Le feu serait d'origine criminelle

Tout porte à croire que l'incendie qui a détruit un immeuble de Desbiens, ce matin, serait d'origine criminelle. Et la haine pourrait avoir motivé le ou les auteurs du crime.
La Sûreté du Québec (SQ) vient d'ouvrir une enquête pour déterminer les causes de l'incendie, qui a éclaté à 6h30. 
« Il y a des éléments jugés suspects qui font croire que l'origine serait criminelle. Le dossier a donc été transféré à la SQ. Un expert en incendie de Québec devrait arriver sur les lieux cet après-midi », confirme Jean Tremblay, porte-parole régional de la SQ.
La thèse de la main criminelle circulait déjà tôt ce matin, dans la localité jeannoise. L'endroit visé par l'incendie est la résidence des deux individus soupçonnés de cyberpédophilie récemment arrêtés à Desbiens. Ces derniers ont été remis en liberté le 15 juillet, en attente de leur procès. L'un d'eux, Richard Simard, pouvait demeurer dans ce logement pendant les procédures judiciaires, tandis que Marcel Bilodeau devait habiter à Chambord, étant donné une interdiction d'entrée en contact avec son coaccusé. Ce dernier est d'ailleurs venu voir de ses yeux l'incendie, ce matin. Il a également discuté avec les policiers qui étaient sur place. 
Par ailleurs, un nouveau graffiti est apparu sur la maison voisine de l'immeuble incendié. On peut lire « Pédophile », sur le mur extérieur qui est visible du logement où habitaient les deux hommes. Selon plusieurs résidents rencontrés sur les lieux, ce graffiti aurait été fait dans la nuit, ou il y a très peu de temps.