La salle de rédaction du Soleil est tapissée de mots de soutien des lecteurs. Avec encore un peu de temps au compteur grâce à un délai accordé par la cour, le comité de relance du quotidien espère toujours pouvoir atteindre son objectif d’amasser 2 millions $ d’ici le 7 novembre.

1,7 million$ amassés pour le projet de coopérative du Soleil

À près d’une semaine du dépôt final des projets de relance auprès du syndic de faillite, le comité derrière l’idée d’une coopérative pour Le Soleil se rapproche de son but. Il a annoncé avoir amassé 1,7 million $ en appuis sur un objectif de 2 millions$.

Lancée le 7 octobre, la campagne «Je coopère pour Le Soleil» a permis de récolter 86 000 $ d’engagements, dont une bonne partie en provenance de lecteurs qui ont fait des dons entre 50 et 1000 $. Des institutions, syndicats et coopératives ont quant à eux décidé d’investir un total de 419 000 $ sur une période d’un à trois ans. Finalement, des annonceurs ont signé des engagements totalisant 1,2 million $ pour les deux prochaines années. 

Avec encore un peu de temps au compteur, grâce à un délai accordé par la cour, le comité de relance espère toujours pouvoir atteindre son objectif d’ici le 7 novembre.  

«Ça nous permet d’aller rencontrer d’autres partenaires potentiels. Les gens sont ouverts et réceptifs, mais ne peuvent pas nécessairement décider de nous appuyer, ça doit passer par le conseil d’administration. Le délai nous permettra de confirmer de nouveaux appuis», a expliqué Gilles Carignan, directeur des contenus numériques au Soleil et membre du comité provisoire pour la relance des six quotidiens de GCM. 

«C’est toujours remarquable de voir qu’une grande partie des dons viennent des engagements des lecteurs. C’est pour le public qu’on travaille», a-t-il rappelé. «C’est l’essence même de l’idée, il faut que la communauté soit derrière le projet.» 

Il note aussi un bel accueil pour le modèle coopératif lui-même. «Tout le monde qui s’engage partage les mêmes valeurs d’indépendance des journaux».

La récolte se poursuit aussi avec succès dans les autres régions desservies par des journaux du Groupe Capitales Médias, a ajouté Gilles Carignan. «Chacun a sa façon de récolter, il y a différentes approches. Dans toutes les régions, on a dépassé, atteint, ou on est en voie d’atteindre les objectifs», a-t-il rapporté. Il se réjouit par ailleurs que l’appui soit fort dans la région de Québec, qui est la seule dans le groupe à vivre une situation de concurrence avec un autre média écrit.