Sports

Sondage: les Québécois veulent le retour des Expos, mais...

TORONTO — Le retour d’une équipe du baseball majeur à Montréal recueille l’appui de 59 % des Québécois selon un sondage mené auprès de 1471 électeurs du Québec par la firme Forum Research.

Le sondage publié mercredi ajoute que 19 % des répondants s’opposent à la renaissance d’une équipe et que 22 % ne le savent pas.

En cas de retour d’une équipe, 42 % des gens sondés affirment qu’ils iraient probablement assister à des matchs au stade.

D’autre part, 52 % des répondants ne croient pas qu’ils regarderaient les joutes de l’équipe à la télévision. Les gens qui semblent les moins intéressés sont les jeunes âgés de 34 ans et moins, selon Forum Research.

Enfin, 59 % des personnes interrogées n’approuvent pas la possibilité que les gouvernements investissent des fonds publics pour permettre le retour du baseball; 25 % sont en faveur et 16 % ne le savent pas. Parmi les gens qui approuvent la renaissance de l’équipe, 44 % s’opposent à l’injection de fonds publics dans le projet; 61 % d’entre eux sont des jeunes de 34 ans et moins.

Le sondage téléphonique a été réalisé les 11 et 12 juin derniers. La marge d’erreur a été évaluée à 2,56 %, 19 fois sur 20.

Musique

Lancement d'une pièce inédite de Freddie Mercury [VIDÉO]

Près de 28 ans après son décès, une version inédite d’une chanson interprétée par Freddie Mercury a été dévoilée le 20 juin par son ami, le parolier et réalisateur Dave Clark. «Time Waits For No One» propose une relecture épurée livrée piano-voix de la pièce «Time», qui figurait à l’origine dans la comédie musicale du même nom.

La pièce a été enregistrée en janvier 1986 au studio Abbey Road et la mouture rendue publique à l’époque se déclinait comme une ballade forte en chœurs. Mais le réalisateur et cocréateur de la comédie musicale, Dave Clark, gardait semble-t-il en mémoire la version plus épurée livrée en répétition par Mercury avec l’intensité qu’on lui connaît. Si bien qu’il l’a ressortie de ses archives au printemps 2018. Le claviériste Mike Moran, qui figurait sur la pièce originale, a été sollicité de nouveau pour réenregistrer la mélodie au piano. 

Dave Clark a aussi fouillé dans ses archives pour mettre en images cette nouvelle version de Time Waits For No One.  

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La Capitale

Feu vert à la phase 3 de la promenade Samuel-de-Champlain [VIDÉO + PHOTOS]

Après des années de tergiversations, le chantier de la phase 3 de la promenade Samuel-De Champlain a finalement été lancé officiellement par le gouvernement de la Coalition avenir Québec mercredi. Une aventure de trois ans évaluée à 171 millions $.

«Enfin!» s’est réjoui le maire de Québec, Régis Labeaume, en rappelant que le dossier a été «assez compliqué».

Qu’est-ce qui bloquait? Le gouvernement devait convaincre le CN de déplacer ses rails vers la falaise, aux frais des contribuables, pour laisser libre accès au fleuve, explique la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault. Cette négociation aurait été «corsée». Plus que l’autre, avec le Port de Québec dont certains terrains étaient réquisitionnés.

Mais, tout le monde avance aujourd’hui main dans la main : le CN, le Port, le ministère des Transports, la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ)…

Actualités

«Je ne veux pas être un délinquant sexuel»

SHAWINIGAN — Un homme de 71 ans du Centre-de-la-Mauricie a été condamné à deux ans de pénitencier pour avoir abusé sexuellement de sa petite-fille par alliance pendant trois ans entre 2015 et 2018.

Lorsque le juge Jacques Trudel a entériné, mercredi, cette sentence, issue d’une suggestion commune de la procureure de la Couronne, Me Catherine Vincent, et de l’avocat de la défense, Me Maurice Biron, il a pris soin de rappeler qu’elle se situe au bas de la fourchette des peines pour des crimes de cette nature. Malgré les nombreux facteurs aggravants de cette affaire, il estime que les remords de l’accusé, le processus thérapeutique qu’il a déjà entrepris, son plaidoyer de culpabilité et le fait qu’il se soit lui-même livré à la police rendent cette peine juste et raisonnable.

Actualités

Acquittement d'un conducteur ivre placé en cellule: la Couronne va en appel

L’acquittement d’un conducteur ivre placé en cellule au poste de police de Granby le temps qu’il dégrise et dont la détention avait été jugée comme une pratique abusive par un magistrat de première instance sera porté en appel. La cause sera entendue en août prochain à la Cour supérieure.

La détention de Maxime Lavoie-Paquet, qui a été placé en cellule au terme de son arrestation, avait été déclarée illégale par le juge de la Cour du Québec Érick Vanchestein, en mars dernier. Le magistrat avait du même coup prononcé son acquittement. Il avait exclu les résultats de l’alcootest qui affichait pourtant un taux d’alcoolémie atteignant près du double de la limite permise parce que l’accusé avait été détenu pendant plus de trois heures de façon illégale.

