Sabté

Laitue romaine et E.coli: l'Agence de la santé publique fait des vérifications

MONTRÉAL — Les Canadiens peuvent pour l'instant continuer de consommer de la laitue romaine, selon l'Agence de santé publique du Canada (ASPC), qui procède actuellement à des vérifications dans la foulée d'une autre éclosion d'infection à la bactérie E.Coli aux États-Unis, qui a mené à 31 hospitalisations dernièrement.

Vendredi, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies ont recommandé aux Américains d'éviter d'acheter de la laitue romaine provenant de la région de Yuma, en Arizona.

Pour l'instant, l'Agence de santé publique du Canada ne recommande pas aux consommateurs d'opter pour une autre laitue que la romaine, a indiqué une porte-parole de l'ASPC, Anna Maddison, dans un courriel transmis vendredi après-midi.

L'agence est toutefois en contact avec ses partenaires «pour déterminer s'il y a des cas canadiens liés à l'éclosion américaine», a ajouté la porte-parole.

L'ASPC ne savait pas si des laitues romaines provenant de la région suspecte pourraient être en circulation au Canada.

L'agence suggère aux Canadiens qui consomment de la laitue de bien la laver à l'eau avant de la consommer. Il est aussi recommandé de bien se laver les mains avant et après le nettoyage de la laitue, qui peut se conserver jusqu'à sept jours au réfrigérateur.

Du 21 décembre au 9 janvier dernier, l'ASPC avait diffusé un avis pour conseiller aux Canadiens de plusieurs provinces de choisir une autre laitue que la romaine, en raison d'une éclosion d'E.Coli, qui avait touché 42 personnes, dont 15 provenaient du Québec. L'avertissement avait été levé le 10 janvier.

Éclosion en Alberta

Par ailleurs, les autorités de santé en Alberta enquêtent sur une éclosion d'E.Coli qui a affecté 34 personnes, dont 11 qui ont été hospitalisées et une qui pourrait être morte des suites de l'infection.

Vingt-et-un cas sont liés à un restaurant d'Edmonton, mais les autorités ignorent la source d'infection pour les 13 autres personnes.

L'infection à l'E.Coli survient généralement lorsqu'un individu consomme des aliments ou de l'eau contaminée avec des selles humaines ou animales, ou lors d'un contact direct avec une personne malade ou un animal porteur de la bactérie.

Elle peut entraîner des symptômes tels que des nausées, des vomissements et des violentes crampes abdominales.

La plupart des symptômes disparaissent après cinq à dix jours, mais dans certains cas, une hospitalisation est nécessaire.

Environnement

Plastique jetable: Greenpeace Canada veut mobiliser le grand public

En vue du Jour de la Terre, Greenpeace Canada lance sa première campagne «entièrement participative» pour faire disparaître les produits en plastique à usage unique.

Par le biais d'une trousse d'action, l'organisation propose au grand public sept gestes concrets à poser auprès d'entreprises et d'élus locaux.

Greenpeace suggère notamment aux citoyens d'organiser une journée de nettoyage ou encore d'inviter les restaurants et cafés de leur voisinage à ne plus offrir de pailles ou de contenants jetables en plastique.

Environ 90 % du plastique produit à ce jour n'a pas été recyclé, fait valoir le groupe écologiste, qui soutient que l'on doit radicalement repenser la manière de faire parvenir les produits aux consommateurs, avec des systèmes de recharge et de réutilisation par exemple.

«Le recyclage ne nous sortira pas de cette crise», prévient la directrice de la campagne Océans & Plastiques de Greenpeace, Sarah King.

Depuis que la Chine a mis fin aux importations de matériaux recyclables étrangers, les lacunes des infrastructures de collecte canadiennes ont été mises en évidence et les déchets s'accumulent dans les centres de tri, expose l'organisation dans un communiqué.

Une porte-parole de Greenpeace, Loujain Kurdi, juge le public déjà sensible à cette cause.

«Il y a une conscience, une compréhension du sérieux de l'enjeu autour des sacs en plastique, mais aussi de toute forme de produits de plastique à usage unique», a-t-elle soutenu, en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Elle réclame un cadre national pour réguler la production, la vente et la récupération du plastique à usage unique par les grandes compagnies.

«Il faut que le problème soit mis sur le même piédestal que celui de l'industrie pétrolière», a-t-elle avancé.

