Accusé de viol, un ado brise encore ses conditions

Libéré après avoir été bien averti par une juge de respecter ses conditions de remise en liberté qu’il venait d’enfreindre, un adolescent impliqué dans les affaires d’agression sexuelle en groupe à Sherbrooke se retrouve en garde fermée au Centre jeunesse de l’Estrie pour avoir brisé à nouveau ces conditions.

L’adolescent de 16 ans a été amené, lundi, devant la juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec pour comparaître sur un bris de condition, soit d’avoir enfreint son couvre-feu.

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L’individu a été arrêté vers 2 h dans la nuit de samedi à dimanche alors qu’il flânait sur la rue Assomption dans l’est de Sherbrooke. Le problème, c’est qu’il était soumis à un couvre-feu et devait se trouver chez lui entre 22 h et 7 h.

Cette fois, la procureure aux poursuites criminelles Me Joanie Trudel s’est opposée à sa remise en liberté.

L’avocate de la défense Me Mélissa Gilbert a remis le dossier à mercredi prochain pour la tenue de l’enquête sur remise en liberté.

Le 26 avril dernier, ce même adolescent avait été arrêté au palais de justice de Sherbrooke alors qu’il discutait avec ses amis avec qui il s’était engagé à ne pas communiquer.

La juge Gagnon s’était assurée qu’il avait bien compris les conditions en l’enjoignant de les prendre au sérieux.

Rappelons que six individus, dont un adulte, ont été accusés relativement à trois affaires d’agression sexuelle en groupe sur des adolescentes survenues en 2017.

Certains accusés doivent aussi répondre d’accusations en lien avec des menaces et de l’intimidation à l’endroit de certaines victimes alléguées.

Les avocats du seul accusé adulte, Dugheb Blessing, poursuivent leur analyse de la preuve.

Dugbeh Blessing et un autre individu de 19 ans tenteront d’être remis en liberté mardi après-midi dans ce dossier.

Tous les adolescents, dont celui arrêté cette fin de semaine, avaient été libérés sous conditions. Ils doivent cependant respecter de nombreuses conditions dont ne pas communiquer entre eux ou avec les victimes alléguées, ne pas faire allusion à cette affaire sur les médias sociaux et respecter un couvre-feu.