Actualités

Le commissaire à la vie privée enquête sur une attaque informatique chez Uber

OTTAWA — Uber Canada a révélé, tard lundi soir, que 815 000 chauffeurs ou clients canadiens ont pu être touchés par l’attaque informatique contre l’entreprise.

Cette déclaration d’Uber survient alors que plus tôt lundi, le commissariat à la protection de la vie privée du Canada a annoncé qu’il avait ouvert une enquête formelle sur cette importante attaque informatique.

En novembre, la multinationale a dévoilé que des cyberpirates avaient dérobé les données personnelles de 57 millions d’utilisateurs un an plus tôt.

La nouvelle avait poussé les autorités américaines et britanniques à déclencher immédiatement des enquêtes.

Le commissaire fédéral à la vie privée avait d’abord demandé à Uber de présenter un rapport pour expliquer comment cette attaque était survenue et l’impact de celle-ci sur les Canadiens.

Le commissariat à la vie privée a fourni peu de détails sur son enquête, invoquant les clauses de confidentialité en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques.

Le porte-parole d’Uber Canada, Jean-Christophe de le Rue, a assuré que l’entreprise collaborerait à l’enquête.

«La vie privée des utilisateurs et partenaires-chauffeurs est d’une importance capitale pour Uber et nous allons continuer à travailler avec le commissaire à la protection de la vie privée du Canada dans ce dossier», a-t-il affirmé dans une déclaration transmise par courriel.

Uber a commencé à révéler des détails sur le nombre d’utilisateurs touchés ailleurs dans le monde, notamment au Royaume-Uni, où 2,7 millions de personnes sont concernées. L’entreprise n’a toutefois pas divulgué le nombre d’utilisateurs canadiens qui pourraient avoir été touchés.

Alors que peu d’informations filtrent sur le sujet, le conseil municipal de Toronto a voté la semaine dernière pour demander des informations à Uber sur la faille informatique, évoquant l’entente d’autorisation de l’entreprise avec la Ville.

Uber fait aussi face à des poursuites, dont une intentée par l’État de Washington, qui l’accuse de ne pas avoir dévoilé la faille malgré les lois qui l’obligent à le faire.

Au Canada, le gouvernement n’a pas de lois qui obligent les entreprises à dévoiler les failles informatiques dont elles sont victimes, bien que l’Alberta ait ses propres règlements en place.

Lois modifiées

Les lois sur la vie privée sont actuellement modifiées pour que ce soit le cas. Des consultations publiques sont prévues en octobre, mais selon les propositions actuelles, le commissaire à la vie privée aurait seulement le droit d’imposer une amende maximale de 100 000 $ à une entreprise qui ne se conformerait pas à la loi.

Plusieurs attaques informatiques sont survenues récemment. Plus tôt cette année, l’agence de crédit Equifax a annoncé qu’une faille informatique avait compromis les données de 145 millions d’Américains et de 19 000 Canadiens.

Affaires

Le salaire minimum de 11,25$ à 11,75$?

Le salaire minimum devrait croître pour une deuxième année d’affilée de 50 sous l’heure au Québec. À compter du 1er mai prochain, il devrait passer de 11,25 $ à 11,75 $.

La confirmation de cette hausse devrait être faite en début d’année prochaine par la ministre du Travail, Dominique Vien.

Au gouvernement, on ne confirme pas cette information. Dans les entrevues qu’il accorde depuis deux jours pour défendre son plan de lutte contre la pauvreté, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais, répète cependant à qui veut l’entendre que de bonnes nouvelles sont à venir de ce côté.

En janvier dernier, la ministre Vien avait donné des indications de ce que pourrait être le salaire minimum au cours des prochaines années. Elle avait affirmé que si l’économie continuait d’afficher une bonne performance, le «taux général» du salaire minimum grimperait encore de 50 cents l’heure en 2018.

Or, selon le ministère des Finances du Québec, l’économie québécoise «poursuivra sur une tendance favorable» l’an prochain. Tout indique donc que le plan de la ministre du Travail pourra s’appliquer et que le taux général du salaire minimum passera à 11,75 $.

50% du salaire moyen

Selon le calendrier qu’elle avait présenté, le salaire minimum pourrait être de 12,45 $ l’heure en 2020 — toujours si la croissance économique est au rendez-vous.

