Un alibi vaseux et une histoire invraisemblable n’ont pas fait mordre les policiers de Gatineau à l’hameçon, dans une affaire de poursuite automobile et de faux vol de voiture.

Conduite dangereuse et faux vol de voiture: un alibi vaseux

Un alibi vaseux et une histoire invraisemblable n’ont pas fait mordre les policiers de Gatineau à l’hameçon, dans une affaire de poursuite automobile et de faux vol de voiture.

Le récit des événements a été entendu mercredi au palais de justice de Gatineau, alors que l’accusé, Bodi Batu Kapita, a plaidé coupable de conduite dangereuse et de méfait public.

Lors d’une opération de vérification de plaques d’immatriculation, le 20 janvier 2018, les policiers de Gatineau ont voulu intercepter la voiture de M. Kapita. Sa plaque d’immatriculation faisait l’objet d’une sanction, et le véhicule ne pouvait circuler sur la voie publique.

Les policiers se sont lancés aux trousses du contrevenant, qui ne s’est jamais arrêté. M. Kapita a plutôt brûlé des feux rouges et effectué des dépassements dangereux. La police a dû interrompre la poursuite, devenue trop dangereuse.

Dans la gueule du loup

Trois jours plus tard, le même individu s’est présenté au poste de police de Gatineau. Bodi Batu Kapita a eu l’idée de déclarer sa voiture comme étant volée.

En entrant son nom dans le système informatique, le policier responsable de l’accueil du poste a vu ce qui s’était passé le 20 janvier. Les policiers impliqués dans la poursuite avaient quand même réussi à prendre le numéro de la plaque en note. Celle-ci était reliée à M. Kapita.

L’automobile avait, dans les faits, été abandonnée sur une rue la veille de la visite au poste de police.

Les enquêteurs ont rencontré M. Kapita.

Son alibi consistait en une visite à Montréal, au moment où la poursuite impliquant sa voiture s’est produite à Gatineau.

Mais le suspect n’a pas pu fournir de preuve pour maintenir la version selon laquelle il était absent de la région, du 19 au 22 janvier 2018. Personne dans la métropole ne l’avait vu. Et personne ne s’est présenté au tribunal, mercredi, pour soutenir sa thèse.

L’avocate de la défense, Me Sophie Cadieux, a indiqué à la juge Anouk Desaulniers que son client se résignait à plaider coupable sur les chefs de conduite dangereuse et de méfait public (avoir fait déclencher une enquête sur un vol avec de fausses déclarations). Sa sentence sera imposée au début du mois de janvier,

En plus de la sentence à purger, l’individu doit rembourser plus de 7 000 $ en contraventions.