L’école à distance… à distance

Éducation

L’école à distance… à distance

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Lundi matin, Manuel se réveille vers huit heures. Il va marcher dans la Baie de Gaspé, et revient vers neuf heures, juste à temps pour suivre son cours de cinéma, en direct de l’UQAM. Comme de nombreux étudiants, il a décidé de suivre ses cours à distance… à distance.

Pendant l’été, le Montréalais a travaillé aux Îles-de-la-Madeleine. Après quelques semaines dans l’archipel, l’Université du Québec à Montréal (UQAM), où il fait un certificat en scénarisation, lui a annoncé que tous ses cours se feraient en ligne. «On s’en doutait, mais ça m’a quand même démotivé», avoue-t-il. Lui et sa collègue Élizabeth ont donc décidé d’aller rejoindre une amie, Sabine, qui était à Gaspé pour l’été et d’y rester pour les premiers mois de leur parcours universitaire. «Tant qu’à faire l’école en ligne à la maison, on a préféré le faire dans un endroit qui nous permet de s’évader un peu», résonne Sabine, qui étudie en sciences de la nature au Cégep du Vieux-Montréal. 

Si certains décident de se délocaliser pour profiter du paysage ou pour découvrir un nouveau coin de pays, d’autres le font par nécessité. C’est le cas de Mariane, une étudiante de l’Université de Montréal qui étudie depuis le début de la session chez ses parents, en Beauce. «Je suis plus à risque pour la COVID-19 à cause de la faiblesse d’un de mes poumons, alors je préfère éviter le plus possible les zones chaudes et les villes», explique-t-elle. Si ses cours n’avaient pas été entièrement en ligne, elle aurait dû abandonner son programme. «C’est sûr que ça m’arrange [que les cours soient en ligne], mais c’est évident que c’est loin d’être idéal d’étudier à des centaines de kilomètres de mon campus», note l’étudiante. 

Démotivation et pas d’appartenance

Mariane est particulièrement déçue de ne pas pouvoir participer à la vie universitaire en raison de la distance. «J’avais très hâte d’arriver à l’université pour la vie étudiante qui englobe les cours. Même avec la pandémie, il y a moyen d’y participer, mais comme je suis en Beauce, je me sens vraiment exclue de toute la dynamique universitaire, ce n’est vraiment pas motivant», se désole-t-elle. Même son de cloche pour Sabine, qui quittera Gaspé au cours des prochains jours pour retourner à Montréal, dans l’espoir de voir sa ligue d’improvisation reprendre. 

La Fédération étudiante collégiale du Québec craint que ce manque d’implication et la difficulté de développer un sentiment d’appartenance aient un impact négatif sur la persévérance scolaire. «Les parcours d’études complètement à distance rendent la session d’automne difficile et démotivante», note sa présidente, Noémie Veilleux. 

Constat similaire pour la présidente de l’Union Étudiante du Québec, Jade Marcil. «Le parascolaire est très important dans la communauté et le sentiment d’appartenance. Ça permet de décrocher, de faire autre chose que des cours sur son ordinateur. En ce moment, on manque une grande partie du volet social de l’université», se désole-t-elle, sans pour autant désavouer les mesures sanitaires. «Malgré tout, je crois qu’il y a beaucoup d’indulgence de la communauté étudiante. On sait que ce n’est pas facile», conclut Mme Marcil.  

Campagne Jamais sans mon casque: le vélo très populaire chez les jeunes, mais pas le casque

Actualités

Campagne Jamais sans mon casque: le vélo très populaire chez les jeunes, mais pas le casque

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Le vélo a été parmi les grands préférés de l’été. Mais même si plus de jeunes l’ont adopté, le casque, lui, n’est toujours pas considéré comme un «service essentiel». Pour y remédier, l’organisme Avec Toute ma tête lance la campagne Jamais sans mon casque. «On veut faire bouger nos jeunes à tout prix, mais est-ce qu’on peut les faire bouger en sécurité?»

Un casque protecteur ajusté adéquatement permettrait de réduire les risques de traumatismes crâniens et cérébraux graves d'environ 85 %, mentionne le fondateur de l’organisme Avec Toute ma tête, Simon Poulin. Il le sait bien, son fils a lui-même été victime un accident de planche à neige il y a neuf ans. Même s’il a subi de graves blessures, son casque aura contribué à lui sauver la vie, raconte son père.  

Depuis, Simon Poulin a multiplié les initiatives pour sensibiliser la population, mais surtout les jeunes, au port du casque dans les sports. La campagne Jamais sans mon casque pour prévenir les traumas crâniens est lancée depuis jeudi. Une initiative d’autant plus pertinente, croit le directeur, alors que les déplacements à vélo sont de plus en plus populaires. 

«Il y a une tendance au vélo, on développe la mobilité durable et les environnements cyclables. Malheureusement, ils ne sont pas juste cyclables et c’est quand le partage des espaces arrive que surviennent les chutes et les accidents», exprime Simon Poulin.  

Avec Toute ma Tête existe depuis huit ans, mais son fondateur observe que les traumatismes crâniens représentent toujours une des causes de blessures graves et de décès chez les jeunes, notamment lors de sorties à vélo.  

«Les traumatismes crâniens sont des blessures invisibles, mais pourtant bien présentes. Souvent les jeunes ne savent simplement pas c’est quoi, il faut leur montrer que c’est important», résume M. Poulin.  

Un cas de COVID-19 à l'école des Bâtisseurs

Un cas de COVID-19 à l'école des Bâtisseurs

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Le Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs a confirmé dimanche qu'une personne ayant fréquenté l'école primaire des Bâtisseurs a été testée positive à la COVID-19. 

