Le ministre de la Famille Luc Fortin a fait l’annonce d’un investissement de 29,3 millions de dollars pour favoriser l’égalité des chances chez les tout-petits. De gauche à droite: Marie-Josée Lapratte, directrice aux programmes, est du Canada, Club des petits déjeuners; Pierre Giguère, député de Saint-Maurice; Marc H. Plante, député de Maskinongé; Julie Boulet, députée de Laviolette; Luc Fortin, ministre de la Famille et député de Sherbrooke; Pierre-Michel Auger, député de Champlain; Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières et Francine Lessard, directrice générale du Conseil québécois des services éducatifs à la petite enfance.

29,3 millions $ pour les tout-petits

TROIS-RIVIÈRES — Le gouvernement du Québec investira 29,3 millions de dollars dans différentes mesures visant les services de garde éducatifs à l’enfance et les tout-petits. Le ministre de la Famille Luc Fortin, accompagné de plusieurs collègues, en a fait l’annonce jeudi au CPE Le coffre à jouets de Trois-Rivières.

Cet investissement se fera dans le cadre de la stratégie Tout pour nos enfants, qui a pour but de favoriser l’égalité des chances pour tous les enfants de la province.

Cette somme se déclinera sur plusieurs projets, dont celui d’un partenariat avec le Club des petits déjeuners. Un projet-pilote d’une durée de trois ans fera entrer des petits déjeuners adaptés aux 0-5 ans dans 15 centres de la petite enfance de la province.

La mise en place de ce projet demande un investissement de 1,5 million de dollars. Le Club des petits déjeuners a décidé de se lancer dans ce nouveau projet après quelques questionnements, comme l’explique Marie-Josée Lapratte, directrice aux programmes de l’est du Canada.

«Notre mission est d’offrir une chance égale de réussite, de nourrir le potentiel des enfants par le biais du petit déjeuner.»

Déjà présent dans 315 écoles primaires et secondaires du Québec, le Club des petits déjeuners collaborera donc avec le ministère de la Famille et les services de garde pour ce projet-pilote.

Mieux intégrer les enfants en difficulté

À cette mesure s’ajoute un investissement de 20 millions de dollars pour le soutien à l’intégration d’enfants ayant des difficultés importantes dans les services de garde éducatifs à l’enfance.

À ce jour, les enfants qui présentent des difficultés ont droit à des services adaptés d’environ trois heures par jour dans les services de garde. L’enveloppe de 20 millions de dollars viendra doubler les sommes déjà investies, de sorte que les enfants ayant des besoins particuliers puissent bénéficier d’un plus grand nombre d’heures de service. Le gouvernement souhaite également que plus d’enfants avec un handicap puissent obtenir des services grâce à cette mesure.

Un projet-pilote à Trois-Rivières

Un projet-pilote différent de celui des petits déjeuners prendra place dans les services de garde éducatifs à l’enfance de la région de Trois-Rivières et de Portneuf.

Ces projets, qui nécessitent une somme de 1,4 million de dollars, auront pour but de faciliter la détection de difficultés de développement chez les enfants de 0 à 5 ans.

Cette mesure se traduira par une formation donnée aux éducatrices en services de garde de ces régions ainsi qu’avec un partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux afin que ces tout-petits soient pris en charge rapidement.

«Les éducatrices vont détecter et le système de santé va agir tôt pour ces enfants-là», résume Luc Fortin, ministre de la Famille.

Du soutien aux organismes

Une somme de 6,4 millions de dollars sera également octroyée à différents organismes communautaires afin qu’ils puissent joindre les parents d’enfants qui ne fréquentent pas de services de garde, dont une bonne partie proviennent de milieux défavorisés.

«On souhaite entrer en contact avec ces parents, les informer sur la diversité des services du réseau et les inciter également à inscrire leurs enfants dans les services de garde éducatifs», explique Luc Fortin.

Le ministre Fortin considère que ces investissements vont dans le même sens que les études concernant le développement des tout-petits.

«C’est très clair, toutes les données que nous avons nous indiquent que l’on doit agir tôt; on est dans une période cruciale du développement des enfants entre 0 et 5 ans», souligne le ministre de la Famille.