabher»

HALIFAX — Une ancienne chercheuse en sexologie a soutenu devant un tribunal qu’une plaque d’immatriculation portant le nom de famille germanique «Grabher» ne pousserait pas un individu normalement constitué à la violence sexuelle contre des femmes, comme l’a prétendu le gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

Lorne Grabher tente de récupérer sa plaque d’immatriculation personnalisée, révoquée par le registraire des véhicules automobiles en 2016 à la suite d’une plainte anonyme. 

M. Grabher avait d’abord commandé cette plaque pour son défunt père vers 1990, affirmant que cela témoignait de la fierté de sa famille pour son héritage germano-autrichien. 

Or, le patronyme germanique «Grabher» signifie aussi en anglais : «pogne-la». Donald Trump avait d’ailleurs utilisé cette expression en 2005 — «Grab her by the pussy» — dans une conversation privée qui avait été enregistrée à son insu; la bande sonore a été publiée pendant la campagne présidentielle de 2016. Debra Soh, journaliste scientifique et ancienne chercheuse à l’université, a déclaré en Cour suprême de la Nouvelle-Écosse que ce mot n’aurait pas d’incidence sur un citoyen moyen socialement adapté. Elle ne s’attendrait donc pas à ce que quiconque agisse de manière sexuellement violente après avoir vu cette plaque.