Alex Boisvert-Lacroix a remporté l’or au premier 500 mètres de la saison, à Salt Lake City, en établissant son meilleur temps en carrière sur cette distance.

Boisvert-Lacroix triomphe, Dubreuil souffre

Ils ont patiné côte à côte… du moins pour un temps. Alex Boisvert-Lacroix et Laurent Dubreuil ont connu des fortunes fort différentes, vendredi, lors du premier 500 mètres de la Coupe du monde de Salt Lake City.

Boisvert-Lacroix a remporté l’épreuve de patinage de vitesse sur longue piste avec un temps de 34,15 sec, son meilleur en carrière par 15 centièmes. Le grand Sherbrookois a ainsi solidifié sa prise sur une place aux Jeux olympiques de PyeongChang. Patinant dans le même duo que son compatriote, Dubreuil a connu une sortie difficile, soldée par une blessure au pouce et une 16e position, en 34,66.

Pour le gagnant du jour, il s’agit d’une deuxième victoire consécutive sur la distance. Il s’était aussi imposé à Calgary, en fin de semaine dernière, son premier triomphe au 500 mètres.

En croisant le fil d’arrivée, vendredi, il s’est lancé dans «les plus grosses célébrations» de sa carrière, criant sa joie à plein poumon, pointant la caméra d’un air déterminé. Pourtant, il ne savait même pas qu’il était premier. Et quatre patineurs devaient encore s’élancer.

«Ma priorité, c’était de battre mon record personnel», a-t-il expliqué au Soleil. «Ce matin, quand je suis arrivé à l’ovale, je me sentais extrêmement bien. Dès mon réchauffement, je sentais que j’avais des jambes. Et au départ, j’étais relax, comme j’aime me sentir.»

Quant à Dubreuil, il s’est bizarrement foulé le pouce dès le départ lorsque sa main est passée trop près de sa jambe. «Ç’a fait mal tout de suite, ça m’a déconcentré et je n’ai jamais été capable de récupérer ensuite. Ç’a sans doute été mon pire premier virage à vie, du moins d’histoire récente», a raconté le Lévisien.

Il ignore pour l’instant si cette blessure aura des répercussions sur sa course de samedi. Mais elle en aura sans doute avant. «Je n’ai aucune force [dans le pouce] en ce moment. Je ne serai pas capable de mettre mes patins et mon skin [maillot], je vais avoir besoin d’aide», a-t-il lancé, riant un peu malgré tout. Dubreuil avait remporté la deuxième course de la saison, mais n’a pu faire mieux qu’une septième place depuis.

Exempt de sélections?

Au classement cumulatif, Boisvert-Lacroix passe de la septième à la quatrième place, tandis que Dubreuil glisse de deux rangs, au huitième échelon. Ces chiffres sont loin d’être anodins, car une place dans le top 5 à la fin du week-end leur garantirait une place aux JO sans avoir à passer par les sélections nationales, où tout peut arriver. Les deux hommes et leurs adversaires ont de nouveau rendez-vous samedi, pour le deuxième 500 mètres de la fin de semaine.

«Honnêtement, je n’ai pas ouvert le classement, je ne l’ai pas regardé», a indiqué Boisvert-Lacroix. «Je ne porte aucunement attention à ça en ce moment. Je le regarderai après ma course de demain. Je ne dois pas me donner une pression supplémentaire avec ça.»

De son côté, Alexandre St-Jean (Québec) a pris le quatrième rang du groupe B avec un temps de 34,67 sec.