La Windsoroise hors de danger et rencontrée par les enquêteurs

faits divers

La Windsoroise hors de danger et rencontrée par les enquêteurs

La femme blessée dans le drame familial de Windsor est hors de danger. Elle devait rencontrer les enquêteurs de la Sûreté du Québec mardi.

« On veut comprendre ce qui s’est passé », précise la porte-parole de la SQ, Ingrid Asselin, ne précisant pas l’état des blessures de la dame. 

Rappelons que tôt, lundi matin, Daniel Royal, 63 ans, se serait présenté au domicile de Serge Dubois et de sa conjointe, sur la rue Cabtree de Windsor. En arrivant sur la scène, les policiers ont découvert trois personnes grièvement blessées. 

La SQ a annoncé un peu plus tard que les deux hommes étaient décédés. 

L’une des victimes, Serge Dubois, était bien connue dans la région. Sportif, il a été l’entraîneur des Papetiers de Windsor et du Saint-François de Sherbrooke. 

Dans les dernières années, il faisait énormément d’heures de bénévolat, notamment pour prendre soin des sentiers de la Poudrière. 

Une campagne référendaire qui coûte des millions à Hydro-Québec au Maine

Affaires

Une campagne référendaire qui coûte des millions à Hydro-Québec au Maine

MONTRÉAL — Achat de publicités dans les médias locaux, honoraires de services professionnels, frais de déplacement; Hydro-Québec a dépensé pas moins de 8,5 millions $ depuis le début de l’année au Maine afin de mousser son projet de ligne de transport d’hydroélectricité qui devrait faire l’objet d’un référendum en novembre, lors du scrutin présidentiel.

Pour le trimestre d’avril à juin, c’est 5,7 millions $ qui ont été consacrés à diverses initiatives, révèle le document déposé auprès des autorités réglementaires américaines par le comité «Hydro-Québec Maine Partnership», qui a été mis sur pied par la société d’État.

De son côté, Central Maine Power, le partenaire américain d’Hydro-Québec, a allongé environ 4,1 millions $ pendant le deuxième trimestre. Depuis le début de l’année, c’est plus de 11 millions $ qui ont été dépensés par la compagnie.

«La majorité des dépenses (3,8 millions $) pour le deuxième trimestre concernent la réservation de placement médiatique pour l’automne, a expliqué mardi une porte-parole d’Hydro-Québec, Lynn St-Laurent, au cours d’un entretien téléphonique. Les prix sont plus élevés en raison de la campagne présidentielle.»

Même s’ils savaient que le New England Clean Energy Connect (NECEC) ne faisait pas l’unanimité, les promoteurs du projet ne s’attendaient certainement pas à devoir mener une campagne référendaire. Les opposants à la ligne, notamment appuyés par le lobby gazier, ont toutefois été en mesure de recueillir suffisamment de signatures pour forcer la tenue d’une consultation populaire. C’est le certificat de la commission des services aux collectivités du Maine — une autorisation essentielle — qui fera l’objet d’un référendum.

«Les habitants du Maine n’ont jamais vu de telles sommes en provenance de l’extérieur allouées afin de défaire une initiative citoyenne», a souligné Pete Didisheim, le directeur du Natural Resources Council of Maine, qui figure parmi ces opposants.

Hydro-Québec mise grandement sur le NECEC, dont la mise en service est prévue en 2022, pour acheminer 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans au Massachusetts dans le cadre d’un contrat dont les revenus sont estimés à environ 10 milliards $ US. En sol américain, la facture du projet est estimée à 950 millions $ US et le tracé de 233 kilomètres doit emprunter le territoire du Maine.

Si les dépenses risquent d’être moins élevées au troisième trimestre, Mme St-Laurent n’a pas voulu s’avancer sur le montant total de la facture liée à la campagne référendaire que doit mener la société d’État.

Des provinces freinent l’autonomie des Autochtones, soutient le chef Perry Bellegarde

Des provinces freinent l’autonomie des Autochtones, soutient le chef Perry Bellegarde

OTTAWA - Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations affirme que les gouvernements provinciaux qui veulent s’accrocher à leur compétence en matière de protection de l’enfance constituent le plus important obstacle à la mise en oeuvre de la nouvelle loi fédérale qui donne aux communautés autochtones la responsabilité sur le bien-être de leurs enfants.

Perry Bellegarde et le ministre des Services aux Autochtones, Marc Miller, ont signé mardi matin à Ottawa une entente qui constitue la prochaine étape dans la mise en oeuvre de la nouvelle loi. Le projet de loi C-92, adopté lors de la dernière législature, est entré en vigueur le 1er janvier. Il établit des normes nationales pour la prise en charge, par les Premières Nations, des services à l’enfance et à la famille.

Plusieurs provinces s’inquiètent toutefois de l’incidence de cette loi sur leur propre champ de compétence dans les programmes de protection de la jeunesse. Le Québec conteste ainsi devant les tribunaux la constitutionnalité de cette loi fédérale.

L’entente signée mardi constitue une feuille de route pour les discussions entre Ottawa et les gouvernements autochtones, alors que chaque communauté s’apprête à assumer la responsabilité du bien-être de ses enfants, en reconnaissant les lois et coutumes autochtones.

Le chef Bellegarde estime que ces discussions doivent également avoir lieu avec les gouvernements provinciaux, qu’il a identifiés comme l’un des plus importants obstacles à la réduction du nombre d’enfants autochtones confiés à des familles d’accueil.

Un Granbyen coupable d’avoir touché des mineures

Actualités

Un Granbyen coupable d’avoir touché des mineures

Le tribunal a trouvé coupable un homme de Granby qui soutenait n’avoir jamais agressé deux mineures de son entourage.

Stéphane Denis, 59 ans, faisait face à deux accusations d’avoir eu des contacts sexuels avec de jeunes filles respectivement âgées de 10 et 15 ans au moment des faits reprochés, soit entre 2012 et 2016.

