Les photographes sont à l'affût alors qu'une fourgonnette arrive au palais de justice de Toronto, mardi matin.

Attaque à Toronto: Alek Minassian accusé de 10 meurtres

TORONTO - L’homme arrêté pour l’attaque à la camionnette mortelle survenue lundi à Toronto a été accusé de 10 chefs de meurtre au premier degré, mardi matin.

Alek Minassian, un homme de 25 ans de Richmond Hill en Ontario, fait aussi face à 13 chefs de tentative de meurtre.

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L’homme a comparu dans une salle d’audience bondée à Toronto, vêtu d’une combinaison blanche. Les seules paroles qu’il a prononcées pendant la brève audience ont été son nom.

La police a arrêté Alek Minassian moins d’une demi-heure après l’incident, survenu vers 13h30, lundi.

Les autorités ont confirmé que 10 personnes étaient mortes et 15 autres avaient été blessées dans l’attaque, dont certaines grièvement.

Le premier ministre Justin Trudeau a précisé que l’enquête sur l’incident était toujours en cours, mais qu’aucune preuve ne permettait de croire que l’attaque était liée au terrorisme.

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Le suspect de l’attaque au camion-bélier à Toronto, Alek Minassian
Vahe Minassian, le père d'Alek Minassian, est escorté par des policiers à sa sortie du palais de justice de Toronto, mardi.

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Deux Sud-Coréens et un Jordanien font partie des victimes à Toronto

Deux ressortissants sud-coréens sont parmi les dix personnes tuées dans l'attaque à la camionnette perpétrée lundi à Toronto, a annoncé une agence de presse sud-coréenne.

Selon l'agence Yonhap, il y aurait possiblement une autre victime d'origine sud-coréenne, mais les informations de l'agence se contredisent d'une langue à l'autre.

L'agence s'appuie sur les informations du ministère sud-coréen des Affaires étrangères, qui n'a pas identifié les victimes.

De son côté, l'ambassade de la Jordanie à Ottawa affirme que l'un de ses citoyens fait partie des 10 personnes tuées dans l'attaque au véhicule bélier survenue à Toronto, lundi. L'ambassade n'a pas voulu fournir davantage de détails.

Le nom et l'origine des victimes de l'attaque commençaient à sortir au compte-gouttes, mardi.

Le collège Seneca a annoncé que l'une de ses étudiantes avait été tuée, mais il n'a pas fourni d'autres détails.

Plus tôt dans la journée, le conseiller municipal de Toronto Cesar Palacio avait dévoilé l'identité d'une autre victime, lors d'une réunion du conseil à l'hôtel de ville. Il s'agit d'Anne Marie D'Amico.

M. Palacio dit avoir communiqué avec les parents de Mme D'Amico, qui résident dans son district.

Le président d'Invesco Canada, une entreprise située près du lieu de l'incident, a de son côté transmis un communiqué indiquant que l'une de ses employés avait péri dans l'attaque. L'entreprise ne confirme pas l'identité de l'employée, mais il s'agirait de Mme D'Amico.

Peter Intraligi indique que l'entreprise transmet «ses pensées et ses prières» à «toutes les personnes touchées par cet événement tragique». L'entreprise avait auparavant diffusé un communiqué indiquant que deux de ses employés avaient été touchés.

«Je peux maintenant confirmer que, malheureusement, l'une de nos employés a succombé à ses blessures», note le communiqué.

«Par respect pour elle et pour sa famille, nous n'allons faire aucun autre commentaire.»

Tennis Canada a de son côté confirmé la mort d'un «membre de sa famille élargie». Anne-Marie D'Amico travaillait à la Coupe Rogers depuis l'âge de 12 ans.

«En 2016, Anne-Marie a été élue bénévole de l'année. Elle souriait toujours, avait le plus grand c?ur et faisait toujours passer les besoins des autres avant les siens», lit-on dans un communiqué publié sur le site internet de l'organisme.

L'organisme caritatif musulman DawaNet, qui avait aidé à collecter plus de 800 000 $ pour les victimes de l'attentat dans la mosquée de Québec, a par ailleurs lancé une page pour aider les personnes touchées par l'attaque à Toronto.

La campagne, qui s'est fixé un objectif d'un million de dollars, avait récolté plus de 85 000 $ en date de mardi après-midi.

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Des bougies, des fleurs et des messages de soutien ont été laissés, mardi matin, sur les lieux de l’attaque à la camionnette.

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Toronto en deuil

Des bougies, des fleurs et des messages de soutien ont été laissés, mardi matin, sur les lieux de l’attaque à la camionnette.

Les objets sont placés sur le côté est de la rue Yonge, près de l’avenue Finch, où l’incident mortel a eu lieu lundi après-midi.

En conférence de presse lundi soir, le chef de la police de la métropole, Mark Saunders, a déclaré que le geste du suspect semblait «assurément» délibéré. Il ne s’est pas davantage avancé sur ses motifs, mais il a souligné que toutes les pistes étaient sur la table à ce point-ci de l’enquête.

Aras Reisn, qui habite près des lieux de l’incident, a raconté qu’un membre de sa famille lui avait dit qu’une personne avait été heurtée devant leur condo.

«J’ai regardé par la fenêtre et j’ai vu une personne s’effondrer, a-t-il expliqué. J’ai une formation en premiers soins, donc la première chose que j’ai faite a été de mettre mes gants et de sortir dehors pour offrir mon aide.»

Il ajoute qu’il n’a remarqué que d’autres personnes avaient été blessées que lorsqu’il a commencé à s’occuper de l’homme blessé devant chez lui.

«Je prie les Canadiens de suivre une formation en premiers soins, vous ne pouvez jamais savoir à quel moment vous en aurez besoin, lance-t-il. Plus nous avons de gens (formés), plus vous risquez de pouvoir aider un membre de votre communauté, votre propre famille et vos amis.»

L’hôpital Sunnybrook, qui avait déclaré lundi soir qu’il traitait cinq patients dans un état critique, deux dans un état grave et une dans un état stable, a précisé que l’état de ces victimes demeurait inchangé, tôt mardi.