Santé

La FIQ maintient la pression pour l’élimination des heures supplémentaires obligatoires

MONTRÉAL — Les infirmières ne lâchent pas prise: elles maintiennent la pression pour faire cesser les heures supplémentaires obligatoires.

La grande organisation syndicale de 75 000 membres, la FIQ, vient en effet de lancer une campagne web dans laquelle celles-ci racontent comment leur vie personnelle est affectée par le fameux TSO, le Temps supplémentaire obligatoire. Elles sont infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et autres professionnelles en soins.

L'une, Brigitte Petrie, décrit: «manqué les fêtes de mes fils. Manqué un souper avec maman, qui est décédée. Qui s'en fait pour ça? Ce sont des conséquences anodines pour les gestionnaires».

Une autre, Anick Corriveau, écrit au sujet de TSO: «je suis en train de ruiner ma santé».

Une autre, Marie-Andrée Turcotte, relate: «après une séparation, impossible de concilier travail-famille. Aucune gardienne n'est disponible 24/7 avec 8 minutes de préavis!!! Stress inutile. J'ai quitté le réseau public pour avoir un horaire stable».

L'électrochoc du 8 avril

En entrevue avec La Presse canadienne, Marie-Claude Ouellet, vice-présidente de la FIQ, a expliqué que l'organisation syndicale voulait ainsi profiter de l'élan donné par la Journée nationale sans TSO, le 8 avril dernier, dans tout le Québec. Par ce moyen de pression, la FIQ avait donné un électrochoc au réseau de la santé.

Depuis, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a demandé aux directions d'établissements de «rehausser les postes» (faire passer un poste à temps partiel à un à temps plein ou passer de deux à trois jours, ou trois à quatre) et de stabiliser les équipes de soins (une seule unité de travail, par exemple, au lieu de deux).

Ces différents moyens doivent permettre de diminuer le recours au TSO, de rendre la profession plus attrayante et de dispenser de meilleurs soins aux patients.

Hâte à septembre

Mme Ouellet rapporte ne pas avoir vu d'effets concrets de ces mesures encore. «Je vous dirais: pour la période estivale, on n'a pas vu d'effets. Le TSO, ça demeure un mode de gestion pratiquement quotidien. On sait que les gens sont en vacances. Et il y a des établissements pour qui le rehaussement des postes à temps complet et la stabilisation des équipes n'est pas terminé.»

Malgré cela, elle espère constater des résultats favorables en septembre. «On a fait plusieurs interventions auprès de la ministre McCann. Et elle nous a dit qu'on verrait l'amélioration des conditions de travail de nos professionnelles en soins à partir de septembre. Alors, je vous dis qu'on attend le mois de septembre avec impatience», a lancé Mme Ouellet.

Ottawa

Train léger à Ottawa: la date de mise en service est connue

Le groupe Rideau Transit (RTG) a officiellement remis les clés du train léger d'Ottawa à la Ville et OC Transpo, après avoir reçu son certificat d'achèvement substantiel.

La mise en service de la Ligne de la Confédération pour le public aura lieu dans trois semaines.

«Grâce à ces progrès nous sommes en mesure de faire une annonce majeure. Le train léger sera en opération à compter du samedi 14 septembre», annonce le maire d'Ottawa, Jim Watson.

Après avoir reçu les clés de l'infrastructure de transport en commun, OC Transpo lancera une série de tests dès ce samedi afin de permettre le lancement le plus rapidement possible.

C'est donc dire que la ligne de la Confédération est finalement prête avec plus d'un an de retard sur l'échéancier initial.

«Je tiens remercier tous nos résidents, qu'ils soient des usagers du transport en commun ou non, pour leur patience au cours des dernières années», soutient M. Watson.

«Nous avons très hâte de finalement pouvoir vous offrir ce service de classe mondiale», ajoute le directeur général d'OC Transpo, John Manconi.

Le directeur des opérations sur rails, Michael Morgan, a indiqué vendredi que ces retards ont entraînés des coûts d'environ 35 millions $ pour la Ville d'Ottawa. Des pénalités seront imposées à RTG en raison de ces retards, conformément à l'entente conclue entre l'entreprise et la Ville au moment de lui accorder le contrat pour la construction de cet important projet.

Actualités

La muselière obligatoire sur les principales artères pendant le Festival western de Saint-Tite

SAINT-TITE — Les propriétaires de chiens de plus de 9 kilogrammes devront lui faire porter une muselière lorsqu’ils se promèneront sur le Mail piétonnier du Festival western de Saint-Tite, les artères les plus fréquentées par les piétons pendant l’événement, en vertu d’un règlement adopté par la municipalité.

Il s’agit d’un amendement au règlement encadrant le festival qui a été adopté par le conseil municipal, le 27 juin dernier. Il précise par ailleurs que le chien devra également être tenu en laisse. Pour la mairesse de Saint-Tite, Annie Pronovost, ce règlement permettra de mieux garantir la sécurité des visiteurs du festival et de la population en général. Elle ne cache pas que les nombreux incidents impliquant des chiens rapportés au cours des derniers mois ont contribué à en arriver à cette décision.

Justice et faits divers

Accident à la station Westboro d'Ottawa: accusations criminelles pour la conductrice de l’autobus

La police d’Ottawa dépose des accusations contre la conductrice de l’autobus qui est entré en collision avec la station Westboro du Transitway, le 11 janvier dernier.

Jugeant avoir recueilli suffisamment de preuves, le Service de police d’Ottawa (SPO) a pris la décision au cours des derniers jours d’aller de l’avant avec le dépôt des accusations.

Aissatou Diallo — âgée de 42 ans — a été avisée et s’est rendue au Service de police d’Ottawa vendredi matin. Elle fait face à trois chefs d’accusation de conduite dangereuse causant la mort et de 35 chefs de conduite dangereuse causant des lésions corporelles.

En quoi les actions de la conductrice ont pu constituer de la conduite dangereuse? «Ça fait partie des résultats de notre enquête qui seront présentés sous peu devant les tribunaux», répond le chef intérimaire du SPO, Steve Bell.

Réponse similaire lorsqu’on lui demande pourquoi y a-t-il 35 chefs d’accusation pour de conduite dangereuse causant des lésions corporelles, alors qu’on ne rapportait que 23 blessés depuis l’accident.

«Nous avons été très chanceux de pouvoir compter sur les avocats de la Couronne à Ottawa afin d’examiner toutes les informations recueillies dans le cadre de cette enquête. Nous en sommes venus à la conclusion que les agissements de la conductrice étaient de nature criminelle», ajoute M. Bell.

Il aura fallu plus de huit mois pour en venir à cette conclusion de l’enquête. Le chef intérimaire de la police d’Ottawa insiste pour dire qu’il s’agissait d’une enquête «très complexe».

«La réponse de nos officiers de première ligne, du service des incendies, des paramédics et du service de sécurité d’OC Transpo a été excellente, malgré des conditions très difficiles durant ce qui était probablement la nuit la plus froide de l’année. Le travail incroyable qu’ils ont accompli nous a grandement aidés à commencer notre enquête du bon pied.»

Steve Bell ajoute qu’il n’y aura pas d’autres accusations en lien avec cette enquête. La police d’Ottawa juge donc qu’il n’y a d’éléments de preuve qui permet de conclure à la responsabilité criminelle d’OC Transpo et de la Ville d’Ottawa en lien avec cette collision qui a fait trois morts.

Rappelons que Judy Booth, Anja Van Beek et Bruce Thomlinson, âgés de 56 à 65 ans, ont perdu la vie dans cette tragédie routière.

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, a réagi brièvement au dépôt d’accusations en réitérant ses condoléances aux familles des victimes. «Mes pensées demeurent avec eux. Ceci a été une expérience traumatique pour plusieurs membres de notre communauté, incluant au sein de notre famille d’OC Transpo. J’offre mes remerciements aux premiers répondants et aux experts de la sécurité du transport qui sont venus à l’aide le jour de l’incident et au cours des huit derniers mois.»

Affaires

Les actionnaires de Transat A.T. disent oui à l'offre d'Air Canada

MONTRÉAL — Les actionnaires de Transat A.T. ont donné leur feu vert à l'offre d'achat d'Air Canada, d'une valeur de 720 millions $, vendredi, dans ce qui constitue la première de plusieurs étapes à franchir afin que la plus importante compagnie aérienne puisse prendre sous son aile le voyagiste en difficulté.

Dans le cadre d’une assemblée extraordinaire qui se déroulait au centre-ville de Montréal, les actionnaires de la société mère d’Air Transat ont voté, dans une proportion de 94,77 pour cent, en faveur de l’offre de 18 $ par action d’Air Canada.

Air Canada et le voyagiste détiendraient ensemble une part du marché transatlantique de 60 pour cent depuis le Canada, se chevauchent sur certaines destinations soleil en plus d’avoir une emprise sur les voyages aériens à Montréal, ce qui risque d’être scruté à la loupe par les autorités réglementaires, dont le Bureau de la concurrence.

«Nous sommes très confiants d’obtenir l’approbation de ces différents organismes réglementaires», a déclaré Jean-Yves Leblanc, membre du conseil d’administration de Transat A.T., en évoquant au passage «les meilleurs conseillers que nous puissions avoir sur la planète».

Le président et chef de la direction du voyagiste, Jean-Marc Eustache, qui a cofondé le prédécesseur de Transat A.T. au début des années 1980, a dissipé les craintes entourant une possible hausse du prix des billets pour des vols à destination de l’Europe.

«J’ai 42 ans d’expérience dans ce domaine, je n’ai jamais vu les prix grimper, a-t-il déclaré, en donnant, à titre d’exemple, la présence de concurrents comme tels que Air France, Level Airline et Corsair sur la liaison entre Montréal et Paris. Beaucoup de concurrence, il n’y a pas de problème avec cela.»

M. Eustache a aussi cherché à atténuer la possibilité d’importants licenciements si Air Canada prend le contrôle du voyagiste, dont la filiale Air Transat exploite une flotte d’environ 40 avions.