Afin de rendre l’exercice de fixation du salaire minimum plus «prévisible», Dominique Vien avait indiqué qu’elle voulait que celui-ci corresponde et qu’il demeure, à partir de 2020, à 50% du salaire horaire moyen au Québec.

Actuellement, plus de 200 000 Québécois doivent se contenter du taux général du salaire minimum. Chaque année, les hausses concernent cependant beaucoup plus de personnes, car il faut tenir compte de toutes celles dont le salaire horaire est en deçà des nouveaux seuils établis.

L’an dernier, le salaire minimum avait aussi crû de 50 cents. Depuis 2010, les hausses avaient généralement été de 15 ou 20 sous l’heure. Avant l’an dernier, il fallait remonter à 2010, à 2009 et à 2008 pour retrouver des bonds de 50 cents.

Plus loin dans le temps, les hausses annuelles avaient été très faibles, voire inexistantes à la toute fin des années 90, sous le gouvernement de Lucien Bouchard. En 2000, Françoise David, porte-étendard de la Marche mondiale des femmes à ce moment-là, avait mené la lutte à M. Bouchard à ce sujet. L’affaire avait fait un grand bruit politique.

En 2018, le salaire minimum des employés à pourboire augmentera aussi, mais sans doute plus faiblement que le «taux général». Il se situe actuellement à 9,45 $ l’heure.

Techno

Apple se paie Shazam

NEW YORK - Apple va acquérir l’application de reconnaissance musicale Shazam, ont indiqué les deux groupes dans des déclarations transmises séparément lundi à l’AFP, sans donner d’indication sur le prix d’acquisition.

Selon plusieurs sites spécialisés, dont TechCrunch, qui avait fait état d’un rapprochement imminent dès vendredi, le montant se situerait autour de 400 millions $US.

Cette opération est la confirmation des ambitions d’Apple dans l’offre musicale, un secteur de plus en plus concurrentiel et actuellement dominé par Spotify.

Pionnier sur le téléchargement musical avec iTunes, Apple a, en revanche, raté les premiers trains du streaming et n’a lancé son offre Apple Music qu’en juin 2015.

Son portefeuille d’abonnés atteint déjà 27 millions d’internautes (à fin juin), mais il se situe à bonne distance de Spotify, qui en revendique 60 millions. Le groupe suédois affirme même avoir 140 millions d’utilisateurs actifs dans 61 pays.

La concurrence s’est encore renforcée depuis deux ans avec l’arrivée de YouTube en novembre 2015 et d’Amazon, en octobre 2016, avec Amazon Music Unlimited.

Shazam a été fondée en 1999 et a d’abord utilisé les fonctions de messagerie des téléphones mobiles pour identifier des chansons.

Il a des relations d’affaires avec Apple depuis plusieurs années, ayant été une des premières applications musicales présentées par l’App Store d’Apple. Shazam affirme que son application a été téléchargée un milliard de fois.

Pour Apple, la firme à la pomme et Shazam «sont complémentaires». «Nous avons des projets dans les cartons et nous sommes impatients de pouvoir nous unir à Shazam une fois approuvé l’accord d’aujourd’hui».

En région

Justin Trudeau en repérage au Gala Charlevoix

BAIE-COMEAU – Le premier ministre Justin Trudeau, et sûrement son équipe de sécurité, ira en quelque sorte faire du repérage en participant au Gala Charlevoix reconnaît de la Chambre de commerce de Charlevoix.

C’est que l’événement se déroulera au Fairmont Le Manoir Richelieu de La Malbaie, le 17 janvier prochain. Le réputé établissement sera l'hôte du prochain Sommet du G7, tenu les 8 et 9 juin 2018.

«En proposant Charlevoix pour la tenue du prochain Sommet du G7, M. Trudeau contribue à la notoriété et au rayonnement de notre région dans le monde entier», a souligné le président de la chambre, Julien Dufour, dans un communiqué de l’organisation. «Cette visibilité représente une opportunité incroyable pour nous et c’est pourquoi nous souhaitions le remercier d’avoir chois Charlevoix.»

