Sports

Humphries a formulé une plainte pour harcèlement à Bobsleigh Canada Skeleton

CALGARY — L'organisation canadienne régissant le bobsleigh et le skeleton au pays a confirmé que l'ancienne olympienne Kaillie Humphries lui avait formulé une plainte pour harcèlement.

Un porte-parole de Bobsleigh Canada Skeleton a révélé à La Presse canadienne que la plainte avait été transmise à un «enquêteur indépendant».

Humphries s'était retirée de la compétition en octobre, avant le début de la saison de la Coupe du monde.

Dans une entrevue accordée à la station CBC, samedi, Humphries a déclaré que sa pause était due à une enquête de harcèlement toujours en cours.

La native de Calgary a participé à trois Jeux olympiques, remportant l'or aux Jeux de Vancouver, en 2010, et aux Jeux de Sochi, en 2014, à l'épreuve féminine de bobsleigh à deux.

Elle a également mis la main sur la médaille de bronze aux Jeux de PyeongChang, en 2018, dans cette même discipline.

«Bobsleigh Canada Skeleton respecte sa politique en matière de harcèlement et de discrimination en vigueur depuis 2006. [...] En vertu de cette politique, Bobsleigh Canada Skeleton a transmis la plainte à un enquêteur indépendant, a déclaré le porte-parole Chris Dornan à La Presse canadienne.

«Nous prenons très au sérieux toutes allégations de cette nature. La priorité de Bobsleigh Canada Skeleton est de créer un environnement d'entraînement et de compétition sûr pour toutes les personnes impliquées dans notre sport. Il s'agit d'un cas hautement confidentiel. Par respect pour toutes les parties impliquées et le processus, nous ne ferons pas d'autres commentaires sur cette affaire avant la fin de l'enquête.»

En septembre 2014, l'instance mondiale dirigeante de bobsleigh a annoncé qu'elle autoriserait les équipages mixtes à participer à l'épreuve masculine de bobsleigh à quatre. En novembre de la même année, dans cette épreuve, Humphries a piloté une équipe mixte pour remporter la médaille de bronze aux Championnats canadiens.

Plus tard en novembre 2014, Humphries et l'Américaine Elana Meyers sont devenues les premières femmes à prendre part à une compétition internationale masculine.

Environnement

Importante tempête attendue sur le Québec, jusqu'à 60 cm en Gaspésie

MONTRÉAL — Alors que les alertes au froid polaire se multiplient, plusieurs régions du Québec devront également subir une forte tempête de neige dimanche.

Une intense dépression traversera dès samedi soir et surtout dimanche tous les secteurs au sud du fleuve Saint-Laurent, déversant des quantités de neige importantes.

À Montréal et Québec, les accumulations pourraient approcher les 20 centimètres, mais ce sont les régions situées près de la frontière américaine qui seront les plus touchées.

Ainsi, l'Estrie et Chaudière-Appalaches devraient recevoir entre 25 et 40 centimètres de neige, tout comme le Bas-Saint-Laurent. Entre 30 et 60 centimètres devraient s'abattre sur la Gaspésie et le nord du Nouveau-Brunswick, dimanche et lundi.

En raison des vents, la circulation automobile risque d'être périlleuse. La poudrerie rendra la visibilité presque nulle par endroits.

Alerte au froid

Un froid glacial sévira sur tout le Québec jusqu'à lundi, et les autorités ont lancé un appel à la vigilance en raison des risques pour la santé de la population.

Le refroidissement éolien fait en sorte que les températures ressenties oscilleront autour de -30°C à Montréal et Québec, -35°C sur la Côte-Nord, -40°C au Saguenay-Lac-Saint-Jean, et -47°C en Abitibi-Témiscamingue.

Selon Environnement Canada, ces températures extrêmes peuvent causer des engelures en 30 minutes ou moins. Il faut donc s'habiller chaudement et s'assurer de couvrir les parties du corps qui sont le plus exposées au froid et au vent.

Trois ministres du gouvernement Legault ont émis un communiqué pour alerter les citoyens. Danielle McCann, Lionel Carmant et Marguerite Blais mettent en garde contre les risques d'engelures et d'hypothermie. Ils rappellent également que le froid intense peut avoir des effets néfastes sur les personnes atteintes de maladies respiratoires telles que l'asthme, les bronchites chroniques et l'emphysème. Les gens qui souffrent de maladies cardiovasculaires et de maladies chroniques comme le diabète sont aussi très sensibles au froid. Les aînés, les enfants et les itinérants sont également plus vulnérables aux effets de telles conditions climatiques.