«Vous avez besoin de pilotes, vous avez besoin d’agents de bord, vous avez besoin de mécaniciens, a-t-il déclaré. Les gens d’Air Canada ne se mettront pas à accomplir ce que font les gens de Transat aujourd’hui.»

Faisant allusion à sa retraite imminente, l’homme d’affaires a toutefois souligné que le plus grand transporteur aérien au pays n’aurait pas besoin d’un chef de la direction.

Plusieurs étapes

Le vote de vendredi est survenu après quelques mois de turbulences.

Le principal actionnaire de Transat A.T., Letko, Brosseau et associés, avait déclaré qu’il voterait contre l’offre initiale de 13 $ par action d’Air Canada, présentée pour la première fois en juin. La firme avait changé son fusil d’épaule le 11 août dernier, lorsque la proposition a été bonifiée à 18 $ par action.

Le dossier a connu plusieurs rebondissements. Groupe Mach a offert 14 $ par action, mais en dépit d’une proposition plus élevée, Transat A.T. a préféré se tourner vers l’offre d’Air Canada. Au début du mois, le groupe immobilier avait tenté d’acquérir 20 pour cent des actions du voyagiste afin de faire dérailler la transaction, mais cela a été bloqué par le Tribunal administratif des marchés financiers.

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Peladeau, qui s’intéressait à Transat A.T. à titre personnel, a laissé entendre la semaine dernière qu’il envisageait de faire sa propre offre en cas d’échec du mariage. L’homme d’affaires, qui détenait 1,6 pour cent des titres en circulation de Transat A.T., avait manifesté son intention de voter contre l’accord.

Air Canada a fait part de son intention de maintenir le siège social montréalais de Transat A.T. ainsi que les différentes marques du voyagiste.

Par voie de communiqué, le Fonds de solidarité FTQ, deuxième actionnaire en importance de l’entreprise avec une participation de 11,6 pour cent, a estimé que la transaction était «imparfaite», mais a néanmoins décidé de voter en faveur.

«Les intentions positives d’Air Canada rendues publiques au cours du processus sont un pas dans la bonne direction, mais doivent se traduire en gestes concrets et durables», a toutefois prévenu l’investisseur institutionnel.

***

Quelques dates sur la vente de Transat A.T.:

  • 16 mai: Air Canada et Transat A.T. annoncent la signature d’une entente d’exclusivité pouvant mener à une transaction. Air Canada offre 13 $ pour chaque action de Transat A.T., ce qui représente environ 520 millions $.
  • 4 juin: Un nouveau joueur s’invite alors que Groupe Mach propose d’offrir 14 $ pour chaque action du voyagiste. Le groupe immobilier demande une aide de 120 millions $ au gouvernement Legault.
  • 14 juin: Groupe Mach confirme le dépôt d’une proposition formelle au conseil d’administration de Transat A.T. même si le voyagiste doit continuer à négocier exclusivement avec Air Canada.
  • 25 juin: Une offre amendée est transmise par Groupe Mach, qui renonce notamment à sa demande d’une aide financière de la part de Québec.
  • 27 juin: Transat A.T. annonce avoir accepté l’offre d’Air Canada.
  • 2 août: Le promoteur immobilier revient à la charge avec une nouvelle stratégie en proposant d’acquérir 19,5 pour cent des actions de Transat A.T. dans le but de bloquer l’offre d’Air Canada.
  • 6 août: Accusant Mach de tromperie, Transat A.T. exhorte ses actionnaires à ne pas accepter l’offre du promoteur immobilier en plus de déposer une plainte auprès du Tribunal administratif des marchés financiers.
  • 11 août: Air Canada bonifie son offre de 200 millions $ en proposant 18 $ pour chaque action du voyagiste. Le plus important actionnaire de Transat A.T., Letko, Brosseau et associés, appuie la transaction.
  • 12 août: Le Tribunal administratif des marchés financiers déboute Mach.
  • 23 août: Les actionnaires du voyagiste acceptent l’offre d’Air Canada

Actualités

«Le Soleil doit continuer à exister», dit PKP

Dans une entrevue donnée vendredi à l’émission Première heure, à Ici Première, le propriétaire de Québecor, Pierre-Karl Péladeau, a souhaité la survie du Soleil, même s’il achetait le Groupe Capitales Médias (GCM).

«Est-ce qu’il va avoir des salles de rédaction indépendantes ? Je le souhaite et je pense que Le Soleil doit vivre, doit continuer à exister. C’est une institution à Québec, c’est une clientèle aussi», a affirmé M. Péladeau à l’animateur Claude Bernatchez.

Selon M. Péladeau, cela ne serait pas une bonne décision d’affaires de mettre fin au Soleil. Par contre, il ne cache pas que l’achat de GCM par Quebecor provoquerait une réduction des effectifs pour assurer la pérennité. «Est-ce qu’il va avoir une optimisation des dépenses ? C’est clair, on ne peut pas faire autrement. Si vous ne faites pas ça, vous allez droit dans le mur»,  reconnait-il. 

Concentration de la presse écrite 

Rejetée par l’ensemble des groupes politiques à l’Assemblée nationale, la concentration de la presse écrite s’avère la seule solution possible pour Pierre-Karl Péladeau pour faire face aux GAFA.

«Il n’y a pas de solution miracle. S’il n’y a pas d’argent pour financer les salles de rédaction, […] il n’y aura plus de journaux. C’est peut-être mieux d’avoir une infrastructure commune, et avoir le plus grand nombre de salles de rédaction pour que le pluralisme puisse s’exprimer», plaide M. Péladeau, qui accuse également les politiciens de ne rien connaitre aux médias et de faire la politique là-dessus. 

GCM doit trouver un ou des propriétaires d’ici la mi-novembre pour continuer à produire les six journaux du groupe.

Techno

Le rétro est aussi à la mode chez les joueurs de jeux vidéo

COLOGNE — Consoles surannées, couleurs criardes et écrans à gros pixels : parallèlement aux jeux dernier cri ultraréalistes présentés au salon Gamescom de Cologne, les amateurs de jeux vidéo se ruent aussi sur les appareils vintage sortis des greniers.

Cette année l’espace «rétrogaming», constitué de jeux anciens, n’a jamais été aussi imposant à la grand-messe du jeu vidéo européen, où le public s’extasie face aux consoles d’un autre âge, aux micro-ordinateurs et autres bornes d’arcades, ces jeux vidéo de café, payants, où l’on joue debout ou assis.

«Cela me rappelle mon enfance et je me rends compte aujourd’hui que les jeux à l’époque pouvaient aussi être compliqués», s’amuse Jackye Müller, une étudiante de 21 ans tentant d’attraper des bananes avec Donkey Kong, manette de Super Nintendo en main.

Plus loin, un père fait découvrir à son jeune fils le «Pong», l’un des premiers jeux vidéo d’arcade, datant de 1972, sorte de tennis dans lequel chaque joueur s’affronte en déplaçant une raquette virtuelle de haut en bas de façon à garder la balle dans le terrain de jeu.

Pixels d’antan

«Le rétro est partout: dans les films, la musique, les voitures, les habits, alors pourquoi pas les jeux?», s’interroge Christian Gleinser. Ce passionné est le créateur de plusieurs nouveaux jeux, fonctionnant sur ordinateur avec des graphiques des années 80.

«Les gens veulent s’amuser entre amis et apprécient la facilité d’utilisation, le peu de temps de chargement voire les vieux pixels d’antan», avance-t-il, alors que plus loin retentit une fanfare reprenant les bandes sonores de Sonic, Mario Kart ou Pokémon.

Au-delà des collectionneurs, certains habitués ont pris l’habitude de rejouer à d’anciens jeux, pourtant faits pour une console, via des petits programmes appelés émulateurs, pas toujours légaux mais qui permettaient d’adapter le jeu au support.

Mais c’est avant tout le vieillissement de l’âge moyen des joueurs qui marque un tournant: ceux tombés dedans dans les années 80 ou 90 peuvent partager désormais leurs souvenirs, sur les supports derniers cris, avec leurs enfants.

«On constate un retour de la cassette VHS ou du vinyle, le rétrogaming vient en définitive s’inscrire dans cette tendance, il n’y a pas de raison que le jeu vidéo y échappe», constate Fanny Renard, animatrice de communauté pour le studio indépendant Goblinz.

Vraie tendance ? 

Une tendance qui a incité la plupart des fabricants de consoles à rééditer leurs anciens modèles, assortis de catalogues parfois conséquents de 30 ou 40 des plus gros succès de l’époque.

Dernier en date sur ce créneau, le groupe japonais Sega, qui n’avait pas résisté à l’arrivée de la PlayStation de Sony et de la Xbox de Microsoft. Il va proposer à la rentrée sa Megadrive Mini, assortie de 42 jeux.

Elle viendra s’ajouter aux deux consoles célèbres de Nintendo, NES et SuperNES, elles-mêmes rééditées, ainsi qu’à la toute première PlayStation, toutes de retour sur le marché.

«Le fait que chaque fabricant réédite ses consoles avec des catalogues embarqués conséquents démontre qu’il y a un véritable marché. Le coût de revient est très faible, tout est déjà amorti depuis très longtemps, ce n’est que de la marge supplémentaire pour ces groupes», souligne Laurent Michaud, directeur d’études pour l’Idate.

Difficile cependant de savoir si la tendance est ou non passagère. «La réalité augmentée est un marché d’avenir» pour le jeu vidéo, «le rétrogaming ce sera un peu différent», anticipe ainsi M. Michaud.

«Il y a le potentiel pour que cela devienne un vrai marché, mais ni très important en valeur ni sur sur le long terme», estime pour sa part Andrew Kitson, de Fitch Solutions.

Justice et faits divers

Autre collision frontale mortelle sur l’autoroute 50

Un Gatinois de 24 ans est décédé à l’hôpital à la suite d’une collision frontale survenue jeudi soir sur l’autoroute 50.

L’accident est survenu peu avant 20h à proximité de la bretelle de sortie du chemin Doherty et de la route 309, à L’Ange-Gardien.

Le véhicule de la victime aurait dévié de sa voie pour une raison encore inconnue avant d’être heurté de plein fouet par une voiture filant en sens inverse. Selon le porte-parole de la Sûreté du Québec (SQ) en Outaouais, Marc Tessier, la vitesse ou la distraction pourrait être en cause.

