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Affaires

Plusieurs banques offrent des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit

Après Desjardins jeudi, plusieurs banques ont décidé d'offrir des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit personnelles des Canadiens en difficulté financière en raison de la crise sanitaire.

Après Desjardins jeudi, plusieurs banques ont décidé d'offrir des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit personnelles des Canadiens en difficulté financière en raison de la crise sanitaire.

Vendredi soir, la Banque TD a annoncé qu'elle offrait une réduction de 50 % du taux d'intérêt de cartes de crédit aux clients aux prises avec des difficultés financières.

La Banque royale du Canada (RBC) a également annoncé vendredi qu'elle réduirait de 50 % les charges d'intérêts sur carte de crédit pour ses clients qui ont demandé le report du paiement minimum de leur carte. «À l'issue d'un examen financier réalisé par un conseiller RBC, les clients auront droit à un crédit correspondant à 50 % de leurs charges d'intérêts pendant la période de report», peut-on lire dans un communiqué.

La Banque CIBC offre également des taux d'intérêt réduits sur les cartes de crédit personnelles.

La CIBC a expliqué que ses clients de cartes de crédit qui demandent de sauter un paiement et qui éprouvent des difficultés financières auraient droit à un taux d'intérêt annuel temporairement inférieur de 10,99 %.

Pour les 80 000 Canadiens qui ont déjà obtenu une mesure d'allégement pour une carte de crédit CIBC, le taux inférieur temporaire sera appliqué rétroactivement au 15 mars.

La Banque Nationale quant à elle a déclaré qu'elle réduirait les frais d'intérêt sur les cartes de crédit pour les clients qui ont demandé un report et qui sont les plus touchés par la crise.

Elle reportera les paiements mensuels minimaux sur les cartes MasterCard de la Banque Nationale jusqu'à 90 jours et réduira temporairement le taux d'intérêt annuel sur les cartes de crédit à 10,9% pour tous les titulaires de cartes de crédit bénéficiant d'un report de paiement.

La Banque Scotia a déclaré qu'elle réduira le taux d'intérêt des cartes de crédit à 10,99 % pour les clients qui éprouvent des difficultés financières en raison de la pandémie et qui bénéficient d'un report du paiement minimal. Une mesure qui est rétroactive au 1er avril 2020.

Jeudi, le Mouvement Desjardins avait annoncé qu'à compter du 8 avril, «Desjardins consentira automatiquement un taux d'intérêt annuel préférentiel temporaire de 10,9 % pour tous les membres et clients détenteurs de cartes de crédit aux Particuliers qui obtiendront un report de paiement sur un produit de financement.»

Ces changements surviennent alors que les grandes banques faisaient face à des pressions pour baisser les taux d'intérêt sur les cartes de crédit notamment.

Les cartes de crédit comportent généralement des taux d'intérêt élevés par rapport à d'autres types d'emprunts.

Il y a plus de deux semaines, les banques ont annoncé qu'elles offriraient des reports de paiement hypothécaire aux Canadiens qui pourraient avoir des difficultés en raison de la COVID-19.

Elles ont également abaissé leurs taux préférentiels, qui sont utilisés pour fixer le montant exigé pour les prêts hypothécaires à taux variable et d'autres prêts à intérêt variable, alors que la Banque du Canada a abaissé son taux d'intérêt directeur.

NBA

Le Temple de la renommée du basketball dévoile sa cuvée

Le Temple de la renommée du basketball dévoilera une cuvée inédite samedi. Kobe Bryant, Tim Duncan et Kevin Garnett devraient tous faire partie de la cuvée 2020 qui sera intronisée.

Celle-ci est habituellement annoncée lors des demi-finales du Championnat de basketball universitaire américain, mais puisque la pandémie de COVID-19 a entraîné l'annulation de nombreux événements sportifs, elle le sera plutôt lors d'une émission spéciale diffusée à partir des studios de la chaîne ESPN à Bristol, au Connecticut.

Bryant, Duncan et Garnett, qui ont remporté un total combiné de 11 championnats et pris part à 48 matchs des étoiles de la NBA, en étaient tous à leur première année d'admissibilité. Seuls six joueurs dans l'histoire de la NBA ont disputé au moins 15 matchs des étoiles - Bryant, Duncan et Garnett en font tous partie.

«Nous analysons plusieurs choses (lorsque nous choisissons les candidats qui seront intronisés), a expliqué le président du Temple de la renommée, Jerry Colangelo. Et chaque année, il y a habituellement un candidat qui se détache du groupe, en raison de ses nombreux exploits. Cette fois-ci, cependant, ils sont trois, et leur récolte combinée est incroyable.»

Cette cérémonie offrira un répit aux amateurs de basketball, alors que leur sport préféré traverse une période sombre.

La NBA devait déjà composer avec le décès de Bryant, le légendaire joueur étoile des Lakers de Los Angeles qui est mort dans un écrasement d'hélicoptère en compagnie de sa fille Gianna et de sept autres personnes plus tôt cette année, ainsi que celui de l'ex-commissaire David Stern.

Puis, il y a eu le coronavirus, qui a contraint la ligue à cesser ses opérations subitement le 11 mars - une décision imitée ensuite par de nombreux autres circuits professionnels à travers le monde. Les sports universitaires, dont les tournois de basketball masculin et féminin, ont aussi été annulés pour le reste du calendrier scolaire.

Colangelo a déclaré que le Temple de la renommée s'assurera que tous les joueurs intronisés obtiendront leur moment de gloire, et que les récents développements - comme le décès de Bryant et la pandémie de COVID-19 - ne porteront pas ombrage à leurs exploits.

«Nous le ferons de la bonne manière, de manière très respectueuse, a dit Colangelo. Nous voulons qu'ils obtiennent ce qu'ils méritent.»

Arts

Le Louvre, populaire sur Internet en ce temps de crise

PARIS — La fréquentation du site Internet du Louvre a explosé : les visites sont passées de 40 000 à 400 000 visites par jour, en cette période de confinement prolongé en France et dans de nombreux autres pays, dû à la pandémie de coronavirus.

Comme tous les musées confrontés à l'arrêt brutal des visites, le musée le plus fréquenté au monde (près de 10 millions de visiteurs en 2019) cherche à tirer d'un mal un bien : faire du confinement une occasion d'atteindre ceux qui n'ont ni le temps, ni le loisir, de le rejoindre d'ordinaire et leur faire découvrir à domicile ses collections et son histoire.

Le site www.louvre.fr a ainsi multiplié ses offres, souvent ludiques, offrant des conférences filmées, dessins animés, vidéos de youtubeurs, et podcasts que le musée a pu produire au cours des dernières années.

Plus de la moitié des pages vues se concentrent sur la page des visites virtuelles, en anglais (www.louvre.fr/en/visites-en-ligne), a expliqué le service de communication du musée.

L'appli de l'expérience de réalité virtuelle En tête à tête avec la Joconde, proposée à l'exposition Léonard de Vinci, a été téléchargée presque 3 000 fois. Elle permet d'entrer dans le monde de Mona Lisa, de la voir se mouvoir, de découvrir son intérieur.

Une vidéo du youtubeur Florian Boullot, acteur de l'ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response, des contenus sonores qui visent à déclencher un état de relaxation), offre une promenade solitaire à travers le musée, ponctuée de chuchotements.

Cette vidéo fait partie de la Carte Blanche aux YouTubers, lancée il y a quatre ans déjà. Le succès de ces vidéos en cartes blanches repose sur l'originalité du format et du contenu.

Au programme aussi, la découverte à la loupe d'un portrait au pastel de la marquise de Pompadour par Maurice Quentin de La Tour, un dialogue sur le Siècle d'or hollandais et une rencontre avec Agnès Varda...

Le podcast est aussi privilégié par le Louvre depuis l'automne 2018. Quand la peinture raconte Léonard propose un voyage à travers les 5 peintures de l'artiste conservées au Louvre.

Depuis 2009, le Louvre a enfin renforcé sa présence sur les réseaux sociaux. Grâce à ses 14 comptes (Facebook, Twitter, Instagram, Weibo, WeChat etc.), il est suivi par 7,9 millions d'abonnés. Cette présence active permet de partager sa vie concrète, de faire découvrir le travail des conservateurs, ou en temps normal des informations pratiques pour les visiteurs, comme les jours de fermeture, etc.

