Alex Harvey a enregistré un temps de 36 min 53,4 s, à 1:00,9 du vainqueur, le Russe Evgeniy Belov (35:52,5). Pour qui il s’agissait d’une première victoire en carrière sur le circuit mondial, à 28 ans.

26e, Harvey manque de «groove»

Était-ce l’altitude, la fatigue accumulée? Alex Harvey n’était pas dans une grande journée, dimanche, et s’est donc contenté de la 26e position au 15 km de Davos, en Suisse.

«J’ai besoin d’un peu de repos, je pense...» a laissé tomber le fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges, au bout du fil, après cette sortie de Coupe du monde sans histoire, mais sans lustre non plus.

Davos est située à quelque 1500 mètres d’altitude, la raréfaction de l’oxygène dans l’air ayant toujours posé problème à Harvey au cours de sa carrière. Mais dimanche, c’était plus que ça. Ou moins, selon le point de vue.

«C’était moins bien qu’hier [samedi]. C’était vraiment difficile aujourd’hui», a-t-il admis au cours de la conversation, comme s’il cherchait en même temps des solutions.

S’il est monté sur le podium de Coupe du monde en sprint fin novembre, une semaine après avoir fini huitième du même genre de course, le Québécois de 30 ans n’obtient pas autant de succès cette saison dans les épreuves de distance. Ce qui devrait pourtant s’avérer sa force.

«Je n’ai pas trouvé mon groove dans les courses de distance. À part mon podium à Lillehammer, dans les autres courses, il me manquait toujours quelque chose», analyse-t-il.

Harvey a enregistré un temps de 36 min 53,4 s, à 1:00,9 du vainqueur, le Russe Evgeniy Belov (35:52,5). Pour qui il s’agissait d’une première victoire en carrière sur le circuit mondial, à 28 ans.

Dans la même épreuve l’an dernier, Harvey avait terminé 10e à 1:01,2 du gagnant, le Français Maurice Manificat, deuxième cette année (35:53,4) derrière Belov. Harvey était donc cette fois-ci un peu plus près de la tête, mais beaucoup plus loin au classement d’un peloton qui a pris deux minutes de plus qu’en 2017 pour parcourir le même tracé de 5 km à trois reprises.

Harvey et ses rivaux profitent maintenant de 12 jours de congé pour la pause de Noël et se retrouveront le 29 décembre à Toblach, dans les Dolomites italiennes. Ce sera le grand départ du Tour de ski, mythique compétition annuelle à étapes qui se compare au Tour de France cycliste.

«Je vais me reposer avant le Tour, prendre ça mollo dans les prochains jours», conclut Harvey, espérant parvenir à recharger ses batteries à Davos, d’où il ne partira pour l’Italie que le 27 décembre.

Le Tour de ski consiste en sept épreuves courues en neuf jours avec des classements par étape et cumulatif.