«Le long des côtes de Colombie-Britannique, on voit les déchets qui arrivent du Pacifique. Il y a 10 000 tonnes de plastique dans les Grands Lacs, entre ici et les États-Unis. Il y a 85 % de nos oiseaux marins qui ont ingéré du plastique, a-t-elle énuméré. Les chiffres, c'est à n'en plus finir et je parle d'un contexte canadien!»

«En tant que pays développé, on a notre part à jouer là-dedans», a souligné Mme Kurdi.

Une annonce de la ministre fédérale de l'Environnement, Catherine McKenna, est d'ailleurs attendue dimanche relativement aux déchets marins et au plastique.

Du côté de Greenpeace, on insiste sur l'urgence d'agir.

«Il faut que le gouvernement canadien en fasse davantage pour qu'on ne soit pas parmi les derniers pays à agir ce problème-là», a lancé Loujain Kurdi.

Justice et faits divers

Humboldt: les funérailles de la dernière victime célébrées

STRASBOURG — Un autre membre de l'équipe de hockey junior, les Broncos de Humboldt, a été conduit samedi à son dernier repos.

Les funérailles de l'entraîneur-adjoint de la formation, Mark Cross, ont été célébrées samedi après-midi dans sa ville natale de Strasbourg, en Saskatchewan.

M. Cross, âgé de 27 ans, est une des 16 victimes de l'accident routier qui a impliqué l'autocar des Broncos, il y a deux semaines, à Tisdale. Il s'agissait de la dernière cérémonie funèbre entourant la tragédie.

Il avait été embauché par les Broncos au début de l'actuelle saison de hockey.

Pour ses proches et amis, Mark Cross était un compétiteur sans peur dont la présence pouvait rassurer ses joueurs, ses coéquipiers et ses amis.

«Mark était un travaillant fantastique. Il était très intelligent. Il était l'un des plus généreux jeunes hommes que j'ai rencontrés, a déclaré le président des Broncos, Kevin Garinger. On ne peut pas dire assez de bien de lui.»

Lucas Frison, qui connaissait le défunt depuis l'âge de trois ans, a rappelé que celui-ci comptait plusieurs amis.

«On pouvait s'entendre facilement avec lui. Il avait une belle personnalité qui faisait bien rire les autres. Il avait une présence rassurante. Il savait faire preuve de leadership.»

Actualités

Paris: le mobilier du Ritz s'envole aux enchères pour près de 11,5 M$

PARIS — La vente aux enchères du mobilier du Ritz à Paris a atteint la somme de 7,3 millions d'euros (soit près de 11,5 millions $CAN), «un record mondial pour une vente de mobilier d'hôtel», a annoncé samedi la maison de vente Artcurial.

À l'encan, les meubles et objets du palace de la place Vendôme ouvert en 1898 par César Ritz ont fait mieux que ceux de ses concurrents parisiens du Crillon (5,9 millions d'euros en 2013) ou du Plaza Athénée (1,4 million d'euros en 2013), mais aussi que ceux d'autres hôtels dans le monde.

«Le Ritz a suscité un engouement extraordinaire, attirant des acheteurs du monde entier», a déclaré à l'AFP le commissaire priseur Me François Tajan, président délégué d'Artcurial, «un peu exténué» par la vente qui s'est déroulée sur cinq jours.

Le montant de la vente (7,3 millions d'euros avec frais) représente sept fois l'estimation (hors frais) qui était de 1 million d'euros.

La totalité des 3400 lots a été vendue, dont 95 % au-dessus de l'estimation.

Près de 50 % des lots ont été adjugés sur Internet, qui «a été un vecteur du succès de la vente», a souligné Me Tajan.

Cinéma

Le Mini-Moi d'Austin Powers est mort

LOS ANGELES — Verne Troyer, l'acteur américain de petite taille qui incarnait Mini-Moi, dans la série culte des comédies déjantées d'espionnage «Austin Powers», est mort samedi à 49 ans, apparemment d'un suicide.

«C'est avec une grande tristesse et le coeur incroyablement lourd que nous écrivons que Verne est décédé aujourd'hui», ont publié ses proches sur son compte officiel Instagram, en rendant hommage à un homme «extrêmement bienveillant», qui «voulait faire sourire et rire tout le monde» et «aider de son mieux».

