Le nouveau terminal de l'Aéroport international Jean-Lesage a été inauguré jeudi.

Aéroport de Québec: nouveau terminal cherche commerces

À terme, la direction de l’Aéroport international Jean-Lesage espère avoir «entre cinq et six commerces» dans ses nouvelles infrastructures, dont la facture atteindra 277 millions $. Jeudi, à l’inauguration officielle de son nouveau terminal, le président a annoncé l’arrivée pour juillet 2018 de la bannière Starbucks et il a également réitéré son objectif d’ouvrir un nouveau bistro dans la zone d’embarquement.

Pour l’heure, le Groupe Nourcy a confirmé ouvrir un restaurant dans la zone publique ainsi qu’un comptoir-bar dans la zone sécurité. L’entreprise International Currency Exchange (ICE) continuera d’exploiter deux comptoirs de devises. La compagnie Aer Rianta International (ARI) occupera la boutique hors taxes et Paradies Lagardère Travel Retail (Relay) sera également locataire.

Le Tim Hortons devrait quitter l’endroit en janvier 2019, en raison de la fin de son bail.

Le nouveau terminal accueillera ses premiers voyageurs internationaux dès le 11 décembre.

Après trois ans de travaux, la direction de l’aéroport a levé le voile jeudi sur son nouveau terminal. Ce dernier accueillera ses premiers voyageurs internationaux dès le 11 décembre. 

Le nouveau bâtiment a été conçu avec une approche durable avec entre autres la mise à profit de la géothermie et d’un système de récupération de chaleur. Il est également à la fine pointe de la technologie avec des bornes de dédouanement automatisées (14), des bornes d’enregistrement libre-service (36) et des stations de recharge pour les téléphones. 

La direction de l'aéroport a opté pour un design de nordicité pour son nouveau terminal.

«C’est un grand jour pour moi et mon équipe. Nous avons travaillé durant huit ans sur ce projet. [...] Nous offrons maintenant aux passagers un meilleur accès et plus de flexibilité», note le président et chef de la direction, Gaëtan Gagné, indiquant avoir opté pour un design de nordicité. Le comptoir-bar de Nourcy a notamment la forme d’un glacier et il est surplombé d’une rose des vents numérique. 

La prochaine phase du chantier, dont la facture atteindra 35 millions $, consistera à la réfection de l’ancien terminal international. Elle se terminera en début 2019. Entre-temps, les deux établissements seront reliés par une passerelle. Le point de fouille demeura dans l’ancien terminal jusqu’en 2019.

Le gouvernement du Québec et du Canada ont investi 50 millions $ chacun dans l’aventure.

Des bornes de dédouanement automatisées sont installées dans le nouveau terminal.

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DEUX POINTS

  • Fin des formulaires papier

Avec l’augmentation des bornes de dédouanement automatisées — à terme il y en aura 51 —, l’Aéroport international Jean-Lesage affirme que les passagers ne rempliront plus de déclaration papier dans les avions. Les formulaires seront électroniques, par exemple, à partir d’un cellulaire. Le voyageur n’aura par la suite qu’à scanner son appareil sur une borne de dédouanement. Si la personne ne possède pas d’appareil, elle pourra remplir manuellement sa déclaration à partir des bornes installées dans le terminal.

  • Centre de prédédouanement 

Dans son développement, l’Aéroport international Jean-Lesage a prévu un espace pour accueillir le centre de prédédouanement américain. Il sera adjacent au bâtiment. La direction de l’établissement espère commencer les travaux en 2019. «À l’heure actuelle, nous avons une entente. [...] Le gouvernement canadien a plusieurs législations à modifier au niveau de la sécurité. C’est en cours, c’est au Sénat. Le projet est approuvé en soi. Il doit être ratifié par les membres du Sénat. On s’attend que la loi soit approuvée d’ici Noël. L’étape suivante, c’est la réglementation et les exigences gouvernementales canadiennes pour le projet», explique le président et chef de la direction, Gaëtan Gagné.

La direction de l'aéroport espère avoir entre cinq et six commerces dans ses nouvelles installations.

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EN CHIFFRES

  • 277 millions $ d’investissements
  • 550 000 heures travaillées au chantier depuis 2015
  • 3000 travailleurs 
  • 1300 tonnes de structure d’acier
  • 43 kilomètres de tuyauterie radiante, soit près de cinq fois la hauteur du mont Everest
Le terminal est à la fine pointe de la technologie.

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