Le conducteur de l'autre véhicule. un homme de 72 ans, a été gravement blessé également. il reposait toujours dans un état critique à l'hôpital, vendredi matin.

À cet endroit, il n’y a qu’une voie dans chaque direction et aucun terre-plein ne sépare chaque voie.

L’autoroute 50 a été fermée dans les deux directions et un détour par la route 309 et le secteur Buckingham a été mis en place.

Les reconstitutionnistes en scène de collision de la SQ ont été appelés sur les lieux. L'autoroute a été rouverte à la circulation vers 2h, tôt vendredi matin.

Depuis le début juillet, il s’agit du quatrième accident grave, dont un s’est avéré mortel, à survenir sur ce tronçon d’autoroute.

Le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a indiqué plus tôt cet été que les travaux d’aménagement d’une clôture métallique séparant les voies contiguës de l’autoroute 50, à L’Ange-Gardien, devraient s’amorcer au début de l’année 2020.

Actualités

Bris de probation: Valérie Poulin-Collins acquittée faute de preuves

Trois-Rivières — Valérie Poulin-Collins, cette jeune femme qui avait enlevé un bébé naissant à l’hôpital de Trois-Rivières le 26 mai 2014, a été acquittée des accusations de bris de probation portées contre elle.

Au terme d’un procès qui s’est tenu jeudi au palais de justice, le juge Simon Ricard a conclu que la preuve n’avait pas été faite qu’elle avait contrevenu à des conditions de sa probation. Dans sa preuve, le ministère public a en effet choisi de faire témoigner uniquement l’intervenante de la Maison Radisson qui supervisait la probation de l’accusée et son agente de probation. Or, leurs propos ont constitué du ouï-dire selon le tribunal puisque les manquements reprochés à Valérie Poulin-Collins faisaient suite à leurs vérifications auprès d’un psychologue et d’un médecin.

Justice et faits divers

Effondrement d'une structure sur Henri-IV : une enquête en cours

Une structure du chantier de l’autoroute Henri-IV à Québec s’est effondrée, jeudi en fin de soirée, lors du coulage de béton. Trois travailleurs, qui se trouvaient sur la structure, ont subi des blessures mineures. La CNESST va mener une enquête pour déterminer les causes de l'accident..

Les secours ont reçu l’appel peu après 23 h. Sur place, le décompte des travailleurs du chantier a permis d’établir rapidement qu’il ne manquait personne à l’appel. 

Les trois personnes, qui étaient présentes sur la structure, ont pu rejoindre par elles-mêmes le point de rassemblement avant l’arrivée des unités d’urgence. Légèrement blessés, les trois travailleurs ont été pris en charge par les paramédicaux. L’un d’eux a été transporté à l’hôpital par mesure préventive. 

La rue Einstein étant complètement obstruée par l’effondrement, des unités du service incendie, ainsi que des paramédicaux, sont demandées de chaque côté de l’effondrement. Au total, 30 pompiers ont travaillé sur les lieux d’intervention.

Cette portion du chantier sera fermée pour la durée de l’enquête qui sera effectuée par la CNESST. La rue Einstein, sous le viaduc de l’autoroute Henri IV, est également fermée pour une durée indéterminée.

Selon le porte-parole de la Sécurité publique de la Ville de Québec, Alexandre Lajoie, l’effondrement de la structure du chantier n'aura pas de répercussions sur la circulation sur l’autoroute Henri-IV.

Actualités

Exclusivité menacée: le nombre d’étudiants admis au CQFA pourrait grimper

L’offre d’un deuxième programme de pilotage d’aéronefs au Québec n’aura pas d’impact négatif sur le recrutement d’étudiants au Centre québécois de formation aéronautique (CQFA) du Cégep de Chicoutimi, croit le premier ministre François Legault. Son gouvernement songe même à augmenter le nombre d’étudiants admis chaque année, qui est actuellement limité à 40 candidats.

L’information rapportée par La Presse jeudi matin concernant l’obtention d’une licence d’enseignement par le collège Air Richelieu, situé à côté de l’aéroport de Saint-Hubert, sur la Rive-Sud de Montréal, a soulevé la grogne au Saguenay–Lac-Saint-Jean puisque le CQFA était jusqu’ici le seul établissement au Québec à pouvoir octroyer un diplôme d’études collégiales (DEC) en technique de pilotage d’aéronefs.

Actualités

Écrasement d’hydravion à Lac-à-la-Tortue

Un hydravion transportant six personnes s’est écrasé jeudi après-midi, dans le secteur Lac-à-la-Tortue, à Shawinigan. Heureusement, tous les occupants de ce vol touristique, dont cinq touristes italiens, sont sains et saufs.

L’hydravion, un Cessna de l’année 1982 appartenant à Bel-Air Laurentien Aviation, s’est écrasé vers 15h dans un boisé du camping Rouillard, non loin de l’aérodrome de Lac-à-la-Tortue. L’appareil est suspendu dans les arbres. 

Les touristes qui étaient à son bord sont des Italiens et n’ont pas été blessés gravement. Selon la Sûreté du Québec, deux personnes ont toutefois subi des blessures mineures et une d’entre elles a dû être transportée vers le centre hospitalier en ambulance par mesure préventive. Sous le choc après l’accident, le pilote a pour sa part subi des blessures superficielles. 

Justice et faits divers

Acquitté d’action indécente au Village Vacances Valcartier

Un baigneur commet-il une action indécente s’il se retrouve en érection dans la piscine à vagues du Village Vacances Valcartier? Pas si la preuve qu’il s’est masturbé sous l’eau soulève des doutes, tranche la Cour du Québec.

Michel*, 53 ans, se présente seul à Valcartier le 24 août 2016. Sa femme travaille et lui est en arrêt de travail à la suite d’une opération à l’épaule.

Vers 15h, Michel décide d’aller se rafraîchir dans la piscine à vagues. Une femme, qui surveille ses enfants à partir du trottoir surélevé longeant la piscine, se met à l’observer. Selon le témoignage livré par la mère de famille au procès, Michel se promène parmi les baigneurs et, avec sa main droite, il fait des mouvements de va-et-vient sur son pénis, par-dessus le maillot. La mère demande l’intervention du sauveteur.

Alerté par radio, un agent de sécurité arrive et voit aussi Michel dans la piscine à vagues. Au procès, l’agent dit qu’il croyait à ce moment que le baigneur se masturbe, mais qu’il n’en est pas certain à 100 %.

L’agent de sécurité demande à Michel de sortir. Celui-ci s’exécute et tous peuvent constater qu’il est en érection. L’agent de sécurité donne une serviette à Michel et lui demande de le suivre. Michel se change et l’agent de sécurité appelle la police. 

Après avoir pris les informations, un policier informe Michel qu’il est arrêté pour action indécente. Le policier prend une photo du maillot de Michel et lui demande de quitter le Village Vacances Valcartier.

Michel sera accusé un mois plus tard.

À son procès, Michel affirme qu’il savait qu’il était en érection et prenait soin de se tenir dans la zone profonde de la piscine. Mais il nie fermement s’être masturbé. Il affirme que l’érection a été provoquée par le contact de l’eau. 

Les témoins, dit Michel, se sont mépris ou ont mal perçu les mouvements de ses bras, qui bougeaient, selon lui, en raison du mouvement des vagues.

Le juge Steve Magnan de la Cour du Québec, qui a entendu le procès, ne croit pas totalement la version de l’accusé. Le juge trouve notamment étonnant le fait que Michel, qui dit n’avoir rien à se reprocher, soit sorti de la piscine sans questionner l’agent de sécurité.

Les témoins de la poursuite n’ont toutefois pas réussi à convaincre le juge hors de tout doute raisonnable. L’agent de sécurité a observé Michel durant 45 secondes et n’avait pas la certitude qu’il s’était masturbé. Pour sa part, la mère de famille n’était pas placée à un endroit d’où elle avait une vue parfaite sur le baigneur suspect, estime le juge.

Un doute raisonnable subsiste, conclut le juge Magnan, et Michel doit en bénéficier. Il a donc été acquitté.

Événement isolé

Ce genre d’événement ne se produit que très rarement au Village Vacances Valcartier, assure sa responsable des communications, Marie-Ève Doyon. 

Le Village Vacances Valcartier est un site familial ouvert à tous, avec ou sans enfant, précise la porte-parole. Mais tous les employés ont la consigne d’appliquer la tolérance zéro, ajoute-t-elle. «On ne se gêne pas pour avertir des gens qu’ils ne doivent photographier que les membres de leur famille ou leurs proches et on n’a aucun problème à s’excuser après, si on a froissé quelqu’un par erreur», dit Mme Doyon.

Si les agents de sécurité ont un doute sur le comportement d’un individu, mais n’ont pas les motifs pour appeler la police, ils vont inviter la personne à quitter le site, précise la porte-parole.

*Nom fictif

Tennis

Internationaux des États-Unis: Auger-Aliassime contre Shapovalov au 1er tour

Félix Auger-Aliassime n'a pas vraiment eu l'occasion de profiter de sa première participation aux Internationaux des États-Unis.

Affecté par un coup de chaleur et un rythme cardiaque accéléré lors de son match de premier tour contre son bon ami Denis Shapovalov l'an dernier, le jeune Québécois avait vu sa première participation à un tournoi majeur prendre fin de manière abrupte, alors qu'il avait déclaré forfait en troisième manche.

Même si beaucoup de choses ont changé pour Auger-Aliassime en un an - il est maintenant classé 19e au monde, près de 20 rangs devant Shapovalov - il pense encore souvent à ce match.

«Même si je n'ai pas pu terminer le match, j'en garde un très bon souvenir, a dit Auger-Aliassime jeudi, lors d'un entretien téléphonique avec La Presse canadienne. Je rêvais depuis que j'étais enfant de jouer aux Internationaux des États-Unis. Ma famille était là.»

Auger-Aliassime et Shapovalov auront l'occasion de revivre ces émotions à Flushing Meadows, puisque le sort les a à nouveau réunis l'un contre l'autre au premier tour.