La Chambre de commerce de Charlevoix n’a pas lésiné pour s’assurer de recevoir le premier ministre canadien, déplaçant notamment la date du gala, originalement fixée au 1er février. En conséquence, le dévoilement des finalistes dans chacune des catégories à l’affiche au gala est devancé au 18 décembre, lui qui était prévu un mois plus tard, le 18 janvier.

Actualités

Lettres au père Noël: le courrier afflue au Pôle Nord

L’heure de tombée approche. Les petits et grands enfants qui souhaitent recevoir une réponse du père Noël avant le 25 décembre doivent lui écrire sans tarder et déposer leur lettre à la poste au plus tard ce lundi 11 décembre.

Comme c’est le cas chaque année, Postes Canada offre son aide au père Noël et aux lutins pour la gestion du courrier, parce que le résident du Pôle Nord en reçoit des tonnes. L’an dernier, il a répondu à plus de 1,6 million de lettres, de quoi remplir 2500 fois son traîneau.

Actualités

Des Américains veulent lancer des satellites à partir de la Nouvelle-Écosse

HALIFAX - Des entrepreneurs américains souhaitent construire sur la côte est de la Nouvelle-Écosse la toute première zone de lancement commerciale au Canada destinée à la mise en orbite de satellites.

Les promoteurs, les autorités municipales et des entrepreneurs en construction se sont réunis lundi matin à Halifax pour élaborer la suite des choses dans ce projet de 200 millions $. Les promoteurs devront d’abord demander au gouvernement provincial d’approuver leur plan d’évaluation environnementale.

Stephen Matier, président de Maritime Launch Services, de Halifax, espère que la construction pourra démarrer d’ici la mi-mai sur le site choisi, près de Canso, au sud de l’île du Cap-Breton. Les promoteurs espèrent que les premiers satellites pourront être lancés dès 2020.

Maritime Launch Services, un consortium de trois compagnies américaines, collabore avec l’entreprise ukrainienne Ioujnoïe pour construire ce pas de tir de fusées au Canada.

Maksym Degtiarov, concepteur de fusées chez Ioujnoïe, a soutenu dans une entrevue que la compagnie pouvait construire jusqu’à une douzaine de lanceurs «Cyclone 4M» par année pour être tirés du Canada.

Stephen Matier prévient toutefois que le consortium prévoit lancer la première année d’un à trois satellites, puis augmenter graduellement la cadence.

Le projet fait la joie des gens d’affaires de cette région durement touchée par la crise de la pêche de fond.

Environnement

Le Québec sous la tempête mardi et mercredi

MONTRÉAL - Une forte tempête de neige balaiera tout le Québec, mardi et mercredi, laissant derrière elle des précipitations variant entre 20 et 40 centimètres selon les régions.

Selon Environnement Canada, l’importante dépression en provenance des Grands-Lacs n’épargnera qu’une seule région, l’Abitibi-Témiscamingue.

Pour Montréal, il s’agira de la première bordée de la saison. Environ 20 centimètres de neige devraient s’abattre.

Les précipitations seront supérieures dans le centre et l’est de la province.

À Québec, 25 centimètres sont attendus. Les vents seront parfois violents, des rafales pouvant atteindre 90 kilomètres à l’heure.

Partout au Québec, les vents seront forts, causant de la poudrerie par endroits.

Le retour à la maison mardi risque donc d’être difficile sur les routes, puisque la visibilité devrait être considérablement réduite.

Justice

Un policier remet 523 constats sans les qualifications requises

Un policier du poste autoroutier de la Sûreté du Québec de Sherbrooke a reconnu avoir donné 523 constats d’infraction alors qu’il n’était pas qualifié pour utiliser un appareil radar au laser.

Devant le juge Gilles Lafrenière au palais de justice de Sherbrooke, Sébastien Grenier a reconnu une accusation de fabrication de faux documents entre juin 2011 et octobre 2013.

À la suite de ce plaidoyer de culpabilité, la procureure aux poursuites criminelles Me Geneviève Crépeau a demandé un arrêt conditionnel relatif à l’accusation de prévarication de fonctionnaire, soit d’avoir agi frauduleusement dans l’exercice de ses fonctions d’employé de l’État.

Les accusations avaient été déposées contre l’agent de la SQ en février 2015.

Il est accusé d’avoir présenté de faux rapports et de fabrication de preuve.

