Le jeune homme de 18 ans impliqué dans l’altercation avec un constable spécial, mardi soir à Maniwaki, est dans le coma, mais dans un état stable, à l’Hôpital de Hull.

Altercation à Maniwaki : la jeune victime s’accroche à la vie

La vie du jeune homme de 18 ans atteint par balle mercredi au palais de justice de Maniwaki ne serait pas en danger, selon ce qu’a rapporté son cousin qui a filmé la scène de l’altercation avec un constable spécial.

Le projectile a atteint l’homme à la tête, mais son cerveau n’a heureusement pas été touché, selon ses proches.

La bagarre aurait débuté lorsque le prévenu s’est vu refuser sa demande de fumer une cigarette avant de passer en cour.

Selon les premiers renseignements émis par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) mercredi, le prévenu aurait réussi à s’emparer du bâton télescopique du constable spécial et lui aurait asséné un coup sur la tête. Ce dernier aurait par la suite saisi son arme à feu avant de tirer un coup de feu vers son assaillant.

Le constable spécial a été blessé à la tête et a reçu des points de suture, a précisé le président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec (SCSGQ), Franck Perales.

« Il a eu son congé de l’hôpital mercredi. Il est en repos. Bien sûr, il est affecté par tout ça », a indiqué M. Perales.

Le BEI a terminé son enquête de la scène vers 5 h 35, jeudi matin. Les huit enquêteurs qui ont été dépêchés sur les lieux ont poursuivi leur travail à Maniwaki jeudi pour continuer d’examiner les faits et pour rencontrer d’autres témoins.

Propos menaçants

Le cousin de la victime a tourné les images de l’altercation, et a déposé la vidéo sur son compte Facebook mercredi à 14 h 20, soit moins de deux heures après les événements. 

Les images avaient été visionnées plus de 1,7 million de fois sur son compte en fin d’après-midi, jeudi. 

La vidéo avait été partagée plus de 41 700 fois et a suscité plus de 23 800 commentaires.

Les réseaux sociaux se sont enflammés à la suite de la diffusion des images de la bagarre, et plusieurs internautes ont proféré des menaces à l’endroit du constable spécial.

La ministre de la Justice et députée de la circonscription où se trouve Maniwaki, Stéphanie Vallée, a appelé à la retenue.

« Une menace et des propos violents exposent la personne qui en est l’auteur à des conséquences, potentiellement des poursuites de nature criminelle », a précisé la députée/ministre de Gatineau.

« On a vu dans le passé que des gens, en raison de leurs menaces sur les réseaux sociaux, ont été arrêtés et accusés de menaces, et ont dû faire face à la justice », a continué la ministre Vallée. « On ne répond pas à la violence par la violence », a-t-elle tenu à souligner.

Afin de respecter Loi sur les jeunes contrevenants, Le Droit a décidé de protéger l’identité du jeune homme de 18 ans dans le dossier du palais de justice de Maniwaki. Même si l’individu était majeur au moment des événements qui se sont déroulés mercredi, celui-ci était présent au palais de justice afin de comparaître dans un dossier relié à la Chambre de la jeunesse, nous a confirmé le ministère de la Justice du Québec. Or, en vertu de l’article 110 de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, il est interdit de publier le nom d’un adolescent ou tout autre renseignement de nature à révéler qu’il a fait l’objet de mesures prises sous le régime de la présente loi.