Les raisons de son décès n'ont pas été précisées, mais l'acteur souffrait de dépression, selon ce message, qui précise que Verne Troyer s'était récemment fait baptiser.

«La dépression et le suicide sont des problèmes très graves. On ne sait jamais quelle bataille mène quelqu'un en lui-même. Soyez gentils les uns envers les autres.» «Et sachez toujours qu'il n'est jamais trop tard pour venir en aide à quelqu'un», poursuit la publication.

Troyer avait été hospitalisé récemment pour une raison inconnue. Il y a un an, il avait subi une précédente hospitalisation et évoqué à cette occasion ses problèmes avec l'alcool.

L'acteur nain, qui mesurait 81 cm — il était l'un des hommes les plus petits du monde —, avait acquis une notoriété mondiale en interprétant l'acolyte, «cloné à l'échelle 1/8e», et tout aussi chauve que lui, du méchant Docteur Denfer, opposé à Austin Powers.

Ce personnage de nain bondissant était apparu en 1999 dans Austin Powers 2 : agent 00sexe, puis avait repris du service en 2002 dans Austin Powers contre l'homme au membre d'or. Dans son costume à paillettes argentées, Mini-Moi était capable de livrer d'homériques combats de catch, en multipliant les pirouettes et les gags absurdes qui ont contribué à le rendre culte.

Environnement

Hausse des températures au Québec: la crue des eaux sous surveillance

Les risques d'inondation sont minimes cette fin de semaine au Québec, mais la hausse prévue des températures provoquera une fonte plus rapide du couvert de neige et de glace sur les cours d'eau.

L'avertissement est lancé par la Sécurité civile du Québec, qui dit surveiller étroitement les niveaux et les débits d'eau. L'organisation publie des mises à jour régulières sur l'état de la crue.

Samedi après-midi, deux rivières étaient placées sous surveillance : la rivière des Mille-Iles, à la hauteur de Terrebonne, dans Lanaudière, et la rivière Beaurivage, en aval du pont de la route 171, à St-Étienne, en Chaudière-Appalaches. Dans les deux cas, le site de la Sécurité civile indiquait que la tendance était à la baisse.

Les niveaux d'eau actuels sont généralement sous les normales, partout au Québec.

Les directions régionales de la Sécurité civile demeurent toutefois en contact avec les municipalités riveraines et se disent prêtes à intervenir en tout temps.

Les citoyens, quant à eux, sont invités à se préparer en cas de crue. Ils doivent notamment s'assurer d'avoir une trousse d'urgence complète et facilement accessible.

Ils peuvent par ailleurs vérifier les niveaux et débits d'eau de leur secteur dans le site Vigilance du ministère de la Sécurité civile du Québec.

Justice et faits divers

Mort de la petite Rosalie: la ministre Charlebois veut «tout savoir»

«Je veux tout savoir.» La ministre responsable de la Protection de la jeunesse, Lucie Charlebois, a ordonné une enquête afin de déterminer si le système a failli à protéger la petite Rosalie Gagnon.

Après deux jours de réflexion au cabinet de Mme Charlebois et quatre jours après le décès de la fillette de deux ans, la ministre a confié samedi une enquête à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ). 

Le mandat se veut très large, a expliqué Lucie Charlebois en entrevue au Soleil. «Dans l’ensemble du réseau de la santé et des services sociaux, est-ce que les services ont été offerts?» demande-t-elle. «Est-ce qu’on a pris toutes les mesures pour soutenir le milieu de cette enfant-là avant que n’arrive ce tragique événement?»

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Une pétition pour que le nom de Rosalie Gagnon perdure

Rosalie Gagnon a été trouvée sans vie dans un bac à ordures, mercredi, à Québec. L'autopsie a révélé qu'elle avait été tuée à l’aide d’une arme blanche. Sa mère, Audrey Gagnon, est la principale suspecte dans cette triste histoire.

Toxicomane ayant des antécédents judiciaires, notamment pour une agression armée en 2014, elle a été arrêtée pour meurtre jeudi matin mais n’a pas encore été accusée du crime. Le Soleil rapportait jeudi qu’elle ne se rendait plus aux rencontres des Narcotiques anonymes depuis plusieurs semaines. Diverses sources ont témoigné de graves problèmes de consommation. 

