Le premier ministre François Legault a compati mercredi avec les 85 travailleurs de l’usine Bombardier Transport qui seront mis à pied dans les prochaines semaines.

Au moins 25 % de contenu local dans le tramway de Québec

Pour éviter des mises à pied massives à l’usine Bombardier de La Pocatière dans l’avenir, le premier ministre François Legault assure qu’un minimum de contenu local sera exigé pour le tous les projets comprenant du matériel roulant, dont celui du tramway de Québec.

M. Legault a compati mercredi avec les 85 travailleurs de l’usine Bombardier Transport qui seront mis à pied dans les prochaines semaines. «Je trouve ça malheureux. C’est le résultat d’une mauvaise décision concernant le REM à Montréal, le train électrique, qui aurait pu avoir une exigence de contenu québécois», a-t-il soumis.

Le premier ministre croit que les travailleurs de La Pocatière ne seraient pas dans cette situation si le gouvernement libéral de Philippe Couillard avait agi autrement. «Malheureusement, le gouvernement libéral a pas exigé, de façon naïve, un minimum de contenu local, contrairement à ce que font à peu près tous les autres gouvernements dans le monde.»

M. Legault indique qu’il ne s’agit pas de privilégier une seule compagnie, Bombardier. Il rappelle que Alstom a déjà fait affaire avec les employés de l’usine de La Pocatière. Il s’agit plutôt de conserver de bons emplois au Québec.

«Je veux vous assurer qu’à l’avenir, toutes les commandes de trains, métros, tramways, il va y avoir un minimum de contenu local, qui devrait aider les employés», affirme-t-il.

Tel que prévu l’an dernier par M. Couillard, le réseau de transport structurant de la ville de Québec, qui comprend un tramway, devra être construit avec au moins 25 % de contenu canadien. «Ce sera au moins 25 % pour respecter la norme de l’entente avec l’Europe. Mais si on est capables d’exiger plus, on va exiger plus», promet M. Legault.

«La part» du fédéral

Reste maintenant au gouvernement du Québec et au gouvernement du Canada à s’entendre sur la façon de financer ce réseau de transport structurant, afin que les fonds soient débloqués. Là-dessus, M. Legault est resté campé sur ses positions. «Ça a pas de bon sens que le gouvernement fédéral accepte pas de mettre 1,2 milliard $, soit sa part.»

Rappelons que Bombardier Transport a mené une opération charme à Québec en février, afin de se positionner avantageusement pour la construction des voitures du tramway. Ce contrat pourrait fournir du boulot aux employés de Bombardier qui travaillent à La Pocatière et à Saint-Bruno.