Parmi les demi-finalistes du Festival, David Lefrançois est le seul provenant de la région.

David Lefrançois et La Croisée d'Antan ont bon espoir d'atteindre la finale

David Lefrançois a seulement 24 ans, mais il fait preuve d’un calme et d’une maturité dignes d’un moine bouddhiste ! Le trac ? Connaît pas. Même à la veille de sa participation à la quatrième et dernière demi-finale du Festival de la chanson.

Ce samedi, le jeune homme et ses deux complices, Jordan Bélanger et Anthony Vacchio, grimperont sur la scène du Palace avec la ferme intention de montrer de quel bois ils se chauffent. Parole de David, La Croisée d’Antan — c’est le nom de leur groupe de musique néo trad — laissera sa marque.

Quand La Voix de l’Est est allée à sa rencontre vendredi, le jeune homme vaquait tranquillement à ses occupations au Zoo de Granby, où il travaille depuis neuf ans. Mais clairement, la musique occupe une immense partie dans sa vie.


« Le milieu de la musique trad est petit et assez fermé. Notre objectif est simple : on vise le grand public. »
David Lefrançois

Dison que le trio possède déjà une feuille de route diablement garnie. Sans tambour ni trompette, la popularité de La Croisée d’Antan dépasse largement le Québec. Des admirateurs du Canada, des États-Unis et de l’Europe tapent du pied au son de sa musique. Et à son premier album, L’antre des loups, sorti en 2017, s’ajoutera un second opus dont le lancement est prévu pour avril prochain.

Bref, les choses vont bien. Pourquoi alors s’être inscrit au Festival ? « Le milieu de la musique trad est petit et assez fermé. Notre objectif est simple : on vise le grand public », explique David, qui s’occupe de l’écriture des chansons.

Au cours des derniers mois, en compagnie des autres demi-finalistes du concours, les gars de La Croisée d’Antan ont eu l’occasion de prendre part à des ateliers de chant et d’écriture, tout en approfondissant leurs connaissances de l’industrie de la musique.

« On a pu consolider beaucoup d’acquis, aller plus loin dans notre musique et se faire des contacts intéressants, peut-être pour des collaborations sur notre prochain album, qui sait ? Au Festival, on a compris qu’il faut s’y consacrer à temps plein. »

Invité à estimer les chances de son trio de remporter les grands honneurs, David avoue que la variété de styles rend toutes comparaisons difficiles.

« Mais on est confiants et très à l’aise. On espère se rendre en finale. Le trad est une musique sous-estimée qui peut surprendre. Ce n’est ni la Bolduc ni de la musique du temps des Fêtes ! »

Selon lui, faire partie de la dernière demi-finale est un avantage certain. Primo, parce que son groupe a pu se nourrir de l’énergie des soirées précédentes ; deuxio, parce que leur performance demeurera plus fraîche dans la mémoire du public.

Morceaux choisis

Les trois chansons que La Croisée d’Antan présentera ont été soigneusement choisies, dans une suite logique.

« L’ordre est important. On commence avec Jamais de l’eau entre les repas, une pièce super trad, qui bouge pas mal. On se calme un peu avec Le carillon et on finit avec Le vieux d’la vieille, une pièce entraînante. On est habitués à faire des spectacles d’une heure et demie ; là, il faut condenser pour donner une photo de nous en 15 minutes », fait remarquer le musicien/chanteur.

S’il avait un seul regret, ajoute-t-il, c’est de ne pas avoir pu profiter des arrangements du nouveau directeur musical André Papanicolaou et ses musiciens. « En étant un groupe, nos arrangements sont déjà complets. Mais ils sont incroyables ! »