Justice et faits divers

Soupçons de conduite avec les capacités affaiblies: un chauffeur de la STO arrêté

Un chauffeur d’autobus de la Société de transport de l’Outaouais (STO) soupçonné d’avoir conduit avec les capacités affaiblies a été arrêté par la police de Gatineau en fin d’après-midi mercredi après avoir refusé de souffler dans l’appareil de détection approuvé (ADA).

Tout a débuté peu après 17h lorsque deux des passagers qui se trouvaient dans l’autobus du circuit 93, qui circulait sur l’autoroute 50 en direction du secteur Masson-Angers, ont contacté les autorités pour signaler la conduite erratique de l’homme de 49 ans. Une trentaine d’usagers se trouvaient à bord du véhicule.

Quelques minutes plus tard, l’autobus a dû stopper sa route à la sortie du boulevard des Laurentides, près de la rue de Neuville, où les policiers s’étaient postés.

Après avoir interrogé le chauffeur, on a pendant un instant cru qu’il avait été victime d’un malaise au volant, si bien que les paramédics ont été appelés sur les lieux. Or, il n’en était rien.

Les policiers ont constaté que l’homme présentait des symptômes de capacités affaiblies et lui ont ordonné de souffler dans l’ADA, mais il a refusé d’obtempérer. Le suspect a donc été arrêté sur-le-champ avant d’être libéré sous promesse de comparaître ultérieurement. Son permis de conduire a été suspendu sur-le-champ pour 90 jours.

L’enquête se poursuit et l’homme pourrait être accusé de refus de souffler dans l’ADA. Il n’est pas non plus exclu qu’il soit accusé de conduite avec les capacités affaiblies, une fois que les informations fournies par les témoins auront été colligées, affirme le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Heureusement, personne n’a été blessé.

Actualités

Zoo de Saint-Édouard: important revers pour Normand Trahan

Trois-Rivières — Normand Trahan vient de subir un revers important dans sa bataille pour reprendre possession de ses animaux avant son procès criminel. Non seulement le tribunal refuse d’entendre ses requêtes en restitution de biens avant le procès, mais cette décision entraîne la reprise du transport des animaux du Zoo de Saint-Édouard par la SPCA de Montréal, qui a d’ailleurs l’intention de sortir tous les animaux.

La décision a été rendue mercredi après-midi au palais de justice de Trois-Rivières. Les prétentions du propriétaire reposaient sur la nécessité de miser sur cet élément pour assurer sa défense et sur l’urgence d’agir, car Normand Trahan veut reprendre ses animaux pour exploiter son entreprise. Pour sa part, la poursuite croyait que cet aspect de la cause devait être entendu durant le procès criminel de Normand Trahan, accusé de cruauté et de négligence envers les animaux.

Affaires

Davie et Ottawa négocient la construction de deux traversiers

Ottawa entame des négociations avec Chantier Davie, de Lévis, en vue de la construction de deux nouveaux traversiers interprovinciaux pour Transports Canada.

Ces nouveaux traversiers doivent remplacer le Madeleine, qui assure la liaison entre les îles du même nom et Souris, dans l’Île-du-Prince-Édouard, et le Holiday Island, l’un des deux navires qui relient Wood Islands (Î.-P.-É.) à Caribou, en Nouvelle-Écosse. Les deux traversiers approchent la fin de leur durée de vie utile et le gouvernement veut donc s’assurer que l’échéancier pour la construction des nouveaux navires «soit rapidement déterminé».

La valeur du contrat et l’échéancier seront fixés une fois que les négociations avec le chantier naval Davie seront terminées, indique le ministère des Services publics et de l’Approvisionnement dans un communiqué.

Le gouvernement fédéral avait publié le 22 mai un «préavis d’adjudication de contrat» dans lequel il exprimait son intention de conclure avec Davie le contrat pour la construction de ces deux traversiers. Les autres fournisseurs intéressés disposaient alors de 15 jours pour présenter un «énoncé de capacités» démontrant qu’ils satisfaisaient aux exigences. Or, aucun énoncé n’a été présenté, indique le gouvernement mercredi.

Expérience et maîtrise

Le ministère de l’Approvisionnement précise qu’après analyse, le gouvernement a conclu que «Davie était l’unique chantier naval canadien connu ayant la capacité, l’expérience récente et la maîtrise nécessaires pour construire ces traversiers dans les délais prescrits».

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), qui attendait cette nouvelle «avec impatience», s’est doublement réjouie d’apprendre que la construction d’un deuxième traversier était annoncée en même temps. «Nous savions très bien qu’actuellement, la Davie était le seul chantier disposé à accepter un tel projet puisque les autres chantiers canadiens peinent déjà à livrer au gouvernement fédéral plusieurs navires attendus depuis fort longtemps», a expliqué Louis Bégin, président de la FIM-CSN.