Musique

Bill Withers, icône de la soul à la voix chaude, est mort

LOS ANGELES — Le chanteur américain Bill Withers, l’une des plus grandes voix de la soul, à qui l’on doit notamment des titres comme Ain’t No Sunshine ou Lean On Me, est mort des suites de complications cardiaques à l’âge de 81 ans, a annoncé vendredi sa famille.

«Nous sommes anéantis par la perte de notre mari et père adoré et dévoué», a-t-elle écrit dans un communiqué, évoquant «un homme solitaire» néanmoins «relié au monde à travers sa poésie et sa musique».

Malgré une carrière relativement courte, sur une quinzaine d’années, il laisse derrière lui des morceaux soul mondialement connus, dont Just the Two of Us ou Ain’t No Sunshine.

Il n’aura connu qu’un seul numéro un des ventes aux États-Unis, avec Lean On Me, qui a atteint le sommet en juillet 1972 et a été joué lors des inaugurations des présidents Bill Clinton et Barack Obama.

Signe de son influence dans la musique moderne, ses principaux extraits ont été repris par de très nombreux chanteurs de premier plan, notamment Ain’t No Sunshine, par Michael Jackson.

«C’était un auteur et un conteur incroyable», a écrit sur Twitter le chanteur John Legend, au sujet de son «ami et inspirateur». «La vie ne serait pas la même sans lui.»

Chanteur col bleu

Sa voix chaude et puissante aura marqué plusieurs générations, même si l’homme s’est retiré très tôt de la scène, dès le milieu des années 1980, alors qu’il n’avait pas encore 50 ans, se disant dégoûté par l’industrie musicale.

«Mon âme sera toujours emplie de ta musique», a tweeté le chanteur Lenny Kravitz en hommage à un artiste dont la voix et les chansons «nous ont donné l’amour, l’espoir et la force».

Bill Withers aura aussi été très régulièrement repris par des rappeurs, de 2Pac à Kendrick Lamar, en passant par Snoop Dogg ou Eminem.

Lauréat de trois Grammy Awards, Bill Withers est entré en 2015 au Rock and Roll Hall of Fame.

Ses titres on connu une longévité exceptionnelle, marqués par une relative simplicité mélodique et peu d’artifices.

«C’était notre Springsteen... Notre homme ordinaire», a écrit le co-fondateur du groupe The Roots, Questlove, autorité en matière musicale.

Benjamin d’une famille de six enfants, bègue, Bill Withers a grandi dans la pauvreté, au sein d’une communauté minière de Virginie occidentale, en pleine ségrégation raciale.

Il n’avait que 13 ans au moment du décès de son père, mineur.

Après avoir enchaîné les petits boulots et s’être engagé dans la Marine, il se rend à Los Angeles pour se lancer dans la musique, mais ne percera qu’à 30 ans passés.

Signé par Sussex Records en 1970, il rencontre le musicien Booker T. Jones, du groupe Booker T. and the MG’s, qui produira son premier album, Just As I Am, sorti en 1971.

La pochette de l’album illustre parfaitement l’image de chanteur col bleu de Bill Withers. La photo a a été prise lors d’une pause déjeuner alors que le trentenaire était encore ouvrier dans une usine d’assemblage aéronautique.

«Les quelques chansons que j’ai écrites durant ma brève carrière ont été enregistrées dans tous les genres musicaux», disait-il au magazine Rolling Stones, dans un entretien publié en 2015.

«J’ai réussi à écrire des chansons dans lesquelles les gens se reconnaissaient».

«Il parlait honnêtement aux gens et les rapprochait les uns des autres», ont écrit ses proches. «Bien qu’il ait vécu discrètement, auprès de sa famille proche et de ses amis, sa musique appartient à jamais au monde entier.»

«Dans cette période difficile, ont-ils ajouté, nous prions pour que sa musique offre réconfort et divertissement pendant que ses fans prennent soin de ceux qu’ils aiment.»

Lecture

Antoine Gallimard craint des faillites dans le milieu de l’édition

PARIS — L’éditeur Antoine Gallimard craint «une vague de faillites» de librairies et de maisons d’édition si n’est pas mis en place rapidement «un dispositif de soutien fort» de l’État pour leur apporter de l’aide.

Le ministère de la Culture a annoncé récemment le déblocage de 22 millions d’euros dont 5 millions d’euros pour la filière du livre, «mais ces moyens sont tout à fait insuffisants», a estimé le patron du groupe Madrigall (Gallimard, Flammarion, Casterman...) dans un entretien publié vendredi sur le site de Livres Hebdo.

«Il faut un plan d’envergure. Il faut aussi […] que des délais soient accordés, à l’ensemble des entreprises du secteur, pour le règlement des charges», a-t-il ajouté.

«La librairie est le maillon le plus fragile. Il faut qu’elle ait recours massivement au dispositif BPI (Banque publique d’investissement, NDLR), c’est vital pour elle comme pour toute la filière», a insisté l’éditeur.

Jeudi, le Syndicat de la librairie française (SLF) avait lancé un appel urgent pour la création d’un fonds de soutien aux libraires, associant l’État, les régions et des partenaires privés.

Comme tous les commerces jugés non essentiels, les librairies françaises sont fermées depuis le 16 mars.

«Il faut que les libraires puissent accéder rapidement aux dispositifs financiers qui les y aideront», a souhaité Antoine Gallimard.

Concernant le cas spécifique de sa maison d’édition, Antoine Gallimard a confié perdre actuellement «plus de 90 %» de son chiffre d’affaires malgré l’essor des ventes de livres en format numérique.

«Il ne faudrait pas que cela dure trop longtemps, d’autant que nous ne savons pas quand nous retrouverons les 100 % après la crise sanitaire», a-t-il souligné.

Selon Antoine Gallimard, «toute la chaîne du livre va se trouver assez affectée jusqu’à la fin de l’année, et même en 2021».

«Sur l’année, je m’attends à une baisse de chiffre d’affaires de l’ordre de 20 à 25 %, et surtout une baisse plus marquée de nos marges d’exploitation», a-t-il dit.

Dans ces conditions, «le secours de l’État sera essentiel, en particulier pour les petites maisons d’édition et les librairies. Il faut y avoir recours massivement», a-t-il insisté.

Il a également souhaité que l’accès à l’aide de 1500 euros prévue par le gouvernement pour les travailleurs indépendants soit adapté «à la condition spécifique des auteurs».

Concernant la rentrée littéraire, Antoine Gallimard a souhaité «réduire au moins d’un tiers» les sorties de fin août et du début septembre.

«Pour notre part, nous sommes en train de reporter beaucoup de titres à l’an prochain», a-t-il confié ajoutant cependant que «si toutes les conditions sont réunies» il publiera le nouveau roman d’Elena Ferrante (auteure de la saga L’amie prodigieuse), en juin.

Justice et faits divers

Une femme possiblement intoxiquée conduisait avec un enfant à bord

Une femme possiblement intoxiquée par l’alcool ou la drogue a été interceptée par la police de Québec vendredi soir sur le boulevard Henri-Bourassa à Charlesbourg, un jeune enfant se trouvait à bord du véhicule.

Vendredi vers 18h, la femme a été arrêtée et effectuait les tests nécessaires afin de confirmer ou non si elle avait les capacités affaiblies lors de la conduite. 

«Un citoyen a dénoncé la conductrice qui avait une conduite erratique», indique le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Les agents ont contacté la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) lors de l’intervention. Selon nos informations, un autre membre de la famille a pris en charge l’enfant.

Hockey

Philippe Halley en plein cœur de la crise française 

Le hockeyeur de Québec Philippe Halley se souviendra longtemps de la fin de sa saison 2019-2020. Évoluant en France avec les Gothiques d’Amiens, l’ancien des Tigres de Victoriaville et des Olympiques de Gatineau s’est retrouvé en plein cœur de l’épicentre de propagation du coronavirus SARS-CoV-2 dans l’Hexagone.

À sa troisième saison en France, Halley était en quart de finale avec les Gothiques contre les Scorpions de Mulhouse. «On menait 3 à 2 dans la série et on s’en allait à Mulhouse jouer le sixième match», raconte le centre de 27 ans.