Le Québécois n'est plus inquiété par son problème cardiaque, après avoir subi une opération pendant la saison morte.

«Ça semble effrayant, mais c'est en fait une opération assez fréquente, a dit Auger-Aliassime, qui est âgé de 19 ans. Plusieurs personnes ont ce type de problème. (...) J'étais de retour sur les terrains rapidement.»

Auger-Aliassime a déjà battu Shapovalov plus tôt cette année - au premier tour à Madrid - égalant leur fiche en carrière à 1-1.

Shapovalov, qui est âgé de 20 ans, a décidé de peaufiner sa préparation en participant à l'Omnium de Winston-Salem cette semaine, tandis qu'Auger-Aliassime est arrivé à New York samedi dernier.

«Je suis allé manger au restaurant quelques fois, mais je passe la majorité de mon temps à m'entraîner, a dit Auger-Aliassime. J'essaie de m'assurer d'être le mieux préparé possible.»

Les succès d'Auger-Aliassime cette saison - il présente une fiche de 31-18 - lui ont aussi ouvert des portes hors du terrain. Il a été le sujet d'une récente entrevue par le magazine Vogue.

Auger-Aliassime a admis avoir été surpris par la demande. Il n'aurait jamais pensé être le sujet d'un article dans un magazine de mode, mais il a apprécié l'expérience.

«J'ai participé à une séance photo à Londres avec un photographe extraordinaire. J'ai tenté différentes poses, a dit Auger-Aliassime en riant. Je suis certain que mes parents vont acheter quelques copies du magazine.»

De son côté, l'Ontarien Milos Raonic, 22e au monde, affrontera Nicolas Jarry, du Chili, tandis que Bianca Andreescu sera opposée à Katie Volynets, des États-Unis.

Andreescu est la 15e tête de série. L'Ontarienne pourrait trouver Caroline Wozniacki sur sa route; la Danoise s'est rendue en finale du tournoi en 2009 et 2014.

Sur les terrains new-yorkais, l'unifolié sera aussi représenté par Eugenie Bouchard, Vasek Pospisil et Brayden Schnur.

Un autre nom pourrait s'ajouter: le Torontois Steven Diez disputera vendredi son match de troisième et dernier tour des qualifications, contre le Sud-Coréen Soonwoo Kwon.

Jeudi, Peter Polansky, de North York, en Ontario, a plié l'échine au deuxième tour des qualifications devant l'Indien Sumit Nagal 7-5, 7-6 (0).

Au tableau principal, Bouchard, 119e au monde, fera face à la 12e tête de série, la Lettone Anastasija Sevastova.

Par ailleurs, Serena Williams et Maria Sharapova vont enfin s'affronter dans la Grosse Pomme, dès le premier tour.

Les deux ont déjà remporté le tournoi - l'Américaine six fois, le plus récemment en 2014, et la Russe une fois, en 2006. Ce duel a eu lieu 21 fois au total, incluant 19 victoires pour Williams.

Du côté masculin, Roger Federer, troisième tête de série, pourrait jouer contre le favori et numéro 1 Novak Djokovic en demi-finale.

Ils viennent de s'affronter en finale à Wimbledon, où Djokovic a prévalu en cinq sets. Le Serbe est le champion en titre à l'étape américaine du Grand Chelem.

Djokovic pourrait jouer face à Daniil Medvedev en quarts de finale. Le Russe l'a récemment vaincu en demi-finale à Cincinnati, en route vers une victoire en finale.

Medvedev a d'ailleurs atteint le match ultime lors de trois tournois d'affilée. Il sera la cinquième tête de série à Flushing Meadows.

Rafael Nadal est la deuxième tête de série. S'il est confronté à Federer, ce ne serait qu'en finale. Ils n'ont jamais joué l'un contre l'autre à New York.

Nadal aura comme prochain rival John Millman, l'Australien tombeur de Federer en quatrième ronde du tournoi, l'an dernier.

Justice et faits divers

La peine de l’ex-entraîneur de ski Bertrand Charest réduite par la Cour d’appel

MONTRÉAL — Bertrand Charest a réussi à faire réduire sa peine par la Cour d’appel. Condamné à 12 ans de prison pour divers crimes de nature sexuelle commis sur de jeunes skieuses, dont des mineures, l’ex-entraîneur a réussi à se débarrasser de plus de la moitié des chefs d’accusation et voit sa peine diminuée de 21 mois.

Le plus haut tribunal québécois a rendu cette décision de 40 pages jeudi après-midi.

L’homme avait été condamné en juin 2017 sur 37 chefs d’accusation. Le juge Sylvain Lépine de la Cour du Québec lui avait ensuite imposé une peine de 12 ans de pénitencier pour ces crimes commis dans les années 1990 sur neuf skieuses âgées de 12 à 18 ans.

Le juge Lépine avait alors qualifié ses gestes d’«inexcusables» et de «criminels». Charest avait notamment eu des relations sexuelles complètes avec certaines des adolescentes, alors qu’il était en position d’autorité sur elles. L’une d’entre elles est devenue enceinte et Charest l’avait amenée se faire avorter.

L’ex-entraîneur de 54 ans avait porté en appel à la fois sa condamnation et sa peine.

Dans sa décision rendue jeudi, la Cour a fait tomber 21 chefs d’accusation, pour diverses raisons, dont une absence de preuve ou lorsque la victime était plus âgée que ce qui est prévu dans la disposition du Code criminel sur laquelle certaines accusations étaient fondées. Plus précisément, la Cour a acquitté Charest de neuf chefs, a décrété un arrêt des procédures sur deux chefs, a annulé la condamnation sur un chef (pour absence de compétence du tribunal, vu que les gestes avaient été posés en Nouvelle-Zélande, et qu’un juge canadien n’a pas juridiction sur ce territoire) et ordonné la suspension conditionnelle sur neuf chefs.

Quant à la peine, la Cour la fait passer de 12 ans à 10 ans et trois mois, considérant notamment les chefs d’accusation qui ont été retirés ou pour lesquels Charest a été acquitté. Mais après avoir enlevé le temps que l’homme avait purgé en détention provisoire, cela laisse une peine de prison de quatre ans et neuf mois.

Il demeure coupable de 16 chefs d’accusation. La condamnation pour le chef d’agression sexuelle causant des lésions corporelles, soit pour la victime qui a subi un avortement, a été confirmée par la Cour d’appel et demeure.

Pour lui, il s’agit donc d’une victoire partielle.

Revirement

Après sa condamnation en 2017, la Couronne avait toutefois concédé que 20 des 37 chefs sur lesquels il a été déclaré coupable devaient tomber, pour diverses raisons.

La Cour d’appel a plutôt tranché que 21 n’avaient plus lieu d’être. Charest avait été accusé à l’origine sous 57 chefs d’accusation.

Malgré l’élimination de 21 chefs, la Cour ne réduit la durée d’incarcération que de 21 mois. Dans son analyse de la peine appropriée, elle pose des constats qui ne sont pas tendres.

«On ne note aucun changement radical chez l’appelant (Charest) depuis les infractions. Au contraire, selon la preuve déposée lors des observations sur la peine, il continue à banaliser sa conduite, à dénigrer les plaignantes et veut même faire porter à certaines la responsabilité de ses actes», écrit la Cour d’appel sous la plume du juge François Doyon.

«Sa personnalité narcissique est toujours bien présente», peut-on y lire.

L’homme avait été remis en liberté en mars dernier, en attendant le résultat de son appel.

Une ordonnance de non-publication a été prononcée dans ce dossier, ce qui empêche d’identifier les victimes. L’ordre de la Cour a toutefois été levé en partie à la demande de quatre de ces jeunes femmes afin de pouvoir parler en public de ce qui s’est passé, pour que les abus cessent dans le monde du sport. Il s’agit de Geneviève Simard, de Gail Kelly, d’Anna Prchal et d’Amélie-Frédérique Gagnon.

Jeudi après-midi, Geneviève Simard s’est déclarée satisfaite de la décision de la Cour d’appel.

«Je peux enfin mettre un terme à ce chapitre de ma vie qui fut long et très éprouvant pour moi, ma famille et mes proches et je pense pouvoir parler aux noms des autres filles aussi», écrit-elle dans une déclaration.

Les filles ont été courageuses et ont fait preuve d’une grande force, dit-elle. «C’est ensemble aujourd’hui en ayant été solidaires que l’on peut enfin passer à autre chose.»

Elle juge que la peine imposée à Charest est «exemplaire».

«La réduction de peine n’est pas du tout ce que je retiens, ce que je retiens c’est le 10 ans et 3 mois, une peine importante qui aura des impacts majeurs dans les futurs dossiers d’agressions sexuelles au pays», insiste la femme en se disant très reconnaissante envers les avocats de la Couronne et des enquêteurs pour leur travail extraordinaire.

Actualités

Le PLQ se joint à la campagne d’appui aux médias de la FPJQ

L’opposition officielle appelle le gouvernement caquiste à joindre sa voix à la campagne d’appui aux médias régionaux et locaux lancée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ).

Le Parti libéral (PLQ) déplore du même souffle le manque de leadership de la ministre des Communications, Nathalie Roy, dans la crise qui secoue actuellement les médias québécois.

Le PLQ se rallie ainsi au mouvement de mobilisation de la FPJQ né à la suite des révélations sur les difficultés du Groupe Capitales Médias (GCM), qui publie Le Soleil dans la Vieille-Capitale et tous les quotidiens régionaux du Québec.

La porte-parole libérale en matière de culture et de communications, Isabelle Melançon, demande maintenant aux élus caquistes de manifester à leur tour leur appui à la campagne de la FPJQ.

Donc, Mme Melançon appelle ses vis-à-vis de la Coalition avenir Québec (CAQ) à publier dans les réseaux sociaux une photo de leur quotidien, leur hebdomadaire ou leur radio ou télévision locale.

Selon la députée de Verdun, il faut que tous les partis en Chambre prennent part à la campagne, parce que «l’information, c’est le savoir, le savoir, c’est la liberté, et la liberté, c’est la démocratie», a-t-elle insisté, dans une entrevue avec La Presse canadienne jeudi après-midi.