Ivre, il s’enlise dans le Saint-Maurice

Justice et faits divers

Ivre, il s’enlise dans le Saint-Maurice

La Tuque — Un homme de 30 ans a été accusé de conduite avec les facultés affaiblies à La Tuque. Le 1er juillet, Sébastien Marin a été arrêté par les policiers alors que le véhicule qu’il conduisait était enlisé à moitié dans la rivière Saint-Maurice et à moitié dans le sable au quai Dénommé-Goyette sur la rue Montcalm. Il était de retour devant le juge, lundi, pour son enquête sur remise en liberté.

En début de soirée, le 1er juillet, la Sûreté du Québec a été appelée à se rendre au quai Dénommé-Goyette à La Tuque pour un véhicule enlisé dans la descente de bateau.

Festival international de la chanson de Granby : entièrement virtuel et gratuit

Musique

Festival international de la chanson de Granby : entièrement virtuel et gratuit

Les amateurs de musique ont dû changer leurs habitudes cette année. Le 52e Festival international de la chanson de Granby leur fera aussi vivre une expérience nouvelle et différente de tout ce qu’ils ont connu à ce jour. Présenté du 18 au 29 août prochain, le FICG sera virtuel et gratuit du début à la fin.

L’équipe du festival avait l’habitude de dévoiler en grande pompe sa programmation et les 24 demi-finalistes sélectionnés pour son grand concours musical. Pour cette édition hors de l’ordinaire, c’est par simple communiqué que les nouvelles sont arrivées. 

Bien que plus modeste, l’édition 2020 mettra néanmoins en vedette plus de 80 artistes dans l’un ou l’autre des volets du festival. 

Parmi eux, trois représentants de la région prendront part aux demi-finales : Maxime Lapointe de Granby, BéLi de Saint-Alphonse-de-Granby et Cayenne de Cowansville.

Les participants au Grand concours Hydro-Québec seront en compétition du 18 au 21 août à 19h30, lors des quatre soirées animées par Michel Robichaud et transmises sur tous les réseaux sociaux du FICG.

Comme s’il s’agissait d’une édition régulière, le public sera invité à voter pour son artiste coup de coeur et plusieurs prix seront remis parmi les demi-finalistes. Exceptionnellement, cependant, il n’y aura pas de grande finale. 

«Cette édition du festival est unique. On devait trouver une solution pour offrir une vitrine aux artistes et artisans. C’est notre façon de poursuivre la mission du festival de faire découvrir des artistes de la chanson francophone, leur permettant ainsi de faire rayonner leur art à nouveau», a déclaré Jean François Lippé, le directeur général de l’organisation.

Jamais trop tôt

Le jeune Granbyen Charles-Olivier Deslongchamps participera quant à lui au projet jeunesse pancanadien Jamais trop tôt. Cette importante composante du festival, qui souligne ses dix ans cette année, ne sera pas non plus présentée sous sa forme habituelle.

Au lieu de participer tous ensemble à un grand spectacle au Palace, les jeunes chanteurs de 14 à 17 ans de partout au pays enregistreront en studio, cet été, chacun dans leur région, un album regroupant une sélection de 24 textes de chanson écrits par d’autres jeunes et composés par d’anciens concurrents du FICG. 

Un documentaire couvrant toutes les étapes du programme Jamais trop tôt sera d’ailleurs diffusé le 24 août à 19h30 sur les plateformes numériques du Festival. 

Le projet culminera par un spectacle virtuel animé par Andréanne A. Malette le 26 septembre prochain, avant le lancement de l’album.

Un homme meurt dans un accident de machine agricole à Saint-Jean-Port-Joli

Justice et faits divers

Un homme meurt dans un accident de machine agricole à Saint-Jean-Port-Joli

Un homme dans la soixantaine est mort à la suite d’un accident avec une machine agricole, lundi soir, à Saint-Jean-Port-Joli.

Vers 22h30, la Sûreté du Québec a été appelée sur une terre agricole située sur l’avenue de Gaspé Est pour un homme retrouvé mort à la suite d’un accident impliquant une moissonneuse-batteuse.

«Selon les informations que nous avons, il n’y aurait selon toute vraisemblance aucun élément criminel dans cet événement accidentel malheureux», dit le sergent Claude Denis, de la Sûreté du Québec.

Le bureau du coroner fera en enquête pour mieux comprendre les circonstances du décès.

L’identité de la victime n’a pas été dévoilée.

Après la mort de quatre membres d’une famille qui ont été éjectés de la pelle d’un tracteur, mercredi, à Notre-Dame-de-Stanbridge, en Montérégie, le décès du sexagénaire de Saint-Jean-Port-Joli rappelle une fois de plus les dangers de la machinerie agricole.

Au Québec, la machinerie agricole est impliquée dans la majorité des décès sur les fermes. Selon une étude de l’Institut national de santé publique du Québec, entre 2000 et 2013, 181 décès attribuables à un traumatisme lié au milieu agricole ont été répertoriés, dont 130 qui impliquaient de la machinerie agricole.

Uber plonge dans le secteur de la livraison d’épicerie

Affaires

Uber plonge dans le secteur de la livraison d’épicerie

Uber Technologies plonge dans le secteur de la livraison d’épicerie et cible certaines villes canadiennes pour l’aider à lancer ces activités.

Le géant de la technologie de San Francisco a annoncé mardi que ses utilisateurs de Montréal et de Toronto peuvent désormais commander des produits d’épicerie via ses applications Uber et Uber Eats.

«Ils pourront passer des commandes auprès de marchands locaux et les recevoir en une à deux heures», a déclaré aux journalistes Daniel Danker, qui dirige l’équipe de produits Uber.

Une démonstration du nouveau service a permis de voir des milliers d’articles disponibles auprès de détaillants tels que Walmart, Metro, Rexall, Costco, Longos, Pet Valu et Well.ca.

L’incursion de l’entreprise dans le secteur de l’épicerie survient après qu’Uber eut annoncé en novembre 2018 qu’elle embauchait un directeur des produits d’épicerie à Toronto.

La société est restée secrète sur le poste, mais un an plus tard, l’intérêt potentiel d’Uber pour un service d’épicerie est à nouveau devenu un sujet brûlant lorsqu’elle a annoncé qu’elle acquérait une participation majoritaire dans la jeune entreprise chilienne de livraison d’épicerie Cornershop.

L’accord a été retardé par une enquête de l’Autorité mexicaine de la concurrence, mais devrait être conclu dans les prochains jours.

