Le maire Jim Watson est allé rencontrer les résidents d'Orléans lundi.

Autre tornade à Ottawa: «C’est stressant», dit le maire Watson

Les caprices de dame Nature se multiplient à Ottawa depuis septembre et le maire, Jim Watson, soutient que la répétition des désastres naturels commence à mettre une pression sur l’appareil municipal.

En point de presse mardi matin, M. Watson s’est d’abord réjoui que personne n’ait été blessé gravement par la tornade de dimanche soir, dans le secteur d’Orléans.

« Il y a des dommages à des propriétés, des arbres qui sont tombés, mais ce n’est même pas proche d’être aussi grave que l’an dernier à Nepean, et ailleurs dans la ville », souligne le maire de la capitale fédérale.

Après les tornades de septembre 2018, les inondations des dernières semaines et cette nouvelle tornade, Jim Watson croit que le poids de tous ces phénomènes naturels commence à peser lourd sur les employés de la municipalité. « C’est stressant pour les citoyens, d’abord et avant tout. C’est aussi stressant pour notre personnel qui doit travailler pendant de longues heures, il y a beaucoup de temps supplémentaire », affirme M. Watson.

À LIRE AUSSI: 

Phénomènes météorologiques violents: la fréquence «pourrait augmenter»

Ottawa: «La tornade s’est pratiquement reformée dans ma cour»

Qui dit heure supplémentaire dit généralement dépenses supplémentaires. Le maire d’Ottawa soutient que l’impact de ces coûts imprévus sera certainement calculé en millions de dollars. Un budget plus détaillé de ces dépenses devrait être présenté publiquement au début du mois de juillet.

« C’est un grand défi. On n’a pas les totaux, mais le service des finances fait une liste. Il y a beaucoup de temps supplémentaire et les coûts pour les sacs de sable et des choses comme ça », explique Jim Watson.

Lundi après-midi, le maire d’Ottawa a pris une trentaine de minutes pour visiter une rue et un parc touchés par la tornade, en compagnie du conseiller municipal d’Orléans, Matthew Luloff, et la députée provinciale d’Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde.

« Évidemment, on s’habitue à ce genre de changements climatiques, qui est un défi pour la ville. Il y a probablement une vingtaine ou une trentaine d’équipes de travailleurs municipaux à l’œuvre pour dégager les rues, aider les gens du quartier. C’est encore une opportunité pour la communauté de s’entraider », a-t-il dit lors d’une mêlée de presse à quelques mètres du parc Big Bird, dévisagé par le passage de la tornade EF1.

Le maire de la capitale fédérale soutient que ces nouveaux événements viennent défaire les arguments des climatosceptiques. 

« C’est évident que les changements climatiques sont un grand défi. Ça démontre [la tornade] que c’est vrai et réaliste. Je ne crois pas que nos allons voir moins de tempêtes comme celles-ci, on va plutôt en voir plus. [...] Il est nécessaire de construire des infrastructures plus résistantes, avec des standards plus élevés. II faut travailler avec les autres paliers de gouvernement, avoir leur appui. On a soulevé ce point lors de la réunion du caucus des grandes villes de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), vendredi dernier à Québec, en présence des trois grands partis politiques fédéraux », affirme M. Watson.

Il ajoute que la Ville ne pourra bénéficier d’aide provinciale car le programme actuel exige que la valeur des dommages soit supérieure à 3 % du budget municipal.

« Malheureusement, c’est l’un des problèmes. C’est bon pour les petites municipalités, mais les plus grandes villes ne sont pas éligibles », a précisé le maire.