Prenant acte des révélations dans les médias et d’autres informations venues à ses oreilles, Mme Charlebois veut maintenant y voir clair. «Il y a beaucoup de commentaires [et d'informations] qui s’ajoutent, mais je n’ai aucun élément qui me dit si tous ces commentaires-là sont vrais ou faux. […] Honnêtement, je ne peux pas laisser ça de même», a-t-elle tranché. «Je n’ai pas d’autre choix que de prendre mes responsabilités de ministre.»

Des questions sans réponses

À l’heure actuelle, l’élue a davantage de questions que de réponses. «Est-ce que la famille a été accompagnée par des intervenants? Est-ce que les services étaient suffisants, accessibles, adéquats? C’est tout ça que je veux savoir», a-t-elle énuméré. «Je ne sais pas où était le dossier de cette enfant-là. […] Je ne sais pas s’il y a eu un signalement [à la Direction de la protection de la jeunesse]. Est-ce qu’on s’est rendu là?»

À savoir si elle avait des doutes sur le travail effectué par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la région de Québec, Mme Charlebois a indiqué qu'elle voulait évaluer la situation dans son ensemble.   

Jeudi, elle affirmait que des éléments allaient être analysés. «Il y a certainement des raisons pour lesquelles la DPJ a laissé l’enfant à sa mère», avait dit la ministre en référence à certaines informations voulant que la DPJ était dans le dossier de la petite victime.

Justice et faits divers

Une pétition pour que le nom de Rosalie Gagnon perdure

Une pétition mise en ligne vendredi réclame que l’avenue de Gaulle ou le parc Terrasse Bon-Air soit renommé au nom de Rosalie Gagnon.

L'auteure de la pétition est Jessica Millette, une résidente de Saint-Jérôme et mère de deux enfants. Elle souhaite que l’avenue de Gaulle, où le corps de la fillette a été retrouvé, ou que le parc Terrasse Bon-Air, où la poussette vide a été repérée, change de nom pour honorer la mémoire de l’enfant.

«Pour tout le Québec c’est pénible, c’est triste. Moi, mère de deux filles, même si je ne la connais pas [Rosalie], ça me touche. C’est horrible. C’est inimaginable», a-t-elle expliqué au Soleil

Même à l'autre bout de l'autoroute 40, Mme Millette a voulu agir. Pour elle, la fillette de deux ans, poignardée à mort, mérite un hommage permanent. «Oui, il y a des toutous et c’est très bien, mais ils ne resteront pas. Il faut quelque chose qui va rester. C’est ça que j’aimerais», a-t-elle plaidé, invitant la population à appuyer sa démarche.

Justice et faits divers

Mort de la petite Rosalie: les indices s'accumulent, les hommages pleuvent

Après deux journées de cueillette d’informations pouvant servir à élucider la mort de la petite Rosalie Gagnon, le Service de police de la Ville de Québec a levé son poste de commandement, samedi, et n’a pas l’intention de le redéployer «à court terme».

La quiétude du quartier résidentiel où a été trouvée la dépouille mortelle de Rosalie Gagnon a de nouveau été perturbée samedi par les activités policières et les nombreux citoyens venus rendre hommage à la jeune victime.  

D’abord en matinée, et pour une deuxième journée consécutive, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a déployé un poste de commandement au parc du Petit-Village. Des enquêteurs des crimes majeurs y ont reçu et traité de nouvelles informations du public.  

Comme la veille, le maître-chien et une unité de recherche spécialisée ont quadrillé des secteurs près des trois principaux lieux identifiés dans cette affaire, soit le parc Terrasse Bon-Air, où a été trouvée une poussette vide mercredi matin, l’avenue Gaspard, où Audrey Gagnon a été interpelée par les policiers mercredi après-midi, et l’avenue de Gaulle, où le corps de la jeune victime a été découvert dans une poubelle un peu plus tard la même journée.

Avec ce déploiement, le SPVQ tentait notamment de déterminer la provenance du sinistre bac à ordures, qui n’avait aucun lien avec la résidence près de laquelle il a été laissé.

«Suite à l’analyse des informations reçues, nous aurions identifié le propriétaire et la provenance du bac à ordures», a indiqué Étienne Doyon, porte-parole du SPVQ, samedi après-midi. Le propriétaire du bac se serait lui-même manifesté. M. Doyon n’a pas voulu préciser s’il provenait du même quartier où s’est déroulé le drame.