Dans une lettre envoyée aux parents par l'entremise du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, la Direction de la santé publique explique qu'une personne atteinte de la COVID-19 aurait fréquenté l'établissement scolaire durant sa période de contagiosité. Il n'est toutefois pas mentionné s'il s'agit d'un élève ou d'un membre du personnel. 

Mort d’un signaleur routier: Catherine Geoffroy coupable

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Mort d’un signaleur routier: Catherine Geoffroy coupable

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Après 24 heures de délibérations, un jury a trouvé coupable la femme qui avait happé à mort un signaleur routier à Bonsecours en Estrie, en 2017.

Catherine Geoffroy, 33 ans, faisait face à plusieurs accusations dont celle d'homicide involontaire, mais les jurés réunis au palais de justice de Granby l’ont acquittée de cette charge, samedi.

Trois éclosions confirmées dans trois secteurs de l’Hôpital de Granby

Actualités

Trois éclosions confirmées dans trois secteurs de l’Hôpital de Granby

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Le nombre de cas de COVID-19 continue d’augmenter au Centre hospitalier de Granby (CHG) alors que trois éclosions sont maintenant confirmées dans trois différents secteurs de l’hôpital.

Le bilan de la première éclosion est demeuré stable, avec neuf cas confirmés, soit quatre usagers et cinq membres du personnel. Rappelons qu’une personne ayant contracté la COVID-19 durant son séjour à l’Hôpital de Granby est décédée vendredi. Dimanche, le bilan de cette éclosion n’avait pas évolué.

Un cas de maltraitance animale sème l'émoi [VIDÉO]

Actualités

Un cas de maltraitance animale sème l'émoi [VIDÉO]

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
YAMACHICHE – Un cas de maltraitance animale ébranle les réseaux sociaux. Micra, un Alaskan Pointer de cinq mois, a été hébergé pour quelques jours dans un endroit de gardiennage pour animaux de Yamachiche. Quand l'animal est revenu de sa période de gardiennage, les propriétaires le trouvaient épuisé, mais se sont dit que Micra devait être exténuée d'avoir beaucoup joué. Or, il en était tout autrement.

C'est un ex-employé du commerce qui a envoyé la vidéo en question à la famille de Francis Vallières, le propriétaire du chien. 

«On a fait garder Micra du 11 au 13 septembre et ensuite du 15 au 18. On se disait que comme c'était un jeune chien, elle avait besoin de dépenser plus d'énergie. Sauf que quand elle revenait de là-bas, elle avait l'air vraiment fatiguée. Ce n'était pas son genre de se coucher sur le divan et de regarder dehors toute la journée, mais c'est ce qu'elle faisait», soutient M. Vallières.

Un dernier Défi têtes rasées pour Serge Tremblay [VIDÉO]

Actualités

Un dernier Défi têtes rasées pour Serge Tremblay [VIDÉO]

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Pour une vingtième et dernière année, Serge Tremblay est passé sous le rasoir de Leucan, samedi, et a remis à l’organisme un montant de 20 000$.

Celui qui est cette année président d’honneur de Granby du Défi têtes rasées de Leucan, mais également son fondateur, a annoncé qu’il ne chapeautera plus l’événement, mais restera «présent à titre de consultant».

Manifestation pour réclamer la fin de l’urgence sanitaire à Granby [PHOTOS]

Actualités

Manifestation pour réclamer la fin de l’urgence sanitaire à Granby [PHOTOS]

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Environ 230 personnes ont participé à une manifestation au centre-ville de Granby, samedi, pour réclamer la fin de l’urgence sanitaire et des mesures qui en découlent, jugeant qu’elles briment leurs droits et libertés.

Les manifestants avaient rendez-vous au parc Miner à 13h. Ils étaient un peu moins de 200 lorsque le cortège s’est mis en marche sur la rue Principale vers 13h30. Certains se sont ajoutés en cours de trajet, qui passait par les rues Saint-Jacques, Saint-Charles et Saint-Antoine avant de revenir au parc du centre-ville, portant le bilan à 230 participants. 

S’en est suivie une période de discours réunissant des citoyens et des commerçants de la région, ainsi que Joël Hamel-Hogue, cofondateur du groupe «Appel à la liberté» et figure de proue du mouvement contestataire.

Une maison, trois générations

Actualités

Une maison, trois générations

Roxanne Caron
Roxanne Caron
La Voix de l'Est
Revenir du boulot et retrouver maman à la maison ? Même s’il n’est plus adolescent, c’est tout de même le cas de Patrick Dubois qui, avec sa conjointe Bianca et ses trois enfants, habite dans une maison intergénérationnelle depuis 12 ans.

Cette décision s’est imposée tout naturellement, mentionne d’emblée Patrick. « On avait une petite maison à Saint-Alphonse-de-Granby et ma mère avait un bloc appartement qu’elle était tannée d’entretenir », résume-t-il.

Comment sont déterminés les rabais en épicerie?

Affaires

Comment sont déterminés les rabais en épicerie?

Paul-Robert Raymond
Paul-Robert Raymond
Le Soleil
La semaine dernière, le bœuf haché extra-maigre était offert à 3,88 $ la livre chez Super C, alors que le même produit coûtait 6,99 $ pour la même quantité chez IGA. Et la semaine suivante, les prix reviendront à la normale chez ces deux détaillants et un autre offrira la livre de bœuf haché extra-maigre à prix réduit. Comment sont-ils déterminés, ces rabais?