Mais voilà, cette ville d’Alsace est l’endroit en France où le coronavirus s’est répandu en premier, et le plus rapidement. «On a eu notre entraînement matinal, notre repas d’avant-match et après notre sieste, on s’est fait dire que, finalement, on ne jouerait pas parce qu’il y avait trop de cas de COVID-19 à Mulhouse!», poursuit-il.

Les Gothiques sont alors rentrés à Amiens, ignorant tout de la suite des choses. La Ligue a finalement décidé que les matchs 6 et 7 seraient disputés au Coliséum d’Amiens, car les rassemblements de plus de 50 personnes étaient désormais interdits à Mulhouse.

Mulhouse banni

«Le sixième match devait avoir lieu le dimanche, mais le samedi avant-midi, on apprend que les Scorpions se sont vu interdire de venir à Amiens, car leur région était trop touchée par le coronavirus! La Ligue a statué que nous avions gagné la série puisque nous menions 3 à 2», enchaîne Halley.

Les joueurs des Gothiques ont donc commencé à se préparer à disputer la demi-finale face aux Brûleurs de Loups de Grenoble, mais ça aurait été trop simple dans cette fin de saison rocambolesque.

«Notre bus partait à 9h, mais à 7h, on a reçu un texto de notre capitaine qui nous disait que Mulhouse en appelait de la décision et que les séries étaient donc suspendues pour une semaine», reprend l’attaquant.

Sans spectateurs

Finalement, les Scorpions ont eu gain de cause et les Gothiques ont donc été brutalement ramenés à leur quart de finale incomplet. «Il fallait jouer les matchs 6 et 7 en terrain neutre, à l’Aren’Ice de Cergy-Pontoise, et à huis clos, sans spectateurs dans l’amphithéâtre», reprend Halley, qui n’en revenait pas de toutes ces tergiversations alors qu’en Amérique, toutes les ligues cessaient leurs activités en raison de la pandémie.

«Je suis obligé de te dire qu’à ce moment-là, on n’avait plus vraiment la tête au hockey. On voyait les cas éclater partout en France et on ne voulait pas être infectés. Notre priorité n’était plus de jouer notre game et on a perdu les deux matchs...»

Éducation

Des classes en ligne perturbées par des propos racistes, sexistes... et de la porno

MONTRÉAL — Zoom est bien utile pendant la pandémie et permet à beaucoup d'étudiants québécois de poursuivre leurs cours en ligne. Mais des personnes mal intentionnées perturbent ces cours à coups de commentaires racistes ou sexistes, et même d'images pornographiques, ce qui trouble les étudiants comme les enseignants, qui ne veulent pas d'intimidation dans leurs classes.

Une professeure d'un cégep de Montréal donnait son premier cours en ligne cette semaine.

Soudainement, quelqu'un a projeté des images pornographiques à l'écran.

En toute vitesse, elle a mis fin à la classe et renvoyé une invitation à ses étudiants. Elle a rapidement réalisé que la «salle de classe virtuelle» se remplissait de gens qu'elle ne connaissait pas. Elle n'arrivait pas à les expulser assez rapidement. De la pornographie a été projetée à nouveau et on lui a crié des propos sexistes.

«Elle a trouvé ça très difficile», a raconté en entrevue Émilie Richer, la présidente du syndicat des enseignants du cégep Dawson, à qui des cas de cours perturbés ont été rapportés. La direction prend ça très au sérieux, a-t-elle ajouté, précisant que des directives ont été rapidement envoyées aux professeurs pour protéger leurs classes.

Deux enseignantes d'un autre cégep montréalais se sont fait crier des insultes misogynes en pleine classe: «salope, conasse», ont-elles été obligées d'encaisser devant leurs étudiants.

«C'était très déstabilisant», a rapporté l'une d'elle qui a dit avoir eu les mains qui en tremblaient à la fin de la séance en ligne. «Je me sentais mal à l'intérieur».

Un professeur d'un collège de la métropole était en train d'enseigner en ligne cette semaine lorsqu'un message haineux contre une minorité visible est apparu dans la boîte de conversation qui apparaît à l'écran.

Tous les étudiants ont pu voir ce message raciste, évidemment écrit sous un pseudonyme.

Pas moyen pour ces professeurs de savoir qui sont les responsables, ni même s'il s'agit de l'un de leurs étudiants: l'invitation au cours en ligne est envoyée par courriel à tous ceux qui sont inscrits à ce cours, qui peuvent ensuite la refiler à d'autres.

Un cégep a tenté d'identifier l'un de ces intrus avec son adresse IP, mais celle-ci rebondissait d'un serveur étranger à un autre.

Plusieurs enseignants ont ainsi accepté de se confier à La Presse canadienne, mais sous le couvert de l'anonymat car ils craignent de devenir une cible pour les étudiants ou encore de leur causer des inquiétudes.

La technologie

Zoom est une application de visioconférence - parmi d'autres - qui permet à de nombreuses personnes d'être en conférence virtuelle. Depuis le début de la pandémie de la COVID-19 qui a fait fermer les écoles au Québec, elle est très prisée par les établissements d'enseignement qui s'en servent pour poursuivre leurs classes en ligne. Elle permet à tous d'intervenir oralement, et aussi d'entamer des discussions dans une boîte de conversation visible sur l'écran.

Mais les cours en ligne à peine commencés - depuis lundi dans certains cégeps et un peu avant dans des universités québécoises - des personnes malveillantes y ont sévi.

Le phénomène n'est pas généralisé, mais il inquiète quand il se produit.

Les étudiants peuvent se brancher au cours avec le nom qu'ils choisissent - l'un d'entre eux a opté pour le peu subtil «COVID-19». Cela complique la vie aux enseignants qui ne peuvent les identifier.

Si certains propos entendus ont fait sourire - «maman, pas maintenant, j'écoute un cours!» - ce n'était pas le cas de tous.

Un professeur au collégial a rapporté qu'une personne non identifiée a lancé des propos sexistes et racistes. Depuis, il n'ose plus enseigner en direct afin de ne pas exposer ses étudiants à un environnement toxique et enregistre plutôt ses cours à l'avance.

Dans le cours en ligne de cette autre professeure d'un cégep de Montréal, un intrus s'est branché et s'est mis à crier des insultes d'un ton très agressif. Elle a coupé son micro et il a quitté le cours mais «ça a beaucoup perturbé la rencontre avec les étudiants».

«Cela les a stressés, et moi, ça m'a enlevé le goût d'utiliser la plateforme», a confié cette enseignante qui dit s'inquiéter pour ses étudiants.

«C'est très facile pour les étudiants de bloquer leur image, de s'identifier comme une autre personne et de faire des commentaires inappropriés ou inflammatoires. Cela me préoccupe énormément, mais en même temps, nous sommes coincés dans le temps», a déclaré cet autre professeur de l'Université Concordia.

Intimidation

Tout cela rend les enseignants nerveux: ils se demandent comment protéger leurs élèves de l'intimidation.

Les directions d'école se cassent la tête pour trouver des solutions pour le bien de tous, rapportent les professeurs.

Il a été suggéré aux enseignants de prendre les présences et d'associer les noms aux pseudonymes, sauf que pour un cours de 150 étudiants, cette étape est fort longue. Et puis, un étudiant peut changer de pseudonyme pendant le cours. Et si mettre les micros des étudiants sur «muet» a aussi été suggéré, ils sont capables de les réactiver. Un cégep a toutefois réussi à désactiver la fonction «boîte de conversation» pour éviter des dérapages.

Mais tous les professeurs ne maîtrisent pas avec la même aisance cette plateforme technologique - et les solutions pour empêcher le harcèlement. Et puis, de devoir «jouer à la police» et surveiller sans relâche ce qui se passe à l'écran ajoute à leur stress.

Tout s'est déployé tellement vite, a commenté en entrevue vendredi Yves de Repentigny, le représentant syndical de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ), affiliée à la CSN, qui représente les professeurs de 45 établissements du réseau collégial.

«On n'a pas eu le temps d'expérimenter avec le système. Toutes sortes de tuiles arrivent et on les apprend en direct.»

Il souligne que beaucoup d'enseignants étaient déjà anxieux à l'idée de devoir offrir leurs cours à l'aide d'une plateforme informatique que plusieurs ne connaissaient pas il y a deux semaines. D'avoir à composer en plus avec ces personnes mal intentionnées ajoute au stress.