Le message qu’elle a lancé dans une petite vidéo publiée par l’entremise de son compte Twitter avait été visionné près de 3000 fois en fin d’après-midi jeudi, tandis qu’elle disait avoir reçu tellement de courriels de sympathisants qu’elle n’arrivait plus à y répondre.

GCM a obtenu la protection de la cour pour se mettre à l’abri de ses créanciers et a reçu une aide d’urgence de 5 millions $ d’Investissements Québec pour maintenir ses activités, mais un repreneur devra récupérer l’entreprise avant la fin de l’année. Québecor et Métro Média ont manifesté leur intérêt.

Mme Melançon a dit craindre «l’effet domino» sur d’autres médias si GCM est démantelé, notamment sur l’agence La Presse canadienne, qui compte les journaux de GCM parmi ses abonnés.

«Cela a une ampleur qu’on ne soupçonne pas, on a besoin d’avoir de la bonne information au Québec», a-t-elle dit.

Elle a cité la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy, qui a dit cette semaine avoir «saisi la précarité de la situation», pour lui reprocher d’avoir pris conscience trop tard de l’urgence d’agir, alors que des signaux avaient été émis en avril par GCM et qu’un comité interministériel avait été mis sur pied.

Mme Melançon estime que Mme Roy ne maîtrise pas du tout le dossier et qu’elle a été supplantée dans les faits par son collègue le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, qui a annoncé l’aide financière et la marche à suivre.

Enfin, la députée de Verdun accuse le premier ministre François Legault d’envoyer des messages contradictoires: il a appelé les Québécois mercredi à appuyer les médias locaux et à s’abonner aux journaux, mais en même temps, il refuse de réacheminer toute la publicité gouvernementale dans les médias québécois plutôt que dans Facebook ou d’autres réseaux sociaux.

Rappelons qu’une commission parlementaire sur les médias amorcera ses travaux la semaine prochaine à l’Assemblée nationale, tandis que le gouvernement Legault planche actuellement sur un programme d’aide qui sera accessible à tous les médias.

Le Groupe Capitales Médias est un abonné de l’agence La Presse canadienne. Outre «Le Soleil», l’entreprise possède «Le Droit» d’Ottawa-Gatineau, «Le Nouvelliste» de Trois-Rivières, «La Tribune» de Sherbrooke, «La Voix de l’Est» de Granby, «Le Quotidien» et «Le Progrès week-end» à Saguenay.

Gatineau

Pacte fiscal: les villes veulent plus qu’une «réformette»

Le monde municipal voit la négociation sur le prochain pacte fiscal comme test pour le gouvernement de François Legault. «La façon dont va se conclure ce nouveau pacte fiscal sera un très bon indicateur à savoir si vraiment, au Québec, le monde municipal est un partenaire, un gouvernement de proximité reconnu, ou un groupe de lobby, à la limite une centrale syndicale», affirme le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson.

Ce dernier était de passage à Gatineau, jeudi matin, pour lancer sa tournée des chambres de commerce qui vise à sensibiliser sur les enjeux entourant la signature du prochain pacte fiscal. Les négociations se sont amorcées en juin dernier. Les villes souhaitent avoir une entente en main dès la fin du mois de septembre. L’UMQ rappelle que le gouvernement du Québec a les marges de manœuvre nécessaire pour éviter des impacts fiscaux aux les contribuables municipaux. «Le contribuable a fait sa part, au gouvernement de faire la sienne», a indiqué M. Cusson, en référence au slogan de cette tournée de l’UMQ.

La principale demande de l’UMQ est connue depuis longtemps et a fait l’objet d’un engagement de tous les partis politiques quelques mois avant les élections de 2018. L’UMQ souhaite que Québec amorce une réforme de la fiscalité dès la première année du pacte en commençant à partager une partie des recettes de la TVQ avec les municipalités.

Un impact dès l’an 1 

«Le transfert d’un point de la TVQ, ça fait 30 ans qu’on en parle, rappelle M. Cusson. Un moment donné, il faut passer à autre chose. Cette fois-ci doit être la bonne. Sur la durée du pacte fiscal, ce qu’on veut, c’est qu’à la dernière année, on ait atteint le transfert d’un point de la TVQ […], mais selon nous il doit aussi y avoir un impact dès le début du pacte. Dire au monde municipal qu’il n’y aurait rien la première année, je trouve que ce serait méprisant, alors que les villes ont largement contribué aux surplus que Québec a aujourd’hui.» Québec envisage des surplus de 7,5 milliards $ cette année.

Le maire de Gatineau et président du caucus des grandes villes à l’UMQ, Maxime Pedneaud-Jobin a de nouveau appelé le gouvernement à s’engager dans un «changement profond» de la dynamique fiscale dans laquelle les villes se trouvent. «On ne peut pas juste négocier sur quelques millions $, a-t-il lancé. C’est une réforme de la fiscalité que ça prend, pas juste une réformette. C’est dans l’intérêt de tout le monde que le gouvernement fasse ça.»

Champions de la dépendance

M. Pedneaud-Jobin a rappelé que Gatineau est dépendante à 88% de la taxe foncière, alors que près de 50% de ses dépenses vont aux services à la personne. «Quand on se compare dans le monde, ce sont des chiffres qui n’ont aucun bon sens comme niveau de dépendance.»

De fait, la dépendance à la taxe foncière ne cesse de croître au Québec, a noté M. Cusson. En 2011, les municipalités puisaient 61% de leurs revenus dans la taxe foncière. Cette proportion a grimpé à 70% en 2017. «Ça fait de nous les champions, non seulement au Canada, mais parmi tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), a-t-il insisté. En Ontario et en Alberta c’est 40%. En Colombie-Britannique c’est 48%. Ça n’a pas de bon sens. Il va falloir se sevrer de cette dépendance importante.»

L’UMQ demande aussi au gouvernement du Québec de payer la totalité de la facture de taxes qu’il doit aux municipalités. Actuellement, Québec ne verse que 70% des compensations tenant lieu de taxes, précise l’UMQ. Ce manque à gagner a fait perdre 60 millions $ à la Ville de Gatineau depuis la fusion, a précisé le maire Pedneaud-Jobin.

«Québec ne paie pas toutes les taxes pour ses immeubles qu’on dessert, explique M. Cusson. Quand on déneige, on ne baisse pas la gratte à 70% quand on passe devant une école. C’est même un des premiers endroits où on va aller pour assurer la sécurité.» Si Québec payait 100% des compensations tenant lieu de taxes, ce sont 155 millions $ de plus qui iraient dans les coffres des municipalités chaque année.

Le président de l’UMQ sera devant la Chambre de commerce de Sherbrooke ce vendredi. Il sera ensuite de passage à Saguenay, Québec et Rimouski au cours du mois de septembre.

La Capitale

Audition XXX sous haute surveillance [VIDÉO]

Même si rien ne peut empêcher la tenue d’une audition XXX dans le stationnement du bar St-Josef samedi à Québec, la police aura l’événement à l’œil et la Ville pourrait donner des constats d’infraction en vertu des règlements municipaux.

Le Soleil révélait en juillet qu’une citoyenne du quartier avait contesté auprès de la Ville de Québec la légalité de l’audition de la boîte de production pornographique AD4X qui aura lieu le 24 août en soirée. Dans un VR garé dans le stationnement du bar, les actrices pornos masturberont les gars qui se présenteront au «casting party» et elles décideront ensuite si elles veulent faire une scène complète avec eux.

«On a entamé une enquête pour déterminer s’il pouvait y avoir des éléments criminels en vertu de la prostitution, comme de la sollicitation moyennant rétribution. Mais ça ne franchit pas la barre au niveau criminel», explique Gino Lévesque, directeur adjoint aux enquêtes et aux services spécialisés de la police de Québec.

Chose certaine, des patrouilles seront présentes pour s’assurer qu’il n’y aura aucun débordement : grossière indécence, troubler la paix ou bruit excessif. M. Lévesque garde confiance que rien ne se produise, pour avoir rencontré les organisateurs de l’événement.

Dans un communiqué diffusé jeudi, la Ville annonce que le comité exécutif a adopté une résolution qui condamne l’événement, non conforme à la réglementation municipale. 

«Le comité demande à toutes les unités administratives de faire appliquer les lois en vigueur […]Si l’événement devait avoir lieu, des poursuites pénales pourraient être entreprises contre le propriétaire du terrain et contre la compagnie de production», écrit-on.

«Il y a des limites à ce qu’on peut faire pour empêcher l’événement. Ça aurait été difficile, a commenté le maire Régis Labeaume. Mais ils contreviennent à au moins deux règlements.»

Plus tôt en journée, le conseiller du district Neufchâtel-Lebourgneuf, Patrick Paquet, a tenu à rassurer les résidents du secteur que l’événement se tiendra sous surveillance policière. 

«L’événement sera encadré. La police effectuera une surveillance du secteur, a lancé le conseiller Paquet. «Non seulement ça ne respecte pas la réglementation municipale, mais c’est moralement inacceptable. Je pense que la pornographie n’a pas sa place dans le district Neufchâtel-Lebourgneuf dans un quartier résidentiel», ajoute-t-il, soulignant qu’un voisin du stationnement a une vue sur la roulotte et les personnes qui y entrent.

«Un règlement, c’est un règlement, que ça soit le samedi soir ou le lundi matin, lance Steve Lemay, copropriétaire de la garderie Les rayons de soleil, voisin du St-Josef. «On doit répondre aux gens qui fréquentent la garderie. Ils sont mal à l’aise avec ça. On est capable de vivre avec le bar du moment qu’il fait des activités de bar pour lesquelles il est régi. On permet ça. La prochaine fois, ça va être quoi? L’imagination, des fois. On aimerait mieux que ça s’arrête là», conclut-il.

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Justice et faits divers

Propos menaçants d’un policier envers des employés de la Ville de Gatineau

Un policier de Gatineau ayant tenu des propos inquiétants auprès d’autres employés de la Ville, au courant de la dernière année, a dû s’engager devant le tribunal à ne pas communiquer avec eux.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) n’a pas dévoilé l’identité du policier concerné.