Cornershop sera le partenaire d’Uber dans l’entreprise de livraison d’épicerie, qui sera lancée dans plus d’une douzaine de villes d’Amérique latine aux côtés des marchés canadiens.

Uber croit qu’elle peut écarter une partie de la concurrence, car elle considère l’épicerie comme un prolongement naturel de son service de livraison de nourriture en plein essor et comme un moyen pour l’entreprise de devenir un guichet unique pour chaque repas.

Selon M. Danker, la livraison de produits d’épicerie a pris de l’importance avec la pandémie de COVID-19, car davantage de Canadiens sont passés au télétravail, et l’entreprise de covoiturage d’Uber est toujours en «récupération».

La Ville de Québec cesse la publicité sur Facebook

La Capitale

La Ville de Québec cesse la publicité sur Facebook

La Ville de Québec annonce à son tour qu’elle a interrompu lundi ses placements publicitaires sur la plateforme Facebook, jusqu’à nouvel ordre.

Cette décision inclut également les placements réalisés par l’Office du tourisme de Québec (OTQ) et les instances de sécurité publique telles que les services de police et de lutte aux incendies.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, dénonce à son tour le manque d’encadrement du réseau social envers les messages haineux et racistes. Il invite l’ensemble des municipalités à faire de même.

Vendredi dernier, le gouvernement du Québec a annoncé la suspension de ses achats de publicités sur Facebook pour tout le mois de juillet. Cette décision s’applique à tous ses ministères et aux organismes gouvernementaux.

Plusieurs institutions financières et des entreprises québécoises se sont jointes à l’initiative en cessant tout placement publicitaire sur Facebook en juillet, telles que la Banque Nationale, le Mouvement Desjardins et la Banque Laurentienne.

Ailleurs au Canada

Ailleurs au Canada, les cinq plus grandes banques, la Scotia, la Royale, la CIBC, la TD et la Banque de Montréal, ainsi que des marques comme Lululemon et MEC, ont aussi déjà fait savoir qu’elles cesseraient temporairement de faire de la publicité sur Facebook.

Le mouvement aurait rejoint dans le monde plus de 500 organisations et multinationales qui réclament un contrôle plus strict des contenus racistes et haineux.

Drame familial: la Ville de Windsor en deuil

faits divers

Drame familial: la Ville de Windsor en deuil

WINDSOR — « C’est une personne que j’aimais énormément », lance tristement la mairesse de Windsor, Sylvie Bureau, à la suite du décès de Serge Dubois.

Âgé de 62 ans, M. Dubois était très impliqué au sein de la communauté windsoroise. « Tout le monde le connaissait. C’est une famille très gentille, c’est extrêmement triste », avoue Mme Bureau.

À LIRE AUSSIWindsor : deux hommes décèdent et une femme blessée grièvement

Drame de Windsor: l’ancien Sags Serge Dubois parmi les victimes

Dans les dernières années, l’homme s’est donné corps et âme pour les sentiers du site historique de la Poudrière de Windsor. « Il a accompli un travail extraordinaire. Il était membre du conseil d’administration. Il mettait plusieurs heures tous les jours. Serge Dubois pouvait arriver à 7 h et repartir à 19 h pour entretenir les sentiers. » La dame ajoute qu’il s’agissait d’une personne dévouée.

Sylvie Bureau mentionne qu’il était également un grand sportif. « Il a joué pour les Saguenéens de Chicoutimi et il a entraîné les Papetiers de Windsor. Lui et sa femme ont même traversé la Corse en marchant. »

Serge Dubois avait plusieurs projets en tête pour le site historique de la Poudrière. « C’est vraiment un homme qui n’arrêtait jamais. Il devait toujours avoir quelque chose à faire. Il avait des idées plein la tête », conclut Mme Bureau. 

Critiqué par ses créanciers, le Cirque les invite à participer aux enchères

Affaires

Critiqué par ses créanciers, le Cirque les invite à participer aux enchères

Alors que le plan de relance du Cirque du Soleil est critiqué par ses créanciers, l'entreprise de divertissement les invite plutôt à participer aux enchères s'ils tiennent à ce point à en devenir les nouveaux propriétaires.

Dans le cadre d'une audience qui s'est déroulée jeudi dernier devant un tribunal des faillites au Delaware, les avocats de la compagnie québécoise ont répliqué à certaines des doléances exprimées par le groupe formé de 13 institutions, dont la firme torontoise Catalyst Capital Group, qui détient sa dette garantie d'environ 1 milliard $ US.

Le présumé intrus de Rideau Hall avait en sa possession quatre armes à feu

Justice et faits divers

Le présumé intrus de Rideau Hall avait en sa possession quatre armes à feu

OTTAWA - L'homme accusé d'avoir défoncé la grille de Rideau Hall avec sa camionnette, jeudi dernier, était armé de deux fusils de chasse, d'un fusil et d'un revolver, et il a menacé le premier ministre Justin Trudeau, selon la police.

Des documents judiciaires récemment publiés ajoutent des détails sur les accusations portées la semaine dernière contre le militaire Corey Hurren après les incidents du 2 juillet.

Lac-Mégantic: un mémorial à la mémoire des 47 victimes  

actualités

Lac-Mégantic: un mémorial à la mémoire des 47 victimes  

Lac-Mégantic a inauguré lundi matin un mémorial pour se rappeler des 47 personnes qui ont perdu la vie dans la tragédie ferroviaire survenue il y a sept ans. L'Espace Mémoire est à la fois le lieu de souvenirs difficiles et le témoignage de la capacité de la ville à se reconstruire, a dit l'un de ses créateurs.

Le 6 juillet 2013, un train transportant du pétrole a dévalé la pente menant à la petite municipalité de l'Estrie et a déraillé, provoquant une explosion mortelle qui a aussi détruit le centre-ville de Lac-Mégantic.