«On s'inquiète pour leur santé», a-t-il dit, rappelant toutes les difficultés qu'ils vivent déjà pendant la crise sanitaire, dont enseigner en ligne alors que beaucoup travaillent de la maison à temps plein avec de jeunes enfants, puisque les garderies sont fermées.

Cette situation s'est produite à bien des endroits dans le monde, et pas uniquement lors de cours en ligne. Le FBI a d'ailleurs mis en garde jeudi les utilisateurs de Zoom contre la menace d'infiltration dans le système de visioconférence.

Actualités

Deux photographes du Soleil en nomination pour un prix Antoine-Desilets

Les photographes du Soleil Erick Labbé et Pascal Ratthé ont croqué des photos considérées parmi les meilleures au Québec.

Leur travail est en effet en nomination aux prix Antoine-Desilets remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. 

Erick Labbé s’est distingué avec la photo «Sortie de route», dans la catégorie Justice et faits divers. Pascal Ratthé a pour sa part frappé l’œil du jury avec le cliché «Boxe», montrant un dur moment pour la boxeuse tchèque Tereza Dvorakova lors d’un combat contre Leïla Beaudoin à Québec.  Il est en nomination dans la catégorie Sports. 

Gala annulé 

En raison de la crise du coronavirus, le gala des Grands Prix du journalisme pendant lequel devaient être remis les prix le 2 mai a été annulé. Mais les noms des récipiendaires seront annoncés par communiqué le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.

Affaires

Bell pourra acheter la chaîne généraliste V, tranche le CRTC

MONTRÉAL — Bell pourra ajouter une chaîne généraliste francophone dans son portefeuille déjà bien garni puisque l’entreprise a obtenu un feu vert conditionnel afin d’acquérir V.

La décision rendue vendredi par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s'accompagne d'une série d'exigences. Les motifs de l'organisme fédéral seront publiés «à une date ultérieure».

On devra notamment diffuser sur une base hebdomadaire cinq heures de programmation locale à Montréal et Québec - un seuil qui grimpera à 8 h 30 en 2021-2022 - ainsi qu'à Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke.

Bell Média devra aussi consacrer 40 % de ses revenus de l'année précédente en émissions canadiennes et 18 % en programmation nationale.

La filiale du conglomérat de télécommunications BCE se présente comme le «plus important radiodiffuseur du Québec avec 25 stations dans 14 collectivités».

Bell Média a dit vendredi «accueillir favorablement» l'approbation du CRTC.

«Avec cette approbation qui arrive à point, Bell est maintenant à une étape plus près d'assurer la viabilité à long terme de V alors que l'industrie de la télédiffusion traverse une période critique», a déclaré par communiqué la présidente de Bell Média, Karine Moses.

Elle a soutenu que l'entreprise était «impatiente» d'accroître ses investissements «dans le contenu québécois et la culture québécoise grâce à V».

Dans ce même communiqué, le président et fondateur du Groupe V Média, Maxime Rémillard, s'est dit «persuadé» que l'expertise de l'équipe de direction de Bell Média permettrait d'accroître la portée de V et «de bâtir un auditoire encore plus grand pour du contenu de haute qualité en français, dans une offre de télédiffusion multiplateforme».

Par ailleurs, l'organisme fédéral a également autorisé l'achat de la station Radio-Classique Montréal, qui appartenait au chanteur Gregory Charles, à Leclerc Communication.

Arts et spectacles

Vallières chante Lili avec sa Lili devient virale [VIDÉO] 

Vincent Vallières chantant Lili avec sa fille Lili âgée de 14 ans. Une vidéo mise en ligne mercredi par le chanteur touche les cœurs et fait boule de neige sur le web.

L’auteur-compositeur-interprète de Magog voulait ainsi lancer un message d’espoir en cette période difficile en raison de la pandémie de la COVID-19.

Lui à la guitare, elle au xylophone, la petite vidéo est intitulée Lili avec Lili.

Les mots de la chanson sont de circonstance, c’est le moins que l’on puisse dire : « Oublie pas que t’as toujours en banque, quelques jours de chance et un peu d’espérance. On va s’en sortir ensemble », chante le duo père-fille.

La chanson Lili fait partie de l’album Fabriquer l’aube paru en 2013.

En moins de 24 heures, la vidéo sur Facebook revendique près de 400 000 vues, propulsée par 7700 partages. Les réactions et commentaires se comptent aussi par milliers.

La Capitale

Émile Loranger (1946-2020), «la fin d'une époque» [PHOTOS]

Le maire de L’Ancienne-Lorette depuis plus de trois décennies, Émile Loranger, est mort soudainement dans la nuit de mercredi à jeudi, à la suite de complications cardiaques.

Le décès de M. Loranger a été annoncé jeudi matin par la Ville de L’Ancienne-Lorette. Il avait 73 ans.

Le maire Loranger, qui était suivi en cardiologie, a été hospitalité mercredi à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, a indiqué la conseillère municipale Sylvie Falardeau, lors d'un point de presse webdiffusé jeudi après-midi.

Mme Falardeau s'est rendue avec la femme de M. Loranger au chevet du maire et elle a appris qu'il ne «passerait pas la nuit», a dit Mme Falardeau. «Après 35 ans de travail et d'amitié avec M. Loranger, ç'a été très difficile pour moi».

La mairesse suppléante Sylvie Papillon a indiqué que M. Loranger était «en forme» et qu'il était présent dans les derniers jours à l'hôtel de ville. Le maire Loranger a d'ailleurs présidé mardi soir la séance du conseil municipal «qui aura malheureusement été sa dernière», a noté Mme Papillon.

«Il était un homme de conviction et il était reconnu pour ses qualités de rassembleur et de bâtisseur, a dit Mme Papillon. Il a contribué de façon importante à la croissance et au dynamisme de L'Ancienne-Lorette».

Les drapeaux situés à l’hôtel de ville de L'Ancienne-Lorette et ceux près des édifices municipaux ont été mis en berne.

Un long règne

Le règne d'Émile Loranger à la mairie de L'Ancienne-Lorette s'est amorcé il y a plus de trois décennies, en 1983. M. Loranger a été maire jusqu'à ce que sa ville fusionne avec Québec, le 1er janvier 2002. 

Puis, après s'être battu pour la défusion, il a réélu maire de L’Ancienne-Lorette le 6 novembre 2005 dans une ville défusionnée. 

«Saga des quotes-parts»

Les derniers mois d'Émile Loranger à la mairie L’Ancienne-Lorette ont été marqués par la controverse. En octobre, le maire a été condamné à une suspension de 60 jours sans salaire pour des manquements à l’éthique. Environ un an plus tôt, il s’était placé en situation de conflit d’intérêts en participant notamment à un vote sur une demande d’enquête le visant personnellement.

Émile Loranger faisait toujours l'objet de deux enquêtes à la Commission municipale du Québec (CMQ). L'une portait sur 240 factures de restaurants que la Ville de L’Ancienne-Lorette lui avait remboursés durant six ans. L'autre portait sur sa décision de poursuivre avec les fonds publics deux conseillers municipaux «à des fins personnelles ou partisanes».

Un combat sans dénouement

Émile Loranger n'aura finalement pas connu le dénouement d'un de ses principaux combats comme maire, soit celui des «quotes-parts» que L’Ancienne-Lorette estime avoir versé en trop à l'agglomération de Québec.

Après plusieurs années de litige, L’Ancienne-Lorette et Saint-Augustin-de-Desmaures avaient obtenu gain de cause en 2018. La Cour supérieure avait ordonné à la Ville de Québec de rembourser 13,9 millions $ à L’Ancienne-Lorette. Mais la ville du maire Labeaume a porté la décision en appel. La cause devait être entendue par la Cour d'appel au printemps 2021.

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COVID-19

L’Estrie passe au 3e rang

Le bilan régional des personnes infectées par le coronavirus a grimpé à 379 Estriens mercredi, en hausse de 14 cas par rapport à la veille.

Il s’agit d’une augmentation beaucoup moins marquée que dans les derniers jours, pendant qu’au Québec, on a enregistré une progression de 449 Québécois infectés pour atteindre 4611 cas au bilan de mercredi après-midi.

