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Actualités

Le syndicat défendra pleinement les deux enseignants ayant escaladé le pont

MONTRÉAL — Une enseignante ayant été au coeur du coup d'éclat environnemental sur le pont Jacques-Cartier ne siégera plus sur le conseil d'administration de son syndicat, qui promet par ailleurs d'assurer pleinement sa défense si elle devait faire face à des mesures disciplinaires.

Le conseil d'administration du Syndicat de l'enseignement de la Pointe-de-l'Île (SEPÎ) a affirmé jeudi qu'il utilisera tous les «outils juridiques et administratifs à sa disposition pour assurer la défense du lien d'emploi de ses deux membres», soit Chantal Poulin et un autre enseignant, Yann Robitaille.

Ceux-ci pourraient faire face à des mesures administratives ou disciplinaires par la commission scolaire, en plus d'accusations de nature criminelle, a rappelé le syndicat.

Dans le cas de Mme Poulin, «sa démission du conseil d'administration à titre de troisième vice-présidente ne doit pas être considérée comme un jugement sur l'objectif recherché ni sur l'importance de la cause environnementale», a indiqué par communiqué le président du SEPÎ, Serafino Fabrizi.

«Il est clair que le conseil d'administration ne pouvait cautionner un tel geste de désobéissance civile», ajoute le syndicat.

Mme Poulin et M. Robitaille demeurent membres du SEPÎ et le syndicat assumera pleinement sa responsabilité de les défendre, «comme il le fait pour tous ses membres qui font face à des sanctions administratives et/ou disciplinaires», mentionne le communiqué.

Le 8 octobre, trois militants ont escaladé la structure métallique du pont Jacques-Cartier à Montréal, tôt le matin, provoquant la fermeture complète du pont pendant plus d'une heure.

Les militants associés à la cellule montréalaise de l'organisation Extinction Rebellion (XR) réclamaient des actions urgentes et concrètes dans la lutte contre les changements climatiques.

Santé

Les secrets du cannabis en quelques secondes

Des chercheurs de l’Université d’Ottawa ont mis au point une technologie miniaturisée pour permettre aux producteurs de cannabis de détecter et d’analyser en quelques secondes les concentrations des deux principaux composants pharmacologiques du cannabis, soit le THC, qui produit l’état euphorique, et le cannabidiol (CBD), substance possédant des propriétés thérapeutiques.

L’équipe de scientifiques composée du Dr Adam Shuhendler (département de chimie et sciences biomoléculaires), du Dr Benoît Lessard (département de génie chimique et biologique) et du Dr Cory Harris (département de biologie) a inventé un dispositif constitué de transistors organiques à couche mince dans lesquels ont été intégrés des chimiocapteurs. Les analyses se font en extrayant des huiles de la plante ou avec l’état gazeux après avoir brûlé celle-ci. La machine servant à lire les données est de la taille d’un téléphone cellulaire.

Actualités

Simon Rousseau admet avoir violenté un bébé de 24 jours: «J’ai perdu patience et je l’ai brassé»

TROIS-RIVIÈRES — Simon Rousseau a finalement plaidé coupable à la majorité des accusations portées contre lui, dont celle d’avoir violenté un bébé âgé de seulement 24 jours en janvier 2018.

Même s’il a tenté de diminuer sa responsabilité criminelle et de se justifier, il a admis, jeudi, qu’il avait secoué un bébé au point de lui infliger des lésions corporelles. «Oui j’ai perdu patience et je l’ai brassé, je l’avoue», a-t-il déclaré. Cependant, il soutient que certaines blessures retrouvées sur l’enfant seraient plutôt imputables à une chute survenue dans les instants suivants pendant qu’il lui changeait sa couche.

Actualités

Une autre distinction pour Mylène Moisan

Le talent de Mylène Moisan a de nouveau été reconnu lors du Déjeuner des médias qui se déroulait jeudi soir au Manège militaire. Celle qui signe une chronique marquée par son sens de l’écoute, sa soif de justice et sa plume sensible a remporté le prix de «Professionnel de l’année» remis par Ameublement Tanguay.

Ce prix décerné par la Société des communicateurs de Québec (SO/COM) souligne le travail d’une personnalité du monde de la communication de Québec et Chaudière-Appalaches qui s’est illustrée au cours de l’année par «son leadership qui a su transcender son organisation».

Notre chroniqueuse était en nomination avec Simon Litalien de Kabane et Chantal Lachance de Gestev. Le 25e Déjeuner des médias était au bénéfice de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

En plus de son travail apprécié et reconnu comme chroniqueuse au Soleil, Mylène a publié les livres Maman est une étoile, Les Gens heureux ont une histoire, Dans une classe à part, Voyager hors des tout inclus et le Pace du bonheur. 

Mylène Moisan s’est dite touchée par ce prix. «Avec près de 1000 chroniques écrites depuis 2012, cette reconnaissance fait vraiment chaud au cœur, et elle me donne encore plus d’énergie pour continuer, j’espère pour longtemps encore.»

Plus tôt cette année, elle avait remporté le Prix En-tête, qui récompense un texte sur la santé mentale au travail pour sa chronique «Au moins j’aurai sauvé des vies». Elle a aussi été en nomination pour un prix Judith-Jasmin de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec dans la catégorie Opinion pour sa chronique «Ces vieux qu’on ne calcule plus».

Toutes nos félicitations à Mylène qui fait rayonner le Soleil! 

Actualités

Un convoi de camions s’organise pour manifester contre Greta Thunberg en Alberta

EDMONTON — Un groupe de militants favorables aux hydrocarbures se prépare à manifester à Edmonton vendredi, alors que la jeune environnementaliste suédoise Greta Thunberg transportera son combat au coeur de l’industrie pétrolière et gazière du Canada.

Glen Carritt, l’organisateur du convoi «United We Roll» qui s’est rendu à Ottawa en février, a annoncé qu’un convoi similaire se mettrait en branle à Red Deer, à environ 150 kilomètres au sud de la capitale albertaine, dans la matinée.

Il a indiqué que les camions devraient arriver à l’Assemblée législative de l’Alberta à midi, au moment où doit commencer le ralliement contre les changements climatiques en présence de la jeune militante.

M. Caritt a affirmé que les Albertains qui dépendent de l’industrie des énergies fossiles en ont assez des célébrités qui se rendent dans la province uniquement pour leur dicter comment gérer leurs affaires.

«Nous sommes très frustrés par le fait que nous n’avons toujours pas de pipeline et que nous continuons à acheter du pétrole étranger», a-t-il ajouté.

Le contre-rassemblement se veut pacifique et vise à démontrer la fierté du secteur pétrolier et gazier de l’Alberta, a précisé M. Carritt.

«Nous n’avons plus besoin de ces personnes qui viennent nous parler de nos normes environnementales quand elles ne les connaissent pas et ne les comprennent pas vraiment», a-t-il déclaré.

Greta Thunberg, qui est actuellement en tournée en Amérique du Nord, a fait les manchettes des médias internationaux pour avoir accusé les dirigeants du monde de laisser tomber les jeunes en ne faisant que très peu d’efforts pour lutter contre les changements climatiques.

L’élève originaire de Stockholm, âgée de 16 ans, était à Montréal le mois dernier pour participer à une grande marche réclamant des actions concrètes et immédiates des gouvernements en réaction à la crise climatique. Des centaines de milliers de personnes y ont participé.

Greta Thunberg a également rencontré en privé ce jour-là le premier ministre Justin Trudeau et elle lui a dit la même chose qu’à tous les dirigeants du monde: ils n’en font pas assez et doivent écouter la science.

En Alberta, Greta Thunberg se trouvera toutefois au coeur d’un débat polarisant: comment tirer parti de l’économie actuelle qui produit beaucoup de carbone tout en se préparant à un avenir plus vert et faible en carbone?

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a souhaité que Greta Thunberg reconnaisse les efforts déployés par l’industrie pétrolière et gazière de la province pour réduire ses émissions.

Il a également dit espérer que la militante écologiste soit chaleureusement accueillie à Edmonton, tout en précisant qu’il n’avait pas l’intention de la rencontrer.

