Michel Pronovost doit faire face à des accusations de contacts sexuels sur une fillette de quatre ans.

Accusé d'avoir abusé d’une fillette de 4 ans

Shawinigan — Michel Pronovost, un individu de Shawinigan qui doit faire face à des accusations de contacts sexuels sur une personne de moins de 16 ans, était de retour au palais de justice de Shawinigan vendredi. Alors que la famille de sa présumée victime s’attendait à ce qu’il enregistre un plaidoyer, la cause a une nouvelle fois été reportée, au désespoir de cette famille qui attend depuis plus de trois ans un dénouement dans ce dossier.

L’homme est accusé relativement à des gestes qui auraient été posés à l’endroit d’une fillette de seulement quatre ans. À ce stade-ci des procédures, les faits reprochés à l’individu n’ont pas encore été tous détaillés. L’individu n’a pas encore enregistré de plaidoyer, les avocats des deux parties ayant indiqué au tribunal devoir encore avoir des discussions dans ce dossier.

La plainte relativement à ces présumées agressions a été déposée auprès de la Sûreté du Québec en avril 2015. Depuis, les procédures se sont multipliées devant les tribunaux, relate un proche de la jeune présumée victime, qu’on ne peut identifier afin de protéger l’identité de la fillette.

«On nous avait appelés et on nous avait indiqué qu’il plaiderait coupable aujourd’hui. Et malheureusement, on se rend compte que les parties n’ont pas l’air d’avoir discuté entre eux. C’est dommage parce qu’on se présente ici avec la famille, on a hâte que ça finisse. Depuis le 29 avril 2015 que cette histoire dure. On est rendu en 2018 et il n’y a rien qui bouge», déplore ce proche.

La jeune fille, aujourd’hui âgée de sept ans doit consulter fréquemment un psychologue pour tenter de traverser cette épreuve, confie l’homme. «Aujourd’hui, elle a encore des pertes de conscience. Ça arrive régulièrement. Le niveau de stress et d’anxiété est tellement élevé. Le choc post-traumatique est toujours présent», indique-t-il.

Pour l’instant, Michel Pronovost, qui est représenté par Me Serge Milette, doit respecter certaines conditions, dont celle de ne pas entrer en communication avec sa présumée victime, de ne pas se rendre à son domicile et de ne pas posséder d’armes à feu. Toutefois, il ne lui est pas encore interdit de se trouver en présence de personnes mineures, étant donné qu’il n’a ni plaidé coupable ni été reconnu coupable par le tribunal. Des conditions que la famille de la présumée victime trouve insuffisantes.

«Par rapport avec les gestes qui ont été posés vis-à-vis d’un enfant, il ne devrait pas être en contact avec les enfants, aucunement. Il y a un danger», croit le proche de la jeune présumée victime.

La cause a été reportée au 14 décembre prochain.