Trois-Rivières pourrait bien aligner une équipe de la Ligue ECHL affiliée aux Canadiens de Montréal dès l’automne 2020.

Club de l'ECHL affilié au Canadien: un projet sur la table à Trois-Rivières

Trois-Rivières — Séduit par ses deux visites à Trois-Rivières, l’homme d’affaires de Terre-Neuve-et-Labrador, Dean MacDonald, se rapproche de son objectif d’aligner une équipe professionnelle de hockey au nouveau Colisée, en construction au District 55. Il a confirmé qu’une lettre d’intention avait été acheminée à la Ville pour loger un club de la Ligue ECHL à l’intérieur des murs... dès l’automne 2020.

MacDonald a préféré ne pas mentionner leur nom, mais les Canadiens de Montréal forment l’organisation impliquée dans ces démarches, selon des informations obtenues par Le Nouvelliste.

Trois-Rivières (ECHL) accueillerait ainsi le club-école du Rocket de Laval (Ligue américaine), lui-même associé au Tricolore. Ça, c’est si la Ville donne son aval au projet actuellement à l’étude.

«Nous respectons le processus. Ce que je peux confirmer, c’est l’intérêt que j’ai à faire du hockey chez vous, à Trois-Rivières», a affirmé MacDonald, dans un entretien téléphonique d’une vingtaine de minutes.

«J’ai été très bien reçu lors de mes deux visites, sauf que la Ville n’a pas d’obligations envers moi. Je sais que le nouveau Colisée intéresse d’autres groupes.»

L’enveloppe budgétaire prévue pour la construction de l’amphithéâtre est de 53,6 M$. Le Colisée doit être livré à la Ville de Trois-Rivières au printemps. Quelques mois plus tard, une formation de la ECHL s’y établirait, selon le souhait de Dean MacDonald, qui a visité la capitale de la Mauricie à la fin de l’été ainsi qu’en octobre.

On l’a aussi vu à la Place Bell de Laval cet automne, aux côtés de Marc-André Bergeron. L’ex-hockeyeur professionnel a reçu le mandat par la Ville de Trois-Rivières de meubler le futur Colisée.

MacDonald dit avoir aimé ses discussions avec Bergeron. Il a même été présenté à des gens de la communauté d’affaires, qui pourraient rejoindre le Terre-Neuvien dans son projet d’une équipe professionnelle.

«Marc-André est quelqu’un de respecté dans votre communauté. Si la franchise voit le jour, je veux qu’il y soit impliqué et je pense que la Ville le désire également.»

Dans la même veine, mais sans entrer dans les détails et en s’assurant de ne pas nommer des partenaires potentiels, MacDonald réitère que son projet mise sur l’appui de la communauté d’affaires pour garantir son succès.

«La présence locale est primordiale, notamment en raison du barrage de la langue. Je veux que notre club redonne à sa communauté et au hockey mineur. Pour ça, il nous faut des gens connus en Mauricie. Trois-Rivières est une ville en croissance qui représente un bon marché pour la ligue, il y a une riche histoire de hockey. D’ailleurs, notre ligue nous appuie.»

Deux équipes? Pas de problème

Lors de sa première visite au futur Colisée en août, des rumeurs suggéraient que MacDonald magasinait un déménagement de ses Growlers de Terre-Neuve vers une autre ville. Le club-école des Maple Leafs (LNH) et des Marlies (Ligue américaine), établi à St. John’s, restera finalement au Mile One Centre, grâce à une entente survenue entre MacDonald et la Ville de St. John’s.

Au dire du principal intéressé, il n’y a aucun problème à gérer deux franchises distinctes dans la Ligue ECHL. La résolution de ce conflit entre les deux parties n’a donc pas eu d’impact sur les aspirations de MacDonald vis-à-vis le marché trifluvien.

Le Nouvelliste n’a pas été en mesure de s’entretenir avec le maire Jean Lamarche, présentement en mission économique en Europe.

Les Canadiens ont, de leur côté, répondu qu’il n’y avait pas de nouveau dans ce dossier.

«Nous sommes toujours prêts à écouter pour des projets, sauf que notre position n’a pas changé dans celui-ci. On sait que quelque chose se brasse, mais il n’y a pas eu de développement», nous a dit le vice-président principal, affaires publiques et communications, Paul Wilson.