Pour le moment, Nacime Kouddar est accusé de négligence criminelle causant des lésions corporelles alors qu’il conduisait un véhicule, de voies de fait armées, de voies de fait graves et de délit de fuite causant des lésions.
Pour le moment, Nacime Kouddar est accusé de négligence criminelle causant des lésions corporelles alors qu’il conduisait un véhicule, de voies de fait armées, de voies de fait graves et de délit de fuite causant des lésions.

Altercation mortelle au Walmart: de nouvelles accusations possibles contre Nacime Kouddar

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
La possibilité que de nouvelles accusations soient déposées contre Nacime Kouddar, impliqué dans l’altercation mortelle du Walmart des Galeries 4-Saisons à Sherbrooke, a entraîné le report de l’audition de la requête pour modification de ses conditions de remise en liberté.

L’individu de 25 ans de Mascouche est accusé à la suite de l’altercation avec un agent de sécurité qui s’est déroulé dans le stationnement des Galeries 4-Saisons en avril dernier.

À lire aussi: L’agent de sécurité impliqué dans l'altercation au Walmart est décédé

Nacime Kouddar demandera une révision de ses conditions

L’agent de sécurité victime dans cette affaire, Philippe Jean, est décédé la semaine dernière après avoir passé près de cinq mois dans le coma.

« Avec les faits nouveaux, des décisions devront être prises à la suite des négociations avec la poursuite », a expliqué l’avocate de la défense Me Kim Dingman.

Pour le moment, Nacime Kouddar est accusé de négligence criminelle causant des lésions corporelles alors qu’il conduisait un véhicule, de voies de fait armées, de voies de fait graves et de délit de fuite causant des lésions.

« J’ai vu qu’il y avait des développements dans ce dossier. Je constate aussi que monsieur ne travaille pas parce qu’il n’a pas de permis de conduire », a mentionné le juge Martin Bureau de la Cour supérieure.

Le juge Bureau a accepté, lundi au palais de justice de Sherbrooke, de remettre le dossier à une date qui sera déterminée lorsque des décisions seront prises relativement au dépôt des nouvelles accusations.

« Compte tenu des événements survenus récemment, j’accepte votre demande de remise », indique le juge Bureau.

Événement capté sur caméra

Philippe Jean, père de cinq enfants, se trouvait dans le coma depuis l’altercation du 4 avril 2020.

Il est décédé dans la nuit du 19 au 20 août dernier.

Une description des images vidéo de la caméra de surveillance du Walmart et le témoignage d’un témoin de la scène ont apporté un éclairage plus complet de l’événement où l’agent de sécurité a subi les graves blessures qui ont mené à son décès.

Sur les images vidéo captées le 4 avril dernier, on voit l’agent de sécurité partir en véhicule pour rattraper celui de Nacime Kouddar.

Il se dirige ensuite vers le véhicule de Nacime Kouddar où il assène des coups sur le capot et le pare-brise.

C’est par la suite qu’il se retrouve sur le capot et que des mouvements sont réalisés par Nacime Kouddar pour qu’il tombe au sol.

Cet élément vidéo, tout comme l’ensemble de la preuve, n’est pas public pour le moment avant la tenue du procès de Nacime Kouddar.

L’individu de 25 ans a été accusé à la suite de cette altercation survenue au début du confinement lié à la pandémie de la COVID-19.

Manque de juge

Le juge Bureau a informé l’avocate de la défense et la procureure aux poursuites criminelles Me Gabrielle Cloutier que deux juges en moins siégeront à la Cour supérieure dans le district judiciaire de Saint-François au cours des prochains jours.

Il a rappelé que son poste vacant depuis deux ans n’avait toujours pas été pourvu.

Le juge François Tôth de la Cour supérieure a aussi annoncé qu’il allait se retirer de ses fonctions le 1er septembre prochain.

« À partir de la semaine prochaine, il y aura deux juges en moins », a prévenu le juge Bureau.

C’est au ministre de la Justice du Canada, David Lametti, que revient la prérogative de nommer les juges de la Cour supérieure et de combler ainsi les postes vacants dans les divers districts judiciaires.

En plus des postes vacants des juges Bureau et Tôth, s’ajoutent les retraites des juges surnuméraires Paul-Marcel Bellavance et Yves Tardif qui ont atteint les critères obligatoires de retrait du banc pour les juges de la Cour supérieure.