La réponse est loin d’être simple, selon Sylvain Charlebois, économiste et professeur titulaire à la Faculté en management et en agriculture de l’Université Dalhousie, à Halifax, interrogé par Le Soleil. Surtout avec plus de 39 000 produits vendus en moyenne dans les épiceries.

«C’est une dynamique assez imposante qui dépend des détaillants et du temps de l’année. Il y a beaucoup de négociation entre les distributeurs et les détaillants», dit-il.

Il confirme que la meilleure stratégie pour les consommateurs est d’être à l’affût des rabais que les chaînes d’alimentation consentent à leurs clients. Et de ne pas se gêner de ne pas aller toujours à la même chaîne d’alimentation pour faire son épicerie.

Par ailleurs, plusieurs chaînes d’alimentation ont une politique de prix par laquelle elles s’engagent à égaler les prix de leurs concurrents. Par contre, certains détaillants veulent s’en défaire, comme Walmart qui mettra fin à cette pratique le 15 octobre.

«C’est là où arrive la stratégie des circulaires. Et surtout au Québec, on maîtrise assez bien cet art-là! Si, par exemple, un détaillant veut vendre des côtelettes de porc à tant de la livre, il va les mettre dans le coin en haut en première page de la circulaire. Et dans les grandes chaînes d’alimentation, on est en mesure de mesurer la demande, de savoir combien de livres ou de kilos on va être en mesure de vendre», ajoute-t-il.

Plus d’autonomie aux hygiénistes dentaires : «Une page d’histoire qui se tourne»

Actualités

Plus d’autonomie aux hygiénistes dentaires : «Une page d’histoire qui se tourne»

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale du Québec, vendredi, le projet de loi 29 permettra aux hygiénistes dentaires d’offrir une plus grande variété de services de manière autonome.

«C’est une page d’histoire qui se tourne au Québec, énonce Jean-François Lortie, président de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec (OHDQ). C’est le fruit du travail que j’ai fait depuis 3 mois, mais aussi de tous mes prédécesseurs des trente dernières années.»

Participation à une violente agression armée: 18 mois de prison pour une jeune mère de famille

Justice et faits divers

Participation à une violente agression armée: 18 mois de prison pour une jeune mère de famille

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Roxanne Muise a été condamnée à une peine de 18 mois de prison ferme pour sa participation dans cette violente histoire d’agression armée, d’enlèvement, de séquestration et d’agression sexuelle survenue le 9 juin 2018 à Trois-Rivières.

La juge Guylaine Tremblay n’a pas caché qu’il s’agissait d’une peine difficile à imposer compte tenu du jeune âge de l’accusée et des impacts que la détention aura sur sa famille et tout particulièrement ses enfants. D’un autre côté, elle ne peut écarter le critère de dénonciation face au crime qui a été commis. Elle a jonglé au départ avec la possibilité de lui imposer une peine de deux ans de pénitencier mais le profil de Roxanne Muise, tel que démontré par le rapport présentenciel, demeure positif. Elle a donc opté pour 18 mois dans une prison provinciale en tenant compte des circonstances dans lesquelles elle devra purger sa peine avec la pandémie. Toujours selon le tribunal, aucune probation ne sera nécessaire au niveau de sa réhabilitation.

Enquête sur les éclosions de COVID-19 dans les CHSLD: plusieurs lacunes constatées

Actualités

Enquête sur les éclosions de COVID-19 dans les CHSLD: plusieurs lacunes constatées

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Problèmes de communication, mobilité du personnel et formation insuffisante sur la prévention et le contrôle des infections: voici ce qui ressort de l’enquête menée par le CIUSSS de la Mauricie et du Centre-du-Québec sur les éclosions survenues dans trois CHSLD de la région et rendue publique vendredi.

Les auteurs du rapport d’enquête notent entre autres que le processus décisionnel et la reddition de comptes des comités de coordination de la pandémie n’étaient pas assez clairs, ce qui a eu pour conséquence que la haute direction et les autres instances du CIUSSS «n’avaient pas toutes les informations provenant de ces comités». Le rapport parle même d’un «bris de communication dans la ligne hiérarchique de la mission CHSLD».

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Actualités

Un don éclair de près de 500 lb de tomates... via Facebook

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
Initiative de journalisme local - La Tribune
Sherbrooke — Le gel imminent de la culture de Jean-Philippe Zukowski et Karine D’amours n’était pas un prétexte pour qu’ils laissent des centaines de tomates se gaspiller. Les propriétaires des Jardins d’Émalia, à Cookshire-Eaton, ont plutôt lancé un appel à tous, la semaine dernière, pour voir s’ils trouveraient des gens intéressés à venir les cueillir gratuitement. Qu’à cela ne tienne, c’est près de 500 lb de tomates dont ils ont finalement fait don à la communauté. 

Après avoir publié un message sur Facebook expliquant que ses tomates en champ ne survivraient pas au gel du week-end, mercredi soir dernier, M. Zukowski a reçu de nombreux messages. « Les tomates étaient soit vertes, soit partiellement mûres. Nous n’avions pas de marché pour ça. Nous avons préféré les donner à ceux qui voudraient venir les cueillir, parce que nous n’avions pas le temps ni les ressources pour le faire nous-mêmes », explique celui qui, tout comme sa conjointe, concilie une production maraîchère, un emploi à temps plein et l’éducation de deux jeunes enfants. 

« Je pensais ouvrir mon champ jeudi et vendredi avant-midi, et finalement, jeudi avant-midi, tout avait été ramassé, raconte l’agriculteur. Ça s’est vraiment bien passé. Ça a été une bonne chose, parce que dans la nuit suivante, il y a eu un gel qui n’avait pas été annoncé. » 

Au moins cinq citoyens sont passés pour faire mûrir les tomates chez eux ou les transformer, tandis qu’environ 250 lb ont été remises à Moisson Cookshire, grâce à une équipe venue ramasser pour l’organisme et assistée par M. Zukoswki. Celles-ci seront redistribuées à des familles en situation d’insécurité alimentaire. 

