Amosi Niyonkuru avait fait le pitre à sa sortie du palais de justice de Trois-Rivières en juillet.

Amosi Niyonkuru reste détenu

TROIS-RIVIÈRES — Amosi Niyonkuru, cet individu qui aurait commis un délit de fuite mortel à Trois-Rivières le 19 juillet dernier, devra revenir en cour le 6 septembre prochain afin de subir son enquête sur détention et demeurera détenu d’ici là.

L’homme de 21 ans vivant à Drummondville était de retour au palais de justice de Trois-Rivières, vendredi avant-midi, après avoir été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi dernier pour bris de condition. Des policiers de la Sûreté du Québec l’avaient en effet intercepté sur la rue Marchand à Drummondville car il aurait omis de respecter son couvre-feu.

Ce sont des informations reçues du public qui ont permis aux policiers de procéder à son arrestation. Il a comparu le lendemain au palais de justice de Drummondville.

Le jeune homme fait face à des accusations sérieuses en lien avec un délit de fuite qui a causé la mort de Jeannot Beaupré, 63 ans, dans le secteur de la côte Plouffe.

Rappelons qu’un policier qui circulait à pied aurait tenté de parler au jeune homme qui se trouvait dans son véhicule après avoir constaté que les frais d’immatriculation de ce dernier étaient impayés. Le jeune conducteur aurait alors pris la fuite en roulant à une vitesse estimée à 100 km/h, Il aurait par la suite percuté le véhicule de la victime ainsi que d’autres véhicules à l’intersection de la côte Plouffe et de la rue Sainte-Marguerite.

Il avait été remis en liberté sous conditions Ie 23 juillet. Il s’était notamment engagé pour un montant de 10 000 $ sans dépôt. Son père avait lui aussi accepté de fournir une garantie de 5000 $ sans dépôt. Il s’agit de sommes d’argent qui pourraient être saisies s’il est déclaré coupable. Parmi les autres conditions, il lui était interdit de conduire un véhicule, de quitter le Québec et il devait poursuivre ses cours de francisation puisqu’il parle le kirundi, un dialecte de l’Afrique de l’Est. L’accusé n’a en outre pas le droit d’entrer en contact avec des témoins potentiels et les membres de la famille de Jeannot Beaupré. Enfin, il devait demeurer au domicile familial à Drummondville et y respecter un couvre-feu entre 22 h et 6 h le matin.

Fait à noter, Niyonkuru avait souri et fait des signes de contentement aux caméras et journalistes qui l’attendaient à sa sortie du palais de justice.