Ado blessée à Montmagny: prison de fin de semaine pour de la rage au volant

Un automobiliste qui avait fauché une jeune adolescente de Montmagny au cours d’un épisode de rage au volant écope d’une peine de 90 jours à purger les fins de semaine.

Le 12 avril 2016, Jean-Claude Raymond, 54 ans, roule sur la Montée Saint-François à Montmagny, peu après 16h.

Un automobiliste impatient tente de le dépasser alors que la signalisation l’interdit. Irrité, Raymond lui bloque la route rageusement et, pour ce faire, va rouler jusqu’à 97 kmh.

L’automobiliste pressé doit retraiter en voyant un autre véhicule arriver en sens inverse. 

Son véhicule et celui de Jean-Claude Raymond entrent en collision dans la manoeuvre. Raymond perd la maîtrise de sa voiture, déborde sur l’accotement et percute une adolescente de 13 ans qui rentrait de l’école à pied.

La jeune fille, gravement blessée, est transportée en ambulance à l’hôpital local. Des médecins doivent la traiter pour des fractures au fémur et à l’épaule. 

Elle sera hospitalisée une semaine et manquera un mois d’école. L’adolescente doit dire adieu aux sports pour plusieurs mois. 

Deux ans plus tard, la jeune fille est assise dans la salle d’audience, encadrée par ses parents. Elle doit toujours subir des tests pour une masse résiduelle à la jambe.

«Geste irréfléchi aux conséquences graves»

Jean-Claude Raymond a plaidé coupable à une infraction de négligence criminelle causant des lésions corporelles, une accusation aussi grave que la conduite dangereuse.

La victime entend la défense réclamer une absolution conditionnelle. La Couronne évalue elle que le conducteur devrait purger une peine de détention ferme de huit à 12 mois.

Jean-Claude Raymond, qui a un seul antécédent judiciaire, montre des remords sincères et présente un faible risque de récidive, ont évalué les agents de probation.

Reste que «sa frustration l’a amené à commettre un geste irréfléchi aux conséquences graves», note le juge Jean Asselin de la Cour du Québec. La rage au volant ne saurait être tolérée dans notre société, ajoute le juge Asselin.

Le juge refuse l’absolution et imposera au conducteur une peine de 90 jours à purger les fins de semaine. Jean-Claude Raymond devra faire un don de 2000$, dont 1500$ à l’adolescente, et faire 75 heures de travaux communautaires. 

Il lui sera interdit de conduire pendant 12 mois. La période d’interdiction aurait été plus longue si un service de transport en commun existait dans la région de Saint-Fabien-de-Panet où vit le contrevenant.