Au club automobile CAA-Québec, on se dit prêt à faire face à la situation, notamment pour effectuer des survoltages.

L'effectif maximum a été mobilisé ce week-end : 1200 remorqueuses seront disponibles, et plus de 200 employés prendront les appels de la population.

Politique

Le ministre Roberge veut revoir l'encadrement des stages

TERREBONNE — Le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge réfléchira dans les prochains mois à la rémunération et l'encadrement des stages, et il n'exclut aucun scénario, sauf celui du statu quo.

«On avance, ce n'est pas pour qu'à la fin, on dise que tout était correct. Il y aura à la fin, dans les scénarios, des reconnaissances, des compensations financières. La nature est à déterminer», a soutenu M. Roberge au cégep régional de Lanaudière, à Terrebonne, après sa rencontre avec les membres de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et de l'Union étudiante du Québec (UEQ).

À l'automne dernier, des milliers d'étudiants ont fait une grève pour réclamer la rémunération des stages et une meilleure protection des stagiaires. Ils menaçaient de reprendre la rue cet hiver.

M. Roberge, qui s'était dit ouvert à examiner la question à l'époque, s'est entretenu à huis clos avec les associations étudiantes pour annoncer ses intentions samedi matin et les deux parties semblaient assez satisfaites de la rencontre à leur sortie.

Pendant les prochains mois, le ministre a l'intention de consulter les associations étudiantes, les directions d'établissements, les partenaires du marché du travail et les autres ministères concernés pour évaluer les différents scénarios. En avril, il devrait avoir un meilleur portrait de la situation.

M. Roberge estime que cette consultation de plusieurs mois est nécessaire pour prendre la bonne décision et impliquer tous les intervenants concernés.

«Il y a des implications importantes, quand on parle des stages du Québec, on parle de dizaines de milliers de personnes, on ne peut pas régler ça sur un coin de table», a-t-il plaidé.

En ce moment, les stages sont rémunérés dans seulement certains programmes précis. Par exemple, l'ancien gouvernement Couillard avait accepté de rémunérer les étudiants en enseignement pour leur quatrième stage et les étudiants au doctorat en psychologie. Les Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE), qui ont organisé la mobilisation de l'automne dernier, réclament que tous les stages, sans exception, soient payés.

Des mesures concrètes attendues

La FECQ et l'UEQ semblaient encouragés de leur échange avec le ministre Roberge, et elles sont prêtes à attendre encore un peu si cela donne des résultats concrets.

«Ce n'est pas une fin en soi, il va falloir qu'il y ait des résultats probants qui soient mis de l'avant, autant pour payer les stagiaires que pour leur donner des protections minimales qui sont offertes aux travailleurs et aux travailleuses», a souligné Guillaume Lecorps, président de l'Union étudiante du Québec.

«Pour la FECQ, des actions concrètes, ce sont des stages compensés, des stages encadrés par une loi», a renchéri Fred-William Mireault, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

MM. Lecorps et Mireault s'attendent à voir des résultats dès la présentation du prochain budget.

«Laisser la chance au coureur»

L'encadrement des stages est une revendication de longue date des associations étudiantes, mais ils reconnaissent que le ministre a besoin de temps pour prendre une décision.

«Il faut avoir des données pour bien chiffrer les mesures qui pourront aider de façon optimale les stagiaires, a indiqué M. Lecorps. Ça va être très crucial pour nous d'avoir ces données-là et de rapidement faire le travail.»

La grève n'est toutefois pas exclue si la consultation ne mène pas aux résultats escomptés.

«On va laisser la chance au coureur, on va regarder comment le chantier va évoluer, mais s'il n'y a pas d'actions concrètes qui sont prises avec ce chantier, les membres en jugeront en réévaluant les moyens en conséquence», a conclu M. Mireault.

Actualités

Des manifestations partout au pays pour les droits des femmes

Des femmes de partout au pays ont participé samedi à des manifestations pour réclamer une meilleure protection des droits des femmes et d'autres groupes vulnérables.

À Montréal, environ 150 personnes ont bravé la température glaciale pour se rassembler au parc Émilie-Gamelin, dans le Quartier latin.

Les manifestants, qui sautaient frénétiquement pour se réchauffer, brandissaient des pancartes pour revendiquer plus de mesures pour combattre les agressions et le harcèlement sexuels, et pour réclamer que justice soit faite pour les femmes autochtones disparues et assassinées.