DOSSIER: Il y a sept ans, Lac-Mégantic
Il a fallu des jours pour sortir des décombres les corps calcinés des victimes, et encore plus de temps pour les identifier. Plusieurs victimes ont péri dans un bar populaire de la municipalité, le Musi-Café.
De nombreux bâtiments ont été soufflés par l'explosion, d'autres ont complètement brûlé. À certains endroits, seules les fondations des édifices étaient encore visibles. Quelque 2000 citoyens ont dû être évacués, et plusieurs se sont retrouvés entassés dans un centre d'hébergement provisoire installé dans la polyvalente de la ville. Des cours d'eau des environs ont été contaminés par le déversement de pétrole.
Il s'agit de l'accident ferroviaire le plus mortel de l'histoire moderne du pays.
L'Espace Mémoire a été créé sur l'ancien site du Musi-Café, et conceptualisé par les architectes Pierre Thibault et Jérôme Lapierre.
Des gradins de granit y ont été construits, sur lesquels les gens pourront s'asseoir et sur lesquels seront gravées 48 silhouettes: une pour chacune des 47 victimes, et la 48e pour «que chacun des citoyens et des visiteurs puisse s'y retrouver». Des «roches parlantes» seront installées, c'est-à-dire des roches retrouvées sur le site décimé, et sur lesquelles des mots seront gravés.
Le mémorial n'est pas complètement terminé, mais presque: la COVID-19 a ralenti certaines étapes. C'est aussi la raison pour laquelle la cérémonie a été fort sobre, les grands rassemblements n'étant pas possibles.
Une minute de silence a été observée, puis la mairesse de Lac-Mégantic, Julie Morin, a pris la parole.
Depuis le 6 juillet, l'histoire nous a appris que reconstruire nos vies, notre ville, prend du temps, a-t-elle déclaré.
«L'Espace Mémoire se veut un ancrage pour nos communautés.»
Et il sera un lieu de tous les jours, où les gens pourront se rassembler, «pour célébrer la vie et le deuil», a dit l'architecte Jérôme Lapierre.
«Les gens qui vont venir ici pourront, à travers ces roches qui parlent, retrouver la mémoire de moments, je dirais... difficiles, mais je pense qui ont montré aussi la capacité d'une communauté à se relever», a poursuivi l'autre créateur, l'architecte Pierre Thibault.
Puis, après la cérémonie, les cloches de l'église Sainte-Agnès ont sonné à midi, en hommage aux victimes, comme le fait la paroisse depuis six ans.
Aucun train ne traversera la petite ville ce lundi, en signe de respect, mais les autres jours les citoyens voient encore les wagons défiler.
Certains se battent depuis des années pour améliorer la sécurité ferroviaire et afin d'obtenir une voie de contournement, qui ferait en sorte que les trains circuleraient à l'extérieur de Lac-Mégantic, sans la traverser.
Le gouvernement du Canada et celui du Québec ont confirmé qu'ils financeraient la voie de contournement. Sa mise en service - tout comme le démantèlement de la voie existante - est prévue pour 2023. Le tracé ne fait toutefois pas l'unanimité chez les citoyens.
Samedi, le gouvernement du Québec a fait savoir que le projet de construction de la voie de contournement ferroviaire de Lac-Mégantic progresse et que l'échéancier de réalisation sera respecté. Les travaux doivent commencer en 2021.
Poursuite en vue
Mais la Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire estime que la sécurité ne peut pas attendre.
Elle déplore le laxisme de Transports Canada face au mauvais entretien de la voie ferrée tout près du centre-ville de Lac-Mégantic.
La Coalition dit avoir mandaté des avocats pour entreprendre des procédures afin de forcer Transports Canada à inspecter les rails et, s'il y a lieu, à réparer ou remplacer d'ici la fin de l'année 2020 tous les rails, travers, ballasts et ponceaux jugés non sécuritaires à Lac-Mégantic et dans la région.
Messages de condoléances
Lundi, le premier ministre du Québec, François Legault, et le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, ont offert leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes.
«Nous offrons également notre soutien à toutes les personnes qui vivent encore avec la douleur et les traumatismes de cette soirée tragique. De plus, nous saluons le courage et le dévouement des premiers intervenants. Leurs actions et leur soutien, qui ont été apportés à tant de familles durant une période où elles en avaient grandement besoin, ne seront jamais oubliés», a ajouté M. Trudeau dans un communiqué.

Accident de moto à Saint-Pie: l’identité de la victime dévoilée

Actualités

Accident de moto à Saint-Pie: l’identité de la victime dévoilée

L’identité du motocycliste qui a perdu la vie dans une collision survenue dimanche à Saint-Pie, en Montérégie, a été dévoilée par les autorités. Il s’agit de Simon Belcourt, un Drummondvillois âgé de 37 ans.

L’accident, qui s’est produit à l’intersection de la route 235 et du chemin Saint-Dominique, s’est avéré fatal pour l’homme qui a été éjecté de son bolide. La conductrice d’une camionnette avait traversé la route provinciale, mais sans voir le motocycliste, qui n’a pas été en mesure d’éviter l’impact.

À LIRE AUSSI: Un motocycliste meurt après une collision avec une camionnette à Saint-Pie

Drame familial à Windsor: deux hommes décèdent [VIDÉO] 

faits divers

Drame familial à Windsor: deux hommes décèdent [VIDÉO] 

WINDSOR — C’est un drame familial qui a coûté la vie à deux hommes lundi matin, à Windsor. La Sûreté du Québec (SQ) a dévoilé lundi après-midi l’identité des victimes. Il s’agit de Serge Dubois, 62 ans, et de Daniel Royal, 63 ans. 

Une femme a également été blessée grièvement. Elle repose maintenant dans un état stable. Cette dernière n’a pas encore été identifiée par la SQ.

Le lien entre les victimes reste à être confirmé par le corps policier, mais selon un témoin, Daniel Royal était le beau-frère de Serge Dubois.

Daniel Royal se serait présenté tôt lundi matin au domicile de Serge Dubois et de sa conjointe. Les policiers, eux, ont été appelés vers 6h30 sur la rue Cabtree à Windsor.

« Des coups de feu auraient été entendus, explique le porte-parole de la SQ, Louis-Philippe Ruel. À leur arrivée, les policiers ont fait la malheureuse découverte de trois personnes inanimées : deux hommes et une femme. Les deux hommes sont décédés par la suite. On parle d’un homicide », précise-t-il, ajoutant que les circonstances devront être établies. 

