Les tornades sont formées par un « cisaillement des vents ».

Ce que l’on sait des tornades qui ont frappé Ottawa-Gatineau

L’enquête se poursuit pour déterminer l’ampleur de la catastrophe naturelle qui a frappé Ottawa et Gatineau, vendredi. Le Droit fait le point avec un météorologue d’Environnement Canada.

Ce que les spécialistes peuvent confirmer, c’est que deux tornades distinctes se sont formées à Ottawa et à Gatineau, vendredi. La première, de catégorie F3 sur l’échelle Fujita, a soufflé des vents allant jusqu’à 265 km/h dans les secteurs de Kinburn, Dunrobin à Ottawa, ainsi que le quartier Mont-Bleu, à Gatineau. La seconde était de catégorie F2 — vents maximums de 220 km/h — s’est formée dans le quartier Arlington Woods, dans le sud d’Ottawa.

Selon le météorologue Gerald Cheng d’Environnement Canada, les tornades sont formées par un « cisaillement des vents ». Lorsque les vents viennent de nombreuses directions, une rotation peut se créer et laisser d’importants dégâts derrière.

Les tornades sont toutefois plutôt rares à cette période de l’année, surtout de cette force. Pas moins de 120 ans se sont écoulés depuis la dernière fois qu’une tornade de catégorie F3 s’est formée en Ontario, durant le mois de septembre. Ça s’est produit le 26 septembre 1898, dans la région de Niagara, selon M. Cheng.

La trajectoire exacte de ces deux désastres naturels et l’ampleur des dégâts provoqués par la tempête demeurent toutefois inconnues, explique Gerald Cheng. « On continue de travailler sur le terrain, il y a beaucoup de dommages à évaluer. On est arrivé, au moins à un classement pour les deux tornades. Il faut maintenant connaître la trajectoire pour les deux tornades, donc leur longueur et leur largeur. »

Microrafales destructrices

Le météorologue d’Environnement Canada souligne qu’en plus des tornades, des microrafales ont également causé des dommages à travers la région, notamment à Calabogie et Sharbot Lake.

Ces microrafales surviennent lorsque de l’air humide remonte dans une tempête et se trouve confronté à un front froid, explique M. Cheng. L’humidité se transforme alors en glace ou en eau, ce qui alourdit l’air qui descend très rapidement et crée des rafales lors du contact avec le sol.