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36 nouveaux cas en Estrie

Le dépanneur de Racine ferme pour protéger ses employés

À quand le fameux «sommet»? : voici les faits saillants du point de presse de François Legault du 1er avril

« Ça faisait quelques jours qu’on n’avait pas de progrès importants. Est-ce que c’est le premier jour de quelque chose d’intéressant? J’espère », a réagi le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier. 

« On ne va pas applaudir tout de suite, il n’y a rien de gagné. Mais au moins ç’a ralenti. »

Alors qu’elle figurait généralement au deuxième rang des régions les plus touchées depuis qu’on dresse le bilan quotidien de la propagation de la COVID-19, l’Estrie est ainsi passée au troisième rang mercredi. La Montérégie a pris la deuxième place avec 422 cas, en hausse de 81 cas sur mardi. Et Laval se rapproche à 338 cas, ce qui laisse croire que l’Estrie pourrait retrouver un rang proportionnel à sa population, analyse le Dr Poirier.

« Peut-être que le boom du départ avec tous nos voyageurs qui revenaient de la semaine de relâche et les mesures qu’on a mises en place portent leurs fruits, ajoute-t-il. C’est aussi une médaille pour les Estriens parce qu’avec si peu de nouveaux cas, ça veut dire qu’ils respectent les consignes. »

Dans le bilan dressé mercredi par le premier ministre François Legault, le Québec déplore deux nouveaux décès, pour en porter le total à 33. Il n’y a pas de nouveaux décès liés à la COVID-19 en Estrie. La région déplore toujours trois victimes.

Pour ce qui est des 519 résidences pour personnes âgées qui confirment au moins un cas de COVID-19 entre leurs murs, comme le soulignait François Legault, le Dr Poirier assure que seule l’éclosion déjà connue à la Résidence Soleil Manoir Sherbrooke figure dans ces statistiques. Aucune autre résidence pour personnes âgées en Estrie ne serait touchée jusqu’ici et on recenserait un cas dans un CHSLD que le Dr Poirier a refusé d’identifier. 

« Compte tenu que nous on en a si peu, j’ai été étonné qu’il y ait 519 résidences dans tout le Québec. On se croise les doigts, parce qu’il ne faut pas que ça rentre dans les résidences pour personnes âgées. C’est vraiment eux en termes de complications, soins intensifs et décès, qui sont les plus à risques », martèle le Dr Poirier.

Actualités

Droits de mutation: Granby rappelée à l'ordre

La Ville de Granby est rappelée à l’ordre par le tribunal quant à la façon dont elle facture les droits de mutation — communément appelés «taxe de bienvenue» — aux entrepreneurs en construction.

Dans un jugement récent, la chambre civile de la Cour du Québec condamne l’administration municipale à rembourser 92 106,26 $ perçus en trop à l’entreprise Gestion Marc Breton.

La Ville avait exigé que l’entrepreneur en construction acquitte les droits de mutation autant pour des terrains qu’il a achetés que pour les maison qu’il a ensuite bâties.

Or, dans cette affaire touchant au droit notarial, le juge François Bousquet rejette tous les arguments de la Ville et donne raison à l’entrepreneur qui exigeait un remboursement. Le droit de mutation, dans ces cas, doit être établi «sur la valeur seule du terrain».

«Si t’achètes un pare-choc mais pas d’auto, tu ne payes pas de taxes sur l’auto, c’est le gros bon sens», illustre un notaire joint par La Voix de l’Est et qui a accepté de commenter ce jugement en gardant l’anonymat.

Avidité

Il soutient que Granby pèche depuis plusieurs années par excès d’«avidité» en ce qui concerne le développement immobilier, qui s’est fait à vitesse grand V dans plusieurs quartiers.

«L’entrepreneur [en construction] n’achète pas sa maison, il la construit. La Ville a essayé de percevoir des droits de mutation sur des biens qui n’étaient pas vendus. Bref, elle ambitionnait.»

La Ville de Granby n’a pas rappelé La Voix de l’Est, mercredi, mais une résolution adoptée par le conseil municipal le 16 mars dernier indique qu’elle en appellera de ce jugement. Elle est «en désaccord» avec l’interprétation de la loi faite par le juge Bousquet.

Il n’a été possible, non plus, de joindre un représentant de Gestion Marc Breton.

Le notaire joint par La Voix de l’Est estime que ce jugement fera jurisprudence et sera profitable aux développeurs immobiliers de toute la province.

Affaires

Le nouveau Costco ne peut ouvrir jeudi

Prévue pour ce jeudi, l’ouverture du nouveau magasin entrepôt Costco de Sherbrooke ne pourra avoir lieu.

Étant donné la situation actuelle de la pandémie de COVID-19, la direction de la chaîne de grandes surfaces Costco Wholesale a décidé de repousser l’événement à plus tard. Aucune date n’est encore déterminée, soutient Ron Damiani, vice-président au marketing.

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Les automobilistes affluent aux nouvelles pompes du Costco

COVID-19

Les ASSS ont peur de transmettre la maladie à leurs patients

Les auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS) qui offrent des services à domicile à la clientèle vulnérable du CIUSSS de l’Estrie-CHUS sont très inquiets, tout comme leur syndicat. Au moins une ASSS aurait été testée positive à la COVID-19 au cours des derniers jours. Pendant ce temps, les ASSS doivent continuer de se rendre à domicile chez leurs clients avec très peu de moyens pour se protéger et pour protéger leurs clients contre une transmission possible du coronavirus.

Soulignons que les ASSS donnent des services directs à leurs clients qui se trouvent dans des résidences privées ou encore dans des résidences privées pour aînés, comme de l’aide au bain, des toilettes partielles, de l’aide à l’alimentation, au lever ou au coucher par exemple.

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36 nouveaux cas en Estrie

Covid-19

Jeux de société : une stratégie pour survivre à la crise

Conseils personnalisés à distance, livraison à domicile, cueillette à la porte: les détaillants de jeux de Gatineau trouvent des astuces pour continuer à servir – de façon sanitairement responsable - leur clientèle désormais confinée à domicile.

Bien qu’ils ont dû fermer leurs portes au public en même temps que tous les commerces non essentiels, les petites boutiques de jeux que sont À l’échelle du monde, Multizone ou L’As des jeux poursuivent leurs activités, grâce au commerce électronique.

Justice et faits divers

Des détenus pourraient jouir d’une libération anticipée, suggère le ministre Blair

OTTAWA - Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, a demandé au Service correctionnel et à la Commission des libérations conditionnelles d’envisager la libération anticipée de certains détenus afin de limiter la propagation de la COVID-19 dans les pénitenciers.

Le gouvernement s’est engagé à protéger les détenus, le personnel correctionnel et la population, compte tenu des risques particuliers que pose le coronavirus pour les pénitenciers, a expliqué dans un communiqué Mary-Liz Power, porte-parole du ministre.

«Le ministre Blair a demandé à la commissaire du Service correctionnel du Canada et à la présidente de la Commission des libérations conditionnelles de déterminer si des mesures pourraient être prises afin de faciliter la libération anticipée de certains délinquants.»

Ni le Service correctionnel ni la Commission des libérations conditionnelles n’ont commenté mardi la requête du ministre Blair.

La semaine dernière, le premier ministre Justin Trudeau reconnaissait que les détenus étaient davantage à risque de contracter le SARS-CoV-2 et de le transmettre au reste de la population carcérale.

On apprenait lundi que deux détenus au pénitencier à sécurité maximale de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, avaient été infectés par le coronavirus. Il s’agit des premiers cas confirmés de contamination de détenus dans un établissement carcéral fédéral. Les deux patients détenus se trouvent isolés du reste de la population carcérale et un isolement cellulaire a été imposé dans tout le pénitencier. De plus, Service correctionnel a indiqué que neuf employés du pénitencier de Port-Cartier avaient déjà reçu des résultats positifs auparavant.

Le syndicat est contre

Le Syndicat des agents correctionnels du Canada, qui représente les employés des 49 établissements fédéraux, affirmait lundi que «la libération de quelques individus ne résoudra pas la propagation potentielle de la COVID-19 dans nos établissements. Elle ne fera qu’augmenter le risque pour les Canadiennes et les Canadiens».