Bobby Ryan racheté par les Sénateurs

Sénateurs

Bobby Ryan racheté par les Sénateurs

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Les Sénateurs d’Ottawa ont décidé de racheter le gros contrat de Bobby Ryan.

Récipiendaire du trophée Bill-Masterton au cours de la dernière saison après avoir effectué un spectaculaire retour d’une pause pour composer avec son alcoolisme, l’attaquant de 33 ans avait encore deux saisons à un pacte qui devait lui rapporter 15 M $ (7,5 M $/an).

Il a été soumis au ballottage vendredi et en présumant qu’aucun club ne réclamera ses services, les Sénateurs lui verseront un peu plus de 10 M $ répartis au cours des quatre prochaines saisons sous le plafond salarial (3,8 M $ les deux premières années, 1,8 M $ les deux suivantes). À l’origine, le pacte qu’il avait signé en octobre 2014 devait lui rapporter 50,75 M $ en sept ans.

Acquis des Ducks d’Anaheim à l’été 2013 contre Jakob Silfberberg et deux espoirs, Ryan n’aura jamais produit autant qu’en Californie avec Ottawa. Auteur de quatre saisons de 30 buts à son arrivée dans la LNH, sa meilleure saison à Ottawa en terme de points aura été 2015-2016, quand il avait disputé 81 parties et récolté 22 buts et 56 points. De multiples blessures aux mains ont réduit son efficacité, et la saison dernière, il a été limité à 5 buts et 8 points en 24 parties. Il avait réussi un tour du chapeau à son retour à Ottawa le 27 février dernier lors d’un match contre Vancouver, après avoir quitté l’équipe à la mi-novembre pour suivre une thérapie.

En sept saisons à Ottawa, il a totalisé 107 buts et 266 points en 455 matches.

Des accents dans les noms sur les permis de conduire et les cartes-photos de l’Ontario

Francophonie

Des accents dans les noms sur les permis de conduire et les cartes-photos de l’Ontario

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Qu’ont en commun les Françoise, les Étienne et les Geneviève de l’Ontario? Leurs accents et leurs cédilles pourront enfin être ajoutés à leur permis de conduire et à leur carte-photo.

À l’occasion de la Journée des Franco-Ontariens vendredi, la ministre des Affaires francophones Caroline Mulroney a annoncé que son gouvernement fera l’ajout des accents français dès le 28 septembre sur les permis de conduire et les cartes-photos. 

Le gouvernement libéral précédent avait assuré vouloir moderniser le système informatique de Service Ontario pour y inclure les accents et les cédilles, sans jamais accomplir cette promesse. 

 «La communauté francophone de l’Ontario verra désormais son identité se refléter dans ces produits grâce à l’utilisation d’une orthographe et de caractères français appropriés, a déclaré la ministre Mulroney. Cela démontre l’engagement continu de notre gouvernement à soutenir la francophonie ontarienne. »

Néanmoins, les Franco-Ontariens dont le nom comporte des accents devront attendre un peu plus longtemps avant de les voir sur leur carte Santé.

En novembre 2019, le ministère des Services gouvernementaux et des Services aux consommateurs avait affirmé que l’inclusion d’accents français pour les cartes Santé sera évaluée dans le prochain processus d’approvisionnement de ces cartes, en février 2022.

Exposer en plein air pour le plaisir des marcheurs

Arts

Exposer en plein air pour le plaisir des marcheurs

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
Alors que les citoyens confinés, un peu partout au Québec, avaient des arcs-en-ciel accrochés à leurs fenêtres, l’artiste peintre Denise Côté a choisi d’exposer l’une de ses toiles devant sa maison, parmi les arbres, pour que tous puissent en profiter.

C’est en faisant du rangement que l’artiste peintre Denise Côté est tombée sur cette ancienne toile, nommée Infini. Cette œuvre n’étant pas montée sur un faux cadre, elle n’avait encore été affichée nulle part.

Moisson Québec aura sa nouvelle maison de 8 M$

Actualités

Moisson Québec aura sa nouvelle maison de 8 M$

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Ça aura été un peu plus long, un peu plus compliqué, que souhaité. Mais Moisson Québec emménagera finalement, d’ici la fin novembre, dans une nouvelle maison. Un projet d’envergure pour l’organisme de charité : 8 millions $.

Pour mettre en perspective : Moisson Québec a déclaré des revenus d’environ 2,2 à 2,3 millions $ au cours des deux dernières années, selon les rapports d’activités. Des revenus qui proviennent en majorité de dons.

«C’est un gros projet», convient Élaine Côté, directrice générale, au cours d’un entretien téléphonique. «Ça donne le vertige en période de COVID.»

Un mois habituel, Moisson Québec aide autour de 35 000 personnes en leur offrant des aliments. «Au printemps, avec la COVID-19, on a monté à 70 000 personnes !»

Et pendant cette déferlante, il a fallu gérer les travaux de rénovation d’envergure de la nouvelle maison sise au 2909, avenue Kepler dans le parc industriel Colbert. 

«On a acheté ça en novembre dernier», note Mme Côté. Moisson Québec évaluait alors qu’il lui faudrait un an pour tout retaper et y déménager ses activités actuellement dispersées dans trois entrepôts loués. Mais le coronavirus a ralenti les ardeurs du secteur de la construction : «Il y a eu quelques délais.» Les ouvriers sont arrivés en juin.