«Nous souhaitons donc que les travaux débutent le plus rapidement possible afin de favoriser un retour au travail tout aussi rapide pour les travailleurs et les travailleuses sur la liste de rappel de la Davie.»

Le chantier de Lévis a procédé depuis quelques années à d’importantes mises à pied. On apprenait par ailleurs il y a une semaine que le chantier naval de Vancouver, Seaspan, perdait le contrat de construction du prochain brise-glace de la Garde côtière, et des observateurs estimaient que ce contrat pourrait bien échoir maintenant à Davie.

Affaires

Justin Trudeau à la Maison-Blanche jeudi

OTTAWA — Justin Trudeau a indiqué mercredi que sa rencontre avec le président américain Donald Trump à Washington, jeudi, serait une occasion de discuter à nouveau de la Chine et des enjeux mondiaux qui seront abordés lors du sommet du G20, la semaine prochaine au Japon.

À son arrivée à la réunion hebdomadaire du caucus libéral, à Ottawa, le premier ministre a déclaré que les deux dirigeants discuteraient du défi que la Chine pose au commerce mondial en général, mais aussi aux économies du Canada et des États-Unis en particulier.

Le gouvernement canadien demande par ailleurs à Pékin de libérer deux de ses ressortissants dont la détention est généralement perçue comme des représailles à l’arrestation de la dirigeante de Huawei à Vancouver, à la demande des États-Unis. Les Américains accusent Meng Wanzhou de fraude pour avoir tenté de contourner les sanctions contre l’Iran.

Les États-Unis, l’Australie, la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni, notamment, ont appuyé le Canada dans ce dossier.

Lors de sa visite à Ottawa, à la fin du mois de mai, le vice-président américain, Mike Pence, avait appelé la Chine à mettre un terme à la «détention illégale» de Michael Kovrig et Michael Spavor. Il a ajouté alors que le président Trump aborderait cette question avec le président chinois, Xi Jinping, lors du sommet du G20 à Osaka.

«On va continuer de parler des défis que nous, on est en train de vivre, a indiqué le premier ministre Trudeau mercredi. On va aussi parler de sa perspective dans les conflits au niveau économique qu’il a avec la Chine. On est des amis, des alliés proches, le Canada et les États-Unis, on va travailler ensemble là-dessus.»

Nouvel accord

M. Trudeau a également déclaré mercredi que la question du commerce prendrait une large place lors de la rencontre avec le président Trump, alors que les législatures des trois pays signataires doivent encore ratifier le nouvel accord de libre-échange nord-américain, conclu l’automne dernier.

Le premier ministre a rappelé que dans ce dossier, Ottawa essaie toujours de rester en phase avec Washington, sans devancer l’allure du Congrès américain. 

Actualités

Le milieu funéraire doit s’adapter à l’aide médicale à mourir

L’entrée en vigueur de la loi provinciale encadrant l’aide médicale à mourir le 10 décembre 2015 a provoqué un changement de paradigme pour le milieu funéraire. Le deuil s’aborde différemment lorsque la date, l’heure et la manière dont la mort surviendra sont connues.

«Un homme très droit est entré dans la maison funéraire. Il savait qu’il allait décéder la semaine prochaine», laisse tomber Chantal Brochu, directrice funéraire à la Maison Edgar Mercier et fils, à Sainte-Marie, en Beauce. «Il a rédigé son avis de décès, il a géré l’envoi des épreuves photo. Les arrangements deviennent hyper personnalisés.»

Quelque 80 thanatologues et directeurs funéraires étaient réunis au pavillon La Laurentienne de l’Université Laval, mardi, pour un campus de deux jours sur l’évolution du domaine funéraire, organisée par la Corporation des thanatologues du Québec. 

Devant les questionnements du milieu, soutient la Corporation, le docteur Alain Naud et la travailleuse sociale Michelle Girard ont tenté d’éclairer le «nouveau rapport au deuil» avant et après la mort programmée. 

«On sait combien de temps il reste, relève M. Naud. Il y a une urgence de communiquer, de boucler la boucle familiale et relationnelle. L’aide médicale à mourir revoit la volonté du défunt.»

«Quitter paisiblement»

«Les préarrangements funéraires, on en fait tout le temps», fait valoir Chantal Brochu. «Mais une famille ou un défunt qui réserve la date et l’heure exactes des funérailles, c’est nouveau.» Déjà, le rituel et le deuil s’enclenchent quelques jours avant l’intervention.

Pour Simon Garneau, conseiller aux familles et thanatopracteur au Groupe Garneau Thanatologue, c’est le processus avec la famille qui se voit le plus transformé. «Une fois le décès survenu, les échanges avec la famille sont assez sereins, plus faciles.» 

«Je vous quitte paisiblement», marque un avis de décès publié le matin d’une mort programmée en après-midi. Selon Alain Naud, cette sérénité est indissociable de l’aide médicale à mourir. 

«Les soins palliatifs existent depuis 40 ans, mais la fin de vie peut être violente, dramatique, dit-il. À partir du moment où elle est acceptée, on voit un apaisement et un soulagement chez le malade.»