Plus de 95 % des travailleurs de La Voix de l’Est ont adhéré au projet de coopérative de solidarité qui a été annoncé le 7 octobre dernier.

Coopérative de solidarité de La Voix de l'Est: les travailleurs s’impliquent financièrement

Le Syndicat national des employés de La Voix de l’Est (SNEEVE) s’engage à investir 70 000 $ dans le projet de Coopérative de solidarité du journal.

Cette somme démontre le sérieux de la démarche et la volonté des travailleurs du quotidien de la rue Dufferin d’assurer la pérennité du média au-delà de la date butoir du 6 novembre, jour où le syndic en charge de la liquidation de Groupe Capitales Médias (GCM) décidera de l’identité du futur repreneur, indique Marie-Ève Martel, journaliste et présidente intérimaire du SNEEVE.

« Par cette contribution, mes collègues montrent l’exemple, dit Mme Martel. Ils ont leur travail à cœur, et ce travail est de produire un média offrant une information régionale rigoureuse et de qualité et une vitrine exceptionnelle pour nos entrepreneurs locaux. »

À ceux qui pourraient croire que les artisans des médias sont des « quêteux », Mme Martel répond que « charité bien ordonnée commence par soi-même ».

« Nous sommes d’avis que l’information locale est un bien public qui doit être soutenu par toute la communauté qu’elle sert. Les travailleuses et les travailleurs de La Voix de l’Est sont les premiers à s’investir pour s’assurer que le quotidien poursuive sa mission. Nous espérons que les citoyens, les élus, les gens d’affaires et les autres organisations du territoire de La Voix de l’Est nous soutiennent et nous encouragent dans notre démarche en y allant eux aussi d’un engagement. »

Rappelons que plus de 95 % des travailleurs de La Voix de l’Est ont adhéré au projet de coopérative, une preuve de leur sérieux à titre de repreneurs potentiels du quotidien.

« Il n’est jamais trop tard pour prendre sa destinée en main », a souligné la journaliste Isabelle Gaboriault dans l’article « Avenir de La Voix de l’Est: les employés créent une coopérative de solidarité », paru le 8 octobre. 

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Je coopère pour La Voix de l'Est

Par ailleurs, la campagne de contribution volontaire « Je coopère pour La Voix de l’Est », qui vise à soutenir financièrement le démarrage de la coopérative, se poursuit dans le but d’atteindre — voire de dépasser — l’objectif annoncé de 500 000 $ dans la grande région de Granby.

Une page Facebook du même nom a notamment été créée « et en moins de 24 h, on a eu plus de 800 abonnés », dit Marie-Ève Martel.

Les citoyens sont invités à remplir un formulaire qui les engage à contribuer au montant de leur choix. Ce montant ne leur sera réclamé que lors du démarrage des opérations de la coopérative, si cette avenue est retenue.

« Si chaque Granbyen donnait 1$, la mise du syndicat serait égalée », mentionne la journaliste et auteure de l’essai Extinction de voix: plaidoyer pour la sauvegarde de l’information régionale.

Pour plus d’informations, et pour signifier son engagement en remplissant le formulaire, visitez le site coopmonjournal.com/la-voix-de-lest. Il est également possible d’obtenir le formulaire et des précisions quant à l’initiative auprès des membres de la coopérative de La Voix de l’Est.

« Les employés de La Voix de l’Est sont plus que jamais confiants en leur avenir et veulent jouer un rôle actif dans la suite des choses », assure Mme Martel.