Sauf que les baux de location n’ont pas été renouvelés… ««Il FAUT qu’on soit là en novembre 2020.»

Les mois à venir s’annoncent donc chargés pour la troupe d’Élaine Côté. «Cet automne, on parle de 3 déménagements en période de COVID avec la finalisation de la campagne de financement.»

Quelle campagne de financement ? Celle pour payer le 8 millions $.

Vous n’en aviez peut-être pas entendu parler. C’est normal. Car Moisson Québec ne voulait pas user des dons des citoyens pour éponger les factures de béton et d’acier. Il s’est donc tourné vers le milieu des affaires et les institutions. L’objectif de 4 à 5 millions $ n’est toutefois pas atteint. «On poursuit.»

Le reste du budget viendra d’un prêt hypothécaire. Prêt qui sera grandement diminué par la contribution de l’ancien propriétaire des lieux. Yvon Maheux, président des immeubles Y. Maheux, a vendu sa bâtisse au prix du marché; mais il a ensuite fait un don de 1,5 million $ à Moisson Québec. Un jeu comptable et fiscal qui aura permis à Moisson Québec de réaliser son projet, autrement trop dispendieux.

«Pas les moyens»

Car l’équipe d’Élaine Côté avait cherché ailleurs, sans succès. «Ça fait quelques années que c’est dans nos cartons. Ça fait depuis 2017 qu’on cherche à relocaliser notre entrepôt.» Acquérir un terrain ou un bâtiment au plein prix n’était cependant pas à sa portée, fait-elle valoir. «On a vite mis ça de côté parce qu’on n’avait pas les moyens.»

Pour tout l’est

Le débours demeure considérable, mais il y aura des gains importants, insiste Mme Côté. D’abord avec la centralisation des activités dans un seul lieu. Aussi parce qu’il y aura plus de place pour entreposer des denrées.

Les équipements seront en outre mieux adaptés au tri et à la conservation des dons des épiceries, plus variés mais plus fragiles que les dons d’aliments non périssables des grossistes.

Il y a plus, se félicite Élaine Côté. Maintenant à son aise, Moisson Québec pourra également aider les organismes de soutien alimentaire de l’est du Québec également. Ceux-ci ne pouvaient pas toujours recevoir leur part quand de grands dons étaient reçus à Montréal, par exemple. À l’avenir, cette part arrivera à l’entrepôt de la capitale dans les camions de Moisson Québec avant de repartir. Cela pour diminuer les coûts de transport pour les groupes de l’est.

Moisson-Québec ne distribue pas les aliments directement à la population. Elle les offre à des groupes communautaires qui aident leur clientèle. Son territoire : la région de Québec jusqu’à Stoneham, Portneuf, la Côte-de-Beaupré. Aussi la région de Lévis.

Au fait, malgré le branle-bas du chantier immobilier des prochaines semaines, Moisson Québec poursuivra sa mission première, tient à souligner Élaine Côté. «Je veux juste rassurer la population et tout notre réseau : cet automne on continue nos activités. On sait que les besoins seront importants.»

Chiens dangereux : «Les gens n’ont jamais été si peu en sécurité»

Actualités

Chiens dangereux : «Les gens n’ont jamais été si peu en sécurité»

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Entrée en vigueur ce printemps, la Loi sur l’encadrement des chiens manque de mordant, estiment des MRC québécoises, qui peinent à faire appliquer la loi sur leur territoire en raison du faible nombre d’experts habilités par celle-ci à évaluer la dangerosité des animaux.

En août, la MRC Brome-Missisquoi a ainsi adopté une résolution qu’elle a fait parvenir à la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, lui demandant d’amender le règlement d’application de la loi afin d’élargir la liste de spécialistes pouvant réaliser l’évaluation comportementale d’un chien aux maîtres-chiens et aux éducateurs canins. Actuellement, la loi ne permet qu’aux vétérinaires de se livrer à un tel exercice.

Une femme en furie coupable d’avoir attaqué deux policières

Justice et faits divers

Une femme en furie coupable d’avoir attaqué deux policières

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
Une formation en arts martiaux, une chaise en bois et un pistolet à impulsion électrique: il aura fallu tout ça aux policiers de Québec pour maîtriser Karine Larivière, femme de Charlesbourg, complètement en crise, désormais coupable de voies de fait armées sur des agents de la paix.

Le 17 août 2018, Karine Larivière, âgée à ce moment de 39 ans, est arrêtée par la police pour ivresse au volant après avoir foncé sur un poteau. Son arrestation est complètement cahotique. Elle se débat comme une diablesse dans l’auto-patrouille, prend un policier à la gorge, cogne à répétition sur les parois et fini par arracher une lumière. 

Une fois au poste de police, elle crache au visage d’un policier et refuse d’entrer dans le local de l’alcotest en s’arc-boutant au cadre de porte. 

La femme sera libérée au bout de quelques heures avec une promesse de comparaître en justice.

Couteau de boucher

Dès le lendemain, Karine Larivière communique avec le centre de crise de Québec en disant vouloir s’enlever la vie. Elle tient aussi des propos menaçants envers les policiers, affirmant qu’elle allait les tuer s’ils venaient la chercher.

Deux policières se présentent chez l’ancien conjoint de Larivière, rue Paul-Comtois à Charlesbourg. L’homme affirme que son ex est absente. Les deux policières décident quand même de faire le tour de la maison.

En ouvrant un garde-robe, une des policières aperçoit Karine Larivière qui bondit vers elle, armée d’un couteau de boucher. 