«Nous n’avons qu’à nous rappeler la récente tragédie vécue en janvier dernier au Québec où un détenu en semi-liberté a assassiné une citoyenne. Même les détenu-es en liberté sous condition peuvent constituer une menace pour la société», soutient le syndicat.

«Le Canada est en crise et ses citoyens font déjà face à une menace potentiellement mortelle. Il est irresponsable d’introduire de nouvelles menaces dans nos collectivités (...) L’accent doit être mis sur la modification des routines dans nos établissements dans le but de respecter la distanciation sociale imposée et les directives d’auto-isolement», croit le syndicat.

Le Service correctionnel du Canada a déjà suspendu les visites du public aux détenus dans tous les établissements.

Justice et faits divers

Un Ontarien intercepté à 170 km/h à La Pocatière

Un conducteur ontarien a été intercepté par des agents de la Sûreté du Québec (SQ) sur l’autoroute 20 à La Pocatière, lundi vers 15h30. 

L’homme de 28 ans roulait à 170 km/h dans une zone de 100 km/h. Il a reçu un constat d’infraction de 1383$, assorti de 14 points d’inaptitude. 

De plus, les policiers ont arrêté une passagère de 21 ans qui prenait place à bord du véhicule, alors qu’elle faisait l’objet d’un mandat d’arrestation par le Service de police de la Ville de Montréal pour un vol de moins de 5000$. 

«En ce temps de confinement dû au virus de la COVID-19, la SQ continue de mener à bien ses opérations de contrôle afin de maintenir le réseau routier sécuritaire», rappelle l’agent d’information de la SQ, Claude Doiron. 

Musique

La version COVID-19 de Quand on est en amour devient virale

Patrick Norman et Nathalie Lord ont enregistré une nouvelle version de Quand on est en amour qui est rapidement devenue virale. Le couple a interprété le grand classique en duo, modifiant les paroles pour inciter les aînés à respecter les consignes de confinement au temps de la COVID-19.

Vingt-quatre heures après sa mise en ligne sur le compte Facebook du populaire musicien, la vidéo avait déjà dépassé le cap des 750 000 visionnements — ce qui est énorme au Québec.

Actualités

Un voleur assoiffé arrêté sur le fait

Un trentenaire qui croyait avoir floué le personnel d’une épicerie s’est plutôt retrouvé avec les menottes aux poignets, lundi matin.

L’individu, qui circulait en compagnie de deux autres hommes au IGA Gazaille de la rue Denison Ouest à Granby, a attiré l’attention d’un enquêteur en civil.

Le suspect s’est rendu dans le secteur des frigidaires et a caché des bières pour une valeur d’une soixantaine de dollars sous ses vêtements. Témoin de la scène, l’enquêteur l’a attendu à sa sortie de l’épicerie et l’a placé en état d’arrestation. Le Granbyen âgé de 35 ans est connu des policiers. Il s’expose à une accusation de vol.

Les policiers rappellent qu’ils ont intensifié leur présence depuis le début de la pandémie, autant sur la route que dans les endroits publics et les commerces.

Actualités

Une détresse alimentée par l’ennui

Le confinement, l’anxiété créée par des pertes d’emploi, des problèmes financiers ou de santé et surtout l’ennui risquent d’entraîner une certaine détresse psychologique en cette période de pandémie. Le professeur de psychologie de l’Université de Sherbrooke, François Courcy, spécialisé dans la santé au travail, rapporte qu’il existe peu de situations comparables à la COVID-19 pour connaître les impacts psychologiques d’une pandémie.

« Quand il y avait déjà un stress et que de surcroît, on ajoute de l’incertitude, de l’inconnu et une perte d’emploi, on met de l’huile sur le feu et la pression devient forte. On se retrouve avec des gens qui vivaient déjà des situations tendues à la maison avec un conjoint, une conjointe ou les enfants. Normalement, la façon de réguler la tension et le stress, c’est de voir des gens, de sortir, ce qui n’est pas possible », explique M. Courcy.

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Affaires

TC Energy va de l’avant avec la construction de l’oléoduc Keystone XL

CALGARY — TC Énergie ira de l’avant avec la construction de son projet de pipeline Keystone XL, évalué à 8 milliards $US, une décision qui a été accueillie avec soulagement en Alberta, où la production a dépassé la capacité des réseaux existants de canalisations.

La décision de la société établie à Calgary était largement attendue, puisqu’elle avait franchi les principaux obstacles réglementaires américains, plus tôt cette année, et commencé les travaux de préparation de sites dans le Montana, le Dakota du Sud et le Nebraska.

Dans une décision plus étonnante, le gouvernement de l’Alberta a accepté d’investir environ 1,1 milliard $US (soit environ 1,5 milliard de $CAN) en capitaux propres dans le projet, ce qui devrait couvrir les coûts de construction prévus d’ici la fin de 2020.

Les 6,9 milliards $US restants devraient être financés au moyen d’une marge de crédit de 4,2 milliards $US qui sera entièrement garantie par le gouvernement de l’Alberta et d’un investissement de 2,7 milliards $US de TC Énergie.

«Nous ne pouvons pas attendre la fin de la pandémie et de la récession mondiale pour agir», a affirmé mardi le premier ministre albertain, Jason Kenney, dans un communiqué.

«Cet investissement dans Keystone XL est une initiative audacieuse pour reprendre le contrôle du destin économique de notre province et le remettre fermement entre les mains des propriétaires de nos ressources naturelles, les habitants de l’Alberta.»

Il a fait valoir que l’Alberta serait en mesure de vendre ses actions à profit après la construction du pipeline et que celui-ci générerait un rendement net de plus de 30 milliards $ grâce aux redevances et à la hausse des prix du pétrole albertain au cours des 20 prochaines années.

Actualités

Le SCRS déploie en douce une stratégie de vaste collecte de données sur les Canadiens

OTTAWA - Le service d'espionnage du Canada déploie en douce une stratégie visant à recueillir et à utiliser des bases de données contenant des renseignements personnels sur les Canadiens, selon ce que révèlent des documents récemment rendus publics.

Le Service canadien du renseignement de sécurité affirme que cette initiative - rendue possible grâce à une loi en matière de sécurité adoptée l'an dernier - va permettre à l'agence d'amasser d'importants volumes d'informations pour ensuite détecter des tendances encore inconnues.

Environnement

Les municipalités se préparent pour les inondations en pleine pandémie

OTTAWA — Les derniers printemps ont été éprouvants pour la petite municipalité rurale de Pontiac, en Outaouais, et celui-ci pourrait ne pas faire exception.

Depuis deux ans, la municipalité de quelque 6000 âmes a dû affronter pas moins de cinq catastrophes naturelles.

En plus des inondations printanières, des microrafales ont ravagé des maisons, des routes et des ponceaux. L'an dernier, le passage d'une tornade a ajouté la cerise (non désirée) sur le sundae.

«Notre petite municipalité est devenue experte en gestion de crise», affirme la mairesse de Pontiac Joanne Labadie.

Mais rien n'aurait pu la préparer à la possibilité de devoir se défendre contre une nouvelle inondation saisonnière en plein coeur d'une pandémie mondiale, reconnaît-elle.

Malgré tout, la collectivité se prépare du mieux qu'elle peut.

«Le défi de devoir gérer une inondation en plus de la complexité de la crise de la COVID-19 est immense», note la mairesse.

Pontiac compte parmi les dizaines de régions vulnérables aux inondations qui doivent se prémunir contre la montée des eaux tout en gérant la propagation du nouveau coronavirus.

Tout juste de l'autre côté de la frontière ontarienne, la communauté métropolitaine d'Ottawa vit les mêmes inquiétudes.

Si les postes d'observation sont bien en place particulièrement dans les zones les plus à risque, les prévisions semblent plutôt favorables jusqu'ici.

Les autorités demeurent tout de même sur leurs gardes et se préparent pour le pire puisque les prévisions météorologiques peuvent changer drastiquement en un rien de temps.

Évacuation sans contagion

Ce qui complique grandement l'organisation des mesures d'urgence en temps de pandémie d'une maladie hautement contagieuse comme la COVID-19, c'est l'évacuation des sinistrés.

L'aménagement de centres d'évacuation comme on en a l'habitude est tout simplement impensable. Ces immenses refuges qui rassemblent un grand nombre de personnes seraient des nids de contagion.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault confirme que la pandémie actuelle transforme la manière dont la sécurité civile doit procéder.