Cet engagement, selon l’article 810 du Code criminel, ne constitue pas une accusation formelle. Il s’agit d’une mesure préventive visant à empêcher un individu à contacter certaines personnes ayant de bonnes raisons de craindre pour leur sécurité.

Le policier compte 16 années de service.

L’engagement a été signé jeudi matin à Gatineau. L’agent s’est engagé à respecter certaines conditions, dont celle de garder la paix et une bonne conduite.

«En raison de certains propos tenus par le policier, le SPVG avait des raisons valables de craindre pour la sécurité de certains employés de la Ville de Gatineau, écrit un porte-parole du SPVG. Le policier aurait tenu des propos préoccupants entre les mois de novembre 2018 et de juin 2019, alors qu’il n’était pas en fonction.»

La direction du SPVG a dit ne pas donner d’entrevue ou fournir davantage d’informations, alors que le dossier est traité par le service des ressources humaines.

Le SPVG a avisé le ministère de la Sécurité publique, après avoir reçu les informations sur le comportement allégué du policier en juillet dernier.

Le policier concerné était en congé de longue durée lorsqu’il a tenu les propos dont la teneur n’a pas été révélée par la direction du service de police.

Le policier est toujours en congé prolongé. La direction dit qu’elle réévaluera sa situation lors d’un éventuel retour au travail.

Affaires

Les profits des sociétés américaines reculent encore

Les profits des sociétés américaines ont chuté pour un deuxième trimestre consécutif au printemps, alors que l’effet des réductions d’impôts de l’année dernière s’est atténué et que les entreprises sont confrontées à une incertitude grandissante en raison des litiges commerciaux impliquant l’administration Trump.

Alors que la saison des résultats du deuxième trimestre tire à sa fin, les compagnies qui figurent dans l’indice S&P 500 sont sur le point de connaître un deuxième recul trimestriel consécutif en trois ans au chapitre des bénéfices. Même si Wall Street s’attendait à pire, les analystes s’attendent à ce que la tendance baissière se poursuivre pour le trimestre en cours.

Les profits des entreprises ont grimpé en flèche l’année dernière après que le taux d’imposition des entreprises ait été réduit de 35 pour cent à 21 pour cent par Washington.

Le portrait est toutefois différent cette année. Le changement survient dans un contexte où la guerre commerciale grandissante entre Washington et Pékin pèse sur une économie mondiale qui montre déjà des signes d’essoufflement. De plus en plus d’entreprises subissent l’incidence négative des tarifs douaniers et craignent que de nouvelles taxes frontalières nuisent à leurs résultats en plus de faire grimper leurs coûts.

«Les chances que le conflit traîne jusqu’en 2020 ont augmenté, provoquant davantage de risques pour la croissance économique et les bénéfices des entreprises» a écrit John Lynch, stratège en chef des investissements chez LPL Financial, dans une note aux investisseurs.

Les entreprises ont davantage évoqué l’impact des tarifs douaniers dans leurs derniers rapports trimestriels. Selon la société de gestion de données financières FactSet, il y a eu une augmentation de plus de 40 pour cent du nombre de sociétés ayant évoqué les taxes douanières dans le cadre de conférences téléphoniques avec les analystes financiers.

Par exemple, l’escalade des tensions commerciales à l’échelle internationale a notamment nui au constructeur d’équipement lourd Caterpillar, qui a vu ses profits glisser de 10 pour cent au deuxième trimestre.

Le ralentissement de la croissance pèse sur les revenus, les tarifs douaniers perturbent la chaîne d’approvisionnement et l’incertitude des entreprises créent un risque à court terme pour les profits, a déclaré M. Lynch.

Les fabricants de puces électroniques ont connu un trimestre particulièrement difficile dans la mesure où ils se retrouvent au coeur de la guerre commerciale. Pour la plupart de ces derniers, la Chine représente leur principal marché où écouler leurs produits. Les profits d’Advanced Micro Devices ont chuté de 36 pour cent au cours du trimestre, tandis que Micron Technology a enregistré une baisse de 68 pour cent de ses bénéfices, selon FactSet.

Les analystes prévoient que les bénéfices des entreprises diminueront encore de trois pour cent ou plus au troisième trimestre. Le ralentissement de la croissance économique et les tensions commerciales vont probablement faire en sorte que l’année sera plus corsée pour le S&P 500.

«Il semble que les sociétés de l’indice S&P 500 soient de nouveau en train de craindre une escalade des tarifs», a écrit John Butters, analyste principal chez FactSet, dans un rapport récent.

Maison

Les honneurs canadiens pour un paysagiste de Québec [PHOTOS]

Un paysagiste de Québec, Les Artisans du paysage, s’est distingué lors du dernier concours de la Canadian Nursery Landscape Association. C’est le projet «La villa des gros pins» qui a souri à la compagnie, lui méritant le grand prix d’excellence dans la catégorie Aménagement paysager résidentiel.

Le projet s’était déjà démarqué en remportant en 2018 le prix Milan Havlin, la plus haute distinction décernée au niveau de la province par L’Association des Paysagistes professionnels du Québec. 

La Villa des gros pins a été nommée ainsi en l’honneur des conifères imposants qui ont été préservés sur la propriété. On y retrouve une piscine remarquable et un toit végétal élaboré, ainsi que plusieurs aménagements floraux conçus autour d’œuvres d’art. Le caractère audacieux de la proposition a aussi été noté.

Affaires

Formation professionnelle des jeunes: Ottawa transfère la compétence à Québec

Ottawa et Québec ne s'entendent pas sur l'interprétation à donner à l'entente conclue jeudi entre les deux gouvernements sur le financement des programmes de formation professionnelle destinés aux jeunes.

Selon le gouvernement Legault, Ottawa transfère à Québec la pleine compétence des programmes de formation professionnelle destinés aux jeunes, en tout cas au moins pour cinq ans.

De plus, aux yeux de Québec, ce transfert se fait sans obligation de rendre des comptes à Ottawa.

Or, le gouvernement fédéral ne voit pas du tout les choses ainsi, niant tout «transfert» de compétence.

La Presse canadienne a pu consulter le libellé de l'entente et il appert que le gouvernement du Québec devra effectivement se rapporter régulièrement à Ottawa, contrairement à ce que laissait entendre le ministre du Travail, Jean Boulet, en conférence de presse.

Le gouvernement Legault tentait d'obtenir un transfert permanent de compétence en ce domaine, mais il devra se contenter pour l'instant d'une entente conclue pour les cinq prochaines années, soit de 2020 à 2025.

Ottawa versera donc d'ici là 135 millions $ à Québec pour financer, sans droit de regard, les divers programmes québécois existants permettant à de jeunes décrocheurs d'obtenir la formation requise pour exercer un métier.

On prévoit que 20 000 jeunes de 15 à 30 ans pourront ainsi augmenter leurs chances d'intégrer le marché du travail.

L'annonce a été faite jeudi à Québec, dans un centre de formation, conjointement par le ministre du Travail, Jean Boulet, et le ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos, au nom de la ministre fédérale de l'Emploi, Patty Hajdu.

En conférence de presse, le ministre Boulet a qualifié l'entente d'«historique» et de gain majeur pour le Québec en vue d'affirmer sa différence au sein du Canada.

«Moi, je vise la pérennité» de l'entente, a commenté le ministre Boulet, à propos du transfert souhaité de la compétence exclusive de la formation de la main-d'oeuvre pour les jeunes.

Les négociations en ce sens avec Ottawa n'ont pas abouti, mais vont se poursuivre, a promis le ministre.

Car la formation professionnelle des jeunes incarne le caractère «distinct» du Québec, dans son approche en régions et ses façons de faire avec les différents partenaires impliqués, a-t-il observé, ne cherchant pas à nier les prétentions «nationalistes» de son gouvernement en la matière.

Selon le ministre Boulet, Ottawa versera donc l'argent promis sans imposer de conditions: «l'argent va être dépensé chez nous, par nous, en fonction de nos besoins concrets et régionaux», a précisé le ministre, fier de ne pas avoir à rendre de comptes au gouvernement fédéral sur les sommes dépensées, grâce «à la pleine reconnaissance de la juridiction du Québec».

«On est autonome. On évalue. On décide. On innove en fonction de nos besoins. C'est pas: on rend des comptes», a-t-il insisté en conférence de presse.

Or, «le présent accord sera surveillé et le Québec devra faire état des progrès et des résultats sur une base annuelle», a répliqué l'attachée de presse de la ministre Hajdu, Véronique Simard, après avoir pris connaissance des déclarations du ministre Boulet.

Ainsi, en vertu de cette entente, le Québec aura plusieurs obligations à remplir.

Avant le 30 novembre de chaque année Québec devra produire et expédier à Ottawa un rapport détaillé sur les résultats obtenus.

Le Québec devra aussi faire parvenir au gouvernement fédéral son plan d'action annuel et rappeler chaque fois la contribution financière du Canada.

L'entente stipule aussi que tout le matériel de communication et toutes les activités de communication reliés à ces programmes devront au préalable avoir été approuvés par Ottawa.

Aux yeux du ministre Boulet, l'entente de jeudi est conclue dans le même esprit que l'accord conclu entre Québec et Ottawa en 1997, à l'époque des gouvernements Chrétien et Bouchard, une entente qui amorçait le transfert de cette compétence d'Ottawa vers Québec.

Le transfert d'argent annoncé jeudi devrait aussi contribuer à atténuer le problème criant de pénurie de main-d'oeuvre, ont fait valoir les deux ministres présents à la conférence de presse.

«C'est au Québec que la rareté de la main-d'oeuvre est la plus importante» au Canada, a souligné de son côté le ministre Jean-Yves Duclos.

Il y a actuellement 120 000 emplois disponibles au Québec, soit la moitié de tous les emplois disponibles à travers le pays.

Ce problème risque de s'aggraver à l'avenir, avec le vieillissement de la population, a prédit le ministre Duclos. D'où l'importance de pouvoir compter sur tous les jeunes aptes à travailler, «qui ont juste besoin parfois d'un petit peu d'aide pour briser les barrières, ouvrir les portes et se lancer dans la vie».