«Peu importe les conditions et les circonstances, c'est important d'être ici pour se battre pour les droits des femmes et pour donner du pouvoir à toutes les femmes et donner de la visibilité à tous les problèmes dont on parle aujourd'hui», a confié Caroline Alince, âgée de 19 ans.

«Moi je suis ici en solidarité non seulement avec les femmes d'ici, mais avec les femmes de partout dans le monde, particulièrement quand on pense à ce qui se passe aux États-Unis... Nos consoeurs américaines doivent lutter tous les jours pour s'assurer qu'elles ne perdent pas leurs droits», a expliqué une manifestante, Mylène Alarie.

S'il y a déjà eu plus de manifestants à la marche de Montréal, la participation a explosé dans la petite municipalité de Sandy Cove, en Nouvelle-Écosse. Cinquante personnes se sont déplacées cette année, comparativement à 15 il y a deux ans.

À Toronto, une foule s'était rassemblée à l'extérieur de l'hôtel de ville pour entendre des discours avant la manifestation.

Les intervenants qui ont pris la parole ont notamment dénoncé le gouvernement ontarien, qui a retiré le programme modernisé d'éducation sexuelle et apporté des changements aux droits de scolarité.

«Ce gouvernement n'appuie pas les femmes», a déploré la militante Farrah Khan.

Des marches pour les femmes ont aussi eu lieu aux États-Unis, dont à Washington. Ces marches avaient été créées pour répondre à la prise de pouvoir de Donald Trump aux États-Unis, que plusieurs perçoivent comme étant misogyne.

Justice et faits divers

Michel Cadotte a avoué à une infirmière qu'il venait d'étouffer sa femme

MONTRÉAL — Deux témoins au procès d'un Montréalais accusé d'avoir tué sa femme atteinte de la maladie d'Alzheimer ont raconté aux jurés vendredi que Michel Cadotte avait admis son geste.

Au procès pour meurtre au deuxième degré de M. Cadotte, vendredi, Linda Desgagné a déclaré que l'accusé avait demandé à lui parler seul à seul, le 20 février 2017, après avoir informé d'autres membres du personnel que Jocelyne Lizotte, son épouse depuis 19 ans, était morte dans sa chambre.

Mme Desgagné a témoigné que c'est à ce moment-là que M. Cadotte, en larmes, lui a avoué qu'il ne pouvait plus composer avec la maladie d'Alzheimer à un stade avancé dont souffrait sa femme et qu'il l'avait étouffée avec un oreiller.

L'infirmière a raconté qu'elle avait dit à l'homme qu'il aurait pu demander plus de soutien auprès du personnel. Mme Desgagné l'a ensuite laissé seul avec le corps, avant d'alerter ses supérieurs, qui ont contacté la police.

Elle dit être ensuite retournée à la chambre pour l'informer que la police était en chemin. Elle l'a ensuite vu se faire menotter et emmener par les policiers.

Jocelyne Lizotte, âgée de 60 ans, était au stade avancé de la maladie neurodégénérative et était totalement incapable de s'occuper d'elle-même, a-t-on appris plus tôt cette semaine au procès. Mme Lizotte avait reçu un diagnostic de démence précoce à l'âge de 49 ans et au moment de sa mort, elle vivait dans un centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Le couple était marié depuis 19 ans.

Mme Desgagné a déclaré qu'elle éprouvait de la sympathie pour M. Cadotte, qu'elle a souvent côtoyé.

L'infirmière, qui a plus de 30 ans de métier, avait assisté un an auparavant à une réunion convoquée par M. Cadotte au cours de laquelle il avait demandé si sa femme avait droit à l'aide médicale à mourir.

Selon Mme Desgagné, on lui avait alors appris que son épouse ne répondait pas aux critères qui s'appliquent à cette procédure médicale. M. Cadotte n'a pas réagi fortement, s'est rappelée l'infirmière, mais il a indiqué qu'il demanderait un avis juridique.

Il semblait comprendre ce qu'ils ont dit et n'a pas ramené le sujet, a ajouté Mme Desgagné.

Un autre témoignage

Plus tard dans la journée, vendredi, le frère du premier mari de Mme Lizotte a été appelé à la barre. Michel Desautels est marié à un ami d'enfance de Mme Lizotte. Ils sont demeurés amis lorsqu'elle a marié M. Cadotte, après la mort du frère de M. Desautels.

M. Desautels a affirmé que lui et M. Cadotte communiquaient fréquemment ensemble. Il a relaté que M. Cadotte l'avait appelé pour lui dire que sa femme était morte. Il a dit que «c'était lui», et son ami a alors compris que «c'était lui» qu'il l'avait tuée.