Elle prévient que le gouvernement ne sera pas en mesure d'accueillir des milliers de personnes évacuées dans des refuges d'urgence.

L'an dernier, la municipalité de Pontiac avait été forcée d'évacuer une résidence de personnes âgées. Cette année, elle a bien averti ses citoyens qu'ils ont la responsabilité de trouver un lieu sûr où se réfugier en cas d'urgence.

Ottawa s'était appuyé sur une petite armée de 15 000 bénévoles pour ériger des digues de sacs de sable afin de protéger les résidences contre la crue des eaux.

Toutefois, les consignes d'éloignement de la santé publique pour prévenir la contagion du virus rendent cet exercice pratiquement impossible à répéter.

L'administration ottavienne ne cache pas que l'organisation des mesures d'urgence représente un mandat difficile.

La Ville a d'ailleurs mobilisé deux équipes différentes pour s'attaquer aux deux crises, sanitaire et environnementale. Le plan d'urgence pour répondre aux possibles inondations est aussi adapté pour respecter les consignes de prévention contre le coronavirus.

Idéalement, la nature offrirait un printemps de répit aux abonnés des débordements saisonniers. Les prévisions actuelles laissent croire en une année clémente.

«Tout ce qu'on peut faire c'est d'espérer une sécheresse cette année», laisse tomber la mairesse de Pontiac.

Nous, les humains

S'ils avaient su

CHRONIQUE / Ils avaient l’air de trouver ça drôle. Lundi après-midi, je faisais des provisions de café au Nektar Caféologue avant que ça ferme. Derrière moi, un gars et une fille dans la vingtaine se bidonnaient en voyant les clients prendre leurs distances l’un de l’autre.

Je ne sais pas pourquoi — pourtant j’essayais de m’éloigner d’eux —, mais ils ont pensé que j’étais dans leur camp, que je trouvais moi aussi que les gens étaient paranos. 

Le gars a feint de se rapprocher de moi; je pensais qu’il allait me donner une bine, du genre : «bonne blague, hein?» En sortant, la fille m’a dit : «Les gens vont pouvoir vivre leur peur des autres en toute impunité», comme si la pandémie de COVID-19 était un grand complot xénophobe. J’ai trouvé ça tellement con que j’ai noté sa citation.

Clairement, ces deux-là trouvent que François Legault et Horacio Arruda s’énervent pour rien. Fini les rassemblements? Garder deux mètres de distance entre chaque personne? Les commerces fermés? Faudrait pas exagérer quand même…

C’est ce que beaucoup de gens en Italie se disaient, début mars, quand ils avaient à peu près de 2000 cas de COVID-19. Dans une vidéo qui a fait le tour du monde la semaine passée, le magazine The Atlantic a demandé à des Italiens ce qu’ils se seraient dit s’ils avaient su ce qui allait arriver 10 jours plus tard. 

Les Italiens se seraient dit de ne pas rire de leur mère qui leur suggérait de s’acheter un masque; de ne pas aller au gym comme d’habitude; de ne pas sortir le samedi soir; de ne pas penser que la jeunesse les immunisait contre la COVID-19. 

Et ils se seraient aussi dit : «Un énorme bordel est sur le point de se produire»; «Je suis sûr que tu as entendu parler du coronavirus, et je suis sûr que tu l’as sous-estimé»; «Il y a 10 jours, on avait 2000 personnes infectées. Maintenant, on en a 18 000. On a déjà dépassé les 1000 morts». 

À ce moment-là, au Québec, on pensait encore être épargné. On ne se serait jamais douté qu’elle puisse nous frapper avec tant de virulence. Pourtant, nous en sommes maintenant à plus de 1600 cas de COVID-19. Et nous voilà contraints de rester cloîtrés pour combattre le virus.

Pourquoi est-ce si difficile d’imaginer le pire? Parce que le jugement humain est affecté par un raccourci de l’esprit appelé le «biais d’optimisme» — une croyance erronée selon laquelle ça peut arriver aux autres, mais pas à nous.

Je vous avais parlé de ce biais il y a deux ans dans une chronique où je vous expliquais pourquoi on sous-estime presque toujours la facture de nos rénovations, en ignorant de prévoir les pépins et les «tant qu’à y être». 

Je vous citais aussi des études qui montrent que la plupart des gens surestiment leurs possibilités de réalisation professionnelle; s’attendent à ce que leurs enfants soient extraordinairement talentueux; s’imaginent vivre beaucoup plus longtemps que l’âge où ils meurent pour vrai (souvent par plus de 20 ans); et sous-estiment énormément leur probabilité de divorcer, de perdre leur emploi ou de souffrir d’un cancer.

Le biais d’optimisme sévit aussi en cette période de pandémie. Malgré l’augmentation exponentielle des infections et un taux de contagion plus grand que la grippe, il y a encore un sacré paquet de Québécois qui n’ont pas peur d’être infectés par la COVID-19. 

Cette semaine, un sondage Léger a montré que 86 % des Québécois estiment que la pandémie est une «vraie menace» et 89 % des Québécois disent pratiquer la distanciation sociale. Mais quand on leur demande s’ils craignent eux-mêmes de contracter le virus, ils sont juste 52 % à dire oui! Ça peut arriver aux autres, mais pas à soi. 

Le problème, c’est que cette impression d’invulnérabilité peut nous conduire à prendre moins de précautions, même si on respecte les ordres du gouvernement. On va au dépanneur pour acheter un paquet de gomme, on se lave les mains en vitesse après être allé à l’épicerie, on invite des amis à la maison quand même. 

Et c’est comme ça qu’on peut tomber dans le même piège que les Italiens de la vidéo. Alors je vous laisse sur leurs conclusions à propos de la pandémie : «On l’a sous-estimée. Vous n’êtes pas obligés de faire pareil. Restez à la maison».

Sports

La route vers Tokyo, un véritable casse-tête pour les athlètes canadiens

Le Comité olympique canadien a confirmé que les athlètes ayant déjà obtenu leur place pour les Jeux de Tokyo n'auront pas à repasser par le processus de qualifications.

Mais seulement 19 athlètes canadiens dans neuf sports, excluant ceux par équipe, ont jusqu'à présent répondu au critère national et international afin de participer aux Jeux, selon le Comité olympique canadien (COC).

Les championnes du monde de volleyball de plage Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes ainsi que la championne olympique en lutte Erica Wiebe font partie du groupe.

La pandémie de COVID-19, qui a infecté plus de 500 000 personnes et en a tué des milliers à travers le monde, a paralysé le monde du sport.

La décision prise cette semaine par le CIO et le comité organisateur du Japon de repousser les Jeux de Tokyo jusqu'en 2021 a donné aux athlètes et à leur fédération nationale et internationale une marge de manoeuvre afin de reprendre le processus de qualifications lorsque le temps sera venu.

Le Canada a envoyé 314 athlètes pour prendre part à 27 sports lors des Jeux de Rio, en 2016.

Huit équipes se sont qualifiées jusqu'à présent pour 2021 et il s'agit déjà d'un record canadien pour des jeux non boycottés et disputés hors pays. Il est donc attendu que le contingent pour Tokyo sera plus gros que celui de Rio.

Les formations pour les sports d'équipe ne seront pas connues avant l'approche des Jeux.

Le Canada a déjà qualifié 82 athlètes dans 26 sports.

Par exemple, en cyclisme sur route chez les hommes, le Canada a qualifié trois athlètes, mais un seul au contre-la-montre masculin.

«D'après les informations que nous avons reçues du CIO, tout ce qui entoure les critères déjà établis, les qualifications actuelles et les athlètes déjà qualifiés serait respecté», a dit plus tôt cette semaine Tricia Smith, la présidente du COC.

Des douzaines d'athlètes bâtissaient leur vie autour d'une place olympique canadienne et visaient à s'assurer d'une d'entre elles au cours des prochaines semaines, quand le virus a bouleversé leur vie sportive.

Le début des essais olympiques et paralympiques de natation était prévu lundi, à Toronto, mais la compétition est en suspens.

Paralympiques

Aucun athlète olympique canadien ne s'est déjà qualifié pour les Jeux paralympiques, qui suivent les Jeux olympiques.