Selon le récit fait par la procureure de la Couronne Me Mélanie Ducharme, c’est grâce à ses réflexes d’adepte des arts martiaux que la policière a su éviter le couteau qui menaçait sa gorge. Elle doit ensuite fuir la femme qui la poursuit avec son couteau. 

La deuxième policière a le temps de s’armer d’une chaise en bois pour faire face à la furie. Elle réussit à parer les coups de couteau, mais constatera plus tard que la chaise est entaillée à plusieurs endroits. Sa veste pare-balle et l’antenne de son appareil radio portatif ont aussi été coupées par un coup de couteau.

La première policière met en joue Karine Larivière avec son arme de service, mais ne peut tirer, de peur d’atteindre sa collègue.

Un patrouilleur arrivé en renfort réussira finalement à immobiliser Karine Larivière avec deux décharges de pistolet à impulsion électrique.

Larivière, accusée de tentative de meurtre, a plaidé coupable jeudi à des voies de fait armées sur les policiers.

Son avocat Me Hugo Blanchette a indiqué que sa cliente était en dépression au moment des faits. Les policiers avaient aussi trouvé de la cocaïne dans son sac.

Les deux policières témoigneront en janvier sur les conséquences de l’agression, à l’occasion des représentations sur la peine.

Un cocktail meurtrier pour les noyades au Québec

Actualités

Un cocktail meurtrier pour les noyades au Québec

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
L’automne est arrivé plus tôt cette semaine et avec lui la fin d’un été chaud. Un mercure élevé et des vacances sans grands voyages à l’extérieur de la province qui auront sans doute contribué à dresser un bilan meurtrier de 80 noyades non-officielles au Québec, selon les données de la Société de sauvetage du Québec.  

En 2019, les plans d’eau avaient fait 58 victimes non-officielles, contre 57 en 2018. L’année 2020 en compte donc une vingtaine de plus que les précédentes, même si elle n’est pas encore terminée.   

«On observait une tendance à la baisse pour les noyades, mais cette année, les gens ont beaucoup acheté des piscines, des motomarines et d’autres embarcations, car ils ne passaient pas l’été à l’extérieur de la province. C’est sur que ça a eu un impact», souligne Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage du Québec.  

Particulièrement chez les enfants, précise-t-il. Il faut en effet remonter à 2012 pour observer plus d’une dizaine de noyades chez les moins de 18 ans. Cette année, jusqu’à présent, on en compte déjà 14, dont 11 étaient âgés de moins de quatre ans.  

Une bonne partie de ces décès chez les enfants est par ailleurs survenue dans des piscines résidentielles. Le fruit d’un été où bon nombre de Québécois devaient conjuguer famille et télétravail?  

Difficile à dire tant que les rapports du coroner ne sont pas disponibles, estime M. Hawkins. «Ce qu’on sait pour l’instant, c’est que ces noyades ont eu lieu à l’insu des parents, rapporte-t-il. Dans les dernières années, on a pu constater que dans 85% des cas, les enfants étaient seuls ou qu’il y a eu une source de distraction de la part du parent». 

L’été indien reviendra en force cette année, selon le directeur général de la Société de sauvetage du Québec. «Plusieurs n’ont pas encore fermé leurs piscines ou n’ont pas sorti leur bateau de l’eau. D’autres iront à la pêche ou à la chasse cet automne et nécessairement ils vont être sur ou près de l’eau.» 

Portez votre veste de flottaison, évitez d’être seul et tâchez de ne pas consommer d’alcool. Tels sont les conseils de Raynald Hawkins pour éviter de faire partie des tristes statistiques. 

«La veste de flottaison fait toute la différence entre une anecdote à raconter plutôt qu’un drame à vivre dans une famille», rappelle-t-il.  

Deux vendeurs de drogue arrêtés à Granby

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Deux vendeurs de drogue arrêtés à Granby

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
La police de Granby a procédé à l'arrestation de deux vendeurs de drogue allégués, jeudi.

Ces arrestations font suite à deux perquisitions réalisées en début d'après-midi dans deux appartements du centre-ville, situés dans les rues Saint-Jacques et Notre-Dame.

Il s'agirait de points de vente de cocaïne et de crystal meth, notamment. Un homme de 24 ans et une femme de 20 ans, déjà connus des policiers, auront à faire face à la justice. 

L'homme a résisté à son arrestation et a dû être maîtrisé au sol.

Selon Guy Rousseau, porte-parole de la police de Granby, l'enquête a débuté en mai 2019 à la suite d'informations venues du public. Un bilan de l'opération sera dévoilé plus tard.

COVID-19: des appels frauduleux au nom du CIUSSS

Actualités

COVID-19: des appels frauduleux au nom du CIUSSS

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — La santé publique régionale est inquiète: au moins un appel frauduleux a été effectué à une personne qui se trouvait en isolement après avoir contracté le coronavirus. Cette personne a contracté la COVID-19 le 15 septembre et devait se retrouver en quarantaine jusqu’au 29. Or, le 20 septembre, une personne se faisant passer pour un membre du personnel du CIUSSS Mauricie – Centre-du-Québec lui a téléphoné en lui mentionnant qu’elle était guérie et qu’elle pouvait renouer avec ses activités habituelles.

Une situation déplorable que le CIUSSS dénonce vertement.

L’Ontario change sa stratégie de dépistage

COVID-19

L’Ontario change sa stratégie de dépistage

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Initiative de journalisme local — Le Droit
Les personnes asymptomatiques ou qui n’ont pas eu de contact avec quelqu’un ayant reçu un résultat positif à la COVID-19 n’auront plus le droit de recevoir un test de dépistage en Ontario.

