Attention au Xanax dans les écoles

SHAWINIGAN — La Commission scolaire de l’Énergie a récemment fait parvenir «à titre préventif» une lettre aux parents afin de les aviser qu’un médicament d’ordonnance prescrit contre l’anxiété, le Xanax, a récemment fait son entrée chez les jeunes à titre de «drogue récréative».

Dans une lettre signée de la directrice adjointe de la Commission scolaire adressée tant aux parents qu’aux différents acteurs du milieu, la Commission scolaire veut attirer l’attention sur ce nouveau phénomène, car il est possible de se procurer du «Xanax contrefait», indique la lettre.

La région de Shawinigan ne fait pas exception face à ce phénomène. La Presse signalait, il y a quelques mois, que cette drogue, dont le nom générique est Alprazolam, est en augmentation marquée chez les mineurs de la Rive-Sud. Des arrestations pour la vente illégale de ce produit dans diverses écoles du Québec sont aussi survenues au cours des derniers mois.

La Commission scolaire de l’Énergie n’indique pas, dans sa lettre, qu’un problème particulier a été ciblé dans une ou des écoles de son territoire.

Elle stipule toutefois que «les services du milieu de la santé et des services sociaux ont communiqué avec nous pour nous informer que cette drogue était présente dans notre région et que certains jeunes avaient vécu des situations malheureuses.»

«Des vidéos montrant des jeunes intoxiqués, titubants et tenant un discours incohérent circulent depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux», prévient la Commission scolaire.

En plus de comporter des risques de dépendance, la drogue en question présente des «effets secondaires majeurs: étourdissements, confusion, somnolence, perte de mémoire, faiblesse musculaire et perte d’équilibre», précise la lettre selon laquelle le Xanax «peut également s’avérer extrêmement dangereux lorsqu’il est consommé avec de l’alcool ou d’autres drogues pouvant entraîner une détresse respiratoire, des vomissements, une pneumonie d’aspiration et même la mort.»

La Commission scolaire de l’Énergie précise qu’elle mettra en place «des stratégies de prévention et de sensibilisation dans les écoles secondaires en collaboration avec nos partenaires du réseau de la santé et des services sociaux.»

La lettre a été envoyée aux parents «dans le cadre d’une action préventive», souligne la directrice des communications de la Commission scolaire de l’Énergie, Renée Jobin.

«Ce sont nos partenaires du milieu de la santé et des services sociaux qui nous ont informés que cette drogue circulait et qu’il y aurait peut-être lieu d’en informer le milieu», explique-t-elle. «Il s’agit d’une opération semblable qui peut être mise de l’avant dans des situations où il y aurait une augmentation des cas de rougeole ou de grippe ou d’une autre problématique», fait valoir Mme Jobin en précisant qu’aucune entrevue ne serait accordée «car il n’y a pas lieu de commenter davantage», dit-elle.