Érigé à 8h, le poste de commandement a mis fin à ses activités à 13h. «Nous ne prévoyons pas déployer de nouveau le poste de commandement à court terme», a ajouté le porte-parole.

«Difficile à vivre»

Pendant ce temps, des dizaines, voire des centaines de personnes ont défilé toute la journée sur l’avenue de Gaulle, devant la résidence où Rosalie a été trouvée sans vie. La rue résidentielle était parfois congestionnée tellement l’affluence était soutenue.

Raymond Bouchard, qui habite la maison d’à côté, lavait tranquillement l’intérieur de sa voiture, jetant parfois un regard vers la montagne de toutous laissée pour Rosalie, sur le terrain du voisin. «C’est le va-et-vient jour et nuit», a-t-il dit au Soleil. «Je comprends les gens… Les gens sont sympathiques.»

Lui-même émotif, il n’arrivait toujours pas à croire qu’une fillette de deux ans avait été trouvée morte à quelques mètres de chez lui. «C’est difficile. Je comprends mon voisin [d’être ébranlé]. On se connaît de longue date, c’est un très bon monsieur.»

Du jour au lendemain, un bac, vraisemblablement abandonné au hasard, les a chamboulés tous les deux, tout comme d’autres résidents du coin. «Personnellement je trouve que c’est dur à vivre. Quand c’est arrivé, je n’ai pas eu connaissance de rien. Et tout d’un coup je suis sorti, et là, la maison était encerclée», a relaté M. Bouchard, qui a raconté avoir de la difficulté à dormir depuis les événements.

Jessica Verret, 19 ans, s’est présentée samedi sur l’avenue de Gaulle pour déposer une peluche. Elle a dit avoir fréquenté Audrey Gagnon, la mère de Rosalie et principale suspecte dans cette affaire, il y a quelques années dans un centre jeunesse.

La jeune femme avait le cœur gros, elle-même mère d’un poupon de 11 mois. «C’était important pour moi de venir déposer un toutou pour Rosalie», a-t-elle dit.

Aux prises avec des problèmes de consommation dans le passé, elle a lancé le message qu’il était possible de s’en sortir. «Ce n’est pas un échec [d’être en centre jeunesse]. Si tu veux t’en sortir, tu peux t’en sortir. J’ai cru en les ressources qu’on m’a données et c’est ce qui fait que je suis la maman que je suis aujourd’hui.»

Rappelons qu’Audrey Gagnon est toujours détenue. Arrêtée pour meurtre, elle a jusqu’ici été accusée de méfait, d’entrave au travail des policiers et de bris d’engagement. Elle reviendra en cour mercredi.

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Affaires

ALENA: les négociations se poursuivent toute la fin de semaine à Washington

WASHINGTON — Les négociations pour un renouvellement de l'ALENA se poursuivront toute la fin de semaine à Washington, dans l'espoir de conclure une entente de principe d'ici le début du mois de mai.

Les ministres responsables ont quitté la capitale américaine vendredi, mais reviendront la semaine prochaine pour superviser les négociations.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a rappelé qu'il s'agit d'une ronde continue de négociations pour renouveler cet Accord de libre-échange nord-américain, en vigueur depuis 1994.

Mme Freeland, qui est aussi responsable du commerce avec les États-Unis, a indiqué vendredi que les négociations portaient toujours principalement sur l'automobile — au coeur du nouvel accord, selon elle.

Des sources proches des négociations soutiennent qu'on serait très proche d'un accord à ce chapitre, et qu'on tentait actuellement de régler les derniers détails.

Le ministre mexicain du Commerce, Ildefonso Guajardo, rappelle toutefois que cet accord va bien au-delà du secteur automobile, et que les négociateurs ont progressé aussi dans les secteurs des télécommunications, de l'énergie et du commerce électronique.

Une grande inconnue demeure : comment un nouvel accord serait-il déposé pour ratification aux États-Unis? Des sources proches des négociations soutiennent que l'administration de Donald Trump songe à mettre un terme à l'ALÉNA actuel afin de forcer la main des élus au Congrès pour qu'ils ratifient l'accord avant les élections de mi-mandat aux États-Unis, en novembre.