Amosi Niyonkuru fait face à des accusations en lien avec un délit de fuite qui a causé la mort d’un sexagénaire en juillet dernier.

Amosi Niyonkuru arrêté pour bris de conditions

TROIS-RIVIÈRES — Un mois après le délit de fuite mortel qu’il aurait commis à Trois-Rivières, Amosi Niyonkuru, vient d’être arrêté une nouvelle fois dans le cadre de sa liberté sous conditions.

Dans la nuit du 19 au 20 août dernier, vers minuit, le Drummondvillois de 21 ans a en effet été intercepté sur la rue Marchand par des policiers de la Sûreté du Québec à Drummondville pour un bris de conditions. Il aurait omis de respecter son couvre-feu.

Ce sont des informations reçues du public qui ont conduit les forces de l’ordre vers lui. Il a donc comparu le lendemain au palais de justice de Drummondville.

Le ministère public s’est évidemment opposé à sa remise en liberté. Il sera ramené au palais de justice de Trois-Rivières le 24 août en lien avec cette nouvelle infraction.

On sait que le jeune homme fait face à des accusations sérieuses en lien avec un délit de fuite qui a causé la mort de Jeannot Beaupré, 63 ans, au pied de la côte Plouffe le 19 juillet.

Selon les premières constatations, un policier à pied aurait tenté de parler au jeune homme qui se trouvait dans son véhicule, après avoir détecté une plaque d’immatriculation impayée. Le jeune homme aurait alors fui les lieux et roulé à une vitesse estimée à 100 km/h, avant de percuter le véhicule de la victime ainsi que d’autres véhicules à l’intersection de la côte Plouffe et de la rue Sainte-Marguerite.

Le 23 juillet, il avait cependant pu reprendre sa liberté, mais avec de sévères conditions. Il s’était engagé pour un montant de 10 000 $ sans dépôt. Son père avait lui aussi accepté de fournir une garantie de 5000$ sans dépôt.

Il s’agit de sommes d’argent qui pourraient être saisies s’il est déclaré coupable.

Parmi les autres conditions, il lui était interdit de conduire un véhicule, de quitter le Québec et il devait poursuivre ses cours de francisation puisqu’il parle le Kirundi, un dialecte de l’Afrique de l’Est.

L’accusé n’a en outre pas le droit d’entrer en contact avec des témoins potentiels et les membres de la famille de Jeannot Beaupré. Enfin, il devait demeurer au domicile familial à Drummondville et y respecter un couvre-feu entre 22 h et 6 h le matin.

On se rappellera aussi qu’à sa sortie du palais de justice, Niyonkuru avait souri et fait des signes de contentement aux caméras et journalistes qui l’attendaient.