Le feu détruit deux roulottes

Deux caravanes à sellette (fifth wheel) ont été complètement détruites par un incendie, mardi après-midi, sur le terrain du Camping Jonquière. Personne n'a été blessé, si ce n'est qu'une dame a subi un choc nerveux. Les pompiers de Saguenay ont réussi à sauver un petit chien de la mort. L'animal se trouvait seul à l'intérieur de l'une des deux caravanes en flammes.
Le service des incendies de Saguenay mènera une enquête afin de déterminer ce qui a pu se produire, car ils n'ont pas été en mesure de déterminer les causes de la déflagration.
Yannick Gauthier, propriétaire de la « fifth wheel » qui a pris feu, venait à peine de quitter son emplacement lorsque l'événement s'est produit.
« Je n'étais plus sur place. Ça faisait à peu près cinq minutes que j'étais parti. Je m'apprêtais à aller sur l'eau en bateau lorsque j'ai vu une colonne de fumée. Je me suis dit que ça avait l'air d'être à proximité de chez moi », raconte le propriétaire lors d'un entretien.
« Je suis revenu pour voir ce qui se passait et c'est là que je me suis aperçu que c'était ma caravane qui brûlait. Elle est toute neuve de l'an dernier. Je n'arrive pas à comprendre ce qui a pu se passer », mentionne M. Gauthier.
Des voisins du secteur disent avoir entendu comme une explosion et ont vu la roulotte bouger sous la force de l'impact. Est-ce que la déflagration venait de la remise?
« Ça fait sept ans que je suis installé au Camping Jonquière. C'est ma deuxième saison à cet emplacement. C'est regrettable, mais le plus important, c'est que personne n'a été blessé. Il n'est pas question de faire une croix sur le camping. Je vais voir ce qu'il y a à faire avec ma compagnie d'assurance et on va recommencer », a-t-il ajouté.
Réagir
L'alarme a été déclenchée autour de 13 h. Rapidement, les pompiers des casernes 1 et 3 de l'arrondissement de Jonquière ont été appelés à se rendre sur les lieux.
« Une troisième alarme a été déclenchée. Environ 15 pompiers se sont rendus sur place », indique le chef aux opérations, Nicolas Guay.
« Nous avons maîtrisé rapidement l'incendie, mais nous devions faire preuve de prudence en raison de la chaleur intense et des vents, qui pouvaient pousser les tisons vers la forêt. On se devait donc d'arroser sur une plus grande superficie afin de s'assurer que le bois ne prenne pas en feu aussi », mentionne M. Guay.
Celui-ci a aussi dû s'assurer que ses hommes ne souffrent pas trop de la chaleur. Le mercure indiquait plus de 33 degrés en début d'après-midi, sans compter l'indice d'humidité.
« Nous avons fait installer une douche (de fortune) afin de permettre à nos hommes de se rafraîchir. Il fallait éviter les risques de déshydratation. Il y avait un relais à chaque 15 minutes », conclut Yannick Guay, dont l'équipe mènera l'enquête pour trouver la cause de l'incendie.