« On ne peut écarter aucune piste, enchaîne-t-il, ne pouvant pas se prononcer sur le motif du meurtre. Par contre, il semblerait ici que les faits soient circonscrits à l’événement. »

Personne d’autre ne serait impliqué. 

Rappelons que c’est l’équipe de la Division des crimes contre la personne de la SQ qui a été demandée sur place.

Résidants surpris

Sylvain Roy, un résidant de Windsor, s’est dit surpris par le déploiement policier. « Il n’y a pas de groupe ou de gens qui sont énervés. Je connais quelques personnes ici, elles sont toutes retraitées ou ont leur entreprise », dit celui qui a entendu les sirènes vers 6 h 30 lundi matin. 

Danny Boisvert, un voisin, affirme qu’il n’a vu que la police deux ou trois fois en 12 ans dans son secteur. « C’était pour des dossiers bien mineurs. Ils étaient très sympathiques, on les voyait faire leurs plates-bandes. Je n’ai aucune idée de ce qu’il a pu se passer ce matin. C’est vraiment tranquille, il n’y a jamais rien eu de spécial ici », dit celui qui a constaté le périmètre de sécurité en se levant. 

« Ça avait l’air du bien bon monde », renchérit-il. 

La mère d’une enfant violée reconnue comme victime d’acte criminel

Justice et faits divers

La mère d’une enfant violée reconnue comme victime d’acte criminel

La mère d’une fillette tombée enceinte à l’âge de 11 ans après avoir été agressée sexuellement par un ami de la famille vient d’être reconnue formellement comme une victime d’acte criminel devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ) à l’issue d’une longue bataille juridique.

«J’ai été obligée de me battre et de me battre et de justifier à répétition ce que je sens. C’est ce que j’ai trouvé le plus difficile», a indiqué dimanche en entrevue à La Presse la femme de 39 ans, qui ne peut être identifiée pour protéger l’identité des enfants concernés. Elle reproche au service d’indemnisation des victimes d’actes criminels (IVAC) de l’avoir traitée de manière «inhumaine» en l’obligeant à recourir aux tribunaux pour obtenir un soutien financier susceptible de lui permettre de surmonter le traumatisme subi. 

«J’en suis encore au même stade. J’ai des cauchemars, je suis stressée, je ne peux toujours pas retourner au travail. Je vis encore avec les séquelles de tout ça», souligne-t-elle en parlant du drame vécu par la famille. L’avocat Marc Bellemare, qui la représentait, espère que la décision rendue par le TAQ le 26 juin va amener l’IVAC à revoir ses façons de faire.

Journée tragique sur les plans d’eau du Québec

Justice et faits divers

Journée tragique sur les plans d’eau du Québec

Un septuagénaire est mort après s’être noyé dimanche après-midi dans la piscine d’un camping de la Montérégie, tout comme une femme dans la soixantaine qui tentait de traverser une rivière dans les Laurentides. Un adolescent a vraisemblablement aussi perdu la vie lors d’une activité nautique en Estrie.

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont rapporté avoir été appelés vers 14h30 sur le rang Saint-Charles, à Havelock, en Montérégie, pour une personne retrouvée inanimée dans la piscine d’un camping.

L’homme âgé de 74 ans se baignait vraisemblablement. «On parle peut-être de la possibilité d’un malaise, mais l’enquête va se poursuivre», a indiqué l’agente Valérie Beauchamp, une porte-parole de la SQ.

Emportée par le courant

Une femme s’est noyée dans la rivière Rouge après avoir été emportée par le courant.

Les policiers ont rapporté avoir été appelés à se rendre sur le chemin de la Rivière-Rouge, à Grenville-sur-la-Rouge, dans les Laurentides, vers 13h.

Selon eux, deux femmes dans la soixantaine ont tenté de traverser la rivière où elles se baignaient. Elles ont été emportées par le courant.

L’une d’entre elles a pu être secourue et a été transportée dans un centre hospitalier pour des blessures mineures.

«La deuxième personne n’a pas eu cette même chance», a résumé l’agente Beauchamp. Des témoins ont découvert son corps inanimé à 750 mètres plus loin.

Le décès a été constaté dans un centre hospitalier.

Un enquêteur ainsi que le service d’identité judiciaire se sont présentés sur les lieux pour faire la lumière sur les causes et les circonstances de cet événement.

Adolescent porté disparu

Des patrouilleurs nautiques, des plongeurs et des pompiers menaient toujours des recherches dimanche soir pour tenter de retrouver un adolescent porté disparu dans le lac Saint-François, à Saint-Romain, en Estrie.

Les services d’urgence ont également été appelés vers 14h45 à se rendre porter assistance à une personne en détresse, a précisé la SQ.

Selon les informations recueillies par les policiers, l’adolescent de 17 ans aurait chuté d’un tube gonflable - du style une trippe - qui était tiré par un bateau.

La victime a été perdue de vue rapidement après sa chute dans l’eau, a rapporté l’agente Beauchamp. Le jeune homme ne portait pas de veste de flottaison individuelle.

Les deux autres personnes à bord du bateau n’ont pas été blessées.

Un motocycliste meurt après une collision avec une camionnette à Saint-Pie

Actualités

Un motocycliste meurt après une collision avec une camionnette à Saint-Pie

Un motocycliste a perdu la vie, dimanche vers 15h, à la suite d’une collision avec une camionnette sur la route 235, à l’intersection du chemin de Saint-Dominique, à Saint-Pie.

Pour une raison encore inconnue de la Sûreté du Québec, le motocycliste qui circulait sur la route 235 en direction sud a percuté une camionnette de type pick-up qui traversait le chemin et a été éjecté de son bolide.

Boréas parmi les <em>startups </em>les plus prometteuses au monde

Actualités

Boréas parmi les startups les plus prometteuses au monde

Les bonnes nouvelles s’accumulent pour Boréas. Après avoir été sous les projecteurs à la grand-messe de l’électronique à Las Vegas en janvier dernier, voilà que l’entreprise de Bromont spécialisée dans les semi-conducteurs vient d’être nommée par le magazine spécialisé EE Times parmi les 100 startups à surveiller en 2020.