Québec investit déjà 200 millions $ pour l'intégration des jeunes en difficulté au marché du travail.

L'entente conclue jeudi entre Ottawa et Québec a été aussitôt saluée par le Conseil du patronat, qui y voit une solution concrète au problème de la rareté de main-d'oeuvre.

Actualités

Vente de Capitales Médias: l’UMQ souhaite une «diversification des sources» d’information

Le monde municipal ne cache pas son inquiétude face à la crise qui secoue les journaux du Groupe Capitales Médias (GCM). Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, estime que l’époque des «solutions temporaires» doit prendre fin maintenant pour que de véritables mesures à long terme soient mises en place pour assurer l’avenir de la presse régionale.

«Là, il faut regarder à long terme ce qu’on veut, et comment on veut soutenir nos médias, a-t-il lancé, de passage à Gatineau, jeudi matin. C’est extrêmement important. On ne peut pas se retrouver au Québec avec un ou deux grands médias à Montréal et Québec et rien d’autre. Ça n’a pas de bon sens.» L’avenir de la presse régionale et la situation des journaux de GCM seront d’ailleurs à l’ordre du jour du prochain conseil d’administration de l’UMQ, le 20 septembre prochain.

Le rôle que peut jouer le monde municipal, selon M. Cusson, en est un de facilitateur. «Il y a des choix à faire et ils doivent se faire à visière levée, indique-t-il. Si une ville décide de soutenir ou participer à un groupe pour relancer un journal, elle peut le faire, mais il faut toujours avoir en tête la liberté de la presse.»

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Québecor

La possibilité de voir un seul grand groupe de presse comme Québecor devenir propriétaire de l’ensemble des six quotidiens régionaux de GCM est aussi une formule à éviter, selon M. Cusson. «Je ne pense pas que c’est souhaitable. En fait, pas du tout, dit-il. Il faut une diversification des sources d’information. Évidemment, les choses changent, les modèles de publication et financiers doivent être adaptés, mais on ne peut pas partir d’un vieux modèle pour faire face à la situation d’aujourd’hui.»

M. Cusson a fait écho aux propos émis par le premier ministre François Legault, la veille, qui invitait les Québécois à s’abonner à leur journal régional. «La première chose à faire [pour aider les journaux] c’est de s’abonner, dit-il. Les gens doivent acheter ces journaux. Souvent, dans nos municipalités, les gens s’inquiètent de la disparition des petits commerces de proximité, mais ils nous disent ça en sortant du Walmart. Je dis aux gens que c’est eux, finalement, qui prennent la décision de maintenir ou de ferme un commerce, ce sont les consommateurs. Si vous n’y allez pas, le commerce va fermer. C’est la même chose pour les journaux.»

Actualités

15 000 travailleurs dans l’entretien d’édifices verront leur salaire augmenter

MONTRÉAL — Environ 15 000 travailleurs dans l’entretien d’édifices publics, dans plusieurs villes du Québec, pourront bientôt toucher l’augmentation de salaire qu’ils attendaient depuis 2017. Mais ils ne pourront toucher de rétroactivité.

Le ministre du Travail, Jean Boulet, vient en effet d’annoncer la promulgation du décret de convention collective qui concerne ces quelque 15 000 salariés qui travaillent dans l’entretien d’édifices publics dans les régions de Montréal, Gatineau, de la Mauricie et de la Montérégie.

Ces travailleurs attendaient une augmentation de 45 cents à 51 cents l’heure. Leur dernière augmentation date d’octobre 2017. Ils toucheront ainsi 18,11 $ ou 18,52 $ l’heure (selon la classification de l’employé), après l’augmentation obtenue. L’an prochain, ils toucheront une autre augmentation du même ordre.

«On est super contents, super soulagés. Et ça nous enlève de la pression, parce que même ceux qui ne sont pas syndiqués ont tendance à se tourner vers nous pour demander: «qu’est-ce que le syndicat fait? Pourquoi le décret n’est pas encore promulgué?» On était à la merci de la volonté du conseil des ministres de l’adopter», a commenté en entrevue, jeudi, Raymond Larcher, président de la section locale 800 de l’Union des employés de service, affiliée à la FTQ.

«Enfin, les travailleurs vont avoir le salaire qu’ils méritent. Le salaire est peut-être intéressant au taux horaire, mais il n’y en a pas beaucoup qui font 40 heures. Alors pour eux, 900 $ ou 500 $ c’est important. Et enfin ils vont l’avoir. Malheureusement, le côté sombre du décret fait en sorte qu’il n’y a pas de rétroactivité», s’est désolé M. Larcher.

Le décret a été adopté par le conseil des ministres mercredi; il entrera en vigueur lors de sa publication dans la Gazette officielle le 4 septembre, a précisé le ministre Boulet.

Il a indiqué que dès son assermentation comme ministre du Travail, il avait demandé à ses équipes «de rétablir des délais acceptables pour le traitement des requêtes en modification de décrets», puisque ces travailleurs ne touchent pas de rétroactivité.

Un autre décret a aussi été promulgué, celui qui concerne 1250 salariés dans l’industrie de la menuiserie métallique de la région de Montréal.

Qu’est-ce qu’un décret?

Les décrets de conventions collectives servent à étendre des conditions négociées par deux parties à l’ensemble des travailleurs et employeurs d’une industrie, dans une région donnée. Ils permettent d’offrir des conditions minimales tant aux syndiqués qu’aux non-syndiqués et, par le fait même, protègent les employeurs contre la concurrence déloyale.

Après que les parties qui négocient se furent entendues, celles-ci doivent présenter une requête au ministère du Travail pour faire modifier leur décret en conséquence. Il doit ensuite y avoir une étude d’impact économique. Le processus prend souvent plusieurs mois et les travailleurs ne touchent pas de rétroactivité salariale. Pour qu’un décret puisse entrer en vigueur, il doit être promulgué, paraître dans la Gazette officielle.

La promulgation d’un autre décret d’importance se fait attendre: celui qui touche 15 000 agents de sécurité. Il existe également d’autres décrets dans l’industrie du camionnage de la région de Québec et dans l’industrie des matériaux de construction, par exemple.

Point de vue

Un automne électoral aux multiples enjeux

POINT DE VUE / En prévision des élections fédérales qui se tiendront le 21 octobre, le Conseil du patronat du Québec partage ses priorités et ses réflexions sur divers enjeux dans une série de lettres ouvertes.

Alors que la campagne électorale fédérale se profile, le Conseil du patronat au Québec (CPQ) soulignera au cours des prochaines semaines plusieurs domaines d’intervention auxquels le prochain gouvernement devra s’attarder pour faire prospérer le pays. Notamment, il sera question de main-d’œuvre, de loi et réglementation du travail, de finances publiques, des investissements dans les services publics, d’environnement et changements climatiques ainsi que de moteurs de croissance. 

En ce qui concerne les investissements dans les services publics, trois grands enjeux attirent plus particulièrement notre attention : les infrastructures, la réforme de l’assurance-médicaments et le secteur de la santé en général. 

Les infrastructures

La disponibilité et la qualité des infrastructures, tant pour le transport que pour le numérique, jouent un rôle crucial dans le fonctionnement de l’économie moderne ainsi que pour le développement du Québec et de ses régions. Il est donc nécessaire que le gouvernement fédéral s’engage à faire des investissements concrets, afin de mieux les adapter aux besoins d’aujourd’hui et de demain. 

En matière de transport des marchandises, le gouvernement doit améliorer les infrastructures relevant du fédéral (aéroports, chemins de fer, ports) et prendre des décisions plus rapides tant au niveau des investissements que des autorisations environnementales requises (pensons notamment aux projets d’agrandissement du Port de Montréal et du Port de Québec); il en va de même pour le transport interprovincial de l’énergie. 

Des investissements et des prises de décisions doivent aussi atterrir plus rapidement pour trois types de transport des personnes, soit le transport structurant urbain, comme les projets de tramway; le transport intrarégional, en améliorant les connexions entre les banlieues urbaines et les réseaux de transport urbain; et le transport interurbain, et ce, autant pour connecter les régions éloignées de la province avec les centres que pour relier les grands pôles urbains que sont les villes de Québec, Montréal, Ottawa et Toronto par un système efficace, fréquent, rapide et confortable. 

De plus, il faut poursuivre énergiquement les investissements dans les infrastructures numériques afin d’améliorer la mobilité virtuelle, plus particulièrement pour les régions moins pourvues, par exemple en facilitant l’accès à l’internet haute vitesse. Ceci permettra de mieux desservir les populations locales en facilitant l’accès en région à des services essentiels (pensons à l’éducation, la formation ou aux services de santé), tout en favorisant la création et le maintien d’activités économiques.

L’assurance-médicaments  

Le CPQ croit que tous les Canadiens doivent avoir accès à une assurance-médicaments et à des médicaments sur ordonnance abordables. Parallèlement, il met en garde le gouvernement fédéral contre l’impact de certaines modifications proposées sur la recherche, l’innovation et l’investissement au Canada, de même que sur l’accès à des médicaments novateurs. 

Plutôt qu’une approche universelle à payeur unique, le CPQ propose de se concentrer sur l’enjeu des traitements onéreux et celui des patients qui n’ont pas accès actuellement à une assurance-médicaments. En fait, on a trop tendance à associer l’universalité à l’accessibilité — or, cette universalité peut également créer une moins grande accessibilité lorsque l’on crée une rareté dans l’offre de services. 

Il est aussi important de tenir compte des réalités des différentes provinces et de travailler avec l’ensemble des parties prenantes. Le Québec, qui a été avant-gardiste à ce chapitre, a mis en place son propre régime mixte public privé, même si ce modèle n’est pas parfait. De plus, soulignons que le rapport du Conseil consultatif sur la mise en œuvre d’un régime national d’assurance-médicaments est silencieux quant au financement du régime, sauf en ce qui concerne les transferts fédéraux, alors qu’il s’agit d’une pièce centrale du casse-tête. 