Selon le Montréalais à la retraite, les couples se voyaient fréquemment, mais lorsque l'état de santé de la dame s'est détérioré, les visites sont devenues rares. Ils se sont vu une dernière fois en 2016, et Mme Lizotte ne pouvait plus parler ou reconnaître leur présence. Elle se balançait sur une chaise, sur laquelle elle était attachée.

M. Desautels a affirmé qu'il était devenu tout simplement trop difficile pour sa femme de voir son amie dans cette condition.

Le procès reprendra mardi.

Actualités

Ottawa demande aux Canadiens ce qu'ils veulent dans leur vodka

Le gouvernement fédéral demande aux Canadiens ce qu'ils veulent dans leur vodka.

En vertu des règles fédérales actuelles, qui n'ont pas changé depuis 60 ans, la vodka doit être obtenue par le traitement de céréales ou de pommes de terre et filtrée avec du charbon de bois, «de manière que le produit n'ait ni caractère, ni arôme, ni goût distinctifs». Si ce n'est pas le cas, la boisson ne peut pas être étiquetée «vodka».

Or, une nouvelle génération de «microdistilleries» conteste ces normes rigides. Leur imagination n'a pas de limites: certains utilisent des ingrédients comme des fruits, des produits laitiers ou du miel, tandis que d'autres minimisent la filtration, qui élimine les saveurs subtiles des ingrédients.

Mais à cause des normes fédérales bien étroites à leurs yeux, ces producteurs ont du mal à vendre leur vodka au-delà de leurs frontières provinciales - même s'ils peuvent le faire à l'étranger. Ces producteurs nouveau genre rappellent qu'historiquement, la vodka était fabriquée à partir de tout ce qui restait dans une communauté locale après les récoltes saisonnières. Les États-Unis et l'Europe ont d'ailleurs modifié depuis longtemps leur définition de ce qui constitue une vodka.

Le gouvernement canadien propose donc d'élargir les matières premières qui sont autorisées pour la fabrication afin d'y inclure «tout produit agricole». Il suggère aussi de permettre l'utilisation d'autres matières ou processus, mis à part le charbon de bois, «pour rendre de manière complète ou partielle un caractère, un arôme ou un goût non distinctif au produit». Il propose enfin d'exiger un étiquetage supplémentaire lorsque des ingrédients autres que des pommes de terre ou des grains sont utilisés et que des caractéristiques de ces matières premières demeurent dans le produit fini - «vodka aux bleuets», par exemple.

D'un village à l'autre

David Farran, président de la distillerie Eau Claire, de Turner Valley, en Alberta, soutient qu'il s'agit là de la véritable essence d'une vodka. «Dans la production villageoise européenne traditionnelle, la vodka contenait beaucoup de grains de féculents ou de produits ne pouvant pas être transformés en denrées alimentaires», a-t-il soutenu. «Si vous traversiez l'Europe et que vous goûtiez à la vodka, les saveurs varieraient légèrement d'un village à l'autre, ce qui a toujours été la tradition de la vodka.»

Même les distilleries qui utilisent des céréales traditionnelles tordent un peu le cou aux normes fédérales canadiennes. «Nous filtrons avec du charbon parce que la loi nous y oblige, explique Adam Smith, des distilleries Strathcona Spirits, d'Edmonton. Mais nous filtrons très légèrement, car nous utilisons le meilleur blé du monde et nous ne voulons pas en extraire toute l'expression du grain.»

De telles décisions ont toutefois des conséquences bien au-delà du verre à cocktail. La vodka d'«Eau Claire» a été bannie des tablettes québécoises, car elle conserve un léger goût de grain. «Nous ne pouvons pas vendre non plus en Ontario, mais nous vendons partout en Floride, a déclaré M. Farran. Les Snowbirds adorent.»

L'association des distilleries canadiennes se félicite de la révision fédérale, à condition que les règles en matière d'étiquetage indiquent clairement aux consommateurs exactement ce qu'ils achètent. L'industrie soutient l'idée d'aider les distilleries d'une province à vendre plus facilement aux autres Canadiens, a déclaré Jan Westcott, du regroupement Spirits Canada. Mais la vodka n'est qu'un exemple: des barrières similaires existent pour le whisky, a-t-il rappelé.