Alors que l’incertitude planait depuis des mois dans plusieurs secteurs de l’économie, notamment en microélectronique, cette reconnaissance par le magazine EE Times arrive à point. «C’est une très belle surprise, a lancé d’entrée de jeu en entrevue le président-directeur général de Boréas, Simon Chaput. On parle d’un magazine vraiment connu dans le domaine des semi-conducteurs partout sur la planète. Depuis le début de la compagnie, il y avait un certain doute sur la capacité à créer une entreprise d’envergure internationale. Figurer dans ce [palmarès] nous donne des munitions pour faire notre place sur l’échiquier mondial.»

Campagne de sociofinancement pour la famille du jeune homme décédé à Shawinigan

Campagne de sociofinancement pour la famille du jeune homme décédé à Shawinigan

SHAWINIGAN — Certaines tragédies sont doublement cruelles, quand on y regarde de plus près. Nikolas Tardif, cet homme de 22 ans, décédé dans un accident de la route à Shawinigan, dans la nuit de vendredi à samedi, était le père d'une fillette qui n'a pas encore trois ans. Une amie de la jeune famille, Julia Giroux, touchée par le drame et l'épreuve qu'aura à affronter la mère de la petite, a mis en ligne une campagne de sociofinancement pour soutenir celle-ci.

«Mon amie se retrouve à devoir vivre avec un seul salaire et une petite fille à charge, ce n'est pas évident», fait valoir Julia Giroux. Si les deux jeunes femmes avaient moins de contacts au cours des dernières années, leur amitié remonte au début du secondaire et leur lien demeure fort, relate-t-elle. «Ça n'a pas de bon sens de vivre ça à cet âge-là», s'émeut Mme Giroux.

La campagne, mise en ligne sur la plateforme gofundme.com, vise à amasser 2000$. Un objectif qui pourrait être revu à la hausse si les donateurs sont au rendez-vous, assure Julia Giroux. On avait déjà recueilli près de 800$, moins de deux heures après le lancement, dimanche après-midi. L'initiative a notamment reçu l'appui de la conseillère municipale Nancy Déziel, qui est également la mère de Mme Giroux. «Si je peux lui faire profiter de mon réseau, c'est tant mieux», indique Mme Déziel, qui se dit elle aussi très touchée par la tragédie.

«Avec tout le stress qu'elle va vivre, avec les émotions, si au moins elle peut bénéficier d'un appui financier, ça sera déjà ça», remarque encore Julia Giroux. Elle explique que la jeune mère dispose de peu de moyens et croit comprendre que le couple n’avait pas d’assurance-vie. «C'est une super bonne amie, elle ne mérite vraiment pas ça», maintient-elle.

Prolongement de l’A35: l’opposition s’organise dans la région

Actualités

Prolongement de l’A35: l’opposition s’organise dans la région

Alors que le contrat pour la première partie de la phase III du parachèvement de l’autoroute 35 entre Saint-Sébastien et Pike River est sur le point d’être octroyé, l’opposition au projet s’organise dans la région.

Récemment de retour dans son village natal, à Saint-Armand secteur Philipsburg, Clémence Benoit a été informée que le projet de l’autoroute de la Vallée-des-Forts était toujours bien vivant, alors qu’elle le croyait mort. Elle a alors dépoussiéré le rapport de 2006 du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui recommandait que l’autoroute reste inachevée à Saint-Sébastien.

Champ saccagé: un manque de respect qui sème la déception

Actualités

Champ saccagé: un manque de respect qui sème la déception

Des fleurs et des fruits dérobés, des ornières dans les pousses, des véhicules mal stationnés qui bloquent l’accès au champ : voilà quelques exemples d’actes commis à la ferme Natriveau, à Granby, depuis le début de l’été. Le tout se fait dans l’impuissance des propriétaires, qui peuvent intervenir uniquement lorsqu’ils prennent les contrevenants la main dans le sac.

La ferme Natriveau est située « en milieu presque urbain », à proximité de la ville, mais entourée par le ruisseau Ostiguy, un cours d’eau prisé par les amateurs de pêche et de plein air. Il est donc courant que les gens se stationnent sur le terrain de la ferme ou encore en bloquant l’accès au champ pour accéder au ruisseau.

Un enfant de neuf ans dans un état critique après un accident de motocross

Justice et faits divers

Un enfant de neuf ans dans un état critique après un accident de motocross

Un garçon de neuf ans a subi de graves blessures après être tombé de sa motocyclette dans un circuit fermé de motocross, dans la municipalité de Tring-Jonction en Chaudière-Appalaches.

L’accident est survenu vers 13h45. 

«Le conducteur de neuf ans aurait fait une chute et un autre conducteur aurait roulé sur le jeune étendu au sol. L’évènement est de nature accidentelle», explique la porte-parole de la Sûreté du Québec, Valérie Beauchamp.

Le jeune garçon a été transporté à l’hôpital pour traiter des blessures graves. À l’arrivée des services d'urgence, la victime était inconsciente, mais respirait. 

Les agents de la SQ ont érigé une scène pour procéder à l’enquête.

En fin de journée, on craignait toujours pour la vie de l'enfant, mais son état demeurait stable. 

Deux tentatives de meurtre à Montréal : trois hommes dans un état critique

Justice et faits divers

Deux tentatives de meurtre à Montréal : trois hommes dans un état critique

MONTRÉAL — On ne craint plus pour la vie de deux des trois personnes blessées lors de deux tentatives de meurtre survenues en l'espace d'une demi-heure, au petit matin dimanche, dans l'arrondissement Ville-Marie à Montréal.

Les deux évènements seraient reliés, a indiqué l'agent Benoît Boisselle, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Dans les deux cas, une bagarre a éclaté à l'extérieur entre différents individus, d'abord vers 3 h 10 dimanche à l'intersection de l'avenue Viger et de la rue Sanguinet.

Les policiers sont arrivés sur les lieux après plusieurs appels à la centrale 911. Ils y ont découvert un homme dans la vingtaine étendu au sol. Ce dernier avait été poignardé au haut du corps et il était dans un état critique lors de son transport à l'hôpital. Son état de santé était toujours considéré «sérieux» vers 8 h 50, a indiqué un autre porte-parole du SPVM, l'agent Raphaël Bergeron.