Le gouvernement Ford a émis de nouvelles directives sur le dépistage des personnes asymptomatiques et l’isolement préventif, jeudi. 

« Jusqu’à ce que Santé Canada approuve les tests de dépistage rapides, les experts médicaux de la province nous ont dit qu’il faut changer notre stratégie de dépistage », a déclaré le premier ministre ontarien Doug Ford en conférence de presse. 

Ainsi, si une personne ne ressent pas de symptômes de la COVID-19 et n’a pas eu de contacts avec une personne infectée, elle ne pourra plus aller subir un test de dépistage.

La Cour suprême examinera un célèbre vol de sirop d’érable au Québec [VIDÉO]

Justice et faits divers

La Cour suprême examinera un célèbre vol de sirop d’érable au Québec [VIDÉO]

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — La Cour suprême du Canada a accepté de se pencher sur le célèbre vol de sirop d’érable mais plus particulièrement sur les amendes compensatoires imposées en lien avec les produits de la criminalité.

Le plus haut tribunal du pays a en effet donné suite, jeudi, à la demande d’autorisation logée par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de Trois-Rivières visant à faire appel d’une décision de la Cour d’appel du Québec. Cette dernière avait diminué de façon importante l’amende compensatoire imposée à Richard Vallières, tête dirigeante du vol de sirop d’érable.

Arrestation musclée dans une épicerie

Actualités

Arrestation musclée dans une épicerie

Karine Blanchard
Karine Blanchard
La Voix de l'Est
Un homme au dossier criminel bien garni et qui était recherché par les policiers a une fois de plus tenté de leur filer entre les doigts. Son petit manège n’a toutefois pas fonctionné et son arrestation a été plus que mouvementée au Maxi de Granby.

L’arrestation de l’individu âgé de 27 ans est loin d’être passée inaperçue, mercredi après-midi, dans les allées du supermarché. Recherché et faisant l’objet de 11 mandats d’arrestation, il a d’abord été reconnu par les policiers dans une voiture. Les agents l’ont ensuite localisé dans le stationnement du Maxi de la rue St-Jacques, et c’est là que le suspect a tenté de les semer. 

Le Granbyen s’est enfui à la course et est entré dans l’épicerie. Les agents l’ont rattrapé, mais au moment de l’arrêter, il a fortement résisté, allant même jusqu’à mordre l’un des policiers, rapporte Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. 

L’individu devra répondre à des accusations de voies de fait sur un policier, possession de méthamphétamine, bris de promesse et bris de condition. Des accusations de diverses natures seront également déposées contre lui en lien avec les 11 mandats d’arrestation émis contre lui. 

Éducatrices en grève: envoi massif d’avis de cotisation au ministre de la Famille

Actualités

Éducatrices en grève: envoi massif d’avis de cotisation au ministre de la Famille

Gabriel Delisle
Gabriel Delisle
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — En grève depuis maintenant quatre jours, les éducatrices des services de garde subventionnés en milieu familial membres de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont lancé jeudi matin devant les bureaux du ministre Jean Boulet «l’opération déclaration fiscale» afin de prouver au ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, qu’elles gagnent bien en moyenne 12,42 $ de l’heure.

Elles étaient une centaine réunies devant le bureau du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec et député de Trois-Rivières pour dénoncer ce qu’elles qualifient de «dénigrement» à leur endroit de la part du gouvernement.

Opération de la SQ sur l’autoroute Jean-Lesage

Justice et faits divers

Opération de la SQ sur l’autoroute Jean-Lesage

Jessica Beauplat
La Presse Canadienne
MONTRÉAL - La Sûreté du Québec effectue vendredi une opération de sécurité routière sur l’autoroute Jean-Lesage entre les villes de Rimouski et Longueuil.

Plus de 80 policiers sont présents sur la route pour sensibiliser la population aux principales causes d’accidents, soit la vitesse, l’utilisation du téléphone cellulaire, l’alcool et la drogue au volant.

«C’est une vaste opération en matière de sécurité qui a pour but de rendre le réseau routier sécuritaire pour tous les usagers», résume Claude Doiron, porte-parole de la SQ.

Les policiers s’assureront du respect du code de la sécurité routière et du code criminel pour prévenir les comportements à risque.

De nombreuses opérations de sensibilisation ont eu lieu au cours de la dernière semaine à travers la province. Les efforts se sont concentrés auprès des conducteurs distraits par l’utilisation d’un cellulaire, d’un appareil électronique portatif ou d’un écran d’affichage.

Le fait de ne pas avoir les yeux sur la route ou de ne pas y porter toute son attention est l’une des principales causes de collisions entraînant la mort et des blessures graves au Québec, rappelle-t-on.

Une campagne nationale a été déployée sous le thème «Ne laissez pas la distraction vous aveugler» mettant notamment en vedette le Rouge et Or, l’équipe de football de l’Université Laval.

«Il est prouvé que texter en conduisant à une vitesse de 90 km/h équivaut à traverser un terrain de football les yeux fermés», peut-on lire dans un communiqué conjoint de la Sûreté du Québec et de la SAAQ.

Cet article a été préparé dans le cadre du programme de Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

L'entraîneur de boxe Jimmy Boisvert coupable d'agression sexuelle: «Quand c’est non, c’est non!»

Justice et faits divers

L'entraîneur de boxe Jimmy Boisvert coupable d'agression sexuelle: «Quand c’est non, c’est non!»

Nancy Massicotte
Nancy Massicotte
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — L’entraîneur de boxe Jimmy Boisvert a été déclaré coupable d’avoir agressé sexuellement une femme au cours de la nuit du 18 novembre 2017 dans un bar qui lui appartenait au centre-ville de Trois-Rivières.