La santé

Compte tenu du vieillissement démographique, le système de santé est appelé à subir une plus grande pression, en particulier en ce qui touche aux soins de longue durée, et il est impératif que les transferts fédéraux tiennent compte non seulement du nombre de personnes à desservir, mais aussi de sa composition démographique avec les enjeux qui en découlent. Par ailleurs, l’innovation peut apporter son lot de solutions, mais ceci demande que l’État offre un cadre qui permette de libérer le potentiel de l’innovation en santé et optimiser l’apport de chacun des acteurs. De fait, l’innovation en santé est une entreprise complexe qui fait intervenir de multiples acteurs des secteurs public et privé. Or, en collaboration avec l’ensemble des provinces, une réflexion approfondie sur la Loi canadienne sur la santé devrait être amorcée rapidement par le gouvernement fédéral pour favoriser, entre autres, une plus grande synergie entre les secteurs. 

Afin de faire face à la multitude et la complexité des défis publics que représente la gouvernance d’un pays comme le nôtre, il est clair qu’il faut une vision globale et une approche qui permette de mieux optimiser l’usage des ressources publiques et ainsi mieux répondre aux nouvelles priorités sociales et économiques.

Baseball

Le Québécois Abraham Toro jouerait son premier match dans les Ligues majeures

HOUSTON - Le Québécois Abraham Toro disputerait son premier match en carrière dans les Ligues majeures de baseball, jeudi soir, à l’occasion d’un duel entre les Astros de Houston et les Tigers de Detroit.

Cette information a été rapportée par de nombreux médias en matinée.

Toro, qui est originaire de Longueuil, obtiendrait un départ au troisième coussin pour les Astros et frapperait au septième rang.

Le joueur âgé de 22 ans deviendrait du même coup le 34e joueur québécois de l’histoire à prendre part à un match officiel des Ligues majeures.

Cette saison, Toro a frappé neuf doubles et un circuit pour un total de 10 points produits en 16 rencontres avec le club-école AAA des Astros à Round Rock, en plus de maintenir une moyenne à la plaque de ,424.

Il a également affiché une moyenne de ,306 après avoir cogné 22 doubles, quatre triples, 16 longues balles et produit 70 points en 98 matchs avec le club-école AA de Corpus Christi plus tôt cette saison.

Justice et faits divers

La police de Montréal peut maintenant surveiller la distance entre autos et vélos avec un appareil

MONTRÉAL - La police de Montréal utilise à compter de ce jeudi un petit appareil fixé aux guidons des vélos de certains de ses patrouilleurs qui sert à vérifier si les automobilistes qui ont circulé à côté d’eux ont respecté une distance raisonnable.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a mis en circulation en matinée le premier de quatre de ces appareils électroniques qu’il possède lors d’une opération menée à Saint-Anne-de-Bellevue, dans l’ouest de l’île de Montréal. Il s’agit de dispositifs de détection à ultrasons C3FT.

Selon des normes de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), le SPVM juge que dans une zone où la vitesse maximale permise est de 50 kilomètres à l’heure, une automobile qui double une bicyclette doit respecter une distance d’au moins un mètre. Dans une zone où la vitesse est plus élevée, cette distance minimale passe à un mètre et demi.

Le SPVM signale que les contrevenants s’exposent à une amende de 313 $, incluant les frais, et à une perte de deux points d’inaptitude en vertu de l’article 341 du Code de la sécurité routière.

Le SPVM dispose de trois autres de ces appareils de détection. Ils seront utilisés par des patrouilleurs à vélo à compter du 28 août en différents endroits de l’île de Montréal.

Justice et faits divers

Fuyard happé par un véhicule à Gatineau: pas d’accusation contre le policier

Le policier de Gatineau impliqué dans une poursuite mortelle en juin 2018 n’est pas à blâmer, selon le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le 21 juin 2018, un homme a été pris en chasse après avoir été aperçu en train de voler dans un véhicule stationné au Casino du Lac-Leamy, dans le secteur Hull.

Un policier de Gatineau en voiture de patrouille a identifié le suspect et est sorti de son véhicule pour l’interpeller.

Le suspect a pris la fuite à la course et s’est dirigé vers le boulevard Montclair. Le policier l’a poursuivi en courant en criant: «Police! Arrête!» à plusieurs reprises.

«L’individu lui a jeté un regard et a continué sa course, résume le bureau du DPCP, dans un communiqué publié jeudi. Après 150 à 200 mètres de course, l’individu a tourné brusquement vers la droite pour traverser le boulevard Montclair (...) Dans les secondes suivantes, le conducteur d’un véhicule circulant sur le boulevard Montclair a tenté d’éviter l’homme en effectuant un freinage d’urgence, en vain. Le véhicule a percuté l’individu.»

Les tentatives de réanimation ont échoué et le décès de l’individu a été constaté à 4h46.

Selon le DPCP, la preuve du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) ne révèle pas la commission d’acte criminel de la part du policier.

Éducation

Bonification de l’aide alimentaire à l'école: la part du lion pour Montréal

QUÉBEC - Une somme supplémentaire de plus de 1,27 million $ est accordée à 81 écoles secondaires et à 53 écoles primaires du Québec afin que l’aide alimentaire qui a été donnée à leurs élèves lors de la dernière année scolaire soit distribuée de nouveau lors de la prochaine année.

Le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, explique dans un communiqué que cette somme vise à assurer une transition harmonieuse après l’actualisation des indices de défavorisation avec les données du recensement canadien de 2016. À la suite de cette mise à jour, la première en dix ans, un écart important a été observé entre les données, ce qui a entraîné des variations dans le calcul des allocations budgétaires accordées aux commissions scolaires et destinées aux milieux défavorisés, dont l’aide alimentaire.

Cette bonification de plus de 1,27 million $ donnera aussi au gouvernement du Québec la flexibilité nécessaire pour étudier la possibilité de revoir le mode d’attribution du financement destiné à l’aide alimentaire accordé au réseau scolaire public.

Dans la répartition des allocations supplémentaires, c’est la Commission scolaire de Montréal (CSDM) qui obtient la part du lion, avec une somme de 608 550 $. Elle est suivie de trois autres commissions scolaires présentes sur l’île de Montréal: Marguerite-Bourgeoys (192 311 $), de la Pointe-de-l’Île (132 384 $) et English Montreal (102 033 $).

Le ministre Roberge fait partie de ceux qui croient qu’un élève qui déjeune le matin a de meilleures chances de réussir. À son avis, l’aide alimentaire offerte dans les écoles est essentielle au bien-être et à la réussite des élèves, particulièrement des plus vulnérables.

Actualités

Web au Québec: les écarts entre les générations diminuent selon le CEFRIO

L’écart entre les générations de Québécois diminue constamment en ce qui a trait à l’utilisation du web selon la plus récente enquête du Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO).

L’usage que les Québécois font de leur temps de connexion et leur habileté à se servir du web a continué de varier selon les générations, mais le CEFRIO a observé en 2018 que ce qui est appelé la «fracture numérique» se situait autour de l’âge de 55 ans, soit 10 ans de plus qu’il y a quelques années.

L’enquête NETendances 2018 du CEFRIO rendue publique jeudi affirme que ce sont les jeunes adultes âgés de 18 à 34 ans qui étaient les plus actifs l’an dernier sur le web; 96 pour cent des 18 à 24 ans l’utilisaient au moins une fois par jour et 95 pour cent chez les 25 à 34 ans.

Ce taux était de 61 pour cent chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Ce sont aussi les 18 à 24 ans qui affichaient le taux de détention le plus élevé de téléphone intelligent, de 97 pour cent. Cependant, les adultes de tous les autres groupes dépassaient les 18 à 24 ans quand il s’agissait de détenir une tablette électronique, en particulier les 35 à 54 ans, à 63 pour cent.

Dans tous les groupes, le taux de détention d’une montre électronique ne dépassait pas les 10 pour cent l’an dernier.

Le CEFRIO précise que 77 pour cent des adultes âgés de 18 à 24 ans étaient abonnés à au moins un service payant pour visionner des films ou des séries sur Internet en 2018. C’était le cas pour 65 pour cent dans la tranche 25 à 34 ans, 50 pour cent chez les 35 à 54 ans, 44 pour cent dans la clientèle des 55 à 64 ans et 31 pour cent chez les gens âgés de 65 ans et plus.

L’utilisation à des fins personnelles des réseaux sociaux se situait dans la fourchette de 78 à 98 pour cent pour les quatre groupes âgés de moins de 65 ans en 2018; chez les aînés, ce taux ne se situait qu’à 49 pour cent. Presque à égalité, YouTube était le plus populaire chez les 18 à 34 ans, tandis que Facebook était le réseau le plus utilisé chez les 35 ans et plus. La génération des 18 à 24 ans dépassait largement toutes les autres dans l’utilisation d’Instagram (62 pour cent) et de SnapChat (69 pour cent).

Pour ce qui est des modes de paiement, la solution Flash, qui consiste à balayer la carte de débit ou de crédit devant le lecteur, a été celle que 55 pour cent des Québécois préféraient. Seulement 10 pour cent ont recouru au paiement mobile avec téléphone intelligent, les plus prompts à le faire ayant été les jeunes âgés de 18 à 24 ans, dans une proportion de 21 pour cent.

Les adultes ont acheté en ligne sur une base annuelle dans une proportion de 81 à 73 pour cent chez les gens de 18 à 24 ans, de 25 à 34 ans et de 35 à 54 ans. Les 55 à 64 ans et 65 ans et plus sont distancées à 47 et 30 pour cent, respectivement. Les vêtements, les chaussures, les bijoux et les accessoires ont dominé la liste des produits achetés en ligne par tous les groupes d’âge.

Enfin, le CEFRIO a observé que l’enthousiasme des Québécois à propos de l’avenir des technologies et objets intelligents était à géométrie variable en 2018. Dans l’ensemble, 55 pour cent d’entre eux les voyaient d’un bon oeil pour leur vie quotidienne, mais chez les 55 à 64 ans et chez les 65 ans et plus, ces proportions ont été de 43 et 40 pour cent respectivement.

Les plus enthousiastes face à l’avenir des technologies et des objets intelligents ont été les jeunes de 18 à 24 ans, dans une proportion de 83 pour cent.