Kathy Twardek, responsable de cette révision au sein de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, explique d'ailleurs que les règles canadiennes relatives à la vodka faisaient partie d'un ensemble d'examens en cours. La bière traverse un processus similaire de révision: les règles concernant ce qui peut être utilisé dans la brasserie, les niveaux de douceur et l'utilisation d'herbes et d'épices sont toutes à l'étude. «Nous modernisons notre cadre réglementaire», a indiqué Mme Twardek.

Justice et faits divers

Atchoum le clown harcelée par une résidente de l'Outaouais

Une résidente de Mayo, en Outaouais, a reconnu avoir harcelé pendant des mois le clown Atchoum, bien connu dans l’industrie du spectacle jeunesse, vendredi. Maude Gaumont a plaidé coupable à trois chefs de harcèlement et de production de faux messages.

L’actrice qui incarne le clown, Véronique Gagné, est toujours stupéfaite des événements terrifiants des deux dernières années.

La première rencontre entre l’actrice et la femme remonte à 2017, lors d’un spectacle présenté à Mont-Tremblant. La chimie passe bien entre les deux femmes, au point où Maude Gaumont demande à Véronique Gagné si elle était disponible pour se déplacer à Gatineau, afin de tenir un spectacle-bénéfice pour financer des traitements dans des chambres hyperbares pour des enfants.

La femme avait alors dit à Atchoum qu’elle avait une belle influence sur une enfant de son entourage. Un contrat de spectacle a été signé.

Un mois après cette rencontre, c’était le début d’un long calvaire pour le clown, bien connu des enfants et de leurs parents.

Véronique Gagné dit avoir reçu de faux messages provenant de 40 personnages différents. « Ces 40 personnes, dit la victime, c’était elle. »

Ce « cirque » durait déjà depuis six mois, lors de la présentation du spectacle-bénéfice, à Gatineau. L’artiste ne savait toujours pas, à ce moment, qui se cachait derrière les nombreux messages tordus.

« Nous avons même partagé la scène, pendant ce spectacle », se souvient Mme Gagné.

Selon la plaignante, Maude Gaumont s’est entre autres fait passer pour une journaliste, un pédophile, et une infirmière.

« La "journaliste" me demandait si je m’étais engagée pour d’autres événements. Dès le début, je recevais des messages comme : "Fais pas le spectacle, sinon, si demain (tel enfant) est à son spectacle, ça va mal aller", etc. »

Puis, Maude Gaumont s’est mise à suivre l’artiste dans tous les coins du Québec, jusqu’en Ontario. « De Jonquière à Granby », dit-elle.

Elle se souvient d’un jour où elle faisait la lecture à des enfants, à Alma, au Lac-Saint-Jean. « Je l’ai vue arriver... Elle me suivait partout. Je sais que des parents se déplacent pour venir me voir à plus d’une reprise. Mais on ne parle plus de la même affaire, du tout... »

L’interprète d’Atchoum dit que cette femme « lui a joué dans la tête pendant huit mois ». Elle la voyait régulièrement dans la foule.

« Elle a même envoyé des messages à d’autres, en mon nom, en disant que je détestais les handicapés. Elle s’est fait passer pour moi ! »

L’affaire judiciaire s’est réglée à Saint-Hyacinthe, près de son lieu de résidence, là où elle a appelé la police pour la première fois.

La police a découvert les adresses I.P d’où étaient envoyés les messages par Internet. Ces adresses étaient liées à la même personne. Mme Gagné croit que plusieurs téléphones ont été utilisés.

Confidences

Ce qui répugne Mme Gagné est que l’accusée ait joué sur autant de tableaux. 

« Et, pendant ce temps, je me confiais à elle. Je lui parlais des messages que je recevais. Et elle (l’accusée) me disait qu’elle vivait la même chose. Mais tout partait d’elle. » Certains soirs de spectacles, le clown pleurait derrière la porte de sa loge, car elle entendait pleurer une spectatrice qu’elle commençait à trop bien connaître. 

Cette spectatrice, Maude Gaumont, pleurait devant la police, qui lui demandait de ne pas assister au spectacle.

Affaires

300 syndiqués d'Unifor manifestent au Salon de l'auto à Montréal

MONTRÉAL - Le directeur québécois d'Unifor, Renaud Gagné, demande au premier ministre du Canada, Justin Trudeau, d'appuyer les travailleurs de General Motors dont l'usine est menacée de fermeture, tout comme le premier ministre ontarien, Doug Ford, l'a fait.

Quelque 300 membres d'Unifor, dont une soixantaine de retraités de l'ancienne usine GM à Sainte-Thérèse, ont manifesté leur appui aux travailleurs de GM à Oshawa, vendredi, profitant du Salon de l'auto qui a cours présentement à Montréal.

