Un constable spécial du palais de justice de Maniwaki a tiré sur un jeune homme de 18 ans lors d’une violente altercation.

Coups de poing et coup de feu au palais de justice de Maniwaki: deux blessés à l'hôpital

Le palais de justice de Maniwaki a été le théâtre d’une violente altercation qui a fait deux blessés graves en début d’après-midi, mercredi.

L’incident est survenu vers 13 h et implique un constable spécial du palais de justice et un jeune homme de 18 ans qui aurait été atteint à la tête par une balle. Au moins un coup de feu aurait été tiré à l’intérieur de l’édifice de la rue Notre-Dame lors de l’événement. Les deux individus ont été transportés au centre hospitalier. L’état de santé du constable était toujours inconnu en soirée. Selon les informations obtenues par Le Droit, le jeune homme se trouvait quant à lui dans le coma.

Ce sont des policiers de la Sûreté du Québec qui ont été initialement dépêchés sur place en journée, avant que le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) soit saisi de l’affaire par le ministre de la Sécurité publique. 

Huit enquêteurs du BEI étaient attendus à Maniwaki vers 21 h, mercredi soir. 

Deux techniciens en identité judiciaire du Service de police de la Ville de Montréal épaulent le BEI dans le dossier. Un vaste périmètre de sécurité avait été aménagé autour du palais de justice pour les fins de l’enquête.

Selon les premiers renseignements émis par le BEI, le jeune homme de 18 ans aurait réussi à s’emparer du bâton télescopique du constable spécial et lui aurait asséné un coup sur la tête. 

Ce dernier aurait par la suite saisi son arme à feu avant de tirer une balle vers son assaillant.

Une vidéo

Une vidéo diffusée sur Facebook par Christopher Lacaille, le cousin du jeune homme, permet de voir une partie de l’altercation en détail. Cette vidéo est devenue virale dans les minutes qui ont suivi l’incident. 

Dans les premiers instants, on aperçoit le constable spécial qui tente d’immobiliser et de maîtriser le prévenu. Il demande ensuite à un collègue de contacter la police, mais demeure plusieurs secondes, seul, aux prises avec le jeune homme. 

Visiblement en difficulté, le constable requiert l’assistance de gardiens de sécurité à proximité. On vient finalement lui offrir du renfort avant que l’échauffourée ne se déplace à l’intérieur d’un local. Le branle-bas se poursuit jusqu’à ce qu’on entende un coup de feu retentir. Des témoins horrifiés hurlent en constatant ce qui vient de se produire.

M. Lacaille, qui a été témoin de la scène et qui a filmé le tout, a confié hier soir toujours être sous le choc. « Ce n’est pas une expérience à vivre. Je n’arrête pas de penser à ça », a-t-il dit. 

Christoper Lacaille soutient que son cousin voulait aller griller une cigarette avant que la situation dégénère. 

« Il était dans une chambre pour attendre de passer devant la cour. Il a demandé super poliment aux gardes pour aller fumer une cigarette. Les gardes qui s’occupaient du transport de son transport ne voulaient pas. C’est là qu’il a décidé de se diriger vers la sortie en marchant. Les gardes l’ont intercepté et c’est là que la friction a commencé. Il a commencé à être violent et agressif », a-t-il raconté au Droit.