«La zoothérapie est pourtant reconnue comme un moyen efficace pour apporter de la joie de vivre», rappelle l’auteure de cette lettre.
«La zoothérapie est pourtant reconnue comme un moyen efficace pour apporter de la joie de vivre», rappelle l’auteure de cette lettre.

Dans les sondages, n’oubliez pas l’effet bénéfique des animaux domestiques

Annette Côté
Annette Côté
Québec
POINT DE VUE / Depuis le début de la pandémie, j’ai répondu à de nombreux sondages électroniques menés par des firmes reconnues. En plus de s’informer de l’âge, du sexe, de l’occupation et du nombre de personnes dans le ménage, on y posait sensiblement les mêmes questions concernant les émotions, les craintes, l’insécurité et les autres problèmes vécus depuis l’apparition de la COVID-19 dans notre environnement. 

Je suis à la fois surprise et déçue qu’aucune de ces études n’ait tenu compte de la présence d’animaux domestiques dans les foyers sondés. La zoothérapie est pourtant reconnue comme un moyen efficace pour apporter de la joie de vivre et du réconfort aux gens en CHSLD, en résidences pour aînés ou pour personnes à mobilité réduite.

Les gens qui possèdent un animal domestique (chien, chat, lapin, hamster, oiseau, reptile, poisson) doivent s’en occuper comme d’un enfant. La communication et l’affection qui résultent de cette relation apportent un sentiment de bien-être non négligeable. Les éleveurs de bétail (chevaux, vaches, porcs, volaille) ou ceux qui prennent soin des pensionnaires de zoo ou d’aquarium pourraient sans doute dire la même chose.

En prenant ma marche quotidienne lors de la période de confinement, je croisais de nombreuses personnes accompagnées de leur(s) enfant(s) et/ou de leur(s) chien(s). Dans un cas comme dans l’autre, les yeux brillants et les sourires traduisaient le même bonheur.

J’ose espérer qu’un jour les sondeurs tiendront compte du fait que les humains ne sont pas les seuls êtres à vivre des émotions et à pouvoir les communiquer. Si leurs résultats démontrent des divergences inexpliquées dans les réponses des personnes vivant soi-disant seules, dans bien des cas, c’est peut-être la présence d’un animal oublié par les sondeurs qui fait toute la différence.