Même s’il invoquait en guise de défense avoir cru sincèrement mais erronément au consentement de la victime dans le cadre d’un prétendu jeu de séduction, le juge Jacques Trudel a conclu que sa crédibilité était entachée après avoir relevé plusieurs invraisemblances et incohérences dans son témoignage lors du procès, voire même une contradiction fondamentale sur le consentement de la victime. Jimmy Boisvert a lui-même confirmé les propos de la plaignante à l’effet qu’elle lui avait dit ne pas vouloir avoir de rapports sexuels avec lui parce qu’il est marié et parce que cela va a l’encontre de ses principes. Il a même avoué qu’elle lui avait en quelque sorte fait un peu la morale à ce sujet. 

Rappelons d’emblée les faits: la plaignante s’entraînait depuis quelques mois au Club de boxe Performance. Elle y avait croisé Jimmy Boisvert, responsable des lieux mais sans plus puisqu’elle était entraînée à l’époque par Patrick Bilodeau.

Le 18 novembre, elle s’était rendue au gala de boxe organisé par le Club Performance. Son coach l’avait ensuite invitée à venir terminer la soirée avec des membres de l’équipe à la Petite grenouille. Une fois au bar,  Jimmy Boisvert était venu s’asseoir à côté d’elle. Il lui avait demandé si c’était elle qui avait encouragé avec vigueur un boxeur de l’équipe ce soir-là, ce qu’elle avait admis. De façon explicite, il lui avait ensuite fait des avances sexuelles en lui demandant si elle criait aussi fort au lit et si elle était intéressée à faire l’amour avec un homme marié.

Or, la preuve présentée par la procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, a aussi démontré qu’elle avait non seulement refusé ses avances mais qu’en aucun temps, elle avait posé un quelconque geste intime ou affectueux laissant croire à une ouverture à ce sujet. «Le seul fait de lui avoir dit l’avoir déjà vu en boxer au gym et qu’elle le trouvait bel homme ne pouvait permettre à l’accusé de croire qu’elle était consentante à des attouchements sexuels surtout à la suite du refus clairement exprimé par elle», a indiqué le juge.

Malgré tout, Jimmy Boisvert l’avait entraîné au sous-sol du bar La Petite Grenouille pour se livrer à des attouchements sexuels. Il avait notamment tenté de l’embrasser et, selon la version de la plaignante, avait mis la main dans ses pantalons. Alors qu’elle se figeait et s’écartait de lui en disant que c’était assez, l’accusé lui avait demandé de prendre son pénis qu’il exhibait. Elle avait refusé et s’était sauvée en retournant dans le bar. Dans le cadre du procès, il avait admis l’ensemble des faits mais niait avoir mis sa main dans ses pantalons et lui avoir demandé de prendre son pénis.

Le tribunal est d’avis que le comportement de Jimmy Boisvert constitue une forme d’aveuglement volontaire et «celui d’un homme obnubilé par ses pulsions sexuelles et par le pouvoir de contrôler et convaincre l’autre qu’elle est consentante». 

À ce sujet, le  juge Trudel précisera plus tard au sujet de l’accusé qu’il affiche tant dans son témoignage que dans le comportement décrit avec la victime une assurance et une confiance sans faille. «C’est avec cette même assurance et conviction qu’il déclare au tribunal que même si la victime lui dit que par principe et parce qu’il est marié, elle ne voulait pas de rapprochements sexuels avec lui, il a compris qu’elle était intéressée à lui et que son refus ne voulait pas dire non. Voilà exactement ce que la Cour suprême ne considère pas une croyance sincère mais erronée: L’accusé ne peut pas dire qu’il croyait que non voulait dire oui.»

Il ajoutera ensuite que si l’accusé avait perçu à tort dans les paroles de la victime une ambiguïté ou une hésitation quant au consentement, il n’a pris aucune mesure raisonnable avant de se porter à ces attouchements. Quant au témoignage de la plaignante, il comporte certaines hésitations, imprécisions et contradictions mais le tribunal la croit. Selon lui, elle n’a aucune raison d’inventer ces gestes très précis, d’autant plus qu’elle n’a aucun litige avec l’accusé. Son témoignage est considéré comme convaincant, cohérent et confirmé presque entièrement par l’accusé et les autres témoins. 

En conclusion, le juge mentionne: «Les gestes de l’accusé tentant d’embrasser la victime peuvent être qualifiés de légers comme le dit la common law quoiqu’ils n’en étaient pas moins intentionnels et non souhaités par la victime mais les attouchements auxquels se portent l’accusé en même temps sont plus intrusifs, agressants, confirmant l’intention de l’accusé, le caractère sexuel de l’ensemble des attouchements, l’absence de consentement de la victime et de vraisemblance d’une croyance erronée à un consentement.» 

À sa sortie du tribunal, Me Lacoursière s’est réjouie de cette décision. «Quand on dit non, c’est non. Cette notion est primordiale et le juge l’a indiqué à de nombreuses reprises dans son jugement. Cela envoie un message clair aux nombreuses victimes et ici, c’est important de le souligner surtout avec ce qui s’est passé au courant de l’été: il faut saluer le courage des victimes qui viennent témoigner à la cour. Ce n’est pas toujours simple mais il faut que ça soit clair dans l’esprit de la population. Quand c’est non, c’est non!», a-t-elle martelé. 

Pour leur part, Jimmy Boisvert et son avocate, Me Pénélope Provencher ont préféré n’émettre aucun commentaire. 

Les plaidoiries sur sentence auront lieu le 4 novembre.