Ils se sont fait voir un peu partout au Salon de l'auto de Montréal, portant un t-shirt bleu marqué du slogan «GM Pour vendre ici, construisez ici». Ils ont aussi scandé le slogan «so-so-so-sauvons GM».

L'usine de General Motors à Oshawa, en Ontario, doit fermer ses portes à la fin de 2019. La fermeture de l'usine doit entraîner 2600 pertes d'emplois directes à Oshawa. M. Gagné a cité une étude, commandée par le syndicat, selon laquelle, en 2025, cette fermeture aura entraîné 14 000 pertes d'emplois en Ontario et 10 000 dans le reste du Canada.

M. Gagné a souligné qu'au Québec, 10 000 personnes travaillent dans le secteur des pièces d'automobiles.

Sports

Daniel Alfredsson au Tournoi pee-wee de Waterloo

Après Yanic Perreault il y a deux ans et Jarome Iginla l’an dernier, le Tournoi pee-wee de Waterloo accueille un autre ancien de la Ligue nationale. Daniel Alfredsson est en ville, lui qui est entraîneur-adjoint du Sting d’Ottawa, en classe AA, équipe dont fait partie son fils Loui.

«L’ambiance des tournois, j’adore ça!, a lancé le meilleur joueur de l’histoire des Sénateurs d’Ottawa, qui en est bien sûr à sa première visite à Waterloo et dans la région. Et ce tournoi me semble fort bien organisé en plus. On devrait se faire un beau week-end.»

actualité

Une conversation «entre mamans» avec les proches d’Édith Blais

Les ministres Marie-Claude Bibeau et Chrystia Freeland ont eu une conversation «entre mamans» avec les proches d’Édith Blais, cette Sherbrookoise disparue depuis un mois au Burkina Faso.

C’est ainsi que Mme Bibeau, ministre du Développement international et députée de Compton–Stanstead, a résumé la rencontre qui a eu lieu vendredi avant-midi avec la mère et la sœur de Mme Blais.

À lire aussi: Les ministres Freeland et Bibeau rencontreront la famille d’Édith Blais

«Nous avons beaucoup parlé d’Édith», a ajouté la ministre, tout en demeurant avare de détails. «Nous les avons rassurées.»

«Elles savent que notre gouvernement fait tout ce qu’il faut dans les circonstances.»

Rappelons que la Sherbrookoise de 34 ans, en voyage au Burkina Faso avec son copain italien Luca Tacchetto, n’a pas donné de nouvelles depuis le 15 décembre.

La rencontre avec la mère et la sœur de la Sherbrookoise, Jocelyne Bergeron et Mélanie Bergeron-Blais, avait pour but de les rassurer sur le travail fait pas le gouvernement du Canada pour la retrouver. Elle se tenait en marge de la retraite du cabinet des ministres du gouvernement de Justin Trudeau qui s’est tenue à Sherbrooke cette semaine. La mère et la soeur de Mme Blais n'ont pas souhaité s'adresser aux médias vendredi à leur arrivée et à leur sortie de la rencontre.

Elle survient aussi au lendemain de la découverte du corps du Canadien Kirk Woodman retrouvé criblé de balles au Burkina Faso.

Mercredi, le gouvernement du Burkina Faso disait considérer que Mme Blais et son compagnon de voyage avaient été enlevés, mais le gouvernement canadien refuse de révéler quelque détail que ce soit.

À ce sujet Marie-Claude Bibeau a mentionné vendredi que la famille de la disparue était en constante communication avec les gens d’Affaires mondiales Canada et qu’aucune option n’était écartée pour le moment dans ce  dossier.

Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères, avait dit jeudi vouloir tenir cette rencontre en personne avec des membres de la famille de la disparue pour leur parler directement.

L'homme originaire d'Halifax a été retrouvé mort, le corps criblé de balles, tard mercredi. Il travaillait pour la société minière vancouvéroise Progress Mineral et se trouvait sur un site minier de Tiabongou, à environ 20 kilomètres de Mansila, dans la province du Yagha, lorsqu'il a été enlevé par des extrémistes.

Édith Blais et son ami ont été vus pour la dernière fois à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville en importance du Burkina Faso, et avaient prévu de se rendre dans la capitale, Ouagadougou, avant de traverser la frontière pour le Togo. Mme Blais avait prévu de travailler avec une organisation qui tentait de reboiser des régions du Togo.

- Avec La Presse Canadienne