«Quand les policiers sont arrivés, toutes les personnes impliquées avaient quitté les lieux, donc aucune arrestation, aucun suspect possible et aucun témoin», a précisé l'agent Boisselle.

Le mystère s'est toutefois éclairci vers 3 h 45 après d'autres appels au 911 pour une autre bagarre violente, mais à l'intersection de la rue Saint-Urbain et du boulevard René-Lévesque.

Cette fois, plusieurs témoins étaient toujours sur place à l'arrivée des policiers, ainsi que deux autres victimes, grièvement blessées.

Il s'agit de deux hommes, dans la vingtaine également, dont l'un avait été poignardé au haut du corps et l'autre sauvagement battu, au point d'être retrouvé inconscient. Ils ont tous deux été transportés à l'hôpital dans un état jugé critique, mais ils étaient dans un état stable plus tard en matinée.

«Suite à l'enquête des policiers sur place, ils ont remarqué que les deux évènements sont reliés et que les mêmes personnes sont impliquées», a confirmé l'agent Benoît Boisselle.

Selon les plus récents développements de l'enquête, c'est le jeune homme qui était inconscient qui serait le suspect de la première tentative de meurtre, a ajouté son collègue Raphaël Bergeron.

Deux périmètres de sécurité ont été érigés sur le boulevard René-Lévesque, forçant la fermeture de deux tronçons du boulevard René-Lévesque, l'un entre le boulevard Saint-Laurent et la rue Saint-Urbain et l'autre près de la rue Jeanne-Mance.

Les enquêteurs du SPVM avaient déjà commencé à interroger les témoins. L'enquête se poursuit.

Des motards manifestent à Montréal pour dénoncer le racisme au pays

Actualités

Des motards manifestent à Montréal pour dénoncer le racisme au pays

MONTRÉAL — Des motards ont manifesté samedi dans les rues de Montréal pour dénoncer le racisme et rappeler que cette discrimination est bien présente au pays.

Lors d’un passage aux abords de l’autoroute Décarie, plusieurs motocyclettes affichaient le slogan «Black Lives Matter» - qui se traduit par «les vies noires comptent» - et d’autres messages d’appui aux minorités visibles.

Le but était de démontrer que ces groupes ont des alliés parmi la communauté des motards, a expliqué l’organisateur, Tony Alfonso, en entrevue avec La Presse canadienne.

Selon eux, les Canadiens doivent d’abord reconnaître qu’il existe du racisme systémique au pays.

Ils déplorent notamment que le premier ministre François Legault en nie l’existence. «C’est un problème majeur» qui ne fait qu’aggraver la situation, aux dires de M. Alfonso.

Un rapport révélait en octobre que les Autochtones, les Noirs et les jeunes Arabes avaient entre quatre et cinq fois plus de risques d’être interpellés par les policiers de Montréal que les Blancs, a-t-il cité.

Racisme chez les motards

Selon M. Alfonso, le racisme est bien présent chez les motards.

«C’est historiquement une communauté raciste et ça continue généralement de l’être, a-t-il tranché. C’est une communauté très blanche. Vous n’avez qu’à regarder les publicités et le marketing.»

Les clubs interdisaient aux membres des minorités visibles de joindre leurs rangs et jamais un noir n’a participé à un Grand Prix moto, a-t-il noté.

Les motards sont depuis longtemps les opprimés et les parias de la société, a constaté M. Alfonso, qui croit que son groupe ne peut pas rester les bras croisés alors que les membres des minorités visibles sont traités de la même façon.

Paris: tous les «hommes qui marchent» réunis dans une exposition Giacometti

Arts visuels

Paris: tous les «hommes qui marchent» réunis dans une exposition Giacometti

PARIS — Les «hommes qui marchent», sculptures iconiques qu'a réalisées l'artiste Alberto Giacometti (1901-1966), sont réunies pour la première fois dans une exposition qui s'ouvre samedi dans l'ancien atelier de l'artiste près de Montparnasse.

L'exposition recrée la généalogie de ce thème récurrent de l'artiste, en commençant par une première oeuvre qu'il réalise, «la femme qui marche» en 1932, en pleine période surréaliste, pour en arriver aux figures d'hommes très célèbres et filiformes de 1959 et 1960, avec entre temps plusieurs interruptions où il cesse totalement de représenter ce motif.

«Pour la première fois, sont réunis les différents modèles de l'homme qui marche grandeur nature, ainsi que la plupart des variations sculptées et dessinées sur ce thème», a souligné la directrice de la Fondation Giacometti, Catherine Grenier.

«Plus qu'un homme en particulier, a commenté pour l'AFP le commissaire associé Thierry Pautot, c'est l'humain qui marche à travers l'oeuvre de Giacometti».

«La marche est une succession de déséquilibres, ce qui représente bien notre vie qui est une succession constante de risques de chutes et de redressements», a-t-il ajouté, interrogé sur le sens de ces sculptures étranges qui expriment la maigreur, la fragilité, et en même temps la détermination.

Sous une verrière lumineuse, l'Institut Giacometti qui a ouvert en 2014 à côté de Denfert-Rochereau a su conserver l'ambiance de l'atelier de l'artiste d'origine suisse, avec ses outils, son mobilier, ses murs couverts de dessins, des oeuvres en plâtre et terre.

Cet atelier symbole de la vie artistique de Montparnasse a été immortalisé par des photographes comme Robert Doisneau ou Sabine Weiss.

Primes pour les infirmières de l’Outaouais: une solution «incomplète»?

Santé

Primes pour les infirmières de l’Outaouais: une solution «incomplète»?

L’annonce du premier ministre François Legault concernant l’instauration d’un nouveau système de primes pour les infirmières de l’Outaouais n’est pas passée inaperçue aux yeux des députés libéraux André Fortin et Maryse Gaudreault.

De passage dans la région vendredi, M. Legault a déclaré qu’il songeait notamment à mettre en place un tel système de primes afin d’assurer une meilleure rétention du personnel en sol québécois.

Bien qu’il soit favorable à l’idée, le député libéral de Pontiac André Fortin souligne toutefois que « les primes Outaouais auraient dû faire partie des offres initiales du gouvernement ».