Selon le Comité paralympique canadien, le Canada compte actuellement 85 places confirmées pour Tokyo, ce qui représente un peu plus de 50% de la talle estimée de l'équipe, soit entre 130 et 150 athlètes.

Rosie MacLennan, double championne olympique en trampoline et porte-drapeau à Rio, est l'une des têtes d'affiche obligées d'attendre avant de rejoindre l'équipe olympique de son pays.

Le Canada détient une place féminine en trampoline pour les Jeux de Tokyo en raison de la médaille de bronze que MacLennan a remportée lors des Mondiaux, l'an dernier.

Participant à des coupes du monde cet hiver, l'athlète de 31 ans amassait des points pour mettre la main sur cette place.

La sixième et dernière épreuve de la Coupe du monde, prévue en avril en Italie, a été reportée au mois de juin et il n'y a aucune garantie qu'elle aura lieu.

«Notre qualification interne était assez liée aux compétitions internationales, a expliqué MacLennan. À ce point, nous avions solidifié une place féminine pour le Canada. Il restait une autre compétition internationale qui aurait contribué à obtenir des points. Évidemment, ça n'aura pas lieu. J'imagine qu'elle se tiendra quand les temps seront plus sûrs.»

Les vétérans athlètes des huit équipes canadiennes déjà qualifiées pour Tokyo peuvent quant à eux se sentir en sécurité par rapport à leur place pour les prochains Jeux.

Les fédérations ont maintenant une autre année pour nommer leurs formations olympiques. Elles encouragent toutefois la compétition interne pour remplir les places.

Kenneth Heiner-Moller, l'entraîneur de l'équipe canadienne de soccer féminin, envisagera un chemin vers les Jeux en se fiant sur les matchs internationaux de la FIFA, mettant probablement l'accent sur ce qui se produira cet automne.

«Maintenant, nous savons que les Jeux n'auront pas lieu en 2020, mais nous savons aussi que nous allons y participer parce que notre équipe est déjà qualifiée, a déclaré Heiner-Moller. Nous pouvons maintenant regarder les prochaines étapes de préparations. Ce sont les mêmes objectifs, mais sur une ligne du temps différente.»

Selon le CIO, 57% des places de qualifications olympiques en vue des Jeux de Tokyo ont été déterminées.

Chaque sport a différents critères de qualification, tant du côté international que du côté national.

Actualités

L’activité malveillante s’intensifie dans les réseaux informatiques au pays

L’activité malveillante et les tentatives d’intrusion dans les réseaux informatiques étatiques seraient de plus en plus intenses depuis plusieurs jours au Québec et au Canada, affirment des spécialistes reconnus dans le domaine de la cybersécurité contactés par Le Droit.

La même tendance a été observée dans les pays européens touchés par la COVID-19 au cours des dernières semaines. Des tiers malveillants tentent de s’en prendre aux réseaux informatiques des gouvernements dans l’espoir de déstabiliser le pays. «C’est commencé ici aussi, assure Antoine Normand, président de In-Sec-M, une grappe réunissant des entreprises spécialisées dans la cybersécurité. Je vois passer énormément d’avertissements concernant différentes menaces, c’est assez impressionnant. Plusieurs avis en provenance des services de renseignement canadien identifient des listes de domaines à bannir parce qu’ils ont été utilisés dans des attaques informatiques ailleurs dans le monde. On est vraiment dans une situation où des acteurs malveillants, qu’ils soient privés ou étatiques, tentent de déstabiliser des pays.»

Sports

Andrew Ranger perd son principal commanditaire

 Non, Andrew Ranger n’a pas contracté la COVID-19. Mais voilà, il est une victime collatérale du virus.

Ranger, champion de la série canadienne de NASCAR en 2019, a appris cette semaine que Mopar, son principal commanditaire et celui qui met du beurre sur son pain, n’allait pas l’appuyer lors de la prochaine saison. Ce qui veut dire que le pilote originaire de Roxton Pond ne pourra vraisemblablement pas courir.

« Lorsqu’il m’a appris la nouvelle, mon patron Jon Camilleri était défait, explique Ranger. J’avais signé mon nouveau contrat récemment (un contrat d’un an) et tout était prêt en vue de la prochaine saison. Mais le coronavirus est arrivé, Chrysler a dû fermer ses usines et toutes les ententes de partenariat en sport automobile ont été annulées. Ce maudit virus fait mal à tout le monde. »

Bien sûr, direz-vous, Ranger pourrait se tourner vers d’autres entreprises. Mais à l’heure où tout ferme, à l‘heure où les mises à pied se comptent par milliers sinon par centaines de milliers, il aura de la misère à trouver du support. Même si on parle du pilote no. 1 au pays en NASCAR.

« Anyway, ce n’est pas le temps de quêter de l’argent pour les courses. Les gens sont en mode survie présentement. Les courses, c’est tellement secondaire dans le contexte actuel. »

Les gens de Mopar ont toutefois assuré Ranger qu’il demeurait leur pilote, leur homme de confiance.

« Notre relation d’affaires n’est pas terminée à jamais. C’est fini pour cette année, c’est tout », tient-il à préciser.

D’autres victimes ?

Mais voilà, on peut penser que si une multinationale comme Chrysler est dans l’obligation de mettre la hache dans ses contrats de commandites, d’autres pilotes vont aussi finir par en payer le prix, victimes des mêmes circonstances.

« Moi, je suis là, j’en parle, mais j’ai peur pour mes collègues également, dit-il. On risque tous d’avoir les mêmes problèmes. »

Pour leur part, les dirigeants de la série canadienne de NASCAR ne se sont toujours pas manifestés par rapport à la situation liée à la COVID-19. La saison doit débuter le 17 mai, à Bowmanville, et la série n’a encore émis aucune communication à cet effet.

Il y a la question de la santé publique, bien sûr, mais aussi celle de l’argent. Car s’il y a un sport où l’argent est le nerf de la guerre, c’est bien celui de la course automobile. Et la série Pinty’s a aussi besoin de ses commanditaires.

Bref, faudra voir.

Affaires

Le Cirque Éloize met à pied la majeure partie du personnel au siège social

MONTRÉAL — Le Cirque Éloize annonce qu'il met à pied la majeure partie du personnel permanent du siège social dans le Vieux-Montréal.

En fait, les mises à pied temporaires touchent 70 % des employés du siège social, soit 25 personnes, a précisé la directrice marketing et communications, Nancy Mancini.

L'organisation artistique souligne sur les réseaux sociaux que l'industrie du spectacle a été «frappée de plein fouet par la crise sans précédent» résultant de la COVID-19.

«Afin de respecter les recommandations des autorités sanitaires et nous permettre de traverser cette tempête, nous avons malheureusement dû temporairement mettre à pied la majeure partie du personnel permanent du siège social», indique le Cirque Éloize.

Une équipe réduite, en attendant un retour à la normale, assurera les suivis au besoin et travaillera au développement d'un plan de relance, fait-on valoir.

Il s'agira d'une équipe d'environ 11 personnes — à raison d'environ un à trois jours par semaine —, a indiqué Mme Mancini en entrevue.

Le Cirque Éloize espère réintégrer rapidement l'ensemble de son équipe dès que les restrictions de santé publique seront levées.

L'organisation parle d'une décision difficile, qui permettra «toutefois [aux] employés de passer du temps en famille en toute sécurité».

«La situation hors de notre contrôle à laquelle nous sommes malencontreusement tous confrontés, nous oblige à prendre un temps de recul, mais seulement pour revenir encore plus forts et pour encore longtemps», assure la direction à l'endroit des amoureux du cirque sur sa page Facebook.

Réalisant des tournées à travers le monde, le Cirque Éloize revenait justement d'une série de spectacles de la production «Hotel» en Europe.

Le Cirque Éloize avait déjà annoncé être dans l'obligation de reporter ou d'annuler les spectacles de Hotel jusqu'à la mi-avril. Il en sera de même pour le mois de mai.

L'organisation maintient pour le moment les dates prévues pour Serge Fiori, seul ensemble au Capitole à Québec à partir du 27 juin, et celles pour le spectacle Nezha à Shawinigan à partir du 7 juillet.

Le Cirque du Soleil a pour sa part récemment annulé tous ses spectacles et mis à pied la quasi-totalité de ses employés en raison de la pandémie de COVID-19.