Les accusations ont été portées contre le patrouilleur à la suite d’une enquête de la Direction des normes professionnelles de la SQ.

L’enquête a débuté en avril 2014 et avait permis de déterminer que l’agent Grenier avait « sciemment utilisé de l’équipement pour lequel il n’était pas formé, soit un cinémomètre, pour donner des constats d’infraction » et il a également rédigé de faux rapports d’infraction afin qu’ils soient utilisés comme preuve.

Entre juin 2011 et avril 2014, le patrouilleur a utilisé un appareil cinémomètre au laser pour donner des contraventions de vitesse alors qu’il n’avait pas reçu la formation pour s’en servir.

Un total de 523 constats d’infraction auraient été donnés durant cette période. Aucune preuve n’a été faite concernant le fait qu’il se serait mal servi de l’appareil.

L’agent Grenier est suspendu avec solde de ses fonctions au poste autoroutier de l’Estrie conformément aux dispositions du contrat de travail des policiers depuis le dépôt des accusations contre lui.

Me Crépeau pour la poursuite et l’avocat de la défense Me Jacques Lafontaine feront leurs observations sur la peine dans le dossier le 16 février 2018.

Pour le moment, aucune suggestion commune ne doit être présentée dans le dossier.

Cinéma

Un drame fantastique mène les nominations aux Golden Globes

LOS ANGELES - Nommé sept fois, le drame fantastique «La forme de l’eau» mène les nominations aux Golden Globes, prestigieuses récompenses du cinéma et de la télévision qui ouvrent une saison des prix hantée par une avalanche de scandales sexuels qui secouent Hollywood.

Il est suivi par le thriller journalistique «Pentagon Papers», dernier Steven Spielberg, qui affiche six nominations comme «3 Billboards, les panneaux de la vengeance».

Le délicat film sur le passage à l’âge adulte d’une adolescente «Lady Bird», faisait aussi partie des titres avec le plus de citations (4) de même que «Dunkerque» et «Tout l’argent du monde» (3).

Dernier film de Ridley Scott, il retrace l’enlèvement du petit-fils du magnat pétrolier J. Paul Getty, et a dû être en partie retourné dans l’urgence à cause du scandale  ayant frappé son interprète Kevin Spacey.

Surprise: son acteur Christopher Plummer, qui a remplacé Kevin Spacey au pied levé fin novembre à la suite de multiples accusations d’agressions sexuelles contre des hommes parfois mineurs, est nommé dans les seconds rôles masculins.

Il fait face à Willem Dafoe pour «The Florida Project», sur une fillette élevée par une mère droguée et prostituée, Armie Hammer pour «Call Me by Your Name», Richard Jenkins («La forme de l’eau») et Sam Rockwell («3 Billboards»).

Chez les actrices, Jessica Chastain est citée pour «Le Grand jeu», thriller adapté des mémoires d’une ancienne championne de ski qui a animé des tripots clandestins pour stars et grandes fortunes.

Elle a pour concurrentes l’incontournable Meryl Streep («Pentagon Papers»), Michelle Williams en mère d’un riche héritier capturé dans «Tout l’argent du monde», Sally Hawkins («La forme de l’eau») et Frances McDormand, qui a impressionné les critiques en mère d’une enfant assassinée et qui demande justice («3 Billboards»).

Dans la catégorie meilleur acteur, Timothée Chalamet est cité pour «Call me by your name». Révélation 2017, il est aussi à l’affiche de «Lady Bird». Daniel Day-Lewis lui fait face pour «Phantom Thread» qui devrait être son dernier long métrage: l’acteur culte a annoncé sa retraite il y a quelques mois.

Tom Hanks («Pentagon Papers»), Gary Oldman en Winston Churchill («Les heures sombres») et Denzel Washington («Roman J. Israel, Esq») sont aussi dans la course pour ce prix.

Le dernier Angelina Jolie sélectionné

Chez les actrices dans une mini-série ou un film de télévision, Jessica Biel est nommée en meurtrière pour «The Sinner», Nicole Kidman en femme battue et Reese Witherspoon en mère de famille tourmentée pour «Big Little Lies», de même que Jessica Lange et Susan Sarandon dans «Feud: Bette and Joan».

Ces deux dernières mini-séries dominent la compétition dans la catégorie télévision.

Côté films d’animation, «Baby Boss», «Parvana, une enfance en Afghanistan», «Coco» - le dernier Disney/Pixar, grand favori - «Ferdinand» et «Loving Vincent» sont sélectionnés.

Déception: le film français «120 Battements par minute», qui représente la France pour la course à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, n’a pas été retenu dans cette catégorie aux «Globes».

«The Square», la Palme d’or 2017, satire suédoise sur l’art contemporain avec Elisabeth Moss et Dominic West, est en revanche sélectionné, de même que «First They Killed My Father», drame américano-cambodgien réalisé par la superstar Angelina Jolie.

«In the Fade», coproduction germano-française interprétée par Diane Kruger, est aussi en lice.

Les Golden Globes, décernés par l’association de la presse étrangère à Hollywood (HFPA), petit club de quelque 90 membres comparé à environ 6.000 membres de l’Académie qui votent aux Oscars, sont moins représentatifs mais malgré tout parmi les prix du cinéma et de la télévision les plus prisés.

Ils seront remis le 7 janvier et constituent un indicateur des films ayant de bonnes chances pour les Oscars.

Le glamour de ces cérémonies suivies dans le monde entier sera toutefois terni par la série de scandales sexuels dévoilés à Hollywood depuis le début de l’affaire Harvey Weinstein, le producteur accusé par une centaine de femmes de harcèlement, agression sexuelle ou viol.

Le cinéaste Brett Ratner, le comédien et humoriste Louis C.K. et les dirigeants de studios John Lasseter (films d’animation Disney) et Roy Price (Amazon) ont également été accusés de divers comportements sexuels abusifs, entre de nombreuses autres personnalités.

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Santé

Entente entre Barrette et les compagnies ambulancières

En conflit ouvert depuis plusieurs mois, le ministre de la Santé Gaétan Barrette et la Corporation des services d’ambulance du Québec (CSAQ) ont rangé les armes lundi en signant une entente de financement. Reste maintenant à s’entendre avec les ambulanciers.

Le ministre Barrette avait évoqué le recours à une loi spéciale la semaine dernière, un moyen qu’il n’aura finalement pas utilisé. Par voie de communiqué, M. Barrette s’est dit «heureux» de ce dénouement. Son ministère s’était déjà entendu avec Urgences-santé en août, et avec la Coalition québécoise des entreprises ambulancières en octobre. M. Barrette précise que cette dernière entente respecte les mêmes paramètres. 

La CSAQ, qui représente environ 330 propriétaires de permis d’ambulance répartis un peu partout au Québec, explique qu’elle a fait «d’importantes concessions pour que ce long processus vienne à son terme». Elle a accepté de laisser tomber 2 recours judiciaires contre le gouvernement, mais elle conserve le droit de s’adresser aux tribunaux sur la question du nouveau mode de financement.

Reprise des négos

Cette entente a aussitôt déclenché lundi une reprise de négociations avec les employés syndiqués. «Un défi important», selon Sébastien Toussaint, président de la CSAQ, qui dit devoir négocier avec «des ressources diminuées». 

«Il n’y a pas de raison que ça traîne», a pour sa part commenté Jean Gagnon, responsable du secteur pré-hospitalier à la CSN. Une entente de principe a déjà été conclue avec Urgences-santé l’été dernier sur les salaires et les avantages sociaux, et selon lui, tous les ambulanciers du Québec devraient avoir droit aux mêmes conditions de travail. «Ça fait 30 ans qu’in a les mêmes salaires», a-t-il plaidé en entrevue. 

Les ambulanciers du Québec sont sans convention collective depuis deux ans. Il y a 9 mois, plusieurs d’entre eux ont déclenché une grève générale illimitée. Ils n’ont pas diminué leurs services  à la population, mais ils ont arrêté de laver les véhicules, les ont peint ou recouvert d’autocollants et surtout, ils ont arrêté de remplir les documents servant à la facturation. Il s’agit du plus long conflit de travail que cette industrie ait vécu. 

Les tensions entre les compagnies ambulancières et le gouvernement remontent quant à elle à la révision du mode de financement, annoncée en 2016. Le ministère de la Santé exige une meilleure reddition de compte de la part de ces compagnies.