Environ une semaine après l’incident, vraisemblablement provoqué par un courriel malicieux envoyé à un employé, Artopex fonctionnerait à 95 % de ses capacités.

Artopex victime de pirates informatiques

Quatre des cinq usines québécoises du fabricant de meubles Artopex, l’un des plus gros joueurs dans le marché du mobilier de bureau, ont été temporairement paralysées par une attaque de pirates informatiques qui ont pris leurs données en otage.

Le président de l’entreprise établie à Granby, Daniel Pelletier, a confirmé à La Presse canadienne que le virus informatique a infiltré les systèmes des usines situées à Granby, Sherbrooke et Laval, le 19 septembre dernier.

D’après M. Pelletier, la production a été affectée durant une période d’environ 48 heures, mais il soutient que seules quelques commandes ont souffert du ralentissement des activités.

« On avait déjà préparé un plan de contingence en cas d’attaque informatique, alors on a réussi à repartir nos affaires », explique le patron d’Artopex, qui compte plus de 740 employés et figure au palmarès des 50 entreprises les mieux gérées au Canada depuis 11 ans.

Le président d’Artopex, Daniel Pelletier, a confirmé que le virus informatique a infiltré les systèmes des usines situées à Granby, Sherbrooke et Laval, le 19 septembre dernier.

L’entreprise n’est jamais entrée en communication avec les fraudeurs, assure M. Pelletier. « La demande de rançon vient si tu veux faire décrypter tes données, mais on a déployé notre plan », décrit l’homme d’affaires. La tentative de fraude a rapidement été dénoncée auprès des autorités policières et du Centre antifraude du Canada.

Une vaste opération de nettoyage de l’ensemble des serveurs et de remise en fonction des données sauvegardées a cependant été nécessaire avant que les activités puissent reprendre.

« Quand ça arrive, il faut s’assurer que tout le système n’est pas contaminé. Après, on n’a pas le choix de procéder à un nettoyage du système. On ne peut pas prendre de chance », mentionne Daniel Pelletier.

Environ une semaine après l’incident, vraisemblablement provoqué par un courriel malicieux envoyé à un employé, Artopex fonctionnerait à 95 % de ses capacités, aux dires de son plus haut dirigeant.

L’entreprise soutient par ailleurs ne pas s’être fait voler d’informations. Des renseignements confidentiels sur ses employés et ses clients auraient pu tomber en de mauvaises mains, mais la compagnie dit être certaine que rien n’a été dérobé.

Il s’agirait de la toute première expérience du genre pour l’entreprise familiale fondée en 1980.