« Tout le monde est d’accord sur le fond de l’enjeu, les infirmières de l’Outaouais doivent recevoir une prime supplémentaire afin de permettre au réseau de la santé de l’Outaouais d’être compétitif avec celui de l’Ontario. À ce sujet, à l’Assemblée nationale, j’ai moi-même demandé à plusieurs reprises au gouvernement de procéder. Les impacts de la différence salariale sont sentis au quotidien dans le réseau, dit-il. [...] Hier, François Legault n’a fait que répéter l’engagement électoral qu’il avait lui-même pris en 2018, soit de donner une prime supplémentaire aux infirmières de l’Outaouais. Malheureusement, depuis l’élection et malgré nos demandes répétées, son gouvernement n’a pris aucune action en ce sens. Pourquoi le premier ministre demande aujourd’hui un état de situation chiffré à la PDG du CISSSO, alors que les négociations avec les infirmières sont amorcées depuis plusieurs mois ? »

Montérégie: une fillette de 3 ans se noie dans une piscine résidentielle

Justice et faits divers

Montérégie: une fillette de 3 ans se noie dans une piscine résidentielle

Une fillette de 3 ans a perdu la vie dans une piscine résidentielle à Noyan, en Montérégie, samedi.

La Sûreté du Québec a été alertée peu après 11h en avant-midi, après que la petite eut été retrouvée sans connaissance dans une piscine hors terre sur le Chemin la 3e Concession.

L’enfant se trouvait dans un état critique et elle a été conduite de toute urgence vers un centre hospitalier, où son décès a plus tard été constaté.

«Tout au long du transport, des manoeuvres de réanimation ont été pratiquées sur elle», rapporte le sergent Claude Denis, porte-parole de la SQ.

En fin d’après-midi, les policiers n’avaient pas plus de détails à fournir sur les circonstances de la noyade, mais un enquêteur a été envoyé sur place pour faire la lumière sur ce drame.

Pour le sergent Denis, il s’agit d’un dur rappel des précautions à prendre autour de l’eau. «On demande à tout le monde d’être extrêmement vigilants, a-t-il martelé. Ça prend une fraction de seconde pour qu’une personne puisse se noyer.»

En date de jeudi, la Société de sauvetage du Québec avait recensé 35 noyades depuis le début de l’année, comparativement à 27 à pareille date l’an dernier.

Manifestation à Montréal pour régulariser tous les migrants

Actualités

Manifestation à Montréal pour régulariser tous les migrants

MONTRÉAL — Un appel à régulariser toutes les personnes migrantes, sans exception, a été lancé à Montréal, samedi, dans le cadre d’une mobilisation pancanadienne afin que nul ne soit laissé-pour-compte en temps de pandémie.

Des manifestation se sont aussi déroulées à Toronto, à Vancouver et à Halifax. Dans la Ville-Reine, les manifestants se sont présentés devant l’édifice où est situé le bureau du ministre fédéral de l’Immigration Marco Mendicino.

«Tout le monde est essentiel!» est l’un des slogans de la manifestation convoquée en avant-midi à la place Émilie-Gamelin, au centre-ville de Montréal, par le réseau Solidarité sans frontières, en collaboration avec divers groupes de femmes, ainsi que de défense des droits des locataires et des travailleurs.

Il n’y a pas que les demandeurs d’asile ayant travaillé dans le domaine de la santé qui méritent une reconnaissance, ont fait valoir les militants derrière ce rassemblement.

À la fin mai, le premier ministre du Québec, François Legault, avait annoncé avoir demandé au ministre de l’Immigration de l’époque, Simon Jolin-Barrette, de «regarder les cas un par un» et voir s’il serait possible de qualifier ces «anges gardiens» comme immigrants. Son homologue fédéral, Justin Trudeau, avait pour sa part laissé savoir que le gouvernement canadien était déjà à l’oeuvre en ce sens.

Mais au-delà de ces migrants héroïsés pour leur travail en CHSLD, entre autres, plusieurs sans-papiers, étudiants internationaux, travailleurs étrangers temporaires et autres demandeurs du statut de réfugié se sont également retrouvés sur la ligne de front, souligne-t-on.

Ceux que les gouvernements envisagent de régulariser se sont simplement trouvés au «bon endroit, bon moment», fait valoir Farid, un sans-papier originaire d’Algérie, qui a préféré taire son nom de famille.

«On est en train de jouer avec notre avenir, avec notre vie», explique celui qui travaille depuis neuf ans en entrepôt dans l’industrie alimentaire.

«J’ai peur, mais je n’ai pas le choix d’aller travailler, soutient-il. Ils comptent sur moi.»

Selon l’un des organisateurs de la marche, plusieurs participants ont pris le risque de nuire à leurs démarches d’immigration, samedi, en venant exprimer leur «sentiment d’être délaissés».

«C’est vraiment une situation compliquée que les immigrants comme moi vivent, qui ne reçoivent aucune aide, comme s’ils ne le méritaient pas ou comme si les autres le méritaient plus», fait valoir le demandeur d’asile sénégalais, établi au Québec depuis trois ans.

Celui qui emprunte le prénom Abdoul, par crainte d’être déporté, avance qu’un «traitement humain» est pourtant tout ce qu’ils revendiquent.

Sans accès aux prestations gouvernementales et avec une couverture limitée des soins de santé, ceux qui ne détiennent pas la résidence permanente se trouvent dans une position hautement vulnérable face à la crise sanitaire.

Après 13 ans passés dans la précarité au Québec, Farid croit avoir perdu son temps en quête d’une vie meilleure.

«Je me suis intégré. Je suis jeune. Je parle la langue. Si je vous croise dans la rue, vous n’allez même pas sentir que je suis sans-papier.»

«Qu’est-ce qu’on a fait de mal?»

À Toronto, une centaine de manifestants ont collé des affiches de Juan Lopez Chapparo, de Bonifacio Eugenio Romero, et de Rogelio Munez Santos - trois travailleurs migrants morts après avoir contracté la COVID-19 en juin sur une ferme ontarienne - sur les fenêtres du bureau du ministre Mendicino.