Nancy Déziel.
Nancy Déziel.

COVID-19: infectée, Nancy Déziel lance un appel à la vigilance

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — Ayant contracté la COVID-19 bien malgré elle, la conseillère municipale du district de la Rivière à Shawinigan et conjointe du chef du Bloc québécois, Nancy Déziel, tient à rappeler à la population qu’il faut continuer à être vigilants et que la bataille contre cet ennemi invisible est loin d’être terminée.

L’élue municipale qui occupe également le poste de directrice générale du Centre national en électrochimie et en technologies environnementales (CNETE) confie qu’elle a accepté de donner des entrevues sur le sujet justement afin de lancer un appel à la vigilance.

«Je suis une scientifique. Je suis habituée de respecter les règles d’asepsie. J’ai fait très attention et je l’ai tout de même attrapée», a-t-elle mentionné, sur un ton résigné.

Pour l’instant, elle ne ressent qu’un seul symptôme, soit la perte de l’odorat. Afin de respecter les directives que la Santé publique lui a transmises, elle devra demeurer en isolement chez elle jusqu’au 22 septembre à minuit. Son conjoint, le chef bloquiste Yves-François Blanchet, est également en isolement – d’autant plus qu’un membre de son cabinet a aussi reçu un résultat positif – et devait subir un test au cours de la journée de mercredi. Vivant sous le même toit que le couple, les deux fils de Mme Déziel devront quant à eux rester confinés à la résidence familiale jusqu’au 26 septembre. Au moment où elle s’est entretenue avec Le Nouvelliste, Mme Déziel n’était pas en mesure de dire s’ils allaient devoir eux aussi être testés éventuellement. Tout comme leur beau-père, les deux jeunes adultes ne ressentaient aucun symptôme en matinée mercredi.

Outre ses proches immédiats, deux autres personnes avec lesquelles Mme Déziel a été en contact la semaine dernière — qui pourraient avoir été infectées — ont été contactées dans le cadre de l’enquête épidémiologique menée par la Santé publique. Tout comme ses collègues du conseil municipal et les employés municipaux, la conseillère municipale indique que les membres de l’équipe du CNETE ne sont pas visés par cette enquête pour l’instant.

Comme elle se sent bien pour l’instant, mis à part la perte d’odorat et des allergies saisonnières qui l’affectent tout particulièrement cette année, Mme Déziel prévoit continuer à travailler dans le confort de son foyer shawiniganais. C’est d’ailleurs de cette façon qu’elle a suivi la séance publique du conseil municipal mardi soir.

«Je suis habillée et maquillée et prête pour mes rencontres en visioconférence, a-telle lancé mercredi matin. Nous avons l’évaluation quinquennale du CNETE avec les ministères de l’Éducation et de l’Économie demain (jeudi). À moins d’un changement de situation, je serai là [en visioconférence].»

Expérience satisfaisante

Mme Déziel a commencé à redouter d’être porteuse du fameux coronavirus en soirée samedi dernier. C’est en effet à ce moment qu’elle a constaté qu’elle avait perdu l’odorat. Après avoir décidé par précaution de rester à la maison pendant toute la journée de dimanche, elle est allée subir un test de dépistage lundi afin d’en avoir le coeur net. Elle tient d’ailleurs à souligner le professionnalisme du personnel médical lors de ce moment plus ou moins agréable. Elle ajoute que contrairement à ce qu’ont vécu certaines personnes ayant également été testées, elle n’a pas eu à attendre trop longtemps, autant lorsqu’elle s’est présentée au centre de dépistage que pour la réception de son résultat.