Christian Darrosé et sa Citroën Trèfle de 1923

8000 km en Citroën pour parler de l'AVC

Le français Christian Darrosé parcourt 8000 km à travers le Canada à bord d’une Citroën Trèfle de 1923 pour sensibiliser les Canadiens aux accidents vasculaires cérébraux (AVC). Parti de Vancouver le 8 juin, il doit rejoindre St-John’s (Terre-Neuve) le 24 août, après un périple de 78 jours et 68 villes visitées.

Rencontrés au Marché du Vieux-Port pour l’étape de Québec, Christian Darrosé et sa Citroën des années 20 ne passent pas inaperçus. Au moment du passage du Soleil, samedi matin, plusieurs personnes s’arrêtaient pour regarder l’automobile. Un bon moyen pour engager la conversation sur une cause qui lui tient à coeur, l’AVC. En effet, Christian Darrosé a perdu sa mère et son frère des suites d’un AVC. 

Depuis plusieurs années, M. Darrosé, qui est marié à une Québécoise, rêvait de traverser le Canada. Le décès de sa mère et de son frère lui ont donné l’idée de faire ce périple en parlant d’une maladie qui n’est pas toujours très connue par les gens, même si celle-ci atteint 150 000 personnes par année en France, soit une toutes les quatre minutes, et 82 700 au Canada, soit une toutes les 6,5 minutes.

«C’est un fléau qui monte en puissance dans le monde entier. Il y a un AVC toutes les cinq secondes dans le monde. Il faut faire quelque chose», mentionne-t-il.

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Il fonde alors l’association Je roule pour l’AVC. Artisan contrôleur technique automobile en France, il a fait une première tournée en 2017 dans son département, les Landes, pour partager son histoire et sensibiliser la population à mieux reconnaître les signes d’un AVC avant d’entamer son périple au Canada.

«J’aimerais que tous les Canadiens sachent reconnaître les signes annonciateurs d’un AVC, sourire qui s’affaisse, incapacité à lever un bras, trouble de la parole. Plus rapidement la personne est prise en charge, moins il y a de risques de séquelles», explique-t-il.

Pas seulement les hommes et les personnes en mauvaise santé

Les femmes sont particulièrement à risque. Il s’agit de la première cause de décès en France et la deuxième au Canada. La Fondation canadienne des maladies du coeur et de l’AVC reproche d’ailleurs au gouvernement de ne pas faire assez de recherches pour les femmes. 

«Cette année, on a fait notre campagne je vois ROUGE, pour sensibiliser le manque de recherches chez la femme côté cardiaque et AVC. Les recherches sont faites particulièrement chez les hommes plus âgés et les données qu’on retrouve sont difficilement applicables chez la femme», déplore Mme Dumais.

À son retour en France, Christian Darrosé ira d’ailleurs à la rencontre des élèves du secondaire pour leur parler des risques de combiner pilule et cigarette. «Le mélange tabac-pilule multiplie les facteurs de risque par 10», indique-t-il.

Une personne avec des problèmes de santé comme l’embonpoint, l’hypertension, la cigarette, l’alcool, l’arythmie cardiaque, le cholestérol, le diabète et la sédentarité, est à risque d’avoir un accident vasculaire cérébrale, mais pas seulement. Une personne sportive, en bonne santé avec de saines habitudes de vie peut aussi faire un AVC. 

«Ça peut toucher n’importe qui à n’importe quel âge. Les saines habitudes de vie aident, mais personne n’est à l’abri. Parfois, c’est juste la malchance», souligne Dominique Dumais, coordonnatrice jeunesse à la Fondation des maladies du coeur et de l’AVC.

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