La ministre de l’Énergie, Sonya Savage, a souhaité la bienvenue à la militante écologiste, mais elle dit comprendre que sa présence puisse déranger.

«On vit une crise de l’emploi en Alberta, alors les Albertains sont évidemment inquiets de voir leur secteur énergétique attaqué, a commenté Mme Savage. Mais les Albertains sont très accueillants, hospitaliers et ouverts. Alors, on accueille tout le monde.»

Cet argument de la peur est partagé par l’un des organisateurs des manifestations contre la présence de Greta Thunberg.

«Ça peut définitivement être terrifiant quand quelqu’un menace votre emploi», a soutenu Stephen Buhler, du groupe «Climate Justice Edmonton».

La chef de l’opposition, la néodémocrate Rachel Notley, a fait savoir que des membres de son caucus pourraient assister au rassemblement mettant en vedette la militante suédoise.

Rachel Notley a dit vouloir rencontrer l’adolescente, tout comme les maires d’Edmonton et de Calgary Don Iveson et Naheed Nenshi.

Justice

Accusé d’avoir séquestré une femme pendant deux mois

L’homme qui aurait séquestré une femme pendant plusieurs semaines à Sherbrooke sera évalué sur son aptitude à comparaître.

La victime âgée de 36 ans, séquestrée depuis le 15 août, a été libérée de ses griffes tôt mercredi matin.

Après avoir été interrogé par le Service de police de Sherbrooke, Jacques Lefebvre a été amené menottes aux poings, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

Lire aussi : Le SPS libère une femme séquestrée depuis plusieurs semaines

Des accusations de voies de fait, de voies de fait causant des lésions entre le 1er août et le 16 octobre, de séquestration entre le 15 août et le 16 octobre de même que de menaces de mort sur deux personnes durant la même période ont été portées contre Lefebvre.

Son avocat, Me Benoit Gagnon de l’aide juridique, par l’entremise de Me Caroline St-André, a demandé au juge Serge Champoux de la Cour du Québec que son client soit évalué en psychiatrie légale relativement à son aptitude à faire face aux accusations portées contre lui.

« Les informations me viennent de part et d’autre de la rencontre de Me Gagnon avec son client ainsi que celles avec les enquêteurs au dossier. Ce sont des informations en matière de la santé mentale », a indiqué Me Caroline St-André.

« C’est monsieur qui a appelé les policiers. Il a été amené en psychiatrie pour des propos incohérents », a ajouté la procureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme.

Deux scènes de crime

Des interdits de contacts avec les victimes alléguées ont été émis. 

« Je sais c’est qui », a indiqué Lefebvre.

« Je veux voir les enquêteurs... », a ajouté l’accusé au tribunal avant d’être interrompu par son avocate.

Le dossier a été reporté au 24 octobre. Des éléments de preuve contenant une vidéo ont été transmis à la défense.

Les policiers se sont rendus sur la rue King-Georges vers 5 h 40 mercredi matin à la suite des propos tenus par la victime alléguée et son ravisseur.

La victime affirme avoir été attachée avec des ty-raps. Ses cheveux ont aussi été rasés et elle aurait été filmée.

La division des enquêtes criminelles a procédé à l’interrogatoire du suspect. Le service d’identité judiciaire du SPS a établi deux scènes de crime, une sur la rue King-Georges et l’autre sur la rue Belvédère Sud.

Lefebvre possède des causes pendantes ainsi que plusieurs antécédents judiciaires.

Trois accusations liées à des bris de conditions ont aussi été portées contre lui.

Actualités

Les employés de GCM comptent déposer une offre pour le groupe de presse

MONTRÉAL — Les employés et cadres des six quotidiens de Groupe Capitales Médias (GCM) désirant reprendre le groupe de presse sous la forme d’une coopérative ont franchi un pas de plus en vue du dépôt d’une offre formelle.

Affirmant avoir obtenu des engagements supérieurs à 2 millions $, le comité provisoire responsable du projet a transmis sa lettre d’intention, jeudi, auprès de PricewaterhouseCoopers, le syndic au dossier.

Les intéressés avaient jusqu’à jeudi pour manifester leur intérêt à l’endroit de l’entreprise qui compte quelque 350 employés permanents et publie les quotidiens régionaux «Le Soleil», «La Tribune», «La Voix de l’Est», «Le Droit», «Le Nouvelliste» et «Le Quotidien».

En ce qui a trait aux offres pour le groupe de presse à l’abri de ses créanciers depuis le mois d’août, elles devront être déposées avant le 25 octobre.

«De ce que nous comprenons, ce qui sera privilégié par le syndic, c’est une offre visant à récupérer les six quotidiens, a indiqué le porte-parole du comité provisoire des employés de GCM, Louis Tremblay. C’est ce que nous voulons faire.»

Le comité provisoire est soutenu par le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité ainsi que par la Fédération nationale des communications de la CSN.

Pour sa part, après avoir reçu puis analysé les différentes propositions, PricewaterhouseCoopers devrait présenter au plus tard le 6 novembre prochain, à la Cour supérieure du Québec, l’offre jugée la plus avantageuse.

«Nous avions dit qu’aujourd’hui (jeudi) était la dernière journée pour transmettre les manifestations d’intérêt et j’en ai reçu, a souligné le syndic Christian Bourque. Je ne peux pas vous en dire plus.»

Québecor avait notamment signalé son intérêt pour GCM. Par courriel, le conglomérat n’a pas voulu dire s’il était sur les rangs.

C’est le 7 octobre que la campagne coordonnée de démarrage de coopératives de solidarité pour chacun des journaux avait été annoncée. Les différents syndicats des journaux ont également voté afin d’injecter plus de 600 000 $ dans cette aventure.

Selon le comité provisoire, la campagne a également permis de récolter des «engagements en matière d’investissements publicitaires récurrents de la part de différents acteurs institutionnels et des milieux d’affaires des régions concernées».

La ventilation des engagements financiers n’a toutefois pas été précisée.

«Notre point d’interrogation était de voir jusqu’à quel point la population allait être au rendez-vous lorsque viendrait le temps d’appuyer le projet de relance et nous sommes très satisfaits jusqu’à maintenant», a souligné la présidente de la FNC-CSN, Pascale St-Onge.

Selon les modalités du processus de sollicitation et d’investissement, les intéressés au groupe de presse devront, dans leur offre, préciser leurs intentions en matière de maintien des emplois ainsi que pour le «traitement envisagé des accréditations syndicales».

Confronté à une érosion de ses revenus, à l’instar de la plupart des médias écrits, GCM s’était placé à l’abri de ses créanciers à la fin août en obtenant au passage une aide d’urgence de 5 millions $ de la part du gouvernement Legault.

Au terme des sept premiers mois de l’exercice en cours, les pertes de l’entreprise sont estimées à environ 6 millions $. GCM, qui traîne des créances approximatives de 26 millions $, avait obtenu à la fin de 2017 un prêt de 10 millions $ de la part d’Investissement Québec.

Actualités

Des femmes autochtones ont encore peur des policiers de la Sûreté du Québec

Des femmes autochtones n’osent toujours pas sortir de chez elles de peur de rencontrer des policiers de la Sûreté du Québec (SQ), quatre ans après les événements de Val-d’Or.

C’est ce qu’a affirmé jeudi Édith Cloutier, directrice générale du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, en marge d’une importante rencontre entre le gouvernement et des représentants autochtones, à Québec.

Elle a exigé des excuses du corps policier, mais la ministre responsable des Affaires autochtones, Sylvie D’Amours, ne s’est pas engagée à les lui obtenir.

«Ça ne veut pas dire qu’on ne s’occupera pas du dossier des femmes de Val-d’Or, au contraire», s’est-elle contentée de dire en mêlée de presse, avant de tourner les talons.

Encore aujourd’hui, des femmes autochtones «vivent toujours dans la peur» et «ne sortent pas de la maison», a déploré Mme Cloutier.

«Elles ne souhaitent pas marcher dans les rues de Val-d’Or de peur, parce qu’elles sont encore habitées par cette peur, de croiser un policier en uniforme.»

Un reportage de Radio-Canada en 2015 avait donné la parole à une dizaine de femmes autochtones affirmant avoir été victimes d’abus sexuels de la part de policiers de la SQ en poste à Val-d’Or.

Cela avait mené à la création de la commission Viens, qui avait pour mandat d’enquêter sur les relations entre les autochtones et les services publics québécois.

Le 30 septembre dernier, la commission en est venue à la conclusion que les autochtones du Québec subissent diverses formes de discrimination systémique. Elle a émis 142 recommandations.

Des solutions existent

Selon Mme Cloutier, des solutions existent pour rétablir le climat de confiance entre les autochtones et la société québécoise, et elles peuvent être mises en place «demain matin».

La rencontre de jeudi entre le gouvernement et les Premières Nations doit servir à planifier la suite des choses et dresser la liste des priorités.

Édith Cloutier demande au gouvernement Legault de mieux financer les services de première ligne autochtones, et de favoriser l’accès à des soins de santé, «à travers des centres d’amitié autochtones».

Un journaliste a posé la question à la ministre D’Amours. «Pourquoi le gouvernement du Québec ne finance-t-il pas à une hauteur satisfaisante les services de première ligne donnés par les centres d’amitié autochtones présents dans 12 villes du Québec?»

«Moi, j’arrive (en poste)», a-t-elle répondu. Pourtant, son parti, la Coalition avenir Québec (CAQ), s’est fait élire le 1er octobre 2018, il y a de cela plus d’un an. Mme D’Amours a été nommée ministre le 18 octobre 2018.

Elle s’est vantée, jeudi, d’être en mode écoute et de n’avoir aucun plan. «Le gouvernement du Québec est là aujourd’hui pour entendre les priorités des autochtones, a-t-elle déclaré. C’est vrai, je n’ai pas d’ordre du jour, c’est vrai, je n’ai pas de plan, parce que je veux qu’on le monte ensemble.

«Je vous avoue que c’est très déstabilisant comme gouvernement de ne pas avoir de plan. C’est la première fois que ça arrive, qu’on s’assoit devant eux et qu’on est à l’écoute et qu’on va prioriser avec eux. Je n’ai rien sur la table», a-t-elle ajouté.

Arts et spectacles

Un musée de Los Angeles dévoile pour Halloween la science derrière «Frankenstein» ou «La Momie»

LOS ANGELES — Qu’y a-t-il de plus effrayant chez le monstre de Frankenstein, la Momie et Dracula? Le fait que ces vedettes des films d’horreur ont toutes été inspirées par des phénomènes scientifiques, répond le Musée d’histoire naturelle de Los Angeles, qui a inauguré jeudi une exposition sur ce thème à l’occasion d’Halloween.

L’histoire naturelle de l’horreur permet par exemple aux visiteurs d’actionner un levier pour reproduire l’expérience électrique menée par Luigi Galvani sur des pattes de grenouille, qui avait inspiré Frankenstein à la romancière Mary Shelley. À proximité sont exposées les chaînes qui entravaient le monstre campé à l’écran par Boris Karloff en 1931.

«Ces travaux sur l’électricité, destinés à voir si l’on pouvait ramener des animaux à la vie en les ré énergisants, ont constitué le point de départ de Frankenstein», explique à l’Agence France-Presse la directrice du musée, Lori Bettison-Varga.

Sont également exposées les bandelettes qui enveloppaient le même Karloff dans La Momie de 1932, permettant la comparaison avec d’authentiques bandelettes d’une momie égyptienne conservées dans les collections du Musée.

Ces classiques d’Hollywood «sont majoritairement inspirés par la nature et la physique, et l’imagination déployée pour créer des histoires fondées sur des choses réelles», estime Mme Bettison-Varga.

Dracula, créature scientifique? Des maladies répandues au 19e siècle, comme l’épidémie meurtrière de choléra qui avait marqué sa mère en Irlande, ont donné des idées à l’écrivain Bram Stoker pour l’apparence de son vampire et les morts-vivants de son roman, révèle l’exposition.

L’exposition présente aussi une copie en silicone du costume porté en 1954 par L’Étrange créature du lac noir. D’après les organisateurs, l’allure de la créature a été directement inspirée par la découverte d’un poisson préhistorique célèbre, le cœlacanthe, que l’on croyait éteint.

Un fossile de l’animal, qui fut un temps considéré — à tort — comme l’ancêtre commun à toutes les créatures terrestres, est là pour en témoigner.

À sa création, en 1913, le Musée était officiellement consacré à l’histoire, à la science et à l’art. À ce titre, il a reçu dans les années 1930, de la part des studios Universal voisins, une kyrielle d’accessoires de cinéma, parmi lesquels une fourche provenant du tournage de La Fiancée de Frankenstein.

Actualités

Pannes électriques dans plusieurs régions du Québec: l'automne frappe fort

La pluie et les vents violents ont occasionné des pannes d’électricité dans plusieurs régions du Québec, jeudi. Dans la capitale, des écoles ont été forcées de fermer leurs portes durant la journée.

La majorité des écoles fermées ont envoyé un message aux parents en mi-journée et en ont fait l’annonce sur leur site Web et leur page Facebook. Les écoles se faisaient rassurantes : les élèves étaient en sécurité, mais les parents étaient invités à venir chercher leur enfant le plus tôt possible. 

À Québec, l’Institut Saint-Joseph, l’école secondaire Jean-de-Brébeuf, le Centre de formation professionnelle de Limoilou, le Centre Louis-Jolliet, l’école Marguerite-Bourgeoys et le Séminaire Saint-François ont pris la décision de fermer. 

Dans le cas de l’école Marguerite-Bourgeoys, c’est à la demande du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) que l’institution a fermé ses portes, pour des raisons de sécurité.

D’autres écoles touchées par les pannes de courant, notamment celles de la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, ont décidé d’offrir les cours quand même. 

«Bien que quelques écoles subissent actuellement des pannes d’électricité, nous tenons à vous assurer que les élèves sont pris en charge par l’ensemble de notre personnel et sont en sécurité dans nos établissements. Les cours se dérouleront normalement cet après-midi avec certaines adaptations en fonction des contextes propres à chacun des milieux. La durée des pannes électriques n’est pas encore connue. Nous demeurons à l’affût de l’évolution de la situation», a écrit la commission scolaire vers 13h sur sa page Facebook.

La décision de la CS des Premières-Seigneuries de maintenir les cours malgré les pannes de courant a soulevé quelques critiques sur le réseau social, des parents déplorant notamment que leurs enfants n’aient pas pu faire chauffer leur dîner. 

Sports

Une lésion cérébrale emporte un boxeur américain et relance la polémique

LOS ANGELES — Un nouveau mort qui laisse la boxe groggy : l’Américain Patrick Day, emporté à 27 ans par une lésion cérébrale des suites d’un KO, remet en lumière la difficulté de protéger les boxeurs dans un sport indissociable des coups portés à la tête.

Patrick Day, tombé le 12 octobre au tapis au 10e round d’un combat à Chicago contre son compatriote Charles Conwell, est mort mercredi des suites de sa lésion cérébrale après quatre jours dans le coma.

Il avait été évacué inconscient sur une civière et transporté à l’hôpital Norhtwestern Memorial de la ville, où il a ensuite subi en urgence une opération de chirurgie cérébrale. Il est mort entouré de ses proches et de son entraîneur.

Il est au moins le troisième boxeur professionnel cette année à avoir succombé à ses blessures après un combat, après l’Argentin Hugo Santillan et le Russe Maxim Dadashev.

De quoi relancer la controverse sur les lésions cérébrales dans ce sport dont les coups à la tête sont un composant essentiel.

«C’est inévitable que cela puisse arriver», reconnaît le docteur Maryannick Machard, présidente de la commission médicale de la Fédération française de boxe. «Quand vous prenez des coups à la tête régulièrement, ce n’est pas anormal qu’il y ait des pépins».

D’où la présence obligatoire, en France, d’un médecin près des rings. Au haut niveau, les boxeurs sont régulièrement soumis à des IRM (Image à résonnance magnétique), permettant de détecter d’éventuelles lésions au cerveau.

Dans le communiqué annonçant la mort de Day, le promoteur de combats américain Lou DiBella a appelé indirectement les autorités à adopter des normes de sécurité plus strictes.

«Il est très difficile d’expliquer ou de justifier les dangers de la boxe dans un moment pareil (...) Cependant, l’heure est venue de passer à l’action. Bien que nous n’ayons pas les réponses, nous savons les nombreuses questions à poser et nous avons les moyens d’y répondre de manière responsable, pour rendre la boxe plus sûre pour tous les participants», a-t-il écrit, sans plus de précisions.

Fatals «seconds impacts»

En boxe, le principal danger vient du «syndrome du second impact», mortel dans un cas sur deux et provoqué par un nouveau coup à la tête, parfois très léger, après avoir subi une première commotion dans les minutes voire les jours précédents, explique le neurologue français Jean-François Chermann.

«Il est indispensable que l’on suive mieux les boxeurs professionnels qu’actuellement», affirme-t-il, réclamant davantage de fonds alloués et de tests, en présaison, et dans les jours précédant et suivant les combats.

Les symptômes sont difficiles à détecter, car ils peuvent s’évaporer au bout de quelques minutes, ou au contraire survenir des jours après le choc. Les commotions favorisent aussi l’apparition de dégénérescences des années plus tard.

Elles ont déjà suscité des scandales dans plusieurs sports de contact, dont le rugby en Europe en 2018 et plus encore dans le football américain, sport-roi aux États-Unis dont les instances ont été accusées pendant des années d’avoir fermé les yeux sur les dangers encourus par les joueurs.

Autre difficulté : les boxeurs qui fraudent pour passer entre les gouttes. Le cas de Boris Velichkov, un Bulgare amateur mort en septembre après un combat professionnel, auquel il avait pu participer en présentant les papiers de son cousin.

Ou de Jeffrey Claro, un Philippin mort en 2017 d’un second impact après un KO à l’entraînement, suspecté comme 150 de ses pairs d’avoir fourni de faux scanneurs cérébraux pour continuer à boxer.

D’autres changent de discipline pour échapper aux contrôles. «Quand je mettais un boxeur à pied 30 jours (en boxe anglaise), il continuait à faire de la boxe thaï et à prendre des coups dans la tête», se désole Maryannick Machard.

Pour y remédier, la France travaille à unifier les réglementations de ses fédérations, par exemple sur les temps de repos ou la définition du KO, y compris avec le MMA (Mixed Martial Arts), sport de combat extrême autorisant les coups de coude et de genou. Il fait fureur aux États-Unis et doit être légalisé avant la fin de l’année en France.

Les boxeurs devraient par ailleurs disposer, à partir de 2020, d’un «passeport numérique» contenant leurs antécédents médicaux. Sa consultation sera obligatoire avant les combats.

Santé

Eau du robinet: bonne «jusqu’à preuve du contraire»

C’est la confusion au sein du gouvernement caquiste concernant le plomb dans l’eau : l’eau du robinet est-elle potable ou non?

Tandis que le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, dit qu’il existe une réponse pour chaque municipalité, le premier ministre François Legault affirme que l’eau est bonne «jusqu’à preuve du contraire».

Ils répondaient à des questions sur la salubrité de l’eau, après que plusieurs enquêtes journalistiques eurent révélé des concentrations de plomb anormalement élevées dans les fontaines de certaines écoles et dans des résidences privées.

M. Charette a été incapable de dire, mercredi, si l’eau courante au Québec est sécuritaire. Son ministère édicte des normes, mais il n’y a aucune façon de savoir si les tests sont faits dans les municipalités, a-t-il affirmé. «C’est la responsabilité de la municipalité d’offrir une eau de qualité.»

La concentration maximale acceptable de plomb au Québec est fixée à 10 parties par milliard (ppb), alors que celle de Santé Canada est de 5 ppb.

Le Québec est la seule province à utiliser une méthode d’échantillonnage désuète, rapportait Le Devoir, mercredi. Les municipalités laissent couler l’eau pendant cinq minutes avant de prendre la mesure, ce qui sous-estime le niveau de plomb dans l’eau.

M. Legault a tenté de se faire rassurant. «Jusqu’à preuve du contraire, oui c’est sécuritaire, a-t-il déclaré. Maintenant, on ne veut pas prendre de chances, c’est préoccupant ce qu’on a entendu.»

Vérification demandée

Il a indiqué que le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, avait commandé une vérification de la qualité de l’eau dans toutes les écoles.

M. Roberge a confirmé en mêlée de presse que des tests seront réalisés dans l’ensemble des écoles primaires et secondaires, sans faire couler l’eau pendant cinq minutes, et que des correctifs seraient apportés d’ici un an.

«On est optimiste et ambitieux, comme l’est le gouvernement de la CAQ depuis le début», a-t-il dit.

Dans l’intervalle, les enfants et leurs parents demeureront dans le doute, ne sachant pas si l’eau qui sort de la fontaine de l’école est exempte de plomb.

En juin, dans un avis, l’Institut national de santé publique du Québec avait sonné l’alarme, en révélant que le niveau de plomb détecté dans l’eau des écoles et des garderies du Québec était si élevé qu’il pouvait affecter le quotient intellectuel des enfants.

Une autre étude, menée par l’Université de Montréal, en collaboration avec La Presse, révélait la semaine dernière qu’un pourcentage élevé de fontaines présentes dans les écoles de Montréal contenaient des concentrations de plomb trop élevées, parfois bien supérieures à la norme fédérale.

Affaires

Cannabis: place aux produits de vapotage

WINNIPEG — Les préoccupations de santé publique associées au vapotage portent ombrage à l’excitation liée à l’expansion du marché du cannabis.

La production et la vente de dérivés du cannabis (produits comestibles, extraits, produits topiques et de vapotage) deviennent légales jeudi à l’occasion du premier anniversaire de la légalisation du cannabis à des fins récréatives.

Les titulaires de licence doivent donner à Santé Canada un préavis de 60 jours concernant leur intention de vendre ces produits, ce qui signifie qu’on ne les retrouvera pas sur les rayons des magasins avant la mi-décembre.

Certaines sociétés de cannabis au Canada prévoient une augmentation substantielle de leurs ventes, mais un expert aurait souhaité que la légalisation des produits de vapotage au cannabis soit différée ou, à tout le moins, que le public soit davantage sensibilisé à ce sujet.

«Ces produits arrivent sur le marché puis nous essayons de comprendre ce qui se passe, d’où vient la toxicité, puis nous essayons de réglementer rétrospectivement, ce qui est une façon dangereuse de faire les choses», a estimé le docteur Christopher Carlsten, qui est responsable de la médecine respiratoire à l’Université de la Colombie-Britannique.

Maladies pulmonaires

Plus de 1000 personnes aux États-Unis et une poignée au Canada ont développé une maladie pulmonaire apparemment liée au vapotage.

Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont annoncé la semaine dernière que le nombre de cas confirmés et probables de maladies pulmonaires graves avait grimpé à 1299 dans 49 États, dont 26 décès.

Le centre a ajouté qu’à ce stade, «aucun dispositif, produit ou substance n’a été associé à tous les cas». Cependant, les autorités sanitaires exhortent les gens à cesser d’utiliser des cigarettes électroniques, en particulier pour les produits contenant du THC, ou du tétrahydrocannabinol, un composé présent dans le cannabis.

Le vapotage est une nouvelle tendance qui change constamment. Le docteur Carlsten a dit que les experts commencent tout juste à en comprendre les impacts. Des études démontrent que les effets à court terme comprennent une enflure et des dommages causés par la chaleur aux poumons. À long terme, selon le docteur Carlsten, cela est également lié à l’emphysème.

«Leur variabilité est tout simplement trop grande, l’incertitude est trop grande et je n’ai vu aucun produit en particulier qui s’est clairement révélé sécuritaire», a-t-il prévenu.

Les ingrédients contenus dans les extraits de cannabis inhalables seront limités, y compris l’acétate de vitamine E, qui fait l’objet d’une enquête dans plusieurs cas américains.

Les produits de vapotage au cannabis devraient devenir un produit lucratif pour les entreprises légitimes qui luttent pour se débarrasser des producteurs persistants sur le marché noir.

Selon le Cannabis Council of Canada, le marché des produits illicites de vapotage au Canada est estimé à environ 1 milliard $.

Actualités

Quatre candidats libéraux à Bromont: « La vraie force des Cantons-de-l’Est »

Au pied d’une montagne colorée par les feuilles d’automne, les quatre candidats des Cantons-de-l’Est de l’équipe Trudeau ont présenté les enjeux chers à leur parti, notamment la question des aînés, de la vie des familles, des infrastructures et de l’environnement, mercredi à Bromont.

« J’éprouve beaucoup de fierté d’avoir une si belle équipe pour représenter les Cantons-de-l’Est », a lancé d’entrée de jeu Lyne Bessette, candidate dans Brome-Missisquoi et ancienne cycliste. Ces gens ont un véritable intérêt pour la région. »

Arts et spectacles

Les belles rencontres de Vanessa Borduas

Vanessa Borduas a vécu de bien beaux moments dernièrement. L’artiste granbyenne revient des Rencontres d’Astaffort, un atelier de création de chansons fondé il y a 25 ans par Francis Cabrel dans son petit village du sud de la France.

« Je participais aux 49es Rencontres qui, deux fois par année, permettent à des auteurs-compositeurs-interprètes de vivre une immersion d’écriture de chansons. On ne se connaissait pas et on avait cinq jours pour créer de zéro des tounes qui allaient ensuite être présentées en première partie du spectacle de Cabrel et en première partie de Bigflo et Oli », résume Vanessa.

Actualités

Mort, il perd sa cause devant la Cour suprême

Même s’il est décédé avant que sa cause ne soit entendue, Rosaire Poulin a ultimement perdu celle-ci devant la Cour suprême du Canada. Le 11 octobre dernier, le plus haut tribunal du pays a statué que le pédophile n’aurait pas dû recevoir une peine aussi clémente pour avoir abusé sexuellement de son neveu mineur entre 1979 et 1987. Une décision qui pourrait avoir d’importantes conséquences sur le système judiciaire canadien.

En 2017, l’octogénaire avait été condamné à une peine avec sursis à purger chez lui en raison de son état de santé très précaire. Le juge de première instance, Érick Vanchestein, avait pondéré que l’inculpé représenterait un très lourd fardeau pour les institutions pénitentiaires et que compte tenu du fait que M. Poulin n’avait plus réellement d’autonomie, qu’il se dirigeait vers la cessation de ses traitements et qu’il mourrait à court ou à moyen terme, il ne représentait plus un danger pour la société.

Actualités

Des lignes aériennes canadiennes abandonnent le «mesdames et messieurs»

TORONTO — Plusieurs transporteurs aériens canadiens ont supprimé l'expression «mesdames et messieurs» de leurs annonces en vol - ou envisagent de la modifier - en remplaçant la formulation par une terminologie non binaire, dans le cadre d'un virage plus large vers l'inclusion au sein des entreprises.

Air Transat a indiqué qu'elle avait cessé d'utiliser cette formule de salutation. Air Canada a dit qu'elle en ferait de même en modifiant ses annonces à bord «afin de les moderniser et de supprimer les références spécifiques au genre». Porter Airlines a pour sa part précisé avoir abandonné le «mesdames et messieurs» en 2018.

Affaires

Fin de grève en vue chez General Motors aux États-Unis

WASHINGTON — Après un mois de grève aux États-Unis, General Motors (GM) et le syndicat UAW ont annoncé mercredi être parvenus à un accord préliminaire, qui pourrait mettre fin à ce mouvement sans précédent depuis plus d'une décennie.

Le texte doit encore être approuvé par le Conseil national du syndicat lors d'un vote jeudi avant qu'il ne soit soumis aux adhérents, précise un communiqué de l'UAW. Le Conseil national décidera alors si la grève continue jusqu'à l'adoption finale du texte, ou si elle s'arrête le 17 octobre.

La Capitale

Vents destructeurs en route vers Québec [VIDÉO]

Environnement Canada a émis un avertissement de vents violents dans la grande région de Québec. Les vents risquent de souffler fort jeudi matin, jusqu’à 90 km/h, pour diminuer en soirée.

Ceux provenant du nord-est seront particulièrement violents près du fleuve, sinon des rafales de 70 km/h sont attendues dans la région. Les secteurs touchés seront Bellechasse, Côte-de-Beaupré et l’île d’Orléans, Lévis et Québec.

Dans la journée de jeudi, on attend aussi de 20 à 30 mm de pluie ainsi qu’une température stable de 9 degrés Celsius. 

Un avertissement est émis lorsque Environnement Canada juge qu’il existe un risque important de dommages. Le vent pourrait emporter les objets non fixés à une surface et causer des blessures.

Les citoyens concernés sont invités à surveiller les mises à jour publiées sur le site Web. Pour signaler du temps violent, il est possible d’envoyer un courriel à meteoQC@canada.ca ou de publier un gazouillis sur Twitter en utilisant le mot-clic #meteoqc.

Prévention

La sécurité publique de la Ville de Québec propose des trucs utiles pour se préparer en cas de vents violents. Elle suggère notamment de bien attacher ou de ranger à l’intérieur tout objet ou aménagement de terrain qui pourrait s’envoler. Il est aussi pertinent de garder en tête de s’éloigner des fenêtres et de limiter les déplacements non essentiels. Pour le guide complet de la Ville, rendez-vous sur leur site Web.

Justice et faits divers

Des crottes de fromage à 2000$

Un « goût de crottes de fromage » coûtera cher à un retraité de Sherbrooke.

« Ayoye! »

Telle a été la réaction d’un accusé de 65 ans lorsque le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec l’a informé, mardi, qu’une amende minimale de 2000 $ s’imposait dans son dossier.

Le 24 juin, le retraité avait beaucoup bu... beaucoup trop bu. 

« C’était le 24 juin... Je voulais me rendre au dépanneur pour acheter des crottes de fromage. J’avais le goût d’en manger », a expliqué l’accusé devant le tribunal.

Même si le dépanneur se trouvait à moins d’un kilomètre de sa résidence du nord de Sherbrooke, le retraité a pris la mauvaise décision de conduire son véhicule. 

L’individu sans doute distrait par les effets de l’alcool n’avait pas bouclé sa ceinture de sécurité. Cette infraction au Code de la sécurité routière a été remarquée par les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke sur le boulevard Lionel-Groulx.  

Les patrouilleurs ont noté sa démarche chancelante, la lenteur de ses gestes et son haleine alcoolisée. 

Soumis à l’éthylomètre, le sexagénaire a enregistré un taux d’alcool atteignant près de trois fois la limite permise par la loi soit un taux de 230 mg par 100 ml de sang.

« C’est un taux qui dépasse de plus deux fois la limite permise. Il y a une peine minimale qui s’impose », a fait remarquer le juge à l’accusé.

L’homme qui n’était pas représenté par avocat a demandé douze mois pour payer la forte amende pour conduite avec les capacités affaiblies par l’alcool.

Il a mentionné au tribunal qu’il hésitait entre vendre son véhicule ou louer un anti démarreur pour les douze mois d’interdiction de conduire qui lui ont été imposés.

Affaires

Un produit «à prix abordable» lancé par la compagnie gatinoise Hexo

Afin de rivaliser avec le marché noir, l’entreprise gatinoise HEXO Corp annonce le lancement d’un produit «à prix abordable» qui se retrouvera sur les tablettes des succursales de la Société québécoise du cannabis dès jeudi.

L’Original Stash, «un mélange de fleurs de sativa hybride avec une teneur en THC entre 12% et 18%», sera vendu 125,70$ pour 28 grammes (1 once), soit 4,49$ le gramme. Il s’agit d’un prix comparable à ce qui se vend sur le marché illicite, souligne HEXO Corp, par voie de communiqué.

Le producteur basé à Masson-Angers rappelle que la plus récente Enquête nationale sur le cannabis de Statistique Canada, publiée en août dernier, démontrait que plus de 40% des Canadiens continuent d’acheter du cannabis de manière illégale en raison principalement des prix qui sont moindre auprès de revendeurs.

«Notre objectif concernant Original Stash est d’avoir des répercussions sur le marché illégal, de sensibiliser les consommateurs à l’importance d’un produit réglementé et testé et de les mener à acheter du cannabis de façon légale», a indiqué le président et directeur général de l’entreprise HEXO Corp, Sébastien St-Louis. «Il devient de plus en plus difficile pour le consommateur ordinaire de distinguer les produits qui sont légaux de ceux qui ne le sont pas. Les distributeurs illégaux de cannabis sont allés jusqu’à inclure les mises en garde et les clauses de non-responsabilité relatives au THC, lesquelles sont obligatoires par Santé Canada, a ajouté M. St-Louis. Les sites Web qui vendent du cannabis illégal sont bien conçus, permettent aux consommateurs d’acheter en ligne et de se faire livrer les produits chez eux. Cependant, nous savons que les produits illégaux du cannabis peuvent – et c’est souvent le cas – contenir des métaux lourds, des pesticides et d’autres contaminants, et ceci me préoccupe grandement.»

Gatineau

Gatineau gagne une bataille contre les géants des télécommunications

Tout le monde municipal au pays donnera probablement une franche tape dans le dos à la Ville de Gatineau qui vient de gagner une cause devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui bénéficiera à toutes les villes du Canada.

La bataille juridique amorcée en 2008 par Gatineau qui avait adopté un règlement pour exiger des entreprises de télécommunications qu’elles paient pour les dommages causés notamment à la chaussée lorsqu’elles font des travaux et qu’elles obtiennent les permis nécessaires pour mener leurs opérations dans l’emprise de la municipalité s’est conclue il y a quelques semaines. 

D’autres villes canadiennes avaient aussi tenté par le passé de mettre les grandes entreprises de télécommunication au pas, mais sans grand succès. En 2013, un consortium formé de Vidéotron, Cogeco Câble, Rogers Communications, TELUS Communications et Bell Canada a contesté la validité constitutionnelle de la réglementation gatinoise et a eu en partie gain de cause en 2017. Un juge de la Cour supérieure avait précisé que le règlement adopté des années plus tôt par Gatineau qui touchait à l’obtention de permis municipaux représentait «une entrave à l’exercice de la compétence fédérale». Le juge avait cependant jugé valide l’imposition de frais pour les dommages causés aux équipements de la Ville. 

La Ville de Gatineau s’est alors tournée vers le CRTC pour que la partie de son règlement concernant l’obtention de permis par les entreprises soit reconnue. L’organisme fédéral a pris la cause en délibéré pendant deux ans. 

Forcées d’aviser la Ville

Le président du comité exécutif de la Ville de Gatineau, Cédric Tessier, a confirmé, mercredi, que la Ville venait de gagner sa cause. «Le CRTC a accepté dans sa décision d’établir les termes et les modalités d’un accord d’accès à l’emprise municipale, a indiqué M. Tessier. Ces entreprises devront dorénavant payer les frais pour le renouvellement et la délivrance d’approbations municipales lorsque c’est requis. Ces entreprises devront aussi demander un permis d’occupation routière lors de l’installation de réseaux aériens, elles seront tenues d’aviser la Ville pour le remplacement de matériel de surface et devront avertir la Ville pour le passage de câbles dans une conduite souterraine déjà existante.»

De son côté, la Ville de Gatineau devra rembourser les coûts de déplacement des équipements des entreprises de télécommunication lorsque ce sera requis en raison de travaux municipaux. La répartition des coûts sera toutefois établie en fonction de l’âge des équipements. «Plus les équipements seront vieux, moins ça coûtera cher à la Ville», a précisé M. Tessier. 

Un précédent

M. Tessier explique que cette décision du CRTC créer un précédent qui fera l’affaire de bien des villes au pays. «On n’était pas la seule ville dans cette cause, mais c’est Gatineau qui a fait les premiers pas, qui a fait la demande, et plusieurs villes attendaient cette décision avec impatience, a-t-il noté. Maintenant, quand il y aura des impacts sur les infrastructures municipales, il y aura des coûts exigés aux entreprises. Ce ne sont pas des revenus énormes.» En 2013, le consortium a tenté d’obtenir le remboursement d’une somme de 683 000 $, dont 510 000 $ avaient été payés par Vidéotron. Le juge avait refusé cette demande de remboursement. 


Basketball

Hausse remarquable de la popularité du basketball au Québec

Les Raptors de Toronto, champions en titre de la NBA, ont nourri et cultivé leur statut de club chéri d’un océan à l’autre en organisant notamment une partie de leur camp d’entraînement à Québec au début du mois.

Il s’agit d’une vitrine de plus pour le basketball, dont la popularité est montée en flèche au Québec ces dernières années.

La fédération provinciale, Basketball Québec, a pu le constater de façon bien évidente. De 2013-2014 à 2018-2019, le nombre de participants est passé d’environ 38 000 à environ 52 000 personnes, une augmentation de plus de 35 pour cent.

«C’est une hausse très appréciable, mentionne Daniel Grimard, le directeur général de Basketball Québec. La croissance vient surtout des 9 à 17 ans. Aux niveaux collégial et universitaire, c’est assez stable.

«Il y a une grande demande pour des entraîneurs et, de notre côté, il faudra assumer cette croissance-là.»

Les participants sont définis comme les athlètes, entraîneurs et officiels de structures reconnues par la fédération: RSEQ, ligues pour les moins de 18 ans, pour adultes ou de mini-basket, etc.

«La hausse n’est pas que dans les grands centres, poursuit Grimard. Dans le Centre-du-Québec, le Saguenay, l’Abitibi ou ailleurs, on le voit. C’est vraiment à l’échelle de la province. Je pense que les parents ont découvert le basket et là, ils veulent faire essayer ça à leurs enfants.»

Il y a l’aspect abordable: «acheter un ballon (de basket), ce n’est pas comme acheter un bâton (de hockey)», dit Grimard, qui inclut aussi, comme autres raisons de l’engouement, les succès des Raptors et les récentes vagues d’immigration.

«Les gens arrivent de pays où il y a une culture de basket, et ils veulent continuer leur cheminement.»

Mais la ferveur n’est pas limitée à cette filière, ajoute-il.

«Nous avons de plus en plus de passionnés de basket au Québec, pas seulement ceux venant de l’immigration. Des personnes qui ont grandi avec le hockey, le baseball et le soccer.

«Plusieurs gens font grandir leur région côté basket. Avant, on les connaissait par leur nom. Maintenant c’est impossible, parce qu’il y en a de plus en plus.»

Engouement

Les Raptors ont pris du coffre depuis au moins quatre ans, culminant avec leur premier championnat en juin.

«C’est sûr que ç’a aidé à rehausser la popularité du basket, dit Alexandre Dufresne, directeur des services aux élèves et des sports au Collège Jean-Eudes, à Montréal.

«Ça se remarque dans les discussions d’élèves, dans les corridors.»

Son institution offre des concentrations en basket. Il y a 10 ans, il y avait 27 Concentrations ou Sport-études de basketball, dans les écoles secondaires du Québec. Il y en a maintenant 48.

Et les bienfaits vont au-delà du terrain.

«Pratiquer un sport qu’on aime a un impact sur la motivation et les résultats scolaires, fait valoir Nadia Caron, directrice de l’école Gérard-Filion à Longueuil, qui offre une concentration et du sports-études. Le jeune va mieux s’organiser et faire plus d’efforts au niveau académique.»

Au Collège Jean-Eudes, à chaque deux ans, les jeunes ont l’occasion de faire un voyage dans la région de Boston: ils visitent le Temple de la renommée du basket et assistent à un match des Celtics, à des rencontres de la NCAA et à un entraînement d’un club universitaire.

«Les jeunes voient que ce sont de grosses organisations avec trois ou quatre adjoints à l’entraîneur, un préposé juste pour les ballons, un autre juste pour les gourdes d’eau, etc., confie Maripier Malo, la responsable du programme de basketball. Ça les impressionne.»

Malo a joué dans la NCAA avec St. Bonaventure, au sud de Buffalo. Enseignante d’éducation physique, elle est aussi arbitre de niveau international - elle a récemment officié à Porto Rico, pour l’AmeriCup. En juillet, elle a eu le statut d’observatrice pendant la Ligue estivale de la NBA.

«J’arbitre à l’international depuis une dizaine d’années, raconte Malo. Le basketball m’a tant donné comme athlète, alors c’est une façon pour moi de redonner au suivant.»

En septembre, la Ville de Montréal a annoncé la construction ou la rénovation de terrains de basket dans 10 parcs.

L’un des endroits où se dressera un tout nouveau terrain est le parc Gilbert-Layton, dans Notre-Dame-de-Grâce.

Le parc est voisin de l’école primaire Les-Enfants-du-Monde - une appellation fort appropriée pour la métropole, mais aussi pour un sport où, parmi les joueurs de la NBA, 42 pays étaient représentés en 2018-2019.

Mode

Les séries «Fleabag» et «Peaky Blinders» dopent les ventes de combinaisons et casquettes au Royaume-Uni [PHOTOS]

LONDRES — Captivés par les séries télévisées, nombre de Britanniques veulent s’habiller comme leurs héros, si bien que les ventes de combinaisons noires de «Fleabag» ou de casquettes rétro de «Peaky Blinders» explosent au Royaume-Uni, selon la chaîne de grands magasins John Lewis.

Ces chiffres confirment les tendances observées depuis plusieurs mois et dont essaient de profiter de nombreux sites en ligne et enseignes qui multiplient les ventes de produits dérivés de séries.

L’enseigne haut de gamme, qui a publié mercredi son rapport 2019 sur les ventes dans ses magasins, montre combien l’apparition sur les écrans d’une nouvelle saison de série à succès se traduit par une hausse des ventes immédiates de vêtements ou accessoires portés par leurs populaires personnages.

La sortie en avril 2019 de la deuxième saison de «Fleabag», centrée sur une jeune Londonienne égocentrique et antisociale, s’est accompagnée d’un bond de 66% des ventes de la combinaison noire portée par l’héroïne, interprétée par l’actrice britannique multi-récompensée Phoebe Waller-Bridge, également créatrice de la série.

De même, la diffusion en août et septembre sur la BBC de la cinquième saison de «Peaky Blinders», qui narre les aventures de gangsters à Birmingham au début du 20e siècle, a dopé de 25% les ventes des casquettes plates portés par les protagonistes.

Affaires

Produits de la mer: beaucoup de fraude et d’identification trompeuse au Canada [VIDÉO]

Une enquête dont les résultats sont dévoilés mercredi rapporte qu’il existe des preuves grandissantes que le Canada a un problème largement répandu de fraude en ce qui concerne les produits de la mer.

L’organisme Oceana Canada révèle que des tests d’ADN effectués sur des échantillons de poissons recueillis chez des restaurants et épiceries de Montréal ont révélé un des pires taux d’identification trompeuse au Canada: 61 pour cent des échantillons étaient une autre espèce que celle annoncée ou ne respectaient pas les normes d’étiquetage de l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Cette récente analyse s’ajoute aux résultats d’une enquête nationale effectuée par Oceana Canada sur plusieurs années. Cette enquête a révélé que près de la moitié des 472 échantillons testés dans six villes canadiennes, soit 47 pour cent, étaient identifiés de façon trompeuse.

Le pire taux de mauvaise identification des produits a été relevé à Victoria, à 67 pour cent. Il a été de 59 pour cent à Toronto, 46 pour cent à Ottawa, 38 pour cent à Halifax et 26 pour cent à Vancouver.

Josh Laughren, directeur exécutif chez Oceana Canada, ajoute que l’organisme a découvert du poisson d’élevage vendu sous appellation sauvage, des espèces bon marché déguisées sous l’identité d’espèces dispendieuses, et des poissons bannis dans plusieurs pays en raison de risques pour la santé qui ont été vendus au Canada sous une fausse identité.

Josh Laughren propose l’implantation d’une traçabilité exhaustive, du navire jusqu’à l’assiette, et des normes d’étiquetage détaillées à travers les chaînes d’approvisionnement canadiennes. À son avis, cela permettra de réduire l’incidence de fraude et d’étiquetage trompeur et protégera les consommateurs canadiens de même que les pêcheurs honnêtes et les espèces de poissons vulnérables.

Musique

Céline tout en voix à Ottawa

CRITIQUE / Céline Dion a relancé son Courage tour, mardi à Ottawa, le sourire aux lèvres, et l’émotion à fleur de peau...

Ce retour en force mettait fin à trois semaines de convalescence. Ses fans de la capitale fédérale ont poussé un soupir de soulagement : la diva québécoise a retrouvé la grande forme, et en a témoigné au fil d’une prestation qui ne manquait pas de tonus, ni de souplesse, ni de conviction.

Musique

Héritage de Johnny Hallyday: sa veuve renonce à son appel sur la compétence des tribunaux français

VERSAILLES — La veuve du chanteur français Johnny Hallyday, Laeticia, a renoncé à faire appel du jugement consacrant la compétence des tribunaux français pour régler le litige qui l’oppose aux enfants aînés de la vedette concernant son héritage, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Fin mai, un jugement rendu par le Tribunal de grande instance de Nanterre, en région parisienne, avait marqué un revers pour Laeticia Hallyday qui souhaitait que le contentieux l’opposant à David Hallyday et Laura Smet soit examiné aux États-Unis, où le rocker, mort en 2017, a rédigé ses dernières volontés, et non en France.

Mardi, la cour d’appel de Versailles, près de Paris, a dit à l’AFP avoir «reçu cet après-midi des conclusions de désistement d’appel de Mme Laeticia Boudou veuve Smet», confirmant une information de la chaîne de télévision BFMTV.

En première instance, les juges avaient rejeté sa demande et estimé que Johnny Hallyday avait conservé «jusqu’au bout un mode de vie tout à la fois itinérant et bohème, mais surtout très français, qui l’amenait à vivre de façon (...) habituelle, en France».

Le tribunal en avait conclu que malgré ses nombreux voyages et séjours aux États-Unis, le chanteur était résident français au moment de sa mort en décembre 2017.

David Hallyday et Laura Smet ont engagé une bataille judiciaire au long cours contre la veuve de leur père pour obtenir leur part d’héritage dont ils estiment avoir été privés par un testament rédigé aux États-Unis en 2014 dans lequel Johnny Hallyday lègue l’ensemble de sa fortune à sa dernière épouse et à leurs deux filles.

Justice et faits divers

L'adolescent autiste accusé du meurtre de sa mère est-il criminellement responsable ou pas?

Jérémy* a tué sa mère. L’adolescent autiste de 17 ans l’admet. Mais est-il ou non criminellement responsable du meurtre au second degré? C’est la question ultime que la juge Fannie Côtes de la chambre de la Jeunesse aura à trancher.

Pour une rare fois, le tribunal pour adolescents à Québec entendra un débat d’experts sur la responsabilité criminelle d’un jeune meurtrier atteint d’un trouble mental. 

«Le débat est complexe, commentait lundi le procureur de la Couronne Me Hugo Breton, à l’occasion d’une conférence préparatoire au procès qui se tiendra cet hiver, à une date qui reste à être déterminée. On va patiner sur une glace qui nous est moins familière.»

Le 16 février 2018, Jérémy, 17 ans et cinq mois, se trouvait chez sa mère, dans son logement du quartier Limoilou. Une fin de semaine sur deux, la dame de 49 ans vient chercher son fils autiste à la ressource d’hébergement où il vit pour passer deux jours avec lui. Jérémy est placé et aidé par des éducateurs spécialisés depuis l’âge de neuf ans.

En milieu de soirée, dans des circonstances qui seront établies au procès, Jérémy poignarde sa mère à plusieurs reprises. Les premiers répondants trouvent la dame inconsciente dans un corridor de l’immeuble. Elle est transportée à l’hôpital où son décès sera constaté quelques heures plus tard. 

Jérémy s’est réfugié dans un autre logement avec un téléphone cellulaire. Il appelle une éducatrice de la ressource où il vit. L’adolescent parle du drame à l’éducatrice puis aux policiers qui se précipitent sur les lieux.

Deux psychiatres, deux avis

Après son arrestation, l’adolescent a passé un examen psychiatrique qui a démontré son aptitude à subir son procès.

L’avocat de la défense Me Pascal Defoy a ensuite obtenu du tribunal la permission que son jeune client, détenu durant les procédures, subisse un examen sur la responsabilité criminelle. Le psychiatre Dr Frédéric Charland a conclu qu’en raison de son état mental au moment des faits, Jérémy ne pouvait être tenu criminellement responsable du meurtre au second degré de sa mère.

La poursuite a demandé une contre-expertise au psychiatre Dr Louis Morrissette qui lui est arrivé à la conclusion inverse, à savoir que l’adolescent est criminellement responsable.

Le débat entre les deux experts occupera au minimum deux des sept journées du procès devant la juge Côtes.

Vu la gravité de l’infraction, le procureur de la Couronne Me Hugo Breton avait annoncé dès la comparution qu’il demanderait une peine pour adulte, dans l’éventualité d’une condamnation.

Cette requête est lourde de conséquences; dans le système de justice pénale pour adolescent, la peine maximale pour un meurtre au second degré est de sept ans de mise sous garde dans un centre jeunesse. Chez les adultes, un accusé coupable de meurtre au second degré est automatiquement condamné à la prison à perpétuité. Le juge se charge ensuite de déterminer après quelle période le détenu peut faire une demande de libération conditionnelle, mais il devra obligatoirement être incarcéré durant sept ans.

Si l’adolescent obtient un verdict de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, c’est le Tribunal administratif du Québec (TAQ) qui sera chargé des mesures d’encadrement.

* Prénom fictif. L’identité de l’accusé est protégée par la Loi sur le système de justice pénale pour adolescents.

Affaires

Les A220 de Swiss temporairement cloués au sol; des inspections recommandées

Les problèmes de moteurs de l’A220 d’Airbus, qui ont incité Swiss Air Lines à temporairement clouer au sol ses 29 appareils, obligent les exploitants de cet appareil conçu par Bombardier à effectuer des inspections préventives.

Cette recommandation a été effectuée dans la foulée d’un nouvel incident impliquant un appareil de Swiss, premier transporteur à avoir reçu l’ex-C Series. L’avion, qui effectuait la liaison entre Londres et Genève, a été redirigé vers Paris en raison d’une «irrégularité technique» avec l’un des deux moteurs, a indiqué par courriel la compagnie helvète.

Depuis l’été, c’est au moins le troisième événement du genre impliquant les moteurs de l’A220, qui sont construits par Pratt & Whitney. En juillet, un des avions avait perdu des pièces de moteur alors qu’il survolait la France dans le cadre d’un trajet entre Genève et Londres.

Swiss, qui doit recevoir son 30e A220 l’an prochain, a fait savoir, mardi en fin d’après-midi, qu’un premier appareil avait déjà repris du service.

«Selon la planification en cours, les activités aériennes pourront être reprises jeudi de manière largement régulière», a écrit le transporteur aérien, sur son compte du réseau social Twitter.

De son côté, Airbus a transmis une déclaration aux médias dans laquelle l’avionneur dit être en train d’informer, avec Pratt & Whitney, «tous les exploitants» de l’A220 de «recommandations supplémentaires».

Il s’agit d’une mesure préventive en attendant que la cause «initiale» des pépins soit identifiée. Swiss, Delta Air Lines, Air Baltic, Korean Air, EgyptAir et Air Tanzania ont reçu des A220.

«Ces nouvelles mesures comprennent une inspection visuelle du moteur à l’aide d’un endoscope et une limitation de la vitesse du compresseur basse pression du moteur, a souligné le géant européen. Airbus regrette sincèrement ce désagrément pour nos clients et leurs passagers.»

Néanmoins, en France, le Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation a qualifié de «grave» l’incident survenu mardi, en plus de déléguer l’enquête au conseil national de la sécurité des transports aux États-Unis.

Pour sa part, Pratt & Whitney a dit avoir recommandé des «inspections supplémentaires du compresseur basse pression» des moteurs de type PW1500G et PW1900G.

«Les moteurs continuent de satisfaire à tous les critères de maintien de la navigabilité», a écrit un porte-parole de Pratt & Whitney, John Thomas, dans un courriel.

Un œil attentif

Air Baltic, qui figure parmi les principaux clients de l’A220 et qui exploite actuellement 20 appareils, suit également la situation de près. Dans l’immédiat, toutefois, les activités du transporteur letton n’étaient pas perturbées.

La compagnie aérienne a confirmé avoir reçu la recommandation de Pratt & Whitney en ce qui a trait aux inspections supplémentaires.

«Air Baltic a retenu une variante différente (du moteur) PW1500G par rapport à celle de Swiss, a souligné le transporteur, dans un communiqué. Comme l’a confirmé le constructeur, les moteurs continuent de respecter tous les critères de maintien de la navigabilité.»

Le mois dernier, la Federal Aviation Administration (FAA) aux États-Unis avait suggéré aux transporteurs de remplacer un tuyau visant à assurer l’alimentation en huile sur les moteurs des appareils en raison de pannes survenues en plein vol.

Delta Air Lines, qui exploite actuellement 25 A220, a fait savoir que tout se déroulait comme prévu malgré la décision prise par Swiss. Le transporteur américain a toutefois assuré avoir respecté la directive annoncée le mois dernier par la FAA.

Airbus a obtenu quelque 525 commandes fermes pour l’appareil développé par Bombardier auprès de clients comme Swiss, Air Baltic, Delta, Air France/KLM, Air Canada, Korean Air et JetBlue.

Ottawa

Ville d'Ottawa fraudée: un Floridien reconnu coupable

Un homme soupçonné d’avoir participé à la fraude dont a été victime la Ville d’Ottawa a été reconnu coupable par un jury en Floride.

Elvin Lewis Jr a été jugé coupable de complot en vue de commettre du blanchiment d’argent et de blanchiment d’argent, vendredi dernier.

Selon le Département de la justice américain, Lewis Jr faisait partie d’un groupe de fraudeurs dont les autres membres seraient majoritairement situés à l’extérieur des États-Unis.

Le rôle de l’homme originaire d’Hollywood en Floride dans ce complot était de transférer rapidement les revenus de leurs activités d’un compte bancaire à l’autre pour qu’elle ne puisse être retracée par les victimes. En retour, il touchait une commission entre 5 et 10%.

«Comme les preuves l’ont démontré durant le procès, Lewis Jr a créé plus de huit comptes dans des banques différentes pour sa prétendue entreprise d’investissement en immobilier, “A NuFinancial Consortium LLC”, explique le Département de la justice dans un communiqué de presse. À travers ces comptes bancaires, Elvin Lewis Jr a blanchi plus de 3 millions $ en moins d’un an, dont environ 2,3 millions $ l’ont été dans une période de moins de deux semaines.»

Parmi les victimes, il y a «une entreprise de camionnage du Tennesse, une entreprise d’énergie de l’Ohio, une compagnie de mécanique dans l’Indiana et à Détroit, un importateur de Chicago», poursuit le Département de la justice.

«Une grande ville canadienne» est également du groupe et la Ville d’Ottawa a déjà annoncé en avril dernier avoir été victime de cette fraude.

La trésorière de la Ville avait transféré près de 100 000 $ américains à un faux fournisseur durant l’été 2018 après avoir reçu un courriel qui semblait provenir du directeur général de la municipalité, Steve Kanellakos.

Le Département de la justice américain indique qu’il s’agit du modus operandi de ce groupe de fraudeurs qui piratait le compte courriel d’individus pour inviter leurs victimes à virer des fonds dans divers comptes bancaires.

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