Le Centre médical de Charlesbourg

Barrette refuse de s’engager à rouvrir le sans rendez-vous de Charlesbourg

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a refusé jeudi de s’engager à rouvrir le sans rendez-vous du Centre médical de Charlesbourg, qui aurait bien voulu bénéficier de la même dérogation accordée à la Clinique médicale Val Bélair.

Incapable de se transformer en superclinique, faute d’effectifs médicaux pour couvrir les heures élargies exigées par le programme, la Clinique médicale Val Bélair s’est vue accorder un statut temporaire de «sans rendez-vous populationnel», qui lui permet de garder budget et soutien professionnel du CIUSSS de la Capitale-Nationale pour faire fonctionner son sans rendez-vous ouvert à toute la population, avec ou sans médecin de famille.

Jeudi, Le Soleil rapportait que Le Centre médical de Charlesbourg aurait aimé bénéficier de ce genre de dérogation, le temps lui aussi de trouver de nouveaux médecins pour transformer sa clinique-réseau en superclinique, mais que ça lui avait été refusé. Sans financement, il a dû se résoudre en novembre à fermer son sans rendez-vous, qui offrait des services à quelque 38 000 patients par année. 

Le dossier s’est transporté à l’Assemblée nationale, jeudi, alors que le caquiste François Paradis a demandé au ministre Barrette s’il s’engageait à rouvrir le sans rendez-vous à Charlesbourg.

«Des milliers de patients de la couronne nord de la ville de Québec n’ont plus accès au sans rendez-vous de cette clinique qui était ouverte depuis quatre ans, sept jours sur sept, 73 heures par semaine. Les patients orphelins de Charlesbourg, Neufchâtel, Saint-Émile, Notre-Dame-des-Laurentides, Lac-Beauport et Stoneham ont perdu l’accès à des soins de proximité. […] C’est une bonne chose de maintenir le sans rendez-vous à Val-Bélair, et ce serait une bonne chose de le faire à Charlesbourg», a dit le député de Lévis pendant la période de questions.

Fidèle à lui-même, le ministre de la Santé a d’abord remercié François Paradis d’avoir noté que son gouvernement avec «bien fait les choses à Val-Bélair». 

«En bon gestionnaire, il n’en reste pas moins que nous avons l’obligation de faire en sorte que les gens que l’on finance donnent les services qui sont entendus par le contrat qui est signé, et les décisions qui ont été prises ont été prises en fonction de ce sain principe-là», a ajouté le ministre, sans préciser sa pensée. 

Puis, il a une nouvelle fois félicité la superclinique de MAclinique Lebourgneuf, qui a été annoncée en grande pompe il y a un an et qui a drainé une bonne partie des effectifs médicaux autorisés pour la région au cours des deux dernières années. 

Cette superclinique «a été ouverte avec la mission de donner 20 000 sans rendez-vous pour la clientèle non-inscrite par année», a rappelé le ministre. «Ça, c’est le niveau 1, et ils arrivent maintenant, probablement la semaine prochaine, à un niveau 3, ce qui veut dire que dans l’année, ils sont passés de 20 000 rendez-vous par année à 40 000», a-t-il salué.