L’attaquant de 22 ans, Colin White, s’est entendu sur les modalités d’un nouveau contrat avec les Sénateurs mercredi. White a récolté 41 points en 71 matches à sa première saison complète dans la LNH.

Colin White s’engage à long terme avec les Sénateurs

Les Sénateurs d’Ottawa ont réglé le cas d’un de leurs piliers pour l’avenir mercredi en annonçant la mise sous contrat à long terme du centre Colin White.

Joueur autonome avec restriction, le Bostonnais de 22 ans a accepté les termes d’un pacte de six ans qui lui rapportera 28,5 millions $ au total, soit une moyenne de 4,75 M$ par saison.

« Nous sommes heureux d’avoir mis sous contrat un des joueurs que nous avons identifié comme faisant partie de notre noyau pour l’avenir, a déclaré le directeur général des Sénateurs Pierre Dorion en conférence téléphonique mercredi. Autant lui que nous sommes heureux d’en être arrivés à cette entente. »

À sa première saison complète, White a récolté 14 buts et 27 passes pour 41 points en 71 parties. Il avait écoulé la première année de son contrat d’entrée dans la LNH à sa sortie de Boston College à la fin de 2016-2017, puis il a partagé la saison suivante entre Belleville, dans la Ligue américaine, et Ottawa.

Pour « acheter » une saison où il aurait pu avoir droit à l’autonomie complète, les Sénateurs verseront 4 M$ en 2019-2020 ainsi qu’en 2020-2021 à White, 4,75 M$ lors des trois saisons suivantes et 6,25 M$ en 2024-2025. Le pacte ne comporte aucune prime reliée à la signature le 1er juillet de chaque été, contrairement à la tendance à travers le circuit Bettman. Il ne contient pas de clause de non-échange non plus.

« Je suis très heureux, les deux partis voulaient une entente à long terme dès le départ des négociations, a souligné White. Je crois vraiment en l’organisation d’Ottawa, avec le groupe de jeunes joueurs que nous avons. Je pense que c’était la chose à faire pour les Sénateurs et pour moi. Je suis fier d’être un Sénateur pour les six prochaines années. »

White ne pense pas qu’un tel contrat avec un salaire digne d’un joueur du « top 6 » va lui mettre de la pression sur les épaules.

« Mon but, c’est d’en donner plus que pour leur argent aux Sénateurs d’ici la fin de cette entente. Je ne vois pas ça comme de la pression, je peux maintenant juste me concentrer sur le hockey et tenter de m’améliorer de saison en saison... Je me suis entraîné fort tout l’été pour tenter d’améliorer certaines choses autant en offensive qu’en défensive et maintenant, j’ai hâte de me mettre au travail », a-t-il noté.

Il a eu des discussions avec le nouvel entraîneur-chef D.J. Smith et il s’attend à être de retour au poste de centre qu’il préfère, même s’il est aussi capable de jouer à l’aile droite. « J’ai joué les deux tiers de la dernière saison au centre et je m’attends à commencer là, et on verra ce qui va arriver ensuite », a dit celui qui a passé une bonne partie de la campagne entre Mark Stone et Brady Tkachuk, avant l’échange du premier à Las Vegas.

Comparé au centre des Bruins Patrice Bergeron avant d’être repêché, White a encore du chemin à faire pour être dans la classe de celui-ci. Mais Dorion pense qu’il s’est bien développé depuis sa sélection en première ronde du repêchage de 2015 (21e au total).

« Il n’a fait que gratter la surface de son potentiel. Il est un compétiteur aux deux bouts de la glace et les gens sous-estiment sa vitesse. À notre avis, il a fait de grands pas dans la bonne direction, estime-t-il. Il joue de la bonne façon et il peut jouer sur les deux unités spéciales (avantage et désavantage numérique)... Il va être capable de répondre aux attentes alors que la pression est enlevée sur lui, il pourra juste se concentrer à jouer au hockey. »

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DE BON AUGURE POUR CHABOT ET TKACHUK

La mise sous contrat de Colin White est interprétée comme un bon signe que la direction des Sénateurs tiendra la promesse du propriétaire Eugene Melnyk de dépenser pour garder ses jeunes joueurs en vue de sa fenêtre de « succès sans parallèle » entre 2021 et 2025.

Ça reste encore à voir, mais c’est certes un meilleur signe que d’obtenir Ryan Callahan contre Mike Condon dans un échange de contrats problématiques.

La grande question est de savoir comment ça sera interprété dans le vestiaire de l’équipe, par les jeunes vedettes que sont le défenseur Thomas Chabot et l’attaquant Brady Tkachuk, en particulier.

« Nous sommes tous de bons amis. Nous avons plaisir à être ensemble. Dans mon cas, je n’ai pas eu besoin d’être convaincu... Il y a plusieurs excellents joueurs de hockey dans ce groupe, a dit White à ce sujet. Je connais Brady depuis que nous sommes jeunes et nous sommes devenus de bons amis. J’espère que je vais pouvoir jouer avec lui pour très longtemps. Ce serait pas mal spécial de voir notre relation se développer encore plus. »

Le DG Pierre Dorion n’a pas trop voulu aborder le sujet, disant que c’était « la journée de Colin White ». Il lui reste encore beaucoup de temps pour passer aux dossiers de Chabot et Tkachuk, dont les contrats d’entrée de trois ans arriveront à échéance à l’été 2020 et 2021, respectivement.

« Lorsque nous irons de l’avant avec d’autres contrats, nous allons regarder à faire ce qui est le mieux pour l’organisation et nous allons espérer que des joueurs comme Colin, qui sont dans son groupe d’âge, vont être prêts à s’engager dans le succès à long terme de cette équipe », a dit l’homme de hockey d’Orléans.

« J’espère que nos partisans sont heureux que nous ayons finalisé ce genre de contrat et d’engagement », a-t-il aussi noté.

Alors que plusieurs joueurs autonomes avec restriction sont toujours sans contrat à trois semaines de l’ouverture des camps d’entraînement (Mitch Marner à Toronto, Matthew Tkachuk à Calgary, Patrick Laine à Winnipeg, Brandon Point à Tampa Bay et Mikko Rantanen au Colorado), une bonne nouvelle est que White ne fera pas la grève au camp. « J’avais dit à mon agent Kent Hugues que je voulais être ici dès le départ, ce n’était pas dans mon esprit de rater le camp d’entraînement », a dit White à ce sujet.

Le travail estival de Dorion est pas mal complet maintenant, a-t-il laissé entendre, mais il pourrait maintenant inviter un ou deux vétérans à l’essai pour le camp.