Bianca Andreescu va affronter pour la première fois de sa carrière la Roumaine, Simona Halep.

Bianca Andreescu prête à affronter son idole aux Finales de la WTA

Bianca Andreescu est habituée d’affronter des joueuses qui étaient ses idoles en grandissant, après en avoir battu tant au cours de sa saison de rêve sur le circuit de la WTA.

Cette expérience lui sera utile lundi, alors que la Canadienne affrontera l’ex-no 1 mondiale, la Roumaine Simona Halep, pour la première fois aux Finales de la WTA à Shenzhen, en Chine.

Andreescu, qui est elle-même d’origine roumaine, a porté une attention particulière au jeu d’Halep ces dernières années. Elle trépigne maintenant à l’idée de pouvoir se mesurer à elle.

«J’étais super excitée, a commenté Andreescu lorsqu’elle a appris l’identité de sa première adversaire. Je me suis mesurée à de nombreuses joueuses qui étaient mes idoles en grandissant, donc je ne crois pas que je serai intimidée.

«Je crois que nous allons offrir un bon match. J’ai toujours voulu l’affronter, donc je crois que ce sera amusant.»

L’Ontarienne âgée de 19 ans, la plus jeune joueuse parmi celles inscrites aux Finales de la WTA, un tournoi de fin de saison exclusif qui regroupe les huit meilleures sur la planète, séparées en deux groupes.

Quatrième au monde - aucune joueuse canadienne n’a jamais grimpé aussi haut au classement mondial -, Andreescu évoluera au sein du groupe mauve, en compagnie de la Tchèque Karolina Pliskova (no 2), l’Ukrainienne Elina Svitolina (no 8) et Halep (no 5).

Andreescu a déjà l’ascendant sur deux joueuses de son groupe. Elle a battu Pliskova en route vers la conquête de la Coupe Rogers à Toronto en août, puis Svitolina en mars à Indian Wells, où elle a décroché son premier titre de la WTA.

«Ce sont deux des adversaires les plus coriaces que j’ai affrontées cette saison, alors j’espère que je pourrai puiser de la confiance de ces victoires, a mentionné Andreescu en entretien téléphonique de Shenzhen avec La Presse canadienne. Mais c’est un autre tournoi, dans d’autres circonstances, un environnement différent, et ce sera très différent.

«J’ai l’impression de savoir ce qui m’attend, mais nous verrons comment les choses iront.»

Andreescu a décrit Pliskova, elle aussi une ex-no 1 mondiale, comme étant une «très grosse cogneuse», dotée d’un puissant service. Svitolina, d’autre part, est davantage une «experte de la contre-attaque».

Quant à Halep, son jeu est plus mystérieux, notamment parce qu’Andreescu ne s’est jamais mesurée à elle en carrière.

«Je crois qu’elle est l’une des joueuses les plus coriaces du circuit, et je sais que ce sera difficile, a confié Andreescu. Son style de jeu est amusant à regarder, elle récupère de nombreuses balles, et son arsenal de coups est impressionnant.

«J’adore son attitude, sa persévérance, et je crois que ce sont les deux principales qualités qui la définissent.»

Andreescu entamera cependant le tournoi après avoir encaissé une rare défaite, contre Naomi Osaka en quarts de finale de l’Omnium de Chine plus tôt ce mois-ci.

Il s’agissait de la première défaite d’Andreescu - si on écarte les abandons et les retraits - en plus de six mois sur le circuit de la WTA. Certes, elle a fait mal, mais elle lui a permis de réfléchir à son parcours.

Puisque la Japonaise âgée de 22 ans fait partie de l’autre groupe à Shenzhen, Andreescu pourrait devoir l’affronter en demi-finales ou encore en finale.

Et si ça se produit, alors elle sera prête.

«Je connais maintenant son style de jeu, a d’abord évoqué Andreescu. Je vais analyser tout ça et bâtir ma stratégie en fonction de ça, et avec un peu de chance, si je la croise dans ce tournoi